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Issa Tchiroma publie un “Appel à la responsabilité de nos Forces de défense et de sécurité”

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Issa Tchiroma publie un “Appel à la responsabilité de nos Forces de défense et de sécurité”
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L’appel est ainsi adressé « à nos vaillants soldats » dans un contexte d’attente des résultats issus du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.

« Je sais votre sens du devoir. Je connais votre amour pour la patrie. Et je vous le dis, avec respect et confiance : l’armée de notre Nation n’est pas une armée de répression, mais une armée républicaine. Elle doit se tenir du côté de la vérité, du côté du peuple, du côté de la paix. Le moment est venu de prouver que l’armée du Cameroun est républicaine, digne et patriote. Le peuple n’attend pas de vous la force, il attend de vous la protection », a écrit notamment Issa Tchiroma Bakary.

APPEL A LA RESPONSABILITE DE NOS FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

A nos vaillants soldats,

Chers fils et filles de notre Nation,

Notre peuple, véritable melting pot de corps de métiers, recèle en son sein, un corps d’élite, celui des hommes et femmes en tenue et dont la spécificité est d’être prêt à tout sacrifier pour servir la République et ses Institutions.

Ils ne sont pas au service d’un Clan, d’une Caste ou d’un Ordre mystique quelconque. Avec équanimité Ils sont au service de tout le peuple ; et parce que vivant au sein de ce peuple, lui aussi vit dans sa chair, la souffrance, la pauvreté, qui conduit à la misère.

Toutes les frustrations et tous les dénis de droit, qui ont fini par placer les Camerounais, le dos au mur. Et c’est d’une seule voix que l’immense majorité de notre peuple, manifeste son désarroi, son désespoir et réclame à cor et à crie changement.

Ce peuple baroudeur, audacieux, conquérant, ne saurait s’accommoder, après tant de souffrances et de sacrifices, et parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets, de ce qu’on leur dise que le peuple camerounais a renouvelé sa confiance à celui qu’il estime être la cause de tous leurs malheurs.

Et pour parvenir à cet objectif funeste irréaliste, incompréhensible et inacceptable et parce qu’à l’occasion de cette élection, le peuple a massivement jeté son dévolu sur son candidat de choix, une telle décision provoquerait, un désarroi et un désespoir au sein de toute la nation, et Dieu seul sait quelles en seront les conséquences.
Puisque sa mise en œuvre nécessitera l’implication des hommes en tenue, on leur demandera alors de violenter le peuple, de retourner leurs armes contre leur propre peuple.

C’est au terme de cette réflexion que je partage avec toute la Nation que j’ai décidé de m’adresser à nos forces de défense.

En ce moment crucial de notre histoire, notre Nation traverse une épreuve décisive. Le monde nous observe. Il vous observe.

Notre peuple, dans la paix et la maturité, s’est rendu massivement aux urnes le 12 octobre dernier pour exprimer sa volonté souveraine. Ce peuple courageux a voté avec l’espoir que sa voix compte, que sa volonté soit respectée, que la vérité des urnes triomphe.

Mais malheureusement depuis quelques jours, des manœuvres contraires à la vérité du scrutin cherchent par tous les moyens à détourner ce choix clair, plongeant notre cher et beau pays dans l’incertitude.

Chacun voit, chacun entend, chacun sait. Des preuves accablantes de fraudes massives circulent. Le peuple, témoin de ces injustices, descend dans les rues ici et là, non pour détruire, mais pour défendre sa dignité. Il réclame simplement la vérité, la vérité de son choix, la vérité de son avenir.

C’est dans ce contexte que je m’adresse à vous, forces de défense et de sécurité du Cameroun, piliers de notre République.

Vous êtes les gardiens de la Nation, les protecteurs de la patrie, les boucliers du peuple. Vous n’êtes pas les instruments d’un homme ni d’un régime. Vous êtes au service d’un seul maître : le peuple souverain. Vous avez prêté serment à la Constitution et non à une photo ou encore à des ordres venus d’un entourage invisible.
Je vous appelle aujourd’hui à la grandeur et à la responsabilité.

Ne prêtez pas vos armes à l’injustice. Ne laissez pas le sang de vos frères, de vos sœurs, de vos parents couler pour défendre le mensonge, pour défendre un régime installé depuis 43 ans s’éternise.

Un régime qui vous méprise et vous appauvri.

Protégez les populations, refusez les ordres injustes qui vous demanderaient de tirer sur vos compatriotes ! L’histoire retient toujours ceux qui, au moment du choix, ont su rester du coté de la vérité et de la justice.
Sachez que nul ne pourra se cacher derrière un ordre illégal pour justifier des violences contre des innocents, la responsabilité personnelle de chacun est engagée devant la loi, la Nation et surtout devant Dieu. Ceux qui vous donneraient des ordres contraires à la loi et à la conscience ne porteront pas votre responsabilité : elle sera individuelle, personnelle et historique.

Je sais votre sens du devoir. Je connais votre amour pour la patrie.
Et je vous le dis, avec respect et confiance : l’armée de notre Nation n’est pas une armée de répression, mais une armée républicaine. Elle doit se tenir du côté de la vérité, du côté du peuple, du côté de la paix.

