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« Aucun contact avec Marc Brys et les dirigeants de l’équipe nationale du Cameroun »

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« Aucun contact avec Marc Brys et les dirigeants de l’équipe nationale du Cameroun »
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Écarté de la sélection camerounaise depuis juin 2023, l’attaquant victime d’une grave blessure au tendon d’Achille se confie sans détour sur son absence dans les plans de Marc Brys.

Stéphane Bahoken traverse une période difficile. Victime d’une rupture du tendon d’Achille en avril dernier alors qu’il évoluait sous les couleurs de Kayserispor en Turquie, l’attaquant camerounais doit désormais composer avec une autre déception : son oubli total par l’équipe nationale.

Dans un entretien accordé à Afrik-Foot, le joueur de 33 ans n’a pas caché son amertume face au silence radio qui s’est installé entre lui et les Lions Indomptables. Interrogé sur ses relations avec le nouveau sélectionneur Marc Brys, arrivé aux commandes après sa dernière cape en juin 2023, Bahoken a été catégorique : « Non, aucun contact, rien du tout. Depuis la dernière sélection, vraiment plus aucun contact avec le staff ou les dirigeants de l’équipe nationale du Cameroun. »

Cette mise à l’écart intervient au pire moment pour l’ancien attaquant d’Angers SCO, qui doit d’abord se concentrer sur sa rééducation après sa blessure au tendon d’Achille, l’une des plus redoutées dans le monde du football. Une rupture qui nécessite généralement entre six et neuf mois de récupération et qui met souvent un frein brutal aux carrières.

Le silence des instances camerounaises interroge d’autant plus que Bahoken a toujours répondu présent lorsque les Lions l’ont sollicité par le passé. Son expérience et son profil d’attaquant de surface auraient pu constituer des atouts précieux pour le collectif dirigé par Marc Brys.

À l’heure où le Cameroun prépare ses prochaines échéances internationales, la situation de Stéphane Bahoken illustre la difficulté pour certains internationaux de maintenir le lien avec leur sélection, notamment après une blessure de longue durée ou un changement de staff technique.

Reste à savoir si ce silence sera définitif ou si une porte pourra s’entrouvrir à nouveau pour l’attaquant, une fois sa convalescence terminée. Pour l’heure, Bahoken se concentre sur l’essentiel : retrouver les terrains et prouver qu’il a encore sa place au plus haut niveau.

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4 journalistes racontent leur « enfer » en cellule

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4 journalistes racontent leur « enfer » en cellule
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Ils ont retrouvé la liberté, mais racontent être sortis profondément marqués de leur passage dans les cellules de la police à Yaoundé. François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djikam, interpellés dans le cadre de l’affaire des lunettes du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, livrent désormais leur version des événements et décrivent des conditions de détention particulièrement difficiles.

L’affaire prend naissance lors des activités du Groupe de la Banque islamique de développement organisées du 14 au 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Le MINEPAT confirme que l’ouverture du 14 septembre, présidée par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, a notamment donné lieu à la signature d’un financement de 41,92 millions d’euros, soit environ 27,4 milliards FCFA.

Des journalistes sont présents pour assurer la couverture. Le mercredi 16 septembre, François Essomba, correspondant de Chine-Afrique, Igor Amos Guinweth Bibey d’Infocom Plus et Pierre Mouchili expliquent avoir été interpellés dans la salle malgré la présentation de leurs cartes professionnelles. Ils sont d’abord conduits au commissariat du 10ᵉ arrondissement à Bastos, puis transférés au Commissariat central n°1 de Yaoundé.

Selon les journalistes, le motif qui leur est finalement indiqué concerne une suspicion de vol des lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey, qu’ils décrivent comme des lunettes en or. « J’ai beau dire que je ne connais rien de cette affaire, ils nous ont incarcérés, sans audition », raconte François Essomba. Il affirme qu’un policier lui aurait répondu que « la cellule est pleine d’innocents » et que leur situation n’avait rien d’exceptionnel.

Les journalistes décrivent une cellule surpeuplée, des toilettes bouchées, l’absence d’eau, des odeurs difficiles à supporter ainsi que la présence de cafards, de souris et de puces. Des conditions qu’ils disent avoir partagées avec des personnes détenues pour des affaires de droit commun.

À 64 ans et après deux décennies de journalisme, Igor Amos Guinweth Bibey parle d’un « cauchemar ». « Pendant six jours on n’a pas connu les toilettes. C’est l’enfer », témoigne-t-il. Il dit n’avoir jamais imaginé vivre une telle expérience après vingt années d’exercice professionnel sans incident majeur.

