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Lions Indomptables : Ces entraîneurs qui n’ont jamais eu le temps de construire

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Lions Indomptables : Ces entraîneurs qui n’ont jamais eu le temps de construire
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Lions Indomptables : Ces entraîneurs qui n’ont jamais eu le temps de construire

Le banc des Lions Indomptables du Cameroun ressemble à une gare de transit. Depuis la naissance de cette sélection mythique du football africain, plus de 30 techniciens se sont succédé à sa tête, certains n’ayant même pas eu le temps de déballer leurs valises. Cette instabilité chronique interroge : comment bâtir un projet de jeu cohérent quand les entraîneurs changent plus vite que les saisons ?

Un carrousel permanent qui fragilise le label

Le label Lion Indomptable ne s’est pas construit en un jour. Il a fallu du temps, des victoires mémorables et des générations de joueurs talentueux pour hisser le Cameroun au sommet du football africain. Pourtant, cette notoriété aujourd’hui en difficulté pâtit d’un mal persistant : l’impossibilité pour les entraîneurs de s’installer durablement.

L’exigence de résultats immédiats a coûté cher à plusieurs techniciens. Le Français Jean-Vincent, Denis Lavagne en 2012, ou encore le Soviétique Valeri Nepomniachi n’ont pas eu droit à l’erreur. Quelques matchs seulement, et la porte s’est refermée derrière eux. Or, le temps constitue un ingrédient essentiel dans la construction d’une équipe solide et cohérente à tous les postes.

Le top 10 des entraîneurs les plus endurants

Selon un classement établi par nos confrères de Camefoot, l’Allemand Wilfried Schaeffer trône en tête avec 37 matchs dirigés, témoignant d’une ère où la patience était encore de mise. Derrière lui, on retrouve son compatriote Volker Finke (32 matchs) et le Belge Hugo Broos (25 matchs).

Plus récemment, Rigobert Song, l’un des artisans de l’épopée de Blida et figure emblématique du football camerounais, apparaît à la cinquième place avec 21 matchs. Son successeur, le Belge Marc Brys, continue d’enchaîner malgré les critiques acerbes. Avec 17 matchs à son actif et deux défaites cuisantes, il navigue en eaux troubles mais tient bon.

Le classement complet :

  1. Wilfried Schaeffer : 37 matchs
  2. Volker Finke : 32 matchs
  3. Hugo Broos : 25 matchs
  4. Toni Conceição : 23 matchs
  5. Rigobert Song : 21 matchs
  6. Paul Le Guen : 19 matchs
  7. Marc Brys : 17 matchs
  8. Pierre Lechantre : 16 matchs
  9. Otto Pfister : 15 matchs
  10. Clarence Seedorf : 12 matchs

La stabilité, condition sine qua non du renouveau

Ce palmarès soulève une question cruciale : combien de temps faut-il donner à un entraîneur pour implémenter sa vision ? Les grandes nations du football l’ont compris : la constance paie. Sans un minimum de stabilité, impossible de créer une identité de jeu, de forger un collectif soudé ou de préparer l’avenir avec sérénité.

Les Lions Indomptables ont prouvé par le passé qu’ils pouvaient rugir sur la scène internationale. Pour retrouver leur splendeur, le Cameroun devra peut-être apprendre à donner du temps au temps, et à ses entraîneurs la possibilité de bâtir quelque chose de durable. Car dans le football comme ailleurs, les grands projets ne se construisent jamais dans la précipitation.

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Alain Dexter conteste le système de vote après l’absence de trophée pour Blanche Bailly

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Alain Dexter conteste le système de vote après l’absence de trophée pour Blanche Bailly
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L’absence de trophée pour la chanteuse Blanche Bailly lors de la cérémonie des Canal 2’Or, organisée le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, relance le débat sur la place du vote du public dans les récompenses artistiques au Cameroun.

Dans une tribune, l’acteur culturel Alain Dexter dénonce un système qui, selon lui, favoriserait davantage les moyens financiers et la mobilisation des fans que la qualité artistique.

Pour Alain Dexter, le résultat concernant Blanche Bailly illustre les limites d’un dispositif qui ne garantirait pas, à ses yeux, une reconnaissance équitable du mérite artistique. Il estime que la chanteuse disposait d’atouts importants dans sa catégorie, notamment en matière d’écriture, de direction artistique et de présence internationale.

Ces appréciations relèvent toutefois de son analyse personnelle. La tribune ne fournit pas de données comparatives sur les candidats en lice ni d’éléments permettant de vérifier les modalités précises du vote lors de cette édition.

Lire la dénonciation d’Alain Dexter :

CANAL D’OR : QUAND LE TALENT SE FAIT VOLER PAR LES VOTES DES INTERNAUTES

« Le vote du public a tué la méritocratie artistique au Cameroun. »

Le 31 octobre 2026 aux Canal d’Or, Blanche Bailly est repartie sans trophée. Sans rien. Alors qu’elle était, de loin, objectivement, la meilleure de sa catégorie. Meilleure plume, meilleure direction artistique, meilleure présence internationale. Nous le savons tous dans le milieu artistique.

