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Investissements: Parkings en silo, immeubles…les grandes ambitions immobilières du PAD

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Investissements: Parkings en silo, immeubles…les grandes ambitions immobilières du PAD
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Investissements: Parkings en silo, immeubles…les grandes ambitions immobilières du PAD
Cyrus-Ngoo, le Dg du Port autonome de Douala

A l’image de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) qui prend des participations dans divers projets d’investissement, qui lui assurent des dividendes supplémentaires, le Port autonome de Douala (PAD) songe également à diversifier ses sources de revenus. Il y a un domaine qui l’intéresse particulièrement. Il s’agit du secteur de l’immobilier. C’est du moins l’aveu qu’a fait Jacques Yepmou, directeur délégué de la Régie du patrimoine immobilier (RPI) de cette place portuaire. C’était à Douala, les 11 et 12 juillet derniers, lors d’une rencontre avec la presse économique camerounaise.

Reprise du patrimoine de l’ex-Onpc pour le valoriser

L’ambition du PAD se décline sous deux principaux volets. Tout d’abord, il est impérieux, a souligné Jacques Yepmou, qu’il reprenne possession des actifs résiduels de l’Office national des ports du Cameroun (Onpc) qui d’après lui, sont essentiellement «des propriétés immobilières bâties». Ces derniers sont au centre d’une querelle judiciaire qui oppose le PAD au Cabinet Atou S.A, la structure commise à leur gestion et bien d’autres, depuis plus de 10 ans. Selon deux décrets du ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf) signés le 16 novembre 2021, qui transfèrent au Port autonome de Douala (PAD) lesdits actifs, ils sont constitués d’un terrain domanial sis à Douala Ve, au quartier Bepanda (cité du port) et de 23 titres fonciers. Cette décision, rappelle ce département ministériel, est conforme au décret présidentiel du 24 janvier 2019 portant réorganisation du Port autonome de Douala.

A en croire Jacques Yepmou, l’entreprise qui l’emploie est résolument engagée à mettre en valeur ces possessions, en procédant notamment à la réhabilitation de certaines bâtisses qui d’après lui, sont dans un état précaire. Elle pense également à les céder en mode partenariats public-privé à des prestataires qui sont résolument engagés à construire du neuf sur des terrains nus. Les potentiels investisseurs intéressés par ce patrimoine, se proposent également de raser les constructions existantes afin d’ériger de nouvelles, beaucoup plus modernes. «Ces bâtiments, les plus jeunes ont au moins 40 ans. Or il n’y a pas eu d’entretien. Celui qui gère (Cabinet Atou, ndlr) ces actifs résiduels, il ne modernise pas, il ne construit pas, il n’entretient pas. Tout cela est en décrépitude. Aujourd’hui il faut rebâtir complètement. Il y a tellement de partenaires qui sont capables de reprendre cela, détruire, construire du neuf, exploiter, nous verser quelques redevances et nous rétrocéder ça 25 ou 30 ans plus tard», a-t-il révélé.

Actuellement, de telles ambitions ne peuvent se concrétiser parce que le cabinet Atou a saisi la justice pour s’opposer au processus de mutation des titres fonciers engagés par le PAD après le décret présidentiel susmentionné. «Pour avoir accès à ces titres fonciers, nous avons demandé à la conservation foncière de procéder à leur mutation de l’ex Onpc pour le PAD. Le problème qui se pose est que le cabinet qui gérait ses actifs a saisi le juge de céans pour lui demander de faire une péréquation sur ces sites. Quand il y a une péréquation sur une propriété, vous ne pouvez pas la vendre ou la céder à quelqu’un sous la forme d’un bail emphytéotique», indique Jacques Yepmou, qui précise par ailleurs que la procédure est pendante devant la Cour Suprême.

De nouveaux investissements immobiliers

En attendant que cette juridiction ne rende sa décision, Le Port autonome de Douala pense d’ores et déjà à bâtir de nouvelles propriétés immobilières. Selon le top management, Elle a entamé des négociations pour acquérir un terrain nu situé à Tsinga, en face de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), dans le deuxième arrondissement de la ville de Yaoundé. Elle compte y bâtir un immeuble. «Nous sommes en train de faire des études. D’après le cabinet que nous avons engagé, ériger un bâtiment avec deux sous-sols, un rez-de-chaussée, R+10, le coût prévisionnel oscille entre 12 et 13 milliards de FCFA. Quant aux études, il faut compter au moins 700 millions de FCFA», a révélé le directeur de la Régie du patrimoine immobilier du PAD. Cette société songe également à bâtir des parkings en forme de silo ou aériens. « Nous sommes également en train de travailler sur un projet de construction de parkings en silo. Nous prévoyons de construire un rez-de-chaussée ou alors un centre commercial, 4 niveaux de parkings avec au-dessus, des bureaux, pour un coût d’investissement qui oscille entre 13 et 15 milliards de FCFA», indique Jacques Yepmou.

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Transformation du bois : La commune de Lomié lance son SMEs Wood’s Park

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Transformation du bois : La commune de Lomié lance son SMEs Wood’s Park
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Une convention a été signée ce mardi 6 octobre 2026 avec le ministère des PME

Le ministre des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III, et le maire de la commune de Lomié, Gérard Lomié Mabia, ont signé, ce mardi 6 octobre 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat pour la mise en œuvre du SMEs Wood’s Park de Lomié, au sein du Complexe industriel intégré de transformation du bois de Lomié (CIBLO).

En effet, les SMEs Wood’s Park sont des parcs industriels et des pôles de transformation du bois lancés par le Minpmeesa. « Le bois du Cameroun sort, il va au Vietnam, il crée de l’emploi au Vietnam. Nous, on va faire venir à Lomié des équipements qui sont au Vietnam, la technologie qui est au Vietnam pour que ce bois soit transformé à Lomié » a indiqué le maire de Lomié.

La commune de Lomié abrite notamment une forêt communale de 55 000 hectares, à laquelle s’ajoutent 15 190 hectares en cours de classement. Pour le ministre des PME, ledit s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle de l’économie camerounaise et dans l’anticipation de l’entrée en vigueur, à compter du 1er janvier 2028, de l’interdiction d’exportation des grumes.

La Commune de Lomié s’engage à mettre à disposition et à aménager un site sécurisé destiné à accueillir les différentes unités. Elle devra également contribuer au développement des infrastructures indispensables au fonctionnement du parc, notamment les routes, l’électricité, l’eau et les logements.

L’ambition du gouvernement est ainsi d’aller au-delà de la première transformation pour développer progressivement les deuxième et troisième transformations du bois, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Cette évolution nécessite des équipements appropriés, des compétences techniques, des financements et un environnement favorable à l’éclosion et à la croissance des entreprises.

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises
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Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.

Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.

Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.

« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.

Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise
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Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.

Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.

Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.

Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.

Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.

En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.

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