Pierre Mouchili, 60 ans, raconte également les conséquences financières de sa détention. « J’avais 60 000 FCFA quand on m’a arrêté. Je sors avec 2 000 FCFA », affirme-t-il. Il évoque des paiements réclamés pour téléphoner ou recharger un téléphone, un rendez-vous professionnel manqué et la rentrée scolaire de ses enfants compromise. « Je regrette d’avoir choisi ce métier. Le journaliste n’est pas respecté dans notre pays », lâche-t-il.

Le témoignage de Solange Djikam est encore plus éprouvant. Elle affirme avoir été interpellée dès le lundi 14 septembre. Elle assure qu’aucun objet compromettant n’a été retrouvé sur elle et raconte être sortie de détention affaiblie, malade et sans son téléphone. « L’horreur, l’horreur. On se fait dessus… Les odeurs insupportables », raconte-t-elle.

Les quatre journalistes ont finalement été remis en liberté le 21 septembre, sans charge retenue contre eux.

Pour François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djikam, la liberté retrouvée ne referme donc pas l’affaire. Ils demandent désormais que soient expliquées les circonstances dans lesquelles des professionnels venus couvrir un événement officiel ont pu se retrouver plusieurs jours en cellule sur la base de soupçons qu’ils ont toujours contestés.

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Logistique : Maersk ouvre à Kribi un dépôt de conteneurs d’une capacité de 1 500 EVP

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Logistique : Maersk ouvre à Kribi un dépôt de conteneurs d’une capacité de 1 500 EVP
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(Investir au Cameroun) – Le groupe de transport maritime et de logistique Maersk a ouvert, le 21 septembre 2026 à Kribi, un dépôt de conteneurs d’une capacité de 1 500 EVP — équivalents vingt pieds — aménagé sur 16 000 m². L’installation doit assurer le stockage et la manutention des conteneurs, les inspections et formalités douanières ainsi que la mise à disposition de différents types d’équipements pour les importateurs et exportateurs.

Le site peut notamment accueillir des conteneurs frigorifiques pour les produits nécessitant une température contrôlée. Maersk annonce également des équipements adaptés au transport de denrées alimentaires. Les clients pourront suivre leurs conteneurs à travers les outils numériques de réservation, de traçabilité et de surveillance du groupe.

L’un des intérêts du dépôt pour les opérateurs réside dans la disponibilité des conteneurs à proximité du port et dans la possibilité d’y restituer les équipements vides. Maersk estime que ce dispositif peut réduire l’exposition de ses clients aux frais de détention et de surestaries, appliqués lorsque les conteneurs restent au-delà des périodes de franchise prévues.

Selon Franck Dedenis, directeur général de Maersk pour l’Afrique de l’Ouest, le site pourra également servir de capacité de stockage temporaire lorsque les entrepôts des clients sont saturés.

Le port de Kribi a manutentionné 555 398 EVP en 2025

L’ouverture du dépôt intervient après l’augmentation des capacités du port en eaux profondes de Kribi. Selon le Port autonome de Kribi, la plateforme a manutentionné 555 398 EVP en 2025, soit 37,5 % du trafic conteneurisé national. Son trafic global a atteint 12,7 millions de tonnes, en hausse de 19 % par rapport à 2024.

L’exploitation de la phase II du terminal à conteneurs a été officiellement lancée le 9 mai 2025. Réalisée pour 793 millions de dollars, cette extension comprend notamment 715 mètres de quai supplémentaires et une plateforme de 51 hectares. Elle a porté la capacité annuelle de traitement du terminal à environ 1,2 million d’EVP, selon le PAK.

Cette montée en capacité accroît les besoins de services terrestres autour du port, notamment pour le stockage temporaire, le repositionnement des conteneurs vides et la mise à disposition des équipements nécessaires aux exportateurs. Le dépôt de Maersk doit ainsi servir d’interface entre le terminal portuaire, les transporteurs routiers, les entrepôts et les propriétaires des marchandises.

Sa capacité de 1 500 EVP correspond toutefois au volume de conteneurs qu’il peut accueillir à un moment donné. Elle ne doit donc pas être additionnée aux 1,2 million d’EVP de capacité annuelle du terminal portuaire : les deux indicateurs ne mesurent pas la même chose.

