Actualités locales
si Tchiroma veut poursuivre la bataille, il ne lui reste que la confrontation

Le professeur Édouard Bokagné, ancien chef de département d’Histoire de l’université de Yaoundé 1, estime que Issa Tchiroma Bakary n’a pas assez de moyens pour mener sa bataille jusqu’au bout.
Dans une récente analyse, l’enseignant explique que « la contestation demande, a minima, un appareil militant. Tchiroma n’en a pas. Plutôt, il possède un bric et un broc éclectique d’alliances hétéroclites dont il ne contrôle déjà plus la communication. C’est un ramassis de circonstance ; un fait-vite pour s’adapter à la situation. Ces gens qui le soutiennent ne s’entendent que sur ça ».
« Dans une situation comme celle-là, il ne faut pas se leurrer, la confrontation ne paiera pas. Que reste-t-il alors ? Simplement reculer », explique le Pr Édouard Bokagné.
« LE TRAIN ENTRE EN GARE…
Ça va bientôt être fini. La querelle des PV sur Facebook est une autre inutilité et une ultime occasion de s’insulter. Le processus électoral est pratiquement terminé. Toute la force de frappe de l’Union Pour le Changement s’est exprimée. Djeukam Tchameni peut se féliciter de sa praxis politique : que de bons résultats. Dschang a raflé le gros lot : tous ses camions poubelles et son palais de justice brûlés. Garoua y a prouvé qu’il peut massacrer une gendarmette et, Douala, qu’on peut y brûler un bâtiment.
Pour le reste, c’est sur Facebook que ça se passe. Chacun y va de sa prédiction. Une seule est désormais certaine : Issa Tchiroma ne sera pas proclamé président. Une autre le sera très bientôt : lui-même ne s’auto-proclamera pas. Il y a des signes qui ne trompent pas : il a repris en main sa communication de campagne dans laquelle il se présente comme le « candidat du Peuple ». Il n’ose nulle part se présenter comme « Président élu ».
En 2018, Kamto l’avait fait. Ce fut extrêmement risqué. C’est même ça la cause de tous ses déboires politiques. La posture de président élu impose une stratégie politique. Il faut passer de président putatif à président effectif. Et donc, glisser dans la surenchère dans une piste à deux voies : celle de l’affrontement frontal ou celle de la contestation permanente. Kamto avait pris la deuxième voie et s’était engagé dans le « non au hold-up électoral ».
Ce fut une impasse : d’abord juridique. Une fois qu’il avait échoué au conseil constitutionnel, il ne possédait plus de juridiction de recours au niveau national. Il a souhaité porter l’affaire à l’international : à l’UA par exemple. Il fallait qu’elle y fût reçue ; enrôlée ; connue. Il a essayé et n’a pas pu. Il a alors tenté de la transposer dans la rue. Ce fut la seconde impasse. Celle-ci était stratégique.
Pour imposer la rue, il faut disposer d’une masse critique qu’une élection ne fournit pas. J’ai toujours expliqué aux entêtés que la foule n’est pas nécessairement le peuple. Ceux qui sont concernés par l’élection ne sont pas le peuple, mais le corps électoral ; dans lequel on ne prend qu’une fraction : celle des suffrages valablement exprimés. Cette fraction doit encore être divisée par le nombre de candidats. L’électorat qui a soutenu celui-ci ne descendra pas dans la rue pour le combat de celui-là.
Et même l’électorat de celui qui veut mener son combat devra considérer des contingences sociales : la prise en compte des nécessités démographiques ; des impératifs économiques et d’autres réalités pas toujours évidentes. Tout ça, dans la rue, contribue à l’espacement des rangs. Plus on lance des slogans fanatiques, plus la troupe sur laquelle on compte se clairsème. Au final, personne n’a bronché quand Kamto s’est retrouvé où son impasse allait naturellement le mener : en prison. C’est ça la route de la contestation.
