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Issa Tchiroma Bakary dévoile “la stratégie utilisée depuis toujours par le RDPC pour rester au pouvoir”

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Issa Tchiroma Bakary dévoile “la stratégie utilisée depuis toujours par le RDPC pour rester au pouvoir”
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Issa Tchiroma Bakary, accuse le pouvoir en place de manipuler le processus électoral à travers un ensemble de pratiques qu’il qualifie de « playbook du maintien au pouvoir ». Tout en appelant les Camerounais à une mobilisation pacifique, il invite les forces de l’ordre à se ranger du côté du peuple.

Dans une déclaration rendue publique ce 25 octobre, Issa Tchiroma Bakary dresse une liste de huit stratégies que, selon lui, le régime en place utiliserait « depuis toujours » pour conserver le pouvoir. Il évoque notamment la réduction du nombre de jeunes inscrits sur les listes électorales, la non-distribution des cartes d’électeur, la publication tardive des listes, ou encore la manipulation des procès-verbaux et la militarisation du pays.

Le candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) accuse les autorités d’avoir « substitué la légitimité populaire à la légalité procédurale », décrivant un processus électoral faussé par la peur et la répression. Selon lui, « la machine d’État » se mettrait systématiquement en marche pour « décourager la participation citoyenne » et « neutraliser les opposants ».

Déclaration de Issa Tchiroma B.

Voilà la panique qui vous pousse à commettre des fautes graves. Vous avez un désavantage : je vous connais très bien. Je connais vos manœuvres, vos tactiques ; je les anticipe — et c’est ainsi que vous tomberez. Changez au moins votre « playbook », car vous êtes trop prévisibles.

Voici, en clair, la stratégie que vous utilisez depuis toujours pour rester au pouvoir :

1. Réduire au maximum le nombre de jeunes inscrits sur les listes électorales afin de maîtriser la majorité de l’électorat. Réduire le nombre d’électeurs jeunes, c’est réduire un vote sanction populaire.

2. Ne pas distribuer les cartes d’électeur aux nouveaux inscrits : sans carte, on ignore son bureau de vote et on ne peut pas voter. L’abstention devient alors un allié pour vous.

3. Publier la liste électorale tardivement pour empêcher ceux qui votent avec des reçus ou des pièces d’identité d’apprendre à temps où voter ; quand ils découvrent que leur bureau est à des kilomètres, beaucoup renoncent.

4. Dissimuler des bureaux de vote dans des domiciles privés ou dans des zones enclavées et dangereuses — notamment au Nord-Ouest et au Sud-Ouest — pour décourager la participation et faciliter la manipulation.

5. Manipuler les procès-verbaux (PV) : les PV sont conçus de façon à rendre possible l’arrachage ou la substitution de pages sans signature visible sur toutes les feuilles. Les signatures figurent parfois seulement en première et dernière page, laissant des marges de manœuvre au pouvoir si les autres étapes échouent.

6. Profiter d’un délai de 15 jours avant la proclamation finale pour modifier les PV transmis par des agents inféodés, puis présenter des documents « officiels » conformes aux intérêts du pouvoir. Enfin, brandir la légalité procédurale (le rôle du Conseil constitutionnel) pour faire accepter au pays un résultat construit par la fraude.

7. Militariser le pays pour instaurer la peur et dissuader toute mobilisation citoyenne. Si le peuple insiste, la machine passe à la répression et aux arrestations de masse — une intimidation calculée, qui ne peut durer indéfiniment car les prisons ne pourront pas contenir tout un peuple.

8. Neutraliser les cadres adverses — les acheter, les intimider ou les emprisonner — puis proclamer la victoire, contenir les manifestations et laisser le temps faire son œuvre afin d’imposer une « nouvelle normalité » pour sept ans de plus.

Je vous ai dévoilé ce playbook prévisible pour que vous puissiez comprendre comment ils opèrent — et que vous sachiez que nous avons anticipé chacune de ces étapes. Peuple du Cameroun, ne cédez pas à l’intimidation. Leur but est de nous arrêter parce qu’ils savent qu’une manifestation massive les prive de légitimité. Si nous obtenons une marée humaine pacifique et déterminée, ils perdront toute apparence de légitimité. Montrons-leur que les prisons seront trop petites pour tous ceux qui voudraient réduire le peuple au silence : sortons en masse, en nombre, pacifiquement, mais déterminés.