Le moment est venu de prouver que l’armée du Cameroun est républicaine, digne et patriote.
Le peuple n’attend pas de vous la force, il attend de vous la protection.
Il n’attend pas la peur, il attend la justice.
Il n’attend pas la division, il attend l’honneur.
Aidez-le à rétablir pacifiquement la vérité.

L’heure est venue de montrer au monde que notre armée appartient à la République et non à un clan.
Que nos soldats sont les fils du peuple, et qu’ils ne tourneront jamais leurs armes contre leurs propres frères, sœurs, parents ou enfants.

Je vous invite à rester dignes, à rester professionnels, et à rester du bon côté de l’Histoire.
Le peuple a parlé dans les urnes le 12 Octobre dernier. Son choix doit être respecté.
Et rien, ni la peur, ni la manipulation, ne pourra arrêter la manifestation de cette vérité.
Que Dieu bénisse notre armée,
Que Dieu bénisse notre peuple,
Et que Dieu bénisse le Cameroun.

Issa Tchiroma Bakary

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pourquoi la vente du livre de Paul Atanga Nji dans les services du gouverneur suscite la polémique

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pourquoi la vente du livre de Paul Atanga Nji dans les services du gouverneur suscite la polémique
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L’annonce de la disponibilité de l’ouvrage dans les services du gouverneur de la région de l’Adamaoua dans un communiqué en date du 2 novembre 2026 alimente des interrogations. Mais les critiques participent à faire connaître le livre.

Le communiqué signé du gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar, lundi dernier, s’adresse aux populations de la région, aux autorités administratives, traditionnelles et religieuses. Le document annonce la disponibilité, au cabinet du gouverneur, de l’ouvrage « Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine » écrit par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Le livre coûte, d’après le gouverneur, 10 000 FCFA. Mais l’annonce qui devrait attirer les intéressés pour l’achat de l’ouvrage semble faire un autre effet.

Elle suscite des interrogations. Celle sur la mise à disposition des services administratifs pour la commercialisation d’un ouvrage privé. Et celle de la nécessité de communiquer ou non sur cette commercialisation qui se déroule au sein des administrations sensées rendre des services publics gratuits aux usagers. Ceux qui s’interrogent à ce sujet posent sur la table le problème de la transformation des services publics administratifs en espaces de vente. Des réactions et critiques qui affluent depuis la publication de la communication hier, celle du député Cabral Libii retiennent l’attention.

Dans une sortie maquillée de rhétorique, le président du parti camerounais pour la réconciliation nationale recommande l’attachement à deux valeurs au sein de l’État. « Malgré les circonstances, nous devons demeurer attachés à une conception élevée de l’État, ainsi qu’au respect scrupuleux de ses institutions et des principes qui fondent leur autorité », réagit-il via les réseaux sociaux.

Paru aux éditions De La Sangha le 10 septembre 2025, l’ouvrage du ministre Paul Atanga Nji a pour titre complet : « Atanga Nji Paul, 37 ans de fidélité sans faille au Président Paul Biya et aux institutions républicaines ». « Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine » est le sous-titre de l’ouvrage. Le livre de 391 pages est un récit autobiographique qui retrace la carrière politique du ministre et son engagement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Il explique l’action politique de l’auteur, le sens de la légalité républicaine selon lui.

Il a été publié un mois avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et contient aussi des éléments destinés à fournir des éclairages sur la personnalité du président de la République Paul Biya. Sa parution faisait partie d’une série d’autres ouvrages publiés durant cette année dans l’optique de favoriser la réélection du candidat du Rdpc lors du scrutin.

Atanga Nji Paul, 37 ans de fidélité sans faille au Président Paul Biya et aux institutions républicaines. Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine (c) Droits réservés

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Route Babadjou-Bamenda : la CDEC annonce avoir récupéré 4,2 milliards de FCFA dans l’affaire BOFAS

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Route Babadjou-Bamenda : la CDEC annonce avoir récupéré 4,2 milliards de FCFA dans l’affaire BOFAS
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(Investir au Cameroun) – La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) affirme avoir récupéré la totalité des cautionnements bancaires liés au marché de réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda attribué à BOFAS Sarl, pour un montant annoncé de 4,2 milliards de FCFA. L’information a été communiquée le 30 octobre 2026 à Yaoundé, lors d’un déjeuner de presse organisé par l’institution. Ce recouvrement intervient après plusieurs mois de différend avec Afriland First Bank, qui avait émis les garanties du marché, et de procédures visant des établissements détenant des fonds appartenant à cette banque.

Selon les informations recueillies parInvestir au Cameroun, BGFIBank Cameroun a contribué à ce recouvrement en reversant à la CDEC des avoirs appartenant à Afriland First Bank. Sollicitée en qualité de tiers détenteur, elle avait décidé, à compter du 26 mars 2026, de se retirer des procédures judiciaires en cours afin d’engager des négociations avec la CDEC. Le montant précis de sa contribution au recouvrement annoncé n’a toutefois pas été communiqué.

Cette intervention s’inscrit dans une procédure engagée plusieurs mois auparavant. Le 26 février 2026, la CDEC avait adressé des commandements de payer à BGFIBank Cameroun et à Orange Money Cameroun, leur réclamant 3,68 milliards de FCFA, dont 3,58 milliards de principal et 101 millions d’intérêts de retard. Les deux établissements étