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Chronique d’un pays sans gouvernail : le Cameroun en mode « auto-sabordage »

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Chronique d’un pays sans gouvernail : le Cameroun en mode « auto-sabordage »
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Chronique d’un pays sans gouvernail : le Cameroun en mode « auto-sabordage »

«Onze jours sans gouvernement. Onze jours de silence, de rumeurs, de conciliabules dans les salons feutrés où l’on se partage déjà les morceaux du vieux lion. Le président a prêté serment, certes, mais c’est comme si le pays avait prêté l’oreille à un murmure d’agonie. Car pendant qu’on attend le gouvernement, le Cameroun, lui, ne gouverne plus rien. Il flotte, il tangue, il coule. Et tout le monde applaudit», clame Vincent Sosthène Fouda.

Lire ici son analyse :

Les Lions Indomptables éliminés ? Champagne ! On célèbre la défaite comme une victoire, parce qu’au fond, c’est plus reposant de perdre. Moins de tension, moins d’espoir, moins de sueur. Le pays est fatigué de gagner. Il préfère l’échec tranquille, celui qui ne dérange pas, celui qui permet de dormir sans rêve.

À Bamenda, le Nonce Apostolique revient de Rome, mais trébuche en prononçant dans la Cathédrale le nom du président de la République. Le peuple chahute, le peuple murmure et le Nonce bafouille, il hésite, il se corrige. Il est Nonce au Cameroun, dit-il, mais aussi en Guinée Équatoriale — au cas où le peuple de Dieu l’aurait oublié. On ne sait jamais. Dans ce pays, même les diplomates ont le vertige.

Et à Kribi, le fils du sous-préfet est retrouvé pendu dans les jardins de la résidence. Silence radio. Pas de communiqué, pas de marche blanche, pas même un soupir. On a dépassé le stade de l’indignation. On est entré dans l’ère du « ça peut arriver à tout le monde ». L’empathie est morte, enterrée sans fleurs ni couronnes. Ici, on ne pleure plus. On scroll.

Car dans un pays gouverné par des pervers, les citoyens deviennent des statues. Ils ne ressentent plus rien. Ils s’habituent. Ils s’adaptent. Ils deviennent eux-mêmes des pervers narcissiques, obsédés par leur image, leur pouvoir, leur petit royaume de misère. Le Cameroun est devenu un théâtre d’ombres, où chacun joue à être vivant.

Et pendant ce temps, le gouvernement se fait attendre. On parle de consultations, de tractations, de dosages ethniques et de calculs tribaux. On veut un gouvernement qui rassure, qui équilibre, qui apaise. Mais ce qu’il faut, c’est un gouvernement qui gouverne. Un gouvernement qui ose dire que le pays est en feu, que les enfants se pendent, que les footballeurs pleurent, que les diplomates bégayent, que les citoyens s’éteignent.

Mais non. On préfère attendre. Attendre que le président parle. Attendre qu’il respire. Attendre qu’il désigne, qu’il tranche, qu’il distribue les postes comme des bonbons à des enfants capricieux. Et pendant qu’on attend, le Cameroun coule. Lentement. Silencieusement. Tragiquement.

Alors oui, il faut un gouvernement. Pas demain. Pas après-demain. Maintenant. Un gouvernement qui ne soit pas une brocante de fidélités, mais une urgence de dignité. Un gouvernement qui ne se contente pas de survivre, mais qui ose vivre. Car le pays n’a plus le luxe de l’attente. Il a besoin d’un sursaut. D’un cri. D’un acte. Sinon, bientôt, il ne restera plus rien à gouverner. Juste des ruines. Et des souvenirs.

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Le Cameroun intègre le système panafricain de paiement PAPSS

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Le Cameroun intègre le système panafricain de paiement PAPSS
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La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a officiellement adhéré, le 9 juillet 2026, au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), une avancée qui devrait faciliter et accélérer les transactions commerciales du Cameroun avec les autres pays africains.

Le Cameroun ouvre une nouvelle ère dans l’intégration des échanges commerciaux africains. Dans un communiqué daté du 21 août 2026, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana annonce l’adhésion officielle de la BEAC au PAPSS, développé par Afreximbank dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En effet, cette adhésion ouvre de nouvelles perspectives aux opérateurs économiques camerounais. Elle doit notamment leur permettre d’effectuer des paiements transfrontaliers instantanés avec leurs partenaires des autres pays africains, en monnaies locales. Le dispositif vise ainsi à rendre les transactions plus rapides, plus efficaces et plus sécurisées, tout en réduisant la dépendance aux devises tierces et aux intermédiaires financiers extérieurs.

Pour le gouvernement, cette évolution constitue une opportunité pour renforcer les échanges intra-africains et tirer davantage profit de la ZLECAf. Le ministre du Commerce invite la communauté des affaires à s’approprier ce nouvel instrument afin d’en exploiter pleinement les avantages.

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furieux que ses enfants envoient de l’argent à leur mère, un père la ligote pendant la nuit

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furieux que ses enfants envoient de l’argent à leur mère, un père la ligote pendant la nuit
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Oscar T., commerçant de 54 ans, s’est irrité samedi de ce que Dorcas reçoive seule de l’argent de leurs rejetons, aujourd’hui à l’étranger grâce à lui. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Dorcas T., 44 ans, ménagère, a été secourue dimanche par une équipe des Esir (police). La dame était sur son lit, en sueur et en pleurs, ligotée comme un saucisson sec. La scène se passe au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV.

