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chaque goutte de sang vous sera comptée

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L’homme politique camerounais Léon Theiller Onana a interpellé le président Paul Biya dans une lettre ouverte au ton grave, intitulée « L’Héritage sanglant du déni », publiée ce 28 octobre.

Dans ce texte d’une rare virulence, il accuse le chef de l’État d’être responsable du climat de violence qui secoue le pays depuis la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre.

« Ce sang, Monsieur le Président, n’est pas le fruit d’une malheureuse coïncidence », écrit Léon Theiller Onana, affirmant que les décès survenus lors des manifestations post-électorales résultent de la “surdité” et du “verrouillage systématique” du système en place.

L’auteur reproche au président en exercice depuis plus de quatre décennies d’avoir “méprisé la voix du peuple” et d’avoir “façonné ce drame par refus d’écouter le murmure de la base populaire”.

Lire la lettre ouverte de Léon Theiller Onana à Paul Biya :

« Ma lettre Ouverte à S.E. Paul Biya : L’Héritage Sanglant du Déni

Objet : La dette du sang versé vous échoit indubitablement.

Monsieur le Président,

Quarante-trois ans. Près d’un demi-siècle. Votre règne constitue une éternité pétrifiante pour un peuple contraint de voir une figure tutélaire unique à sa tête. Je suis personnellement, le témoin et l’acteur qui a vu venir et refuser cette ultime compromission. J’ai ainsi mesuré le prix de l’insoumission sous votre gouvernance et aujourd’hui, c’est au milieu du fracas et du deuil national que je vous interpelle.

Depuis quelques jours, les rues, de Douala à Garoua, sont maculées du sang des citoyens tombés dans le sillage des contestations post-électorales. Des vies sont brisées, des familles sont dévastées, uniquement parce que des Camerounais ont osé clamer leur soif inextinguible de vérité et d’alternance.

Ce sang, Monsieur le Président, n’est pas le fruit d’une malheureuse coïncidence ou simple « violence regrettable ». Il est la conséquence directe et absolue de votre surdité.

Vous avez méthodiquement façonné ce drame : par l’opacité cultivée, le verrouillage systématique des institutions, et le refus obstiné d’écouter le murmure, puis le cri de la base populaire. Vous avez préféré le confort des cercles de courtisans au détriment de la voix des populations, estimant que la nation devait se plier à la longévité d’un seul homme plutôt que de suivre sa destinée démocratique.

Je m’interroge sur ce que nous retiendrons de votre héritage : Le Démocrate ou l’Autocrate ?

Vous aviez jadis solennellement affirmé, Monsieur le Président, que vous souhaitiez que l’Histoire retienne de vous : l’homme qui a apporté la démocratie au Cameroun !

A l’épreuve des faits, votre bilan est tout simplement hallucinant :

– Comment concilier la démocratie avec l’insensibilité voire l’indifférence dont vous faites montre encore aujourd’hui face à l’interpellation légitime de votre peuple ?

– Comment le démocrate peut-il justifier que la violence, les exécutions sommaires et les vagues d’arrestations arbitraires soient réponse privilégiée à une population disposée au dialogue ?

– Comment le véritable démocrate peut-il s’accommoder d’une succession de «hold-up » électoraux dont le dernier ?

– Comment votre vision du pouvoir peut-elle cadrer avec l’objectif fondamental de la démocratie qui implique de se mettre au service de son peuple ?

– Comment pouvez-vous sincèrement vous considérer comme un serviteur du Peuple camerounais au vu des tragédies que nous traversons depuis les lendemains du 12 octobre dernier ?

Aujourd’hui, cette impasse politique, cette œuvre de déni, se paie au prix fort : la vie des Camerounais.

Vous avez ignoré les mises en garde, méprisé l’impératif de renouvellement et tourné le dos à la jeunesse qui ne demande qu’à construire son avenir sans l’ombre tutélaire d’un passé figé. Ce que vous avez semé dans le déni, vous le récoltez désormais dans la violence.

Sachez ceci : chaque balle tirée, chaque vie innocente fauchée durant ces jours de colère ne sera pas oubliée. Le sang qui coule ne souillera pas seulement les trottoirs ; il souillera irrévocablement votre héritage.

Monsieur le Président, le prix de votre silence et de votre obstination se compte désormais en vies humaines. Devant le tribunal de l’Histoire, chaque goutte de ce sang vous sera inexorablement comptée.

Yaoundé, le 28 octobre 2025 »

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bébé mort, deux arrestations en cours

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bébé mort, deux arrestations en cours
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À Bamenda, un bébé de huit mois a été retrouvé mort dans des toilettes publiques. Deux personnes ont été arrêtées, selon une source locale.

Le corps d’un bébé de huit mois a été retrouvé dans des toilettes publiques de la rue Banja, à Nkwen, dans la ville de Bamenda. Le fait a été rapporté par plusieurs médias locaux et confirmé sur le lieu indiqué.

Selon les éléments publiés, une femme âgée de 31 ans a été interpellée. Elle est soupçonnée d’avoir mis fin à sa grossesse puis d’avoir abandonné le corps dans ces toilettes. Cette arrestation est rapportée par plusieurs sources concordantes.