Tchiroma n’a pas les moyens de l’emprunter. La raison est très simple : il ne s’y est pas préparé. La contestation demande, a minima, un appareil militant. Tchiroma n’en a pas. Plutôt, il possède un bric et un broc éclectique d’alliances hétéroclites dont il ne contrôle déjà plus la communication. C’est un ramassis de circonstance ; un fait-vite pour s’adapter à la situation. Ces gens qui le soutiennent ne s’entendent que sur ça. Pour tout le reste – je dis bien tout – ils ne s’entendent pas.
Si Tchiroma veut poursuivre la bataille, même après la proclamation, il ne lui reste que la confrontation. Il devra donc se proclamer président et, allant plus loin que Kamto, prêter serment. C’est une route que, juriste chevronné, Kamto ne pouvait oser. Elle conduit à des vals moutonnés aux innombrables risques d’avalanche. Se décréter président vous fait courir le risque de subir une pluie de rochers. Un tel risque, je ne vois vraiment pas Tchiroma l’oser. Mais après tout, pourquoi pas ?
La confrontation, c’est un affrontement. David peut y vaincre Goliath, à condition d’avoir – et de savoir – sur quoi compter. L’un aura ses soldats et l’autre, ses babanas. Ce sont des armées qu’il ne faut pas mépriser. Mais qui n’ont pas les mêmes tactiques pour se déployer. Les commandos babanas – pour ce que ça vaut – ne peuvent se mouvoir au-delà de Garoua. Et encore : pas vraiment beaucoup plus loin que la résidence d’Issa Tchiroma qui, de ce fait, peut être encerclée.
Quand il y a eu la crise politique au Niger après le coup d’État, l’ambassadeur français en fut expulsé. La France a voulu s’entêter. L’armée nigérienne l’a encerclée. On lui a coupé l’eau, les vivres et l’électricité. Pas moyen de sortir pour se ravitailler. C’était arrivé à John Fru Ndi à Ntarikon. Il a tenu deux mois. Il n’a plus jamais recommencé. Il paraît que quand l’ambassadrice américaine est venue dans ce siège le visiter, il s’était plaint que ses chèvres n’avaient pas mangé. On dit souvent ce genre de choses dans ces cas-là.
Kamto lui-même connaît ça. Il a promis de s’opposer à toutes les élections. Résultat : la troupe est venue encercler sa maison. Il y est resté en prison deux mois. Il paraît qu’il y est devenu poète tandis que ses militantes, au dehors, paradaient sans caleçon. La politique, au Cameroun, peut rendre fou. Surtout en cas de confrontation. Je ne connais pas très bien Tchiroma. Mais j’en sais assez pour le savoir capable de volte-face. Et assez intelligent pour connaître les secteurs qui peuvent porter.
Dans une situation comme celle-là, il ne faut pas se leurrer, la confrontation ne paiera pas. Que reste-t-il alors ? Simplement reculer. C’est ce qu’avait fait Galilée : « eppur si muove » (et pourtant, elle tourne !) avait-il grommelé après avoir été forcé de nier que la Terre tourne autour du soleil. Il pourra toujours s’écrier : pourtant, j’ai gagné ! Comme Fru Ndi avait gagné. Comme Kamto avait gagné. Mais c’est quelqu’un d’autre qu’on va proclamer.
Quand le train entre en gare, c’est très simple : le voyage est terminé.
On emballe ses effets. On descend et on va vaquer à d’utiles occupations.
Comme préparer les prochaines législatives. Si Kamto l’avait fait, il ne l’aurait pas regretté.
Si Tchiroma le fait, va-t-il le regretter ? Posez-lui la question… »
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Naples met fin aux rumeurs et sécurise l’avenir de Zambo Anguissa
Les rumeurs d’un départ d’André-Frank Zambo Anguissa peuvent désormais être rangées au rayon des spéculations. Alors que son nom circulait avec insistance parmi les pistes de plusieurs clubs à l’approche du mercato estival, le milieu de terrain camerounais poursuivra bel et bien son aventure avec le SSC Naples.