Selon les informations obtenues par CT, tout part d’un problème d’argent au sein de ce couple dont le premier enfant naît quand Dorcas a à peine 18 ans. Après ce garçon, Oscar et son épouse en ont eu deux autres. Deux vivent et travaillent en Europe, la dernière finit ses études de médecine en Afrique du Sud, et gagne déjà des sous grâce à des jobs.

Mercredi dernier, un papier attire l’attention d’Oscar dans sa chambre : un bordereau de réception d’argent. Cinq mille euros (environ 3 277 000 F) envoyés d’Europe par un des enfants. Oscar est étonné. Dorcas ne lui en a rien dit. Sa curiosité piquée, il fouille le sac sur lequel il a trouvé le bordereau. Bingo ! Il en contient beaucoup d’autres. Le commerçant constate que son épouse reçoit de l’argent de leurs enfants – on ignore depuis quand. L’homme se fait une copie des documents.

Deux jours plus tard, il demande de l’argent à sa femme pour un voyage d’affaires à l’Est. Cinq cent mille F. « Je vais prendre où ? », dit Dorcas, qui assure qu’elle n’a que le reste d’argent de ration. « Sauf si tu veux que je te donne ça, et on reste sans manger », ajoute-t-elle.

Le lendemain samedi, Oscar remet ça : « Pourquoi tu ne me donnes pas l’argent ? ». Dorcas persiste : elle n’en a pas. « Sauf si je vais emprunter à notre réunion », dit la dame, en référence à l’association F2, soit « Femmes fidèles », dont elle est membre. Oscar ne dit rien.

En soirée le même samedi, il tente une dernière fois sa chance. Là, Dorcas s’irrite : « Tu commences à me déranger ! » Oscar fait son sac et attend l’heure pour son voyage de nuit. La dame dira plus tard à la police avoir le sommeil lourd. Elle n’a donc rien senti… Réveillée en pleine nuit, elle amorce un mouvement qu’elle sent entravé. Puis réalise la situation : elle est pieds et poings liés. Avec le genre d’élastique servant à fixer les bagages sur une moto. La dame appelle René, le neveu qu’elle héberge. Mais apparemment, le sommeil lourd est de famille. Dorcas se met alors à crier dans la nuit.

Lucien, un voisin, réveillé par les cris, appelle Oscar vers 4 h. Apprenant que ce dernier est en déplacement, il conclut : « On est en train d’agresser ta femme ». Réponse : « Elle n’est pas agressée, c’est une punition ». À son tour, Marguerite, épouse de Lucien, est réveillée. Elle appelle sa voisine. Dorcas voit l’appel, et hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas décrocher ! ». Marguerite, en service aux Affaires sociales, appelle la police.

La patrouille arrive, enfonce la porte centrale, ce qui réveille enfin René. Dorcas est hydratée, puis conduite dans une formation sanitaire. Joint au téléphone par l’inspecteur, Oscar ne nie rien. Et se dit scandalisé que les enfants pour lesquels il s’est battu n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qu’il a par ailleurs accusée de « manger » cet argent « avec quelqu’un d’autre », sans toutefois prouver cette accusation contre une membre de l’association F2. Oscar est attendu mercredi à Douala.

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pas de grève des transporteurs ce lundi 24 août 2026

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pas de grève des transporteurs ce lundi 24 août 2026
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Le mot d’ordre de grève nationale des transporteurs routiers de marchandises, initialement prévu pour ce lundi 24 août 2026, a été officiellement levé suite à des négociations de dernière minute menées à Yaoundé.

Le gouvernement camerounais a désamorcé la crise lors d’une réunion d’urgence présidée par plusieurs membres du gouvernement. Notamment, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhé, Ministre des Transports, Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce et Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Face aux menaces des syndicats de paralyser le trafic routier, la plateforme des transporteurs de marchandises a accepté de suspendre son action après avoir obtenu des engagements de l’État pour désamorcer les tensions.

L’adoption de 13 résolutions majeures lors d’une réunion de crise à Yaoundé

Les professionnels du secteur routier protestaient contre plusieurs abus affectant leur activité. L’on parle dans la foulée, des contrôles routiers abusifs qualifiés de « fonds de commerce » par les syndicats, le racket et maltraitance réguliers des chauffeurs sur les axes routiers, les pesées fantaisistes des camions-citernes au niveau des stations de pesage, l’ingérence étatique jugée excessive de la part du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC).

Pour éviter une paralysie totale de l’économie et des chaînes d’approvisionnement, l’État a formulé des engagements fermes. Le mot d’ordre de grève nationale qui devait débuter à minuit a été officiellement levé suite à l’adoption de 13 résolutions majeures lors d’une réunion de crise à Yaoundé. Le trafic routier et le transport de marchandises se poursuivent donc normalement sur l’ensemble du territoire national.

Lire ici les résolutions de la rencontre :

transporteurs routiers transporteurs routiers transporteurs routiers

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