Actualités locales
Atonfack Guemo explique les nouveaux paradigmes du maintien de l’ordre


Dans son éditorial de ce samedi 15 novembre 2025, notamment dans l’émission Honneur et fidélité, le responsable de la Communication au ministère de la Défense, surfe sur la notion de sécurité intérieure.
Lire ici son éditorial :
EDITORIAL H&F DU SAMEDI 15 NOVEMBRE 2025
𝐒𝐄́𝐂𝐔𝐑𝐈𝐓𝐄́ 𝐈𝐍𝐓𝐄́𝐑𝐈𝐄𝐔𝐑𝐄 : 𝐋𝐄𝐒 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐀𝐔𝐗 𝐏𝐀𝐑𝐀𝐃𝐈𝐆𝐌𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐌𝐀𝐈𝐍𝐓𝐈𝐄𝐍 𝐃𝐄 𝐋’𝐎𝐑𝐃𝐑𝐄
Il y a quelques semaines de cela, dans le cadre de ce même programme Honneur et Fidélité, nous faisions apparaître aux yeux de l’opinion une nouvelle philosophie du maintien de l’ordre d’essence camerounaise. Nous parlions alors du Maintien de l’ordre Sympathique. Un concept qui ne fait pas que s’ajouter à d’autres plus anciens tels qu’une main de fer dans un gant de velours, le maintien de l’ordre à visage humain, la gestion démocratique des foules.
Ces concepts révélateurs d’un état d’esprit avaient en commun la noble ambition de davantage fluidifier les interactions entre les forces de maintien de l’ordre et les populations, notamment en contexte de troubles dans le fonctionnement normal de l’activité sociale. Dans les faits, il s’agissait de rendre moins systématique le recours à la force, tout en atténuant du mieux possible les éventuels effets dommageables susceptibles d’être provoqués par son application.
Mais après mûre réflexion, et dans un processus continu de recherche de la perfection, il s’est avéré nécessaire de considérer la foule de manifestants, non plus comme un groupe de cibles ennemies à neutraliser parce que potentiellement dangereuses, mais comme un groupe de citoyens surexcités qu’il convient d’apaiser. Ceci passe par la réduction de la distance physique et cognitive entre manifestants et représentants de la force publique, les deux camps devant n’en faire qu’un, les manifestants étant eux aussi des protagonistes du maintien de l’ordre.
La gestion tout en souplesse des foyers identifiés de troubles parsemés de la récente période post-électorale est sans conteste la manifestation la plus éclatante de cette mutation doctrinale. Au cours de multiples face-à-face tendus dans les artères de nos grandes agglomérations urbaines, et alors que des confrontations musclées étaient à redouter, l’on a plutôt vu des soldats de tous les rangs et grades prendre l’initiative d’échanges amicaux avec des citoyens chauffés, surchauffés à blanc. Des hommes, des femmes et des mineurs visiblement désespérés par une certaine propagande de l’illusion et du mensonge.
Des hommes, des femmes et des mineurs dont la grande majorité va finalement renoncer aux violences, pour rester dans les rangs de la légalité républicaine, simplement parce qu’ils se seront sentis considérés comme étant de respectables citoyens à part entière. Certes, des vies humaines ont été perdues, malheureusement. Mais il s’agit d’individus sortis non pas pour exprimer leurs frustrations, mais pour tout détruire sur leur passage, quitte à s’en prendre frontalement aux forces de maintien de l’ordre.
C’est donc le lieu ici d’en appeler à la vigilance patriotique de tous et de chacun, dans le but d’empêcher que l’intelligence de nos laborieuses populations ne devienne le banc d’expérimentation d’une ingénierie sociale servant les intérêts d’idéologies radicalistes qui n’ont que la violence comme mode d’expression.
En ce qui les concerne, nos forces de maintien de l’ordre poursuivent inlassablement leur quête des voies et moyens susceptibles de concourir au maintien de la sacralité des droits de l’homme et du citoyen. Une approche pacifiste déclinée en une pratique sympathique qui leur vaut les félicitations appuyées du Président de la République, garant constitutionnel de la sécurité de tous.
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons définitivement rester républicains. /-
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Actualités locales
le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) s’indigne contre l’assassinat des journalistes et professionnels des médias au Cameroun ces dernières années en appelant différents intervenants à faire cesser l’impunité qui continue de régner.
L’exercice de la profession de journaliste et d’autres professions connexes expose les professionnels à divers dangers au Cameroun. Outre des menaces passagères, des menaces persistantes, des atteintes à l’intégrité physique ou morale et bien d’autres maux dont ils sont victimes, des professionnels vont jusqu’à perdre leur vie. Dans le monde, 15 journalistes ont été tués en 2026 dans le cadre de l’exercice de leur profession.