Le club italien a en effet décidé de lever l’option prévue dans le contrat de l’international camerounais, mettant ainsi un terme aux incertitudes entourant son avenir. Une décision confirmée par le directeur sportif des Partenopei, Giovanni Manna, dans une déclaration accordée au journaliste Fabrizio Romano.
« Nous faisons confiance à Zambo Anguissa. C’est un joueur clé pour Naples, et nous voulons continuer avec lui. Nous avons déjà activé l’option pour le garder une année de plus. »
Grâce à cette clause, André-Frank Zambo Anguissa est désormais lié au club napolitain jusqu’en juin 2028. Un signal fort envoyé par les dirigeants, qui réaffirment leur confiance envers l’un des piliers de l’entrejeu napolitain.
Arrivé en 2021 en provenance de Fulham, le Lion Indomptable s’est progressivement imposé comme une référence à son poste en Serie A. Par son impact physique, sa qualité de relance et sa régularité, le milieu de 30 ans a joué un rôle majeur dans les succès récents de Naples, notamment lors du sacre historique en championnat.
À l’aube d’une nouvelle saison, Zambo Anguissa se rapproche également d’un cap symbolique, celui des 200 rencontres disputées sous les couleurs des Partenopei. Une longévité qui témoigne de son importance au sein de l’effectif napolitain et qui confirme son statut de cadre incontournable du club.
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Socadel annonce les coupures ce samedi 25 juillet 2026 – Liste des quartiers concernés
La Société Camerounaise d’Électricité (Socadel) donne comme raison de ces coupures les travaux de maintenance sur le réseau de distribution avec impact.
Lire ici la note de la Socadel :
Les clients de Douala sont informés que, des travaux de maintenance vont perturber la fourniture d’énergie dans les zones suivantes :
Samedi 25 Juillet 2026 de 06H00-18H00 :
Ndogbong, Commissariat 10ème, Bocom Missoke et leurs environs
Mardi 28 Juillet 2026 de 06H00-18H00:
Feux Rouge Bessengue, Bessengue, Entree Gare Voyageurs
–Mercredi 29 Juillet 2026 de 06H00-18H00:
Deido, Bonagando, Bonamouty, Hôpital De Deido, Bonateki, Bonewonda, Bonabassem et leurs environs
–Jeudi 30 Juillet 2026 de 06H00-18H00:
Client Brasaf, Carrefour Mutzig Boadibo, Fermencam, Cocotier, Agrovet Industrie, Afrique Gaz, Client Sitracel et leurs environs
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Jürgen Klopp, nouveau sélectionneur de l’Allemagne

Jürgen Klopp est le nouveau sélectionneur de l’Allemagne. Le technicien allemand a pris officiellement ses fonctions ce vendredi 24 juillet 2026. Il a paraphé un contrat de quatre ans, soit jusqu’à la Coupe du monde 2030.
Une nouvelle ère s’ouvre pour la Nationalmannschaft, l’équipe fanion de l’Allemagne. Après une Coupe du monde ratée (éliminée par le Paraguay en 16e de finale), l’Allemagne lance un chantier de reconstruction. Ce vendredi, la Fédération allemande de football a officialisé la nomination de Jürgen Klopp.
« Nous sommes heureux de pouvoir présenter Jürgen Klopp en tant que nouvel entraîneur », a déclaré Bernd Neuendorf, président de l’instance dirigeante du football allemand, au cours d’une conférence de presse. Le technicien de 59 ans a paraphé un contrat de quatre ans. Il disputera donc la Ligue des Nations 2027, l’Euro 2028 et la Coupe du monde 2030, prévue au Maroc, en Espagne et au Portugal.
Après des succès clés au Borussia Dortmund et à Liverpool, où il a notamment remporté la Ligue des champions, Jürgen Klopp va relever un défi important de sa carrière avec l’équipe nationale de son pays. « C’est idéalement le point culminant de ma carrière, de ma vie, de ma vie professionnelle. J’y mettrai toutes mes forces à disposition », a-t-il déclaré. Il sera attendu pour ses premiers choix forts à la tête de l’Allemagne dès le prochain rassemblement.
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