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Jacques Eone fait briller le Cameroun à la Future Innovation Tech Expo 2025

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Jacques Eone fait briller le Cameroun à la Future Innovation Tech Expo 2025
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L’entrepreneur camerounais Jacques Eone, figure emblématique du secteur technologique, président de l’Association camerounaise de robotique et cofondateur de Sparte Robotics, a une nouvelle fois placé le Cameroun sur la carte mondiale de l’innovation.

Il a représenté le Cameroun au salon Future Innovation Tech Expo, connu sous le nom de FIX 2025.

L’événement s’est tenu du 22 au 25 octobre à Daegu, en Corée du Sud. Ce voyage a permis à cet expert en technologies de présenter son portefeuille de projets en pleine expansion dans les domaines de la robotique et de l’intelligence artificielle, des secteurs qui, selon lui, peuvent accélérer la transformation technologique du Cameroun s’ils bénéficient d’un soutien adéquat.

Lors de FIX 2025, placé sous le thème « L’avenir est déjà là : tout sur l’IA », M. Eone a indiqué que la participation du Cameroun s’inscrivait dans le cadre d’une coopération continue avec la Corée du Sud.

« Notre présence visait non seulement à consolider la position du Cameroun, mais aussi celle de l’Afrique, parmi les nations ambitieuses dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle », a-t-il expliqué.

Il a mis en lumière l’approche de la Corée du Sud en matière de technologies émergentes, insistant sur le fait que le pays privilégie l’utilisation des robots comme partenaires de collaboration plutôt que comme substituts à la main-d’œuvre humaine.

« Dans un contexte de sous-emploi, la robotique doit être perçue non comme une menace, mais comme une opportunité de progrès », a-t-il averti.

Lors de l’exposition, Eone et son équipe ont exploré les applications potentielles pour le Cameroun, notamment dans les domaines de la logistique, de la maintenance industrielle et de l’agriculture de précision. Il a indiqué que la délégation avait établi des contacts stratégiques avec plusieurs partenaires, ce qui pourrait renforcer le développement de l’écosystème robotique dans le pays.

Cet entrepreneur du secteur technologique est convaincu que le Cameroun peut devenir un acteur majeur de la robotique et de l’IA sur le continent, mais insiste sur le fait que cela nécessitera une stratégie nationale à long terme.

« Nous avons besoin d’une vision claire, de formations pour les jeunes et d’un soutien aux entreprises technologiques locales. La Corée du Sud a bâti des champions comme Hyundai en leur permettant de se diversifier dans plusieurs secteurs. Ce modèle devrait inspirer un « rêve camerounais » », a-t-il déclaré.

Eone a également souligné la nécessité d’un soutien accru de la part du gouvernement et du secteur privé en matière de développement des compétences et de mise en œuvre des projets.

« La robotique ne se résume pas à des machines ; c’est une philosophie du progrès. Rien n’est impossible à ceux qui persévèrent avec vision et discipline. La jeunesse camerounaise doit comprendre que l’avenir se construit grâce aux compétences et à la volonté collective », a-t-il poursuivi.

En tant que cofondateur et PDG de Sparte Robotics, il a su se forger au fil du temps une solide réputation de pionnier dans la promotion de l’ingénierie appliquée et de la robotique au Cameroun.

Créée en 2021, l’entreprise fabrique des instruments robotisés, des drones et des systèmes automatisés utilisés dans la production industrielle et la sécurité. Elle propose également des services de maintenance électronique et gère un centre de recherche et développement spécialisé en robotique et intelligence artificielle.

Eone a également dirigé l’Association camerounaise de robotique, fondée en 2018 pour populariser la robotique en Afrique. L’association organise des formations gratuites pour les élèves du secondaire, les initiant à l’intelligence artificielle et aux outils d’ingénierie afin de former la prochaine génération d’innovateurs.

Eone Outre ces initiatives, Eone est associé fondateur de CENTHORUS Corporation, une société d’ingénierie logicielle, et fondateur d’Alkacun, une plateforme de commerce électronique lancée en 2021 proposant des options de distribution et d’achat aux enchères.

Afin de stimuler l’innovation chez les jeunes, il a créé ELVIATECH, considéré comme le plus grand concours de robotique d’Afrique centrale. Cet événement annuel rassemble des milliers d’étudiants, de chercheurs, d’entreprises et d’institutions pour concevoir des solutions robotiques autour de thèmes spécifiques.

« L’objectif d’ELVIATECH est de réunir des équipes de plusieurs pays pour échanger des compétences et construire des instruments robotiques adaptés à un thème donné », a-t-il déclaré.

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Import-substitution : le Cameroun accroît ses importations de poisson (+29 %) et de lait en poudre (+8 %) en 2025

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Import-substitution : le Cameroun accroît ses importations de poisson (+29 %) et de lait en poudre (+8 %) en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a importé 267 601 tonnes de poissons et crustacés en 2025, contre 207 408 tonnes un an plus tôt, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique (INS). La hausse atteint 29 %, tandis que la facture bondit de 37,8 %, à 231,3 milliards de FCFA. Pour le lait en poudre ou concentré, les achats extérieurs progressent de 8 %, de 16 555 à 17 880 tonnes. Leur coût recule toutefois de 1,2 %, à 32,8 milliards de FCFA (INS).

Au total, ces deux postes ont absorbé 264,1 milliards de FCFA en 2025, contre 201 milliards en 2024, soit une hausse de 31,4 % calculée à partir des données de l’INS. Ce rebond intervient alors que le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), déployé sur la période 2024-2026, doit accroître l’offre locale et réduire la dépendance aux importations (Minader).