J’appelle même les éléments intègres de l’armée et des forces de l’ordre à se joindre massivement à cette marche pacifique pour protéger la démocratie et le peuple. Aux camarades arbitrairement emprisonnés : tenez bon — bientôt cela prendra fin et vous serez libres.

Que ceux qui aujourd’hui utilisent la machine judiciaire et les forces de l’ordre comme instruments de répression sache qu’ils devront rendre compte, y compris devant les juridictions internationales.

DIMANCHE 26 OCTOBRE — MARCHONS POUR LA LIBÉRATION DU CAMEROUN, MARCHONS POUR NOS CAMARADES, MARCHONS POUR NOTRE VICTOIRE.

Restez unis. Restez pacifiques. Restez déterminés.

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Litige FECAFOOT : AS Fortuna condamnée à verser plus de 5 millions à Espoir du Caire

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La Chambre Nationale de Résolution des Litiges de la FECAFOOT a tranché en faveur d’Espoir du Caire dans son différend avec l’AS Fortuna de Mfou. […]

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Hôtellerie : Rodolphe Simo Kam place son complexe de 220 milliards de FCFA à Douala sous enseigne Kempinski

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Hôtellerie : Rodolphe Simo Kam place son complexe de 220 milliards de FCFA à Douala sous enseigne Kempinski
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(Investir au Cameroun) – Après plusieurs années de préparation, All Luxury Suites Group (ALS Group) s’apprête à ouvrir le chantier du Kempinski Shekinah Palace à Bonanjo, dans le centre administratif de Douala. La pose de la première pierre est annoncée pour le 25 septembre 2026. Le promoteur évalue à environ 220 milliards de FCFA la valeur globale du projet, avantages fiscaux et douaniers compris. Le coût à financer par les investisseurs ressort, lui, à 207,62 milliards de FCFA, selon le dossier de presse.

Près de la moitié de cette somme doit provenir de la dette. ALS Group prévoit 92,30 milliards de FCFA de dette senior, soit 44,5 % du coût du projet, avec une maturité de treize ans. Le reste du montage repose sur 60,29 milliards d’apports d’investisseurs, 43,03 milliards correspondant aux fonds propres du promoteur et au foncier, ainsi que 12 milliards attendus de la vente d’appartements.

Une partie de la dette est déjà documentée. La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a approuvé, le 23 décembre 2024, un prêt de 30 milliards de FCFA à ALS Group pour la construction d’un hôtel cinq étoiles et d’un complexe de bureaux à Douala. Ce concours représente 32,5 % de la dette senior prévue.

Afreximbank et BGFI Bank figurent également parmi les institutions financières citées dans le projet. Mais celui-ci ne détaille ni la répartition des 62,30 milliards de FCFA restant après le concours de la BDEAC, ni les montants effectivement engagés ou décaissés. Les documents disponibles ne permettent donc pas d’établir que le financement bancaire est déjà entièrement sécurisé.

Un hôtel adossé à 17 000 m² de bureaux

Les dépenses d’investissement proprement dites sont évaluées à 161,38 milliards de FCFA. Le foncier est valorisé à 22,96 milliards et les frais financiers à 23,29 milliards. Sur la base des montants arrondis communiqués, ces trois postes totalisent 207,63 milliards de FCFA, soit 10 millions de plus que le coût annoncé.

Sur près de deux hectares, ALS Group prévoit 214 chambres et suites, 35 appartements hôteliers et environ 17 000 m² de bureaux. Le complexe doit aussi accueillir une salle de conférence polyvalente de 2 000 places, 2 000 m² d’espaces commerciaux, une galerie d’art de 500 m², cinq restaurants, cinq bars, deux piscines, un centre de remise en forme d’environ 2 000 m², des équipements sportifs et 600 places de stationnement.

Kempinski, le pari international de Rodolphe Simo Kam

À l’origine du projet se trouve Rodolphe Simo Kam, président-directeur général d’ALS Group.« Ce projet s’inscrit dans la vision d’un Cameroun reconnu comme une véritable “mine d’or touristique” », celui qui est par ailleurs administrateur directeur général de la Société financière de tourisme et de loisirs (Sofitoul).

