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Georges Alain Boyomo : « l’ENS est devenue le concours des pauvres »


Après l’annonce présidentielle de relance des concours d’entrée dans les Écoles normales supérieures, Georges Alain Boyomo propose une analyse dans MUTATIONS en kiosque le 10 novembre 2025.
Georges Alain Boyomo déclare que « postuler au concours d’entrée à l’ENS n’est plus le premier choix des jeunes bacheliers. C’est un pis-aller. C’est le dernier choix, simplement pour décrocher un matricule à la Fonction publique ; gage d’un salaire régulier (même moyen) et d’une retraite plus ou moins paisible ».
« ENS, « le concours des pauvres »
Il fut un temps, certainement lointain, où les Écoles normales supérieures (ENS) étaient considérées comme des écoles prestigieuses, qui ouvraient les portes de l’élite de la société. Être reçu au concours d’entrée à l’ENS donnait alors lieu à des réjouissances familiales dignes de l’espérance placée en la candidate ou le candidat déclaré admis.
Des témoignages concordants et nostalgiques font même état de ce que de jeunes Camerounais préféraient l’ENS à l’ENAM, l’EMIA, l’École de police ou l’IRIC.
Mais, depuis plus de deux décennies, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la gouvernance en vigueur au Cameroun. La dévalorisation entretenue et la dépréciation continue de la fonction enseignante a rebattu les cartes. Eu égard à ses conditions de vie et de travail, l’enseignant n’est plus loin d’être le paillasson de la Fonction publique, voire de la société. Par milliers, des seigneurs de la craie frustrés et désabusés abandonnent ainsi leurs postes de travail et se ruent vers des pâturages jugés plus gras, notamment le Canada.
Dès lors, postuler au concours d’entrée à l’ENS n’est plus le premier choix des jeunes bacheliers. C’est un pis-aller. C’est le dernier choix (qui fait également l’objet de substantiels et chroniques monnayages), simplement pour décrocher un matricule à la Fonction publique ; gage d’un salaire régulier (même moyen) et d’une retraite plus ou moins paisible.
Les jeunes qui ont des « pistons » optent, quant à eux, pour les écoles qui accueillent les protégés de la crème de la République : ENAM, EMIA ou École de police. Normal ! Les diplômés de ces écoles sont promis à un meilleur confort social, de par les largesses réglementaires et celles qu’ils peuvent s’octroyer illicitement, une fois nommés à certains postes de responsabilité.
Dans ce contexte de deux poids deux mesures, on peut imaginer le voisinage pénible entre les pensionnaires de l’ENS (mère) de Yaoundé et ceux de l’ENAM. On aurait dit une réplique de l’allégorie Tanga Nord-Tanga Sud de Mongo Beti. D’ailleurs, il y’a quelques années, une des deux écoles citées a fêté son cinquantenaire en présence du président de la République. L’autre a célébré le sien en rasant les murs…
Devenu par la force du mismanagement public ce que le maquereau était naguère dans l’imaginaire collectif camerounais, c’est-à-dire « le poisson du pauvre », le concours d’entrée à l’ENS sera progressivement gelé dès l’année académique 2020 – 2021. Même ce concours dédié aux « pauvres » sera donc suspendu, en dépit de la densification de la carte scolaire et de la demande exponentielle en enseignants qui en résulte. Un comble ! Fait inédit, l’annonce de sa relance a pu se tailler une place, quatre ans plus tard, dans le discours présidentiel de prestation de serment.
Mais le débat n’est pas clos. Loin s’en faut. Les concours d’entrée dans les ENS vont certes être relancés, mais l’intégration automatique des diplômés des ENS au sein de la Fonction publique n’est plus acquise. Dans le circuit de la décision gouvernementale, il est envisagé (pas encore acté) l’organisation d’un concours d’intégration. Le nombre de places sera fonction des marges de manœuvre budgétaires de l’État. Évidemment, ce concours d’intégration n’échappera pas à la sempiternelle « épidémie nationale souveraine » que constitue la corruption. »
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Aboubakar Nagida rassure, Rennes démarre fort et domine le Club Bruges en amical

