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le vrai patriotisme, c’est d’aimer son pays même quand on est déçu

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le vrai patriotisme, c’est d’aimer son pays même quand on est déçu
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A la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle 2025 par le Conseil constitutionnel, le président national du FDC appelle l’unité et à la sagesse.

Dans une récente publication, Denis Emilien Atangana appelle les camerounais au patriotisme. « Nos différences d’opinion ne doivent pas nous diviser, mais nous enrichir. Le vrai patriotisme, c’est d’aimer son pays même quand on est déçu, de protéger ses rues, ses biens, ses frères et sœurs, même quand on est en désaccord », écrit l’homme politique.

« Que tous tes enfants, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, soient tous amour.
Car le Cameroun est une grande famille, unie par un même destin, un même espoir, un même drapeau.

En ces temps où les passions s’enflamment et où les cœurs sont troublés par les résultats des élections présidentielles de 2025, souvenons-nous d’une chose essentielle : aucune victoire ne vaut la paix, et aucune colère ne mérite la destruction.

Nos différences d’opinion ne doivent pas nous diviser, mais nous enrichir.
Le vrai patriotisme, c’est d’aimer son pays même quand on est déçu, de protéger ses rues, ses biens, ses frères et sœurs, même quand on est en désaccord.

Rejetons la haine, la violence et le vandalisme, car ils ne font que blesser notre nation et salir notre image collective.
Choisissons plutôt le dialogue, l’unité et la sagesse.

C’est dans la paix que s’écrira le vrai progrès, et dans l’amour que naîtra le Cameroun que nous voulons tous : fort, juste et prospère.

Cameroun, que tes enfants restent debout, main dans la main, gardiens de la paix et de l’amour ».

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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale

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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale
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Du 14 au 18 septembre 2026, une mission d’expertise technique américaine a effectué une visite de travail au Cameroun, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de sûreté maritimes.

Ouverte à la Base Navale de Douala, cette mission a permis d’examiner plusieurs sites appelés à accompagner la montée en puissance de la Marine Nationale, notamment à travers le renforcement de son soutien infrastructurel et de ses capacités de conduite des opérations maritimes.

Les travaux se sont poursuivis dans la région du Sud-Ouest, notamment à la Base Navale de Limbé, autour des perspectives d’amélioration des capacités d’accueil, de mise à l’eau et de déploiement des unités navales, ainsi que du développement d’infrastructures adaptées aux exigences opérationnelles.

Au-delà des échanges techniques, cette mission marque une étape dans la maturation de projets structurants, destinés à consolider l’outil infrastructurel, la coordination opérationnelle, la surveillance et la connaissance de l’environnement maritime.

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Ciment : avec sa marque Nono Cement, le Chinois CAC vient durcir la concurrence au Cameroun

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Ciment : avec sa marque Nono Cement, le Chinois CAC vient durcir la concurrence au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Central Africa Cement (CAC), entreprise portée par des investisseurs chinois, étend la distribution de sa marque Nono Cement à Yaoundé. Dans plusieurs quincailleries visitées mi-septembre 2026 parInvestir au Cameroun, le sac de 50 kg est proposé à 5 000 FCFA, contre 5 100 à 5 300 FCFA pour certaines références concurrentes présentées dans les mêmes points de vente.

L’écart atteint ainsi 100 à 300 FCFA par sac, soit environ 2 % à 5,7 % par rapport aux prix concurrents observés. Ces relevés restent cependant limités à un échantillon de quincailleries de Yaoundé et ne permettent pas d’établir un prix moyen national.

«C’est le ciment Nono, un nouveau produit fabriqué par des Chinois à Edéa. Il se vend beaucoup en ce moment, certainement parce que les gens veulent le tester», confie un tenancier de quincaillerie à Nkozoa, dans la périphérie de la capitale. CAC n’a publié ni volumes de ventes ni données sur l’étendue de son réseau de distribution. L’intérêt signalé par les commerçants ne peut donc pas encore être assimilé à une progression mesurée de ses parts de marché.

L’emballage identifie Central Africa Cement comme producteur. Son usine d’Edéa a été inaugurée le 19 septembre 2025 par le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry. Le Rapport sur la dynamique de l’investissement privé en 2025, publié le 31 août 2026 par le ministère de l’Économie, chiffre le projet à 12 milliards de FCFA et l’attribue à des investisseurs chinois.

La présence de Nono Cement à Yaoundé, près d’un an après cette inauguration, ne signifie toutefois pas que le produit vient seulement d’être commercialisé au Cameroun. Il a pu être distribué auparavant à Edéa, Douala ou dans d’autres localités. Aucune date officielle de lancement commercial n’a été rendue publique.

