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« L’unité doit primer pour le Cameroun »

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« L’unité doit primer pour le Cameroun »
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Stéphane Bahoken a partagé son regard sur le climat actuel autour de la tanière des Lions Indomptables, marqué par des tensions entre le sélectionneur Marc Brys et le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o.

Dans un contexte de turbulences autour de la sélection camerounaise, l’attaquant Stéphane Bahoken a accepté de se confier à Afrik-Foot sur les tensions qui minent l’atmosphère au sein des Lions Indomptables. Entre Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, et Marc Brys, le sélectionneur national, les relations sont au point mort, et cela n’échappe à personne.

Un conflit qui pénalise l’équipe nationale

Interrogé sur ce climat délétère, Bahoken n’a pas caché son inquiétude. « De loin, je me dis que c’est dommage qu’il y ait des tensions entre le président et le coach », a-t-il déclaré avec franchise. Pour l’attaquant, l’objectif devrait être clair pour les deux hommes : faire performer l’équipe du Cameroun et replacer le pays parmi les grandes nations du football africain.

Mais la réalité est tout autre. Ces frictions permanentes entre le président de la fédération et le technicien belge empoisonnent l’environnement de la sélection à un moment crucial. « Malheureusement, ces tensions, ça fait partie du foot« , reconnaît Bahoken, tout en appelant à une résolution rapide du conflit.

Un appel à l’unité pour l’intérêt supérieur

Le joueur formé à Angers ne se considère pas comme un expert de la situation interne – « je ne sais pas exactement ce qui se passe » – mais son analyse reflète le sentiment général des supporters camerounais. « Tous les Camerounais pensent ça, c’est dommage qu’il y ait autant de tensions entre le président et le coach, alors que tout le monde aimerait qu’il y ait une unité au sein de la sélection », a-t-il souligné.

Pour Bahoken, la solution passe par le dialogue. « À un moment donné, ils devront avoir une discussion tous les deux pour mettre les choses au clair, pour enlever ces tensions-là et mettre leur énergie dans la réussite de l’équipe du Cameroun, tout simplement », a-t-il plaidé.

L’avenir des Lions en jeu

Ces tensions entre Samuel Eto’o, légende du football camerounais devenu dirigeant, et Marc Brys, arrivé sur le banc dans des circonstances déjà tendues, risquent de compromettre les ambitions des Lions Indomptables. Alors que le Cameroun tente de retrouver sa superbe sur la scène continentale et mondiale, cette guerre de tranchées au sommet de l’instance fédérale pourrait coûter cher.

Les mots de Stéphane Bahoken résonnent comme un appel du cœur : pour que le Cameroun brille à nouveau, Eto’o et Brys doivent impérativement enterrer la hache de guerre et travailler main dans la main. L’unité, plus que jamais, est la clé du succès.

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CAN féminine 2026 : « Faites-nous vibrer », Ajara Nchout Njoya place les Lionnes face à leur destin

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À quelques heures de leur entrée en lice à la CAN féminine 2026, les Lionnes Indomptables du Cameroun ont reçu un message fort de soutien […]

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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun programme ses marchés sur une enveloppe de 238 milliards de FCFA

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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun programme ses marchés sur une enveloppe de 238 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun enclenche la procédure de passation des marchés de son volet du Programme d’aménagement du corridor économique Douala-Bangui (PACE-DB). Le ministère des Travaux publics (Mintp) a rendu public, le 22 juillet 2026, un avis général recensant les travaux, les études et les prestations de conseil qui seront progressivement mis en concurrence.

Le financement mentionné dans cet avis s’élève à 362,9 millions d’euros, soit environ 238 milliards de FCFA. Il correspond au volet camerounais, présenté comme l’équivalent de 425 millions de dollars dans les documents du projet. Cette enveloppe ne doit pas être confondue avec les 1,12 milliard de dollars — environ 646 milliards de FCFA — annoncés pour l’ensemble du programme régional.

Approuvé le 12 juin 2026 par la Banque mondiale selon une approche programmatique en plusieurs phases, le projet démarre par une première tranche de 525 millions de dollars. Celle-ci répartit 425 millions entre la BIRD et l’IDA pour le Cameroun, 90 millions de dollars pour la République centrafricaine et 10 millions pour l’accompagnement des réformes régionales par la Cemac.