La chronologie exacte des faits reste toutefois incertaine. La découverte aurait eu lieu entre la nuit du samedi 8 et le dimanche 9 août 2026. Des traces de sang ont été observées dans un seau ainsi que sur le trajet menant aux toilettes.

L’affaire a été portée à l’attention de l’unité de secours de l’armée, qui est intervenue et a récupéré le corps du bébé dans les toilettes avec l’autorisation du procureur.

Une enquête ouverte, des questions sur la protection des enfants

Le dossier a conduit à l’arrestation d’une deuxième personne, présentée comme un vendeur ambulant de médicaments. Son rôle exact n’est pas établi à ce stade. Les circonstances précises de son interpellation, notamment près de Mobile Nkwen, ne sont confirmées par aucune source indépendante.

Le récit de l’interrogatoire de la suspecte appelle également à la prudence. Elle a d’abord nié sa grossesse avant de reconnaître les faits . Aussi, elle aurait acheté des médicaments pour une mycose et des douleurs abdominales.

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire relance la question de la sécurité des enfants et des nouveau-nés à Bamenda. Elle met aussi en lumière les risques liés à la vente informelle de médicaments et aux grossesses non suivies. A ce stade, aucune autorité sanitaire ou judiciaire n’a encore publié de compte rendu détaillé sur les causes exactes du décès.

L’enquête se poursuit pour établir les responsabilités et reconstituer les dernières heures ayant conduit à la découverte du corps. Les conclusions officielles sont attendues pour préciser la qualification des faits et le degré d’implication des personnes arrêtées.

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Paul Biya, un dieu de la politique

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L’avocat et homme politique, président général de l’Union des populations africaines (UPA), a fait cette déclaration ce dimanche 23 août 2026, lors de son passage dans l’émission Libre Expression sur la chaîne Info TV.

Dans l’émission Libre Expression de ce dimanche sur la chaîne Info TV, Me Jean Guy Zogo surfe sur la longévité politique et qualifie le président de la République de « dieu de la politique » pour illustrer sa capacité unique à se maintenir au pouvoir pendant plus de 40 ans.

Selon lui, que l’on apprécie ou non l’homme d’État, les chercheurs et analystes du monde entier viendront inévitablement au Cameroun pour étudier les rouages et les stratégies de son parcours politique.

Soutien aveugle au régime

«Paul Biya, c’est un dieu de la politique. Je le dis toujours : vous pouvez l’aimer ou ne pas l’aimer, mais je vous garantis que les gens feront le voyage pour venir étudier son parcours politique. Des thèses et des doctorats seront écrits par dizaines. Parce qu’il est difficile de comprendre comment quelqu’un a réussi, dans un pays où le niveau intellectuel est aussi élevé et je ne parle pas de diplômes, je parle des gens qui réfléchissent. Les gens réfléchissent au Cameroun», a-t-il soutenu dans le programme dominical.

Dans la foulée, il juge cette longévité d’autant plus marquante qu’elle s’exerce face à une population camerounaise dotée d’une forte maturité politique et d’un esprit de réflexion développé. Malgré ce compliment sur la stratégie politique pure, l’analyse de Me Jean Guy Zogo ne constitue pas un soutien aveugle au régime.

« On va encore faire comment ? »

Il s’interroge ouvertement sur les méthodes psychologiques et politiques qui poussent une partie des citoyens à accepter la répression ainsi que les dures réalités économiques quotidiennes. «Mais comment a-t-on réussi à cadrer les gens dans un système où la répression devient presque normale ? Lorsque vous êtes réprimé, c’est normal. Parfois, vous êtes réprimé à tort, alors que vous êtes victime d’une injustice, mais vous finissez par avoir l’impression que c’est normal, que ça va de soi. D’ailleurs, la phrase qui nous intéresse, c’est : « On va encore faire comment ? », questionne-t-il.

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Travaux d’entretien sur la Route Nationale 1 à Bertoua

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Travaux d’entretien sur la Route Nationale 1 à Bertoua
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Les travaux d’entretien confortatif de la Route Nationale 1 se poursuivent à Bertoua. Le 22 août 2026, l’entreprise ENTREBATT SARL a engagé le traitement des nids-de-poule isolés sur la section urbaine, avant un redéploiement de ses équipes vers l’axe Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï, où les dégradations sont plus importantes.

Sur la section comprise entre le PK 1+200 et le PK 05 à Bertoua, deux équipes d’ENTREBATT SARL sont mobilisées pour résorber les dégradations ponctuelles de la chaussée. L’intervention vise notamment les nids-de-poule et les zones présentant des dégradations en bandes.

La méthode mise en œuvre comprend plusieurs étapes : sciage de la chaussée endommagée, décaissement des parties dégradées, rechargement à la grave concassée 0/31,5, puis application du béton bitumineux. Cette technique doit permettre de restaurer localement la structure et la surface de roulement.

Une fois les travaux achevés sur cette section urbaine, les équipes seront redéployées en rase campagne, sur la section Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï. Les interventions y seront davantage concentrées, compte tenu de l’ampleur plus importante des dégradations constatées sur cet axe de la Nationale 1.

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