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Albert Dzongang : « il nous est reproché d’avoir fabriqué Tchiroma »

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Albert Dzongang : « il nous est reproché d’avoir fabriqué Tchiroma »
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Albert Dzongang : « il nous est reproché d’avoir fabriqué Tchiroma »

Lors d’une interview accordée ce samedi aux médias devant le siège du MRC au quartier Odza à Yaoundé, Albert Dzongang, conseiller spécial de Maurice Kamto, a révélé l’une des raisons de l’interdiction de la convention émise par le sous-préfet de Yaoundé 4.

« J’ai approché les autorités à très haut niveau pour savoir qu’est-ce qu’on nous reproche. Il m’a été dit en me regardant dans les yeux que c’est nous qui avons fabriqué Tchiroma », a déclaré Albert Dzongang.

« Bon, le poisson ne s’étonne jamais d’être dans l’eau, le MRC ne s’attendait pas à autre chose qu’à cette brimade, mais c’est une brimade valorisante, il n’y a que chez nous que le gagnant ménage le perdant, c’est comme s’il n’était pas sûr qu’il avait gagné, non. Je pense que ce qui se passe là c’est instructif, et ça démontre que le pouvoir est fébrile. Je voudrais rester dans la simple logique, notre conférence est interdite au motif que un ex-membre du MRC aurait déclaré à la police qu’il allait faire des grabuges.

C’est la première fois que je vois un assassin aller à la gendarmerie dire, je m’en vais assassiner Jacques, on le laisse partir et on va encercler la maison de Jacques. Je crois que cela prouve que c’est des prétextes qu’ils ont eux-mêmes fabriqués. Notre ami Ocala, on veut faire de lui
quelque chose, j’ai pitié de lui qu’il se souvienne même que dans la Bible, Judas était venu rendre les trois déniés qu’il avait pris, mais ça n’a pas empêché qu’il soit considéré dans l’histoire de l’église comme le traître qui a vendu Jésus et s’est suicidé.

Je me rappelle lors d’une réunion du directoire, il se plaignait que quelqu’un l’a traité de Yébga, je crois que désormais c’est pas Yébga 2, c’est un nouveau Yébka, non, ce qui se passe est problématique. J’ai approché les autorités à très haut niveau pour savoir qu’est-ce qu’on nous
reproche. Il m’a été dit en me regardant dans les yeux que c’est nous qui avons fabriqué Tchiroma.

Je leur ai posé la question de savoir qu’est-ce que Tchiroma a fait, puisque officiellement on dit qu’il a perdu, donc nous avons fabriqué un perdant, nous sommes perdants, au cas où nous avons fabriqué quelqu’un. Je leur ai fait remarquer qu’aucune personnalité du MRC n’a pris au nom du parti des événements lors des élections ou après les élections. Et que curieusement les dissidents de notre parti, conduits par Ocala, qui se sont montrés à la télé partout comme étant les fervents défenseurs de Mr Tchiroma, avec qui c’est quelqu’un qui a présenté sa candidature.

Nous avons demandé au peuple camerounais de choisir quelqu’un pour le changement. Ça voulait dire voter n’importe quel candidat de l’opposition, mais pas Mr Bia. Nous ne nous sommes pas cachés, je ne me cache pas, moi-même j’ai voté un candidat de l’opposition, je ne
dirai pas qui, mais pas Mr Bia.

Donc nous pensions que si on vote n’importe qui, il y aura le changement que nous voulons. Parce que le changement, comme dit Camto, n’est pas l’affaire d’une personne, il n’est pas écrit sur son visage que président de la République. Nous voulons que ça change, même eux-là ils veulent que ça change.

Il nous est revenu que vous avez arrêté tous ceux qui ont prétendu être avec Tchiroma, pour le mettre en prison. Et que lui qui a agi à vos vues essuies, vous n’avez rien fait de lui. Donc ça ne nous étonne pas que c’est votre agent que vous voulez utiliser pour détruire le MRC.

Je voudrais solennellement dire ici que le MRC ce n’est pas un parti politique, c’est un esprit. Le MRC est l’incarnation de l’UPC. Et nous allons par tous les moyens, dans la paix et dans les urnes, ça va prendre le temps que ça va prendre de changer ce pays.

J’ai dit aux AP de rester tranquille. La police est là, elle est tranquille, elle est même gênée, parce que j’ai demandé hier au sous-préfet, monsieur le sous-prefet, c’est ce qu’on vous a appris à l’ENAM, le renseignement est secret. Quand dans votre feuille vous dites que c’est elle
qui est venue nous dire qu’il va faire le bruit et vous ne l’avez pas arrêté, il fallait au moins écrire que des informations reçues ressortent, qu’au moins on comprendrait.

Quand vous exposez Ocala, ça veut dire que vous êtes d’accord avec lui pour qu’il porte le poids, qu’il soit la Lydie par laquelle un grand pays comme le Cameroun se sert. Le Cameroun n’a pas besoin d’Ocala pour réaliser ses dessins funestes, c’est lui de nous museler. Alors nous nous sommes tués, nous allons continuer à nous taire, mais nous travaillons pour qu’il y ait un changement dans ce pays et je vous invite à être fier pour être demain le témoin du changement.

Je disais au commissaire, moi je suis enseignant, est-ce que vous avez calculé l’image que va renvoyer au peuple ce que vous dites ? Vous avez dit que votre chef a dit qu’il a gagné à 97%, ça veut dire qu’en face il n’y avait même pas d’opposition. Vous avez peur de quoi alors ? Vous donnez raison à ceux qui disent que vous n’avez pas gagné, que vous avez triché. Puisque je connais des zones où vous avez gagné à 90% et vous poursuivez les gens là-bas en disant que c’est eux qui ont fait qu’on ne vous vote pas.

Je vois ceux qui perdent gagnent, donc je dis attention, ils ont la malchance que le MRC est un parti de juristes, d’intellectuels, de travailleurs, de commerçants d’intérêts. Nous sommes le Cameroun en miniature et nous allons mettre le Cameroun là où il doit être. Le Cameroun fonctionnera comme un pays dans lequel le progrès est pour tous et avec tous.

Le Cameroun fonctionnera comme un pays où on mange ce qu’on a travaillé parce que le voisin a travaillé. Le Cameroun sera un pays où on ne peut pas avoir tellement d’argent qu’on ne sait pas combien on a parce qu’on ne l’a pas travaillé. Je vous invite, vous allez subir des
intimidations quand vous allez rentrer dans vos lieux, nous allons prendre des dispositions.

Si on avait quelque chose à cacher, ce n’est pas nous qui serions allés voir le commissaire là pour lui dire que nous on tient une réunion et comme le temps est ce qu’il est, venez quand même voir. Nous avons appelé nous-mêmes le serpent pour venir nous mordre mais on a fait notre devoir. Encore que nous n’avions aucune obligation d’information puisque ça se passe dans un lieu privé.

Mais au Cameroun, il n’y a plus de privé, il n’y a plus de vie privée, il y a tout. Nous continuons à nous battre pour qu’il y ait un changement et ce changement aura lieu. Ça viendra parfois d’un lieu peu attendu.

A bon entendeur, salut. Je voudrais que nous envoyions un message à notre président national qui aujourd’hui est séquestré en lui disant : le changement, il y aura, le changement, il y aura, le changement, il y aura, le changement, il y aura », a déclaré Albert Dzongang.

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un collectif appelle à démanteler le réseau de recrutements de Camerounais envoyés combattre en Ukraine

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un collectif appelle à démanteler le réseau de recrutements de Camerounais envoyés combattre en Ukraine
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Des acteurs de la société civile camerounaise ont lancé lundi à Yaoundé le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » pour dénoncer le recrutement présumé de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine et demander des réponses sur le sort de plusieurs d’entre eux.

Le collectif affirme être en contact avec une dizaine de familles dont les proches auraient été recrutés, parfois sur la base de promesses d’emploi, de formation ou de rémunération, avant d’être envoyés sur le front russo-ukrainien.

« Certaines sont sans nouvelles de leurs proches depuis des mois. D’autres ont appris leur décès (…) sans informations précises sur les circonstances de la mort ni sur le rapatriement des dépouilles », affirme le mouvement dans un communiqué transmis à la presse.

Les témoignages recueillis par le collectif soulèvent, selon ses promoteurs, des interrogations sur les conditions de recrutement et le niveau d’information des personnes concernées sur la nature des engagements proposés et les risques liés à leur participation au conflit.

« Notre démarche vise à attirer l’attention de l’opinion publique sur un phénomène préoccupant et encore insuffisamment documenté », a déclaré Yannick Elessa, juriste et cofondateur du mouvement. Il appelle les pouvoirs publics à « exercer pleinement leur mission de protection de la jeunesse ».

Le collectif dit vouloir documenter les cas signalés, identifier les éventuelles responsabilités et prévenir de nouveaux recrutements qu’il qualifie de frauduleux. Il demande également un accompagnement des familles ainsi que le rapatriement des dépouilles des Camerounais décédés.

« Nous sommes déjà en contact avec une dizaine de familles éprouvées qui souhaitent s’organiser et obtenir des réponses », a indiqué Paul Silver Yede, autre cofondateur du mouvement.

Le phénomène du recrutement d’étrangers pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine a fait l’objet de plusieurs signalements internationaux. Les circonstances précises dans lesquelles des Camerounais auraient été recrutés et envoyés sur le front, ainsi que leur nombre, restent toutefois à établir.

Créé en août 2026, le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » entend notamment obtenir des informations sur les personnes portées disparues ou décédées, accompagner leurs familles et plaider pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant, selon lui, depuis le Cameroun.

Le collectif appelle enfin les autorités camerounaises à enquêter sur ces recrutements et à prendre des mesures afin d’éviter que d’autres jeunes ne soient exposés au conflit en Ukraine.

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Paul Biya adresse ses vœux de paix à l’Ukraine à l’occasion de sa fête nationale

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Paul Biya adresse ses vœux de paix à l’Ukraine à l’occasion de sa fête nationale
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À l’occasion de la fête nationale de l’Ukraine, célébrée le 24 août, le président Paul Biya a adressé un message de félicitations à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le Chef de l’État camerounais y formule également des vœux de paix, de concorde et d’unité pour la nation ukrainienne.

Dans un télégramme daté du 19 août 2026, depuis Yaoundé, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a adressé ses « vives et chaleureuses félicitations » au président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’occasion de la célébration de la fête nationale de l’Ukraine, le 24 août.

Dans son message, le locataire du Palais d’Etoudi associe à ses félicitations des vœux de « paix, de concorde et d’unité » pour la nation ukrainienne. Une formulation qui intervient alors que l’Ukraine reste confrontée aux conséquences de la guerre sur son territoire.

Paul Biya a par ailleurs renouvelé à Volodymyr Zelensky les assurances de sa « très haute considération », réaffirmant ainsi les relations diplomatiques entre Yaoundé et Kyiv.

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le Cameroun perd sa « bibliothèque vivante »

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le Cameroun perd sa « bibliothèque vivante »
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Le journaliste et historien Ananie Rabier Bindzi s’est éteint ce lundi 24 août 2026 en début d’après-midi à Paris, des suites d’une longue maladie. Figure emblématique du paysage médiatique camerounais, il laisse derrière lui une œuvre immense.

C’est une triste nouvelle qui secoue le monde des médias camerounais ce lundi 24 août 2026. Ananie Rabier Bindzi, journaliste, historien et figure incontournable de Canal 2 International, s’est éteint en début d’après-midi à son domicile du quartier Bonaberi à Douala, des suites d’une longue maladie.

Surnommé la « bibliothèque vivante » du Cameroun, il était bien plus qu’un simple journaliste. Il était un passeur de mémoire, un témoin privilégié des grandes heures de l’histoire du pays, un homme dont la voix et la plume ont éclairé des générations de Camerounais.

Alors que les hommages commencent à affluer, retour sur le parcours exceptionnel de celui qui fut à la fois témoin et narrateur de l’histoire du Cameroun contemporain.

Né à Douala au début des années 1940, dans une famille où, selon ses propres mots, « on avait dépassé le cap de la pauvreté pour arriver à celui de la misère », il fut le septième et le seul enfant survivant d’une mère qui avait vu partir tous les autres.

Enfant du marché central, grandi au marché des chèvres, il se qualifiait lui-même, sans fard, d’« enfant de la rue ». De cette rue, il fit un tremplin. Le Collège Libermann, cette pépinière d’élites camerounaises. Puis l’école militaire de Brazzaville, où l’embarque le bateau Jean Mermoz en 1956. La France ensuite, l’EFAP, l’école de communication qui allait faire de l’ancien militaire un homme de plume.

Et enfin Jeune Afrique, à une époque où l’on comptait à peine une vingtaine d’Africains dans la presse internationale. Il en fut. Pendant trente ans, sa signature courut de Jeune Afrique à Africa International, d’Afrique-Asie aux chroniques historiques du Cameroun.

C’est pourtant à la télévision, chaque dimanche soir, sur les antennes de Canal 2 International, qu’Ananie Rabier Bindzi accomplit son œuvre la plus remarquable. La Tribune de l’Histoire fut un rendez-vous, presque un sacrement laïc, où un peuple venait s’asseoir pour écouter le récit de ce qu’il avait été. Une première dans les médias au Cameroun.

Il exhumait les pans occultés de l’histoire du Cameroun et de l’Afrique, il convoquait les témoins de la décolonisation et des premières années de l’indépendance, il tendait le micro à ceux qui avaient vu, touché, vécu. Sa mémoire, cette « mémoire d’éléphant » que tous lui reconnaissaient était une archive vivante. On l’appelait, à juste titre, une « bibliothèque vivante ».

Même certaines émissions ont soulevé des controverses, il fut à la fois témoin et narrateur. Il a contribué à réconcilier les Camerounais avec leur histoire.

« Ananie Rabier Bindzi a passé sa vie à rendre hommage à des centaines de figures oubliées de notre histoire. Il nous appartient de lui rendre la pareille. De ne pas laisser s’éteindre ce qu’il a allumé. À sa famille, à son épouse qui fut son pilier jusqu’au bout, à toute la corporation des journalistes camerounais, je présente mes condoléances les plus émues.

Père Bindzi, vous pouvez reposer. Le fil que vous teniez, d’autres mains sont là pour le reprendre. L’oubli est la ruse du diable ! » écrit Arol KETCH.

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