Yaoundé-Édéa concentrera le principal marché de travaux

Au Cameroun, le principal chantier porte sur la reconstruction de la Route nationale n°3 entre Yaoundé et Édéa, sur 164 kilomètres. Les travaux doivent être répartis en trois lots : Yaoundé-Madoumba, Madoumba-Pont Ndoupé et Pont Ndoupé-Édéa.

Le programme prévoit la reconstruction de la chaussée, le redressement de virages dangereux ainsi que l’aménagement de plus d’une dizaine de créneaux de dépassement en 2 × 2 voies. Deux stations de pesage doivent également être construites et digitalisées afin de renforcer le contrôle de la charge à l’essieu.

Selon le calendrier indicatif du Mintp, l’ouverture des offres pour les travaux est prévue à partir du 12 août 2026. Des cabinets seront recrutés séparément pour assurer le contrôle et la supervision de chacun des trois lots.

L’avis général ne vaut toutefois ni attribution des contrats ni démarrage des travaux. Il précise que « les avis spécifiques de passation des marchés […] seront publiés au fur et à mesure qu’ils seront disponibles ». Les entreprises devront donc attendre chaque appel d’offres ou appel à manifestations d’intérêt pour soumissionner.

Logistique, sécurité et desserte des bassins de production

Le programme dépasse la seule reconstruction de la RN3. Il prévoit notamment des études techniques, environnementales et sociales sur les 578 kilomètres de l’itinéraire Yaoundé-Ayos-Bonis-Bertoua-Garoua-Boulaï.

Le Cameroun envisage également de déployer des systèmes intelligents d’aide à la conduite sur 3 000 poids lourds. À cela s’ajoutent une assistance technique à la programmation de l’entretien routier, la modernisation du système de gestion des actifs routiers et des réformes du contrôle de la charge à l’essieu.

D’autres marchés porteront sur la réhabilitation des routes de desserte vers les zones agricoles et industrielles. Le gouvernement prévoit aussi la conception d’une plateforme logistique à Édéa, avec une prise en compte de la résilience climatique et d’une éventuelle structuration en partenariat public-privé.

Une étude de faisabilité est enfin annoncée pour un projet d’infrastructures de transport multimodal dans le Littoral. En revanche, la section Édéa-Douala, longue de 51 kilomètres jusqu’au pont sur la Dibamba, ainsi que la construction d’un second pont, sont encore en préparation en vue d’un cofinancement par l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne.

Un corridor vital, plombé par les coûts et les contrôles

Long de plus de 1 400 kilomètres, le corridor Douala-Bangui constitue la principale voie d’approvisionnement de la République centrafricaine. Plus de 80 % du commerce extérieur centrafricain transite par cet itinéraire, qui relie Bangui aux infrastructures portuaires camerounaises.

Son fonctionnement reste cependant pénalisé par la dégradation des routes et par de nombreux obstacles administratifs. Selon la Banque mondiale, les coûts de transport peuvent atteindre 270 dollars par tonne et les délais d’acheminement varient entre neuf et douze jours dans des conditions normales.

La partie camerounaise compte, à elle seule, 38 postes de contrôle, dont 17 seraient associés à des paiements informels. Ces contraintes renchérissent les marchandises destinées à la RCA, ralentissent les flux commerciaux et réduisent la compétitivité logistique du Cameroun.

Pour Cheick Kanté, directeur de division à la Banque mondiale, l’approche retenue dépasse ainsi la seule remise en état des routes : « Il combine la réhabilitation des infrastructures, des réformes logistiques et politiques », explique-t-il, en évoquant également l’ouverture de débouchés économiques et l’attraction des investissements privés.

La Banque mondiale estime que le programme pourrait générer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble de son cycle de vie. L’entretien courant et périodique des infrastructures pourrait soutenir 150 à 250 emplois supplémentaires par an. Ces chiffres restent des projections, dont la réalisation dépendra du rythme d’attribution des marchés et de l’exécution effective des différentes phases.

La publication de l’avis général constitue donc une première étape opérationnelle. Le véritable test portera désormais sur le lancement des consultations, la mobilisation des entreprises, la maîtrise des délais et la capacité des autorités à transformer cette programmation financière en infrastructures effectivement livrées.

Patricia Ngo Ngouem

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La FIFA veut changer de dimension avec sa nouvelle arme financière à 10 milliards de dollars

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La FIFA prépare une véritable révolution dans sa stratégie financière. L’instance dirigeante du football mondial a annoncé, mardi, la création envisagée d’une nouvelle entité commerciale […]

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