Au Cameroun ces dernières années, les décès de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, d’Ernestine Quandie, d’Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo et de Martinez Zogo continuent d’interroger. Les circonstances de ces décès ne sont pas toutes clairement élucidées, les responsabilités ne sont pas non plus établies. Le Syndicat condamne toutes les atteintes à la vie, à l’intégrité physique et morale, à la liberté et à la dignité des journalistes. « Aucun désaccord éditorial, aucune critique, aucune enquête journalistique ne saurait justifier la violence ou la répression ».
Au-delà de cette condamnation, le SNJC se penche avec regret sur la problématique du règne de l’impunité. Les questions soulevées sont multiples : « Qui a commandité le meurtre ? Qui a planifié le crime ? Qui en est véritablement responsable ? », s’interroge le SNJC en montrant que les responsables sont des maillons d’une chaîne. Le syndicat s’indigne ainsi contre une réalité difficile à accepter : l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les professionnels des médias. On doit pourtant y mettre fin.
Pour l’organisation, « l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice ». Face à un crime contre ces professionnels, la vérité, la justice indépendante, impartiale et diligente ainsi que la réparation appropriée constituent des droits pour les familles, pour l’opinion. Alors que le pays n’a pas encore atteint ce niveau de protection des journalistes et de sanction de ceux qui les menacent et les tuent, le syndicat interpelle divers acteurs.
D’abord les autorités judiciaires pour la conduite accélérée des procédures, la transparence et l’impartialité. Ensuite les pouvoirs publics pour garantir la sécurité des journalistes et la création d’un environnement favorable à l’exercice libre et indépendant du journalisme. Les forces de défense et de sécurité, afin de respecter les droits des journalistes, s’abstenir de toute intimidation, violence ou entrave à leur travail. Les responsables politiques et administratifs pour qu’ils renoncent aux discours de haine, aux menaces et aux campagnes de stigmatisation contre les professionnels des médias.
Enfin les institutions nationales et internationales de défense des droits humains pour qu’elles suivent les affaires de crimes commis contre les journalistes au Cameroun et contribuent à la lutte contre l’impunité.
À l’occasion de la 13ᵉ journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre 2026, le SNJC recommande aux journalistes de renforcer leur solidarité. De documenter les menaces et les agressions dont ils sont victimes et d’utiliser tous les mécanismes disponibles pour signaler les atteintes à leur sécurité.
L’édition 2026 de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est : « Les menaces évoluent, l’impunité demeure ».
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Actualités locales
Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre

(Investir au Cameroun) – Le coût d’importation du gasoil au Cameroun atteint 984,46 FCFA le litre en novembre 2026, contre 974,93 FCFA en octobre, selon la nouvelle structure des prix de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Cette hausse de 9,53 FCFA porte la ligne « soutien/remboursement État » à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 156,46 FCFA le montant payé par le consommateur.
L’augmentation du soutien est plus prononcée pour le pétrole lampant. La compensation unitaire inscrite dans la structure tarifaire atteint 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une progression de 62,25 FCFA (+9,4 %). Le coût d’importation de ce produit ressort à 912,93 FCFA, pour un prix de détail maintenu à 350 FCFA. À l’inverse, le super enregistre une légère baisse de son coût d’importation, de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Son soutien unitaire recule également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.
Pour le gasoil, le renchérissement ralentit nettement après plusieurs mois de hausse. Entre septembre et octobre, son coût d’importation avait augmenté de 114,83 FCFA, soit 13,4 %, contre seulement 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, où il s’établissait à 653,85 FCFA, il a progressé de 330,61 FCFA (+50,6 %). Sur la même période, le soutien inscrit dans la structure tarifaire est passé de 109,22 à 439,83 FCFA par litre, soit une augmentation identique de 330,61 FCFA.
Cette évolution intervient alors que le gouvernement fait face à une augmentation de la charge liée au maintien des prix administrés. Dans un entretien publié le 14 octobre parInvestir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre 2026, sans préciser le statut comptable de cette somme. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que les importantes subventions aux carburants contribueraient à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.
Les montants unitaires de novembre ne permettent toutefois pas de déterminer la dépense effectivement supportée par les finances publiques. La ligne « soutien/remboursement État » correspond à un ajustement dans la formule tarifaire. Le calcul de la charge budgétaire dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements réellement exécutés.
La structure applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri détaille le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé s’établit à 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des autres prélèvements et des frais liés au service d’importation, son coût atteint 984,46 FCFA. La structure ajoute notamment la marge de l’importateur avant de faire intervenir le soutien de 439,83 FCFA, qui contribue à ramener le prix d’entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.
Le prix final de 828 FCFA intègre ensuite les prélèvements et les charges de distribution. Parmi ces postes figurent notamment 65 FCFA par litre de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA au titre de la péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures. Ces composantes restent inscrites dans la structure malgré la hausse du coût d’importation.
Baudouin Enama
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