Une capacité comprise entre 1 et 1,5 million de tonnes selon les sources

Le Minepat attribue à CAC une capacité installée de 1,5 million de tonnes par an. Ce chiffre est contredit par les informations communiquées lors de l’inauguration.Cameroon Tribuneindiquait le 22 septembre 2025 une capacité annuelle d’un million de tonnes.

Le Guardian Postdu 23 septembre 2025 rapportait également un million de tonnes, réparties entre 300 000 tonnes d’une première gamme et 700 000 tonnes d’une seconde, selon le directeur général de CAC, Willy Valère Foamouwe Nono. L’écart de 500 000 tonnes entre ces données n’est expliqué dans aucun des documents consultés.

L’usine mélange de la pouzzolane et du calcaire extraits localement avec du clinker importé. L’utilisation de ces matières locales peut réduire la quantité de clinker nécessaire par tonne de ciment, mais CAC demeure tributaire de cet intrant semi-fini, obtenu par cuisson du calcaire et indispensable à la fabrication du ciment.

La facture du clinker atteint 97,1 milliards de FCFA

Cette dépendance reste importante à l’échelle nationale. Selon les données de la douane reprises dans le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025, le pays a importé 3,107 millions de tonnes de clinker pour 97,1 milliards de FCFA en 2025, contre 2,577 millions de tonnes pour 84,9 milliards en 2024.

Les importations ont donc progressé de 20,5 % en volume et de 14,4 % en valeur. Rapportée aux tonnages, la valeur moyenne déclarée est passée d’environ 32 929 à 31 255 FCFA la tonne, soit une baisse de 5,1 %, selon les calculs d’Investir au Cameroun. La diminution du coût moyen n’a pas empêché la facture totale d’augmenter de 12,2 milliards de FCFA en un an.

Ces données ne permettent pas d’attribuer la hausse des importations à une entreprise précise. Elles montrent cependant que l’augmentation des capacités locales de broyage ne s’est pas encore traduite par une réduction des achats extérieurs de clinker.

Huit producteurs, mais pas autant de données sur la production réelle

Avec CAC, le marché compte au moins huit producteurs dont les produits sont signalés comme commercialisés : Cimencam, Cimaf, Dangote Cement, Medcem, Mira Company, Cimpor, Sinafcim — qui commercialise la marque Cimaco — et Central Africa Cement. Il s’agit d’un décompte des entreprises, et non des usines, certains opérateurs disposant de plusieurs sites.

La fin du monopole de Cimencam remonte à février 2014, lorsque Cimaf a commencé à vendre le ciment produit dans son unité de Bonabéri, après 48 ans de domination du producteur historique, selonWorld Cement, le 18 février 2014. Dangote Cement a ensuite commencé à expédier sa production de Douala en mars 2015, d’après son rapport annuel 2015.

Yousheng Cement ne doit pas encore être ajouté aux producteurs opérationnels. Le Minepat indique que les travaux de son usine de Dibamba, d’un coût annoncé de 30 milliards de FCFA et d’une capacité projetée de 1,8 million de tonnes, devaient s’achever en 2026. Aucun démarrage effectif de sa production n’a pu être vérifié.

Le gouvernement considère désormais les capacités installées comme supérieures à la demande nationale. Mais une capacité nominale mesure le maximum théorique d’une usine, pas sa production effective. Les données publiques disponibles ne précisent ni les taux d’utilisation des nouvelles unités ni leurs ventes.

Le prix de 5 000 FCFA observé pour Nono Cement doit également être comparé à des produits de même classe de résistance. Depuis le 9 décembre 2024, les prix maximaux de Cimencam à Yaoundé sont, par exemple, de 4 600 FCFA pour le ciment 32.5R et de 5 200 FCFA pour le 42.5R, selon le communiqué du ministère du Commerce rapporté le 6 décembre 2024.

En l’absence d’une grille publique propre à Nono Cement et d’une identification certaine de la classe comparée dans chaque quincaillerie, les 5 000 FCFA constituent un prix ponctuellement observé à Yaoundé. Ils ne suffisent pas encore à démontrer une baisse générale ou durable des prix du ciment.

Brice R. Mbodiam

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Jean-Marc Soboth raconte Anani Rabier Bindji, « l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale »

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Jean-Marc Soboth raconte Anani Rabier Bindji, « l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale »
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Le journaliste Jean-Marc Soboth a rendu hommage à Anani Rabier Bindji, figure du journalisme camerounais, dans un témoignage retraçant leur rencontre et plusieurs décennies de compagnonnage dans les médias.

Jean-Marc Soboth raconte avoir fait la connaissance d’Anani Rabier Bindji il y a environ trente ans, lorsque celui-ci fréquentait les locaux du quotidien La Nouvelle Expression, à Akwa, à Douala. D’abord venu pour y publier des articles d’opinion, il s’était progressivement rapproché de la rédaction jusqu’à devenir, selon son témoignage, un chroniqueur occasionnel.