Le Stade Rennais poursuit sereinement sa montée en puissance avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027. En pleine phase de préparation, les hommes de Franck Haise ont livré une prestation encourageante ce samedi au Roazhon Park en s’imposant 2 buts à 1 face au Club Bruges lors d’un match amical.
Face à une solide formation belge, les Rouge et Noir ont affiché de belles intentions de jeu. Le premier but rennais est intervenu bien avant l’heure de jeu grâce à Estéban Lepaul, qui a concrétisé la domination de son équipe en ouvrant le score (1-0).
Le Club Bruges a toutefois réagi à la 72e minute. Kyriani Sabbe a remis les deux équipes à égalité d’une frappe parfaitement maîtrisée, relançant ainsi le suspense (1-1).
Mais Rennes n’a pas tardé à reprendre l’avantage. Entré avec détermination, l’attaquant sénégalais Soumaré a offert la victoire aux Bretons en inscrivant le but du 2-1, déclenchant la joie des supporters présents au Roazhon Park.
Côté camerounais, Aboubakar Nagida a également marqué des points. Aligné en défense, le Lion Indomptable a rendu une copie convaincante durant les 58 minutes qu’il a passées sur la pelouse. Solide dans les duels, appliqué dans ses relances et rassurant défensivement, il confirme sa montée en puissance à l’approche de la reprise.
Le Stade Rennais poursuit ainsi sa préparation avec des signaux positifs avant un début de saison qui s’annonce particulièrement relevé. Les Bretons lanceront officiellement leur campagne de Ligue 1 le 23 août 2026 sur la pelouse du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes, pour une affiche de prestige qui constituera un premier véritable test pour les hommes de Franck Haise.
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Objectif Mali, les Lionnes Indomptables entrent dans le vif du sujet
Les Lionnes Indomptables ont franchi une étape importante dans leur préparation pour la Coupe d’Afrique des Nations Féminine Maroc 2026. Ce samedi, la sélection camerounaise a mis un terme à son stage d’acclimatation à Casablanca, ponctué par plusieurs jours d’entraînements intensifs destinés à peaufiner les derniers réglages avant le début de la compétition.
Dès ce dimanche, les joueuses camerounaises rejoindront l’hôtel officiel de la CAN Féminine, où elles poursuivront leur préparation dans un environnement entièrement dédié au tournoi. Une nouvelle phase qui permettra au groupe d’affiner sa cohésion et de se concentrer sur son premier objectif : réussir son entrée en lice.
Le coup d’envoi de la 16ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est donné ce dimanche au Royaume du Maroc, lançant ainsi plusieurs semaines de compétition entre les meilleures sélections du continent.
Pour les Lionnes Indomptables, le rendez-vous est fixé au 29 juillet, date à laquelle elles affronteront le Mali pour leur premier match. Une rencontre déjà capitale qui pourrait donner le ton de leur campagne et renforcer leurs ambitions dans cette édition de la CAN.
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Révolution pour les footballeurs camerounais

Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a annoncé, ce jeudi, un tournant majeur pour la protection des joueurs au Cameroun à la faveur de l’accord historique conclu entre la FIFA et la FIFPRO. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a détaillé les principales avancées de ce texte, présenté comme une étape décisive dans la reconnaissance des droits des footballeurs professionnels.
Au cœur de cet accord figure une réaffirmation du statut des joueurs en tant que partenaires sociaux, mettant définitivement fin à une vision qui les réduirait à de simples « marchandises ». Le nouveau cadre prévoit notamment un repos obligatoire de 72 heures entre deux rencontres, une mesure destinée à préserver la santé des athlètes et à limiter les risques de blessures.
Le texte impose également aux clubs une prise en charge médicale légalement encadrée des blessures contractées par les joueurs dans l’exercice de leur activité. À cela s’ajoutent des garanties renforcées concernant la mobilité des joueurs sur le marché des transferts, dans le but de mieux protéger leurs droits tout au long de leur carrière.
Déterminé à voir ces nouvelles dispositions appliquées sans délai, le SYNAFOC est déjà passé à l’action. Le syndicat révèle avoir adressé, le 18 juillet, une correspondance à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) afin de demander une révision du calendrier du Tournoi Inter-poules 2026. En cause, un délai de récupération limité à 48 heures entre certaines rencontres, jugé incompatible avec les nouvelles exigences internationales.
À travers cette démarche, le SYNAFOC entend faire du respect des normes FIFA-FIFPRO une priorité dans l’organisation des compétitions nationales. Le syndicat affirme qu’il poursuivra son plaidoyer afin que ces standards soient pleinement intégrés dans le droit du football camerounais, ouvrant ainsi la voie à une meilleure protection des joueurs et à une gouvernance plus conforme aux pratiques internationales.
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