Des volumes importés repartis à la hausse

La poussée est d’abord halieutique. Près de la totalité des volumes recensés par l’INS correspond à des poissons de mer congelés : 267 259 tonnes, pour 230,9 milliards de FCFA. La valeur moyenne à l’importation ressort à environ 864 FCFA le kilogramme, contre 809 FCFA en 2024, soit une progression de 6,8 %. L’augmentation simultanée des quantités et de cette valeur unitaire explique l’envolée plus rapide de la facture.

La situation est différente pour le lait. Le périmètre « lait et dérivés, œufs et miel » ne permet pas d’isoler correctement le produit visé. La ligne pertinente est celle du lait en poudre ou concentré. Son volume augmente, mais sa valeur moyenne à l’importation baisse d’environ 8,5 %, à 1 832 FCFA le kilogramme. Cette évolution a contenu la facture malgré la hausse des tonnages. Elle interdit surtout de présenter indistinctement les importations de « lait » comme ayant augmenté à la fois en volume et en valeur.

Des objectifs désormais très éloignés

Selon le bilan 2025 présenté par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), la production nationale est estimée à 183 286 tonnes de lait et 249 083 tonnes de poisson. Ces niveaux ne progressent respectivement que de 1,5 % et 1,2 % par rapport aux chiffres 2024 repris dans le même document.

Rapportée aux objectifs assignés à l’horizon 2026 — 351 900 tonnes de lait et 602 500 tonnes de poisson —, la production 2025 ne représente que 52,1 % de la cible laitière et 41,3 % de la cible halieutique. Il manquerait donc 168 614 tonnes de lait et 353 417 tonnes de poisson. Atteindre ces objectifs en une seule année supposerait des bonds respectifs de 92 % et 142 %. À périmètre statistique constant, un tel rattrapage paraît hors de portée au regard des rythmes observés.

Ce constat mesure un écart, mais il ne démontre pas à lui seul pourquoi la production progresse peu. Les contraintes peuvent également relever du coût des aliments, de l’accès aux alevins et aux géniteurs, du financement des exploitations, des infrastructures de conservation, de la logistique ou de la capacité des projets à produire des effets dans les délais.

L’exécution physique reste le point de vigilance

Le bilan du Minepia fait néanmoins apparaître un important décalage de mise en œuvre. En 2025, le Piisah aurait affiché un taux d’ordonnancement de 87 %, pour un taux d’exécution physique de 30,18 %. La composante laitière aurait atteint 40,56 %. Ces indicateurs doivent être lus avec prudence : l’ordonnancement est une étape administrative de la dépense et ne vaut ni décaissement effectif ni réalisation sur le terrain.

Pour 2026, le même bilan fait état d’une enveloppe de 12,5 milliards de FCFA, ordonnancée à 76,93 %, mais d’un taux d’exécution physique encore nul à la date de présentation pour les six organismes concernés : Sodepa, Lanavet, CDEN, CDENO, Midepecam et CDPM. Le chiffre signale un retard de matérialisation des activités comptabilisées ; il ne permet pas, sans calendrier détaillé des projets, d’en faire la cause directe du rebond des importations observé en 2025.

Le gouvernement tente désormais d’accélérer. Le Minepia et la Banque camerounaise des PME ont annoncé en août 2026 une enveloppe supplémentaire de 6,5 milliards de FCFA en faveur des filières bovine, laitière et halieutique (Minepia, BC-PME). Son impact dépendra de la rapidité des décaissements, de la sélection des bénéficiaires et de la capacité des investissements financés à augmenter effectivement les volumes commercialisés.

Les données les plus récentes appellent enfin à ne pas prolonger mécaniquement la tendance de 2025. Au premier trimestre 2026, la facture des importations de poissons et crustacés a reculé de 35,5 % sur un an, à 26,8 milliards de FCFA, selon le rapport de conjoncture du CNEF. Une baisse en valeur, sur trois mois et sans série comparable de volumes et de production, ne suffit cependant pas à conclure à un succès de l’import-substitution. Celui-ci devra se vérifier simultanément dans la hausse de l’offre locale, la baisse durable des quantités importées et l’exécution physique des projets financés.

Ludovic Amara

Lire aussi:

09-04-2026 – Au Cameroun, la facture des importations de poissons congelés bondit de 38% à 230,8 milliards de FCFA en 2025

08-04-2026 – Pisciculture : Cameroun veut produire 25 000 tonnes de poisson pour desserrer l’étau des importations d’ici 2029

08-04-2026 – Au Cameroun, le déficit commercial s’aggrave en 2025 (+23%) malgré la promotion de l’import-substitution

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la desserte en eau potable perturbée le 30 août

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la desserte en eau potable perturbée le 30 août
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Les habitants de Bafoussam et de plusieurs localités voisines devront composer avec des perturbations de la distribution d’eau potable le dimanche 30 août 2026. La CAMWATER annonce l’arrêt temporaire de la station de traitement de la Metchie 1 pour des travaux sur une conduite de refoulement.

La CAMWATER, à travers sa Délégation régionale de l’Ouest, informe ses abonnés d’une interruption programmée de la station de traitement de la Metchie 1, de 6h à 18h, le dimanche 30 août.

Cette opération, liée à des travaux de soudure sur la conduite de refoulement DN 500, devrait entraîner des perturbations allant d’une baisse de pression à une interruption temporaire de la desserte dans plusieurs localités, notamment Bafoussam, Bandjoun, Baham, Bangoua, Bayangam, Bangou et Batié.

La CAMWATER recommande aux populations concernées de constituer des réserves d’eau avant le début des travaux. L’entreprise assure que ces interventions visent à réduire les pertes d’eau et à améliorer durablement la qualité de la desserte.

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité
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YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.

« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.

Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.

A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin

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