ALS Group indique avoir choisi Kempinski Hotels en août 2020 pour exploiter la composante hôtelière. Fondée en 1897, l’enseigne indiquait en septembre 2026 exploiter 73 établissements dans 33 pays et compter plus de 21 projets en développement.

Kempinski est depuis décembre 2025 présent à Brazzaville, où il exploite un hôtel de 197 chambres et suites. Cette implantation offre un point de comparaison régional au projet camerounais. À Douala, ALS Group mise notamment sur le réseau de commercialisation international de l’enseigne et son expérience du segment cinq étoiles.

Une vingtaine d’entreprises et de cabinets sont également cités dans le développement du complexe, parmi lesquels WhiteBridge Hospitality, Rider Levett Bucknall, Simmons & Simmons, Arcadis et CallisonRTKL-Ansara.

Sept ans pour arriver au chantier

Les premières études de faisabilité économique et financière remontent à juin 2019. Le développement architectural a commencé l’année suivante, avant une révision du concept pour intégrer des bureaux et des appartements autour de l’hôtel.

ALS Group situe l’achèvement de l’avant-projet définitif en avril 2022 et l’obtention du permis de bâtir en décembre de la même année. Les études détaillées ont été finalisées en septembre 2023, avant le lancement de l’appel d’offres pour les travaux en avril 2024.

Le promoteur indique avoir signé en novembre 2025 le contrat de construction avec China Machinery Engineering Corporation (CMEC). Le montant de ce marché n’est pas communiqué.

Le chantier doit durer 36 mois, dont 31 mois de construction et cinq mois consacrés à l’équipement. S’il débute effectivement en septembre 2026 et respecte ce calendrier, le complexe devrait être achevé autour de septembre 2029.

Des aménagements publics hors du budget du projet

Le budget présenté par ALS Group ne couvre pas plusieurs travaux extérieurs que le promoteur attribue aux pouvoirs publics. Il mentionne notamment la couverture d’un fossé de drainage, l’aménagement d’espaces pour les taxis et visiteurs, l’amélioration de la route périphérique, la réfection de rues voisines, la construction de trottoirs, l’éclairage public ainsi que la remise à niveau de la chaussée reliant l’aéroport international de Douala au centre-ville.

Leur coût n’est pas indiqué. Le dossier ne fournit pas davantage de calendrier ou de mode de financement et ne permet pas d’établir si ces interventions ont déjà fait l’objet d’engagements formels ou d’inscriptions budgétaires de la part des administrations concernées.

À Douala, la concurrence monte dans le haut de gamme

Kempinski n’arrivera pas sur un marché vierge. Douala compte déjà plusieurs établissements ciblant la clientèle d’affaires et haut de gamme, parmi lesquels le Krystal Palace à Akwa, le K Hotel à Bonanjo et le Star Land Hotel. Accor est également présent avec l’Ibis Douala.

L’offre doit encore s’étoffer. Le projet Radisson Blu Douala, porté par Financia Properties et financé par la BDEAC, prévoit la transformation de l’immeuble CNPS de l’avenue Charles-de-Gaulle en un établissement de 180 clés, avec notamment restaurant panoramique, sky bar, spa, salles de réunion et piscine.

Face à cette offre, ALS Group mise sur un format qui dépasse l’hébergement hôtelier. La combinaison sur un même site de chambres, appartements, bureaux, commerces et espaces événementiels élargit le marché visé aux voyageurs d’affaires, délégations, organisateurs de grands événements et entreprises. Elle rend aussi la comparaison avec les hôtels existants moins directement liée au seul nombre de chambres.

Situé à Bonanjo, à proximité de la zone portuaire, le futur complexe cible également la clientèle d’affaires concentrée dans ce secteur de Douala.

ALS Group estime enfin que la phase de construction pourrait générer environ 3 000 emplois. Une fois le complexe en exploitation, le promoteur avance environ 4 000 emplois directs et indirects et prévoit des programmes de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme. Le dossier ne précise toutefois ni la méthode utilisée pour établir ces estimations, ni la répartition entre emplois permanents, temporaires et indirects.

Baudouin Enama

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Le Gabon interdit l’importation du poulet de chair : les Etats-Unis inquiets

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Les États-Unis ont interpellé le Gabon à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet de l’interdiction d’importer du poulet de chair, prévue à partir du […]

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