Après l’entrepôt de Douala ouvert en 2023

Le dépôt de Kribi prolonge les investissements terrestres de Maersk au Cameroun. En septembre 2023, le groupe avait ouvert dans la zone portuaire de Douala un entrepôt et centre de distribution de 16 000 m², dont plus de 12 000 m² couverts et plus de 8 000 emplacements de palettes.

Les deux installations, de même superficie annoncée, remplissent toutefois des fonctions différentes. Le site de Douala est principalement destiné à l’entreposage, au dégroupage des cargaisons, à la distribution et à la préparation des commandes. Celui de Kribi est centré sur la gestion des conteneurs et leur connexion avec les flux maritimes et terrestres.

Avec Kribi, Maersk indique exploiter désormais huit dépôts en propre dans son réseau régional, en complément de plus de 20 installations gérées par des partenaires. L’ouverture du nouveau site porte de 150 000 à 166 000 m² la superficie cumulée de ses dépôts détenus en propre, soit une progression arithmétique de 10,7 %. Le groupe propose ces services dans dix pays d’Afrique de l’Ouest et centrale.

Maersk ne précise toutefois ni le coût de construction et d’équipement du dépôt de Kribi, ni son mode de financement, ni le nombre d’emplois créés. Le groupe ne publie pas non plus ses tarifs, le volume annuel de conteneurs attendu ou une estimation des économies que le site pourrait permettre à ses clients de réaliser. En l’absence de ces données, il reste difficile de mesurer le poids financier de cet investissement et son effet effectif sur les coûts logistiques des importateurs et exportateurs camerounais.

Baudouin Enama

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Assimi Goïta inaugure le Centre d’intelligence artificielle et de robotique

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À la veille du 66 anniversaire de l’indépendance du Mali, le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce lundi 21 septembre, à l’inauguration du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bouréma KANSAYE, ainsi que de la Directrice du centre, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA. La population de Kati s’est massivement mobilisée pour réserver un accueil chaleureux au Chef de l’État et à sa délégation.

Dans son allocution, le secrétaire général de la mairie de Kati, M. Zanga DAO, a salué l’installation de cette infrastructure comme un nouveau pilier de développement pour la commune et pour le pays tout entier. L’architecte, M. Abdoulaye ARAMA, a ensuite présenté l’ouvrage, doté d’espaces administratifs, de dortoirs, d’une salle de sport, d’un restaurant, d’une salle de drones et de salles techniques. La directrice, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA, a rappelé, pour sa part, la pose de la première pierre de ce joyau architectural en 2023.

Elle a saisi l’occasion pour exprimer toute sa fierté devant un centre appelé à offrir une formation rigoureuse et sélective, pour laquelle il sera fait appel à l’expertise des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora. Le ministre Bouréma KANSAYE a, pour sa part, salué un chantier « entièrement financé sur le budget national », concrétisant, selon lui, la vision portée par le Président de la Transition. Ces différentes interventions ont été suivies d’une visite guidée de l’infrastructure, à laquelle ont pris part le Chef de l’État et l’ensemble des invités.

Cette inauguration a été, pour le Président de la Transition, l’occasion d’adresser ses vœux de bonne fête à l’ensemble des Maliens, tout en formulant des souhaits de prompt rétablissement aux blessés et en priant pour le repos éternel des disparus. Il a inscrit l’inauguration du CIAR-Mali dans la continuité de l’œuvre des pères de l’indépendance. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a affirmé que le Mali dispose aujourd’hui de ressources humaines capables de rivaliser sur le plan international, avant d’adresser ses remerciements à l’ensemble des acteurs ayant permis l’aboutissement de cette initiative.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, invité les populations et les futurs usagers du centre à en prendre le plus grand soin. Selon ses explications, le CIAR-Mali permettra de poser les bases de la souveraineté technologique nationale. Le Président GOÏTA a également souligné que l’ensemble de l’infrastructure avait été construit par des entreprises maliennes. Il a aussi tenu à remercier le peuple malien pour sa résilience et son accompagnement constant, qui ont rendu possible la réalisation de ce projet, l’encourageant à poursuivre dans cette dynamique.

Le Président de la Transition a enfin précisé les attentes placées dans ce nouvel outil : apporter des solutions maliennes aux problèmes maliens, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la sécurité et des mines, tout en accroissant l’autonomie technologique du pays. Qualifiant le CIAR-Mali d’espoir pour le Mali, il s’est enfin réjoui de l’engouement manifesté par la jeunesse malienne pour les outils technologiques, qu’il considère comme un gage de réussite pour cette ambition de souveraineté, informe la présidence de la République du Mali.

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