Les deux hommes n’appartenaient pas à la même génération de journalistes. Soboth décrit un homme plus âgé, à l’élégance discrète, qui maîtrisait notamment plusieurs langues camerounaises et avait déjà une longue expérience de la presse panafricaine.

Lire le témoignage de Jean-Marc Soboth :

« Témoignage pour Anani Rabier Bindji

J’ai connu Anani Rabier Bindji il y a trois décennies à Douala.

C’était une rencontre du hasard. Il venait au journal La Nouvelle Expression à Akwa-Douala pour publier des articles d’opinion.

Au passage, il devisait rapidement avec les journalistes. À la fin, parce qu’il était un jusqu’au-boutiste, il était devenu un chroniqueur occasionnel, à l’instar des Vincent Ndoumbè Doualla, Jean Takougang, Ndzana Seme, Boh Herbert Yusimbom, Suzanne Kalla Lobè…

C’est que, nous ne faisions pas partie de la même génération. On ne l’avait pas connu. On découvrait cet inconnu des médias à l’élégance sobre, s’exprimant couramment en Duala, Ewondo, Eton…

À la faveur du retour au pluralisme politique des années 1990 et à la libération des médias, nous étions en effet la jeune génération qui avait pris le pouvoir éditorial dans les tout nouveaux médias dits indépendants qui, alors, se résumaient à de tabloïds populaires comme Le Messager de Pius N. Njawe, La Nouvelle Expression de Séverin Tchounkeu et Challenge Hebdo de Benjamin Zébazé.

D’autant que les médias audiovisuels privés n’étaient pas encore formellement autorisés par le régime Biya.

Anani Rabier Bindji a donc réussi à infiltrer une génération qui n’était pas la sienne. La nôtre.

Il avait pourtant l’âge de nos parents sans en avoir l’apparence. Il appartenait à la génération des Abodel Karimou (La Gazette) mais avait plutôt exercé à Paris où régnaient de grands reporters célèbres comme son congénère malgache Sennen Andriamirado.

Il avait plusieurs fois parcouru toute l’Afrique francophone. Il s’en était manifestement bâti une petite fortune. À Douala, il vivait quasiment seul dans sa grande villa de Bonabéri.

Il m’avait fait visiter sa maison quelquefois pour me faire découvrir de nombreux souvenirs, ces grandes photos encadrées avec une pléthore de chefs d’État africains avec lesquels il semblait très ami. En cela, je pense qu’il avait précédé des globetrotters comme Blaise Pascal Talla de Jeune Afrique Économie.

Même s’il était très discret sur sa vie privée, j’avais pu lui arracher quelques bouts de phrase sur sa vie conjugale à Paris notamment. Elle se serait terminée de manière chaotique, avec en l’occurrence une série de procès autour d’un divorce qui ont manqué de le ruiner.

Au moment où il travaillait pour les panafricains parisiens, Anani Rabier Bindji excellait dans le relationnel, d’où sa proximité presque amicale avec les chefs d’État africains, dont la plupart n’existent plus.

Au moment de sa reconversion dans la nouvelle presse écrite et ensuite audiovisuelle, il a laissé exploser sa passion pour le journalisme pur et dur, de manière essentiellement autodidacte.

Je ne vendais pas cher sa peau au départ.

Il s’est largement impliqué dans la création à Douala en mai 2002 du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) dont j’étais le premier président. J’étais évidemment surpris lorsqu’il a déclaré à la télé un jour que le Syndicat des journalistes avait été confisqué par « Soboth et ses petits copains ».

Je pense lui avoir suggéré, lorsqu’il avait l’intention de lancer l’émission La Tribune de l’histoire l’importance de travailler avec des historiens de métier et des témoins connus. Il a vite botté en touche ma prétention « académique ». Pour un journaliste travaillant bénévolement, cette perspective était utopique parce que coûteuse et complexe dans un contexte de carriérisme des enseignants d’histoire.

J’étais donc assez sceptique quant à l’avenir d’une émission où il entendait être à lui tout seul journaliste, historien et témoin principal.

C’était minimiser la mémoire phénoménale de l’enfant de la Deuxième Guerre mondiale devenu une véritable bibliothèque vivante. C’était faire fi de la détermination du gars de New-Bell et de ce sens relationnel exceptionnel qui l’ont fait traverser trois générations de journalistes – y compris celle, actuelle, qui ne nous connaît même pas! – en tant qu’acteur et actif.

Il s’est imposé à la chaine Canal 2 International de notre ami Emmanuel Chatué à travers d’innombrables faits inédits de l’histoire méconnue du Cameroun.

Il a montré que l’absence d’une histoire décolonisée de l’Afrique dans notre système académique est une niche inimaginable dans l’univers médiatique du continent.

Nous te remercions pour ta vie.
Nous célébrons ta vie.

Merci beaucoup, mon cher Anani Rabier Bindji,

Jean-Marc Soboth »

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