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Dr Mboungueng Magne demande à Paul Biya de nommer Issa Tchiroma premier ministre

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Dr Mboungueng Magne demande à Paul Biya de nommer Issa Tchiroma premier ministre
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C’est l’essentiel à retenir d’une lettre ouverte que le président national du Parti libéral camerounais vient d’adresser au président de la République du Cameroun.

Lire ici sa sortie :

Parti libéral camerounais (PLC)

Lettre ouverte à :

– Son excellence Paul Biya, président de la République, chef de l’état du Cameroun

– Son excellence Issa Tchiroma Bakary

Selon la constitution et les lois camerounaises, le Cameroun est une république démocratique multi- partisane… Ainsi se présente le régime politique Camerounais que nous ont imposé les colons, et qui ne cadre pas avec nos traditions, ni avec nos pratiques.

Dans la réalité, le Cameroun est une monarchie : tel est le système politique Camerounais. Pour preuve, le premier monarque Ahmadou Ahidjo a régné pendant 25 ans. Il a cédé le pouvoir à son successeur constitutionnel Paul Biya qui a déjà régné pendant 43 ans. En conclusion, l’accès à la magistrature suprême au Cameroun se fait par voie de succession et non par voie d’élection.

Il appartient au monarque Paul Biya de désigner son successeur constitutionnel (par exemple le vice-président) qui le remplacera en cas de démission, d’incapacité ou de décès. Les élections organisées à la tête de l’État du Cameroun depuis les indépendances sont une mise en scène périodique de légitimation du pouvoir du monarque. Les potentiels challengers sont censés jouer le jeu, sinon ils sont exclus du jeu, marginalisés et considérés comme des traîtres qui commettent un crime de lèse-majesté.

Le multipartisme Camerounais comprend un parti-État et ses partis satellites. Il n’y a pas de place au Cameroun pour les partis et candidats radicaux ou extrémistes qui refusent de jouer le jeu, « car la politique n’est qu’un jeu ».

Chaque État a son régime politique (ce qui est écrit) et son système politique (ce qui est pratiqué). Nulle part au monde il n’y a adéquation entre régime politique et système politique.

Monsieur le président Paul Biya, chaque fois que vous avez été élu, vous avez délégué vos pouvoirs au secrétaire général. Rien ne vous empêche de les déléguer au premier ministre tout comme le monarque de Grande Bretagne délègue ses pouvoirs au premier ministre.

Lors de l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025 le peuple n’a pas voté contre Paul Biya. Il a voté pour le changement. Le peuple voudrait que quelque chose de fondamental change. Le peuple voudrait que au lieu que vos pouvoirs soient délégués au secrétaire général, qu’ils soient cette fois délégués à Issa Tchiroma Bakary nommé premier Ministre comme vous même lui avez suggéré à travers vos émissaires. Ainsi, le Cameroun inaugurera une modification dans son système politique : Le successeur constitutionnel, président de la république, chef de l’État sera toujours désigné vainqueur de l’élection présidentielle. Le deuxième sera toujours premier ministre. Le chef de l’État déléguera toujours ses pouvoirs au premier ministre.

Cela signifie que l’organe chargé de l’organisation des élections donnera d’emblée 51% de voix au monarque et que les autres candidats compétiront pour 49% dans le cadre d’une élection libre, transparente et démocratique pour le poste de premier ministre qui reviendra au deuxième. La différence entre le système politique de la Grande Bretagne et le nouveau système politique du Cameroun c’est que dans le premier, le premier ministre est désigné par le monarque à travers les élections parlementaires alors que dans le second, le premier ministre est désigné par le monarque à travers les élections présidentielles. Rien n’empêche le Cameroun de faire comme la Grande Bretagne en optant pour un régime parlementaire moniste. Mais rien ne l’oblige à le faire : il peut rester dans son système spécifique à lui.

Le peuple camerounais a voté le 12 Octobre 2025 pour le changement. Il n’a pas voté contre la monarchie qui est le système traditionnel bantou. Le président Paul Biya a bien compris la volonté de changement du peuple. Des émissaires du président ont approché Issa Tchiroma pour lui proposer le poste de premier ministre.

Sauf qu’ils ne lui ont pas fait la précision que le chef de l’État ne déléguera plus ses pouvoirs au SGPR, mais qu’il les déléguera à Issa Tchiroma Bakary, le premier ministre. Ainsi comme les Camerounais veulent le changement, le système politique Camerounais a changé : il est passé du système présidentialiste fort au système parlementaire moniste. Vivement que le régime politique Camerounais change aussi et qu’on passe d’un État unitaire avec un régime présidentiel à un État fédéral avec un régime parlementaire moniste.

Nous prions son Excellence Paul Biya d’implémenter sa pensée telle que nous l’avons mise en exergue. Nous prions aussi Son Excellence Issa Tchiroma Bakary d’accepter la main tendue du président de la république. En conséquence nous demandons très humblement l’arrêt des hostilités, dans l’intérêt supérieur du peuple camerounais.

Dr Mboungueng Magne.

Président national du parti libéral Camerounais (PLC)

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Ignatius Ganago a retrouvé le chemin des filets au meilleur moment. L’attaquant camerounais a inscrit l’un des deux buts du FC Nantes, vainqueur (2-1) sur […]

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel
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(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.

Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.

Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.

Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.

Le Cameroun revendique sa qualité de tiers

La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.

Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.

Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.

Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.

L’exécution de la sentence suspendue au Québec

Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.

Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.

L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.

Amina Malloum

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