Cette scène n’est plus une exception, c’est devenu la norme au Cameroun. Dans les concours de beauté, aux awards de musique et autres cérémonies de récompense, le scénario est le même : ce n’est plus le talent qui gagne, c’est le porte-monnaie.

UN PROCESSUS DÉSORMAIS POURRI À LA BASE

On nous a vendu le « vote des internautes » comme de la démocratie culturelle. En réalité, c’est la pire des arnaques :
Premièrement parce que c’est subjectif et incompétent. Depuis quand un follower de 15 ans, aussi passionné soit-il, a-t-il les compétences pour juger de la pertinence d’une œuvre, de la technique vocale, d’un scénario, d’une mise en scène ? On demande à des gens qui ne savent pas faire la différence entre autotune et performance live de décider qui est le « meilleur artiste ».

Deuxièmement, c’est truqué par la quantité. Un seul fan peut voter 100, 200, 500 fois. Il suffit d’avoir plusieurs puces MTN, Orange à sa disposition. Le concours ne mesure plus la popularité réelle d’un artiste, il mesure l’obsession de 20 fans prêts à passer la nuit à cliquer.

Et le pire de tout ça ,c’est surtout que les votes sont payants, et donc une vraie niche financière pour les organisateurs. Aujourd’hui, un vote coûte 100, 200, 500 francs. Pour gagner, il faut débourser donc des millions. Qui finance ? Les candidats eux-mêmes et leur entourage. On a transformé des cérémonies artistiques en vente aux enchères.

L’artiste qui n’a pas d’argent mais qui a du talent est donc « mort d’avance ». L’artiste qui a un parrain, un sponsor, un petit copain homme d’affaires qui paie 2 millions de votes, gagne. Même avec une chanson médiocre.

Combien de chanteurs immenses, de Miss d’une intelligence et d’une beauté remarquables, de comédiens formés pendant 10 ans, avons-nous vu se faire battre par des profils vides mais bien financés ?

Ce qui est arrivé à Blanche hier, c’est ce qui arrive à tous nos vrais talents. On les humilie publiquement parce qu’ils ont refusé de payer pour leur propre trophée.

À mon avis, il est temps de rendre le pouvoir aux jurys.

Dans tous les grands prix sérieux au monde – aux Grammy Awards, aux Victoires de la musique, à Cannes, aux César –, le public ne vote pas. Ou alors son vote compte pour 10 %. Le pouvoir est à 90 % entre les mains d’un jury de professionnels : producteurs, ingénieurs du son, journalistes culturels, réalisateurs, anciens lauréats. Des gens dont c’est le métier de juger une œuvre.

C’est à eux de décider. Pas à des followers.

Hier, on a volé le CANAL D’OR de Blanche Bailly !!!

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Arthur Avom, un match plein malgré la défaite de Lorient face à Brest

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Malgré la défaite de Lorient FC (0-2) à domicile face à Brest, lors de la 9e journée de Ligue 1, Arthur Avom a livré une […]

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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT

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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT
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Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a accordé, ce lundi 2 novembre 2026, une audience à une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur pays, Jérôme Notebaert.

En mission au Cameroun, les échanges ont porté sur l’avancement du projet « Yaoundé Cœur de Ville » et la préparation du Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, deux chantiers majeurs de la mobilité urbaine dans la capitale.

La rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Cameroun et la France dans le secteur urbain. Elle a permis de faire le point sur les financements, les contraintes opérationnelles et les prochaines étapes des projets portés par le ministère, la Communauté urbaine de Yaoundé et leurs partenaires techniques et financiers.

Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » est cofinancé par l’AFD et l’État camerounais à hauteur d’environ 48,5 milliards de FCFA, dont 43 milliards de FCFA apportés par l’AFD à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 5,5 milliards de FCFA de contrepartie nationale.

Lancé officiellement le 11 juin 2025, le projet vise à désengorger des points névralgiques de Yaoundé et à améliorer les conditions de déplacement des usagers. Il comprend notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, ainsi que la reconstruction de terminus pour minibus et taxis à l’arrière de la trésorerie générale et du lieu-dit montée Jaco déjà opérationnelle.

Les travaux, confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois, ont déjà bénéficié de décaissements successifs de l’AFD. En avril 2026, une deuxième tranche de 12 milliards de FCFA avait été débloquée, portant le total mis à disposition à 21,1 milliards de FCFA.

L’audience a également porté sur le projet de Bus Rapid Transit, appelé à structurer les déplacements dans la capitale. Le corridor envisagé doit relier Olembé, au nord, à Ahala, au sud, sur environ 22 kilomètres, avec 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés capables de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour.

Le projet est porté avec l’appui de l’AFD, de la coopération allemande à travers la GIZ et de l’Union européenne. Il se trouve actuellement dans une phase d’études et de concertations, préalable au lancement effectif des travaux.

À l’issue de l’audience, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la dynamique des chantiers, de sécuriser les emprises et de respecter les échéances contractuelles. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mutualiser les ressources et d’approfondir le partenariat camerouno-français pour réussir ces projets ambitieux.

Pour Yaoundé, ces interventions représentent un levier important face à des flux quotidiens de déplacements estimés à près de cinq millions, dans une ville qui manque encore d’un réseau de transport public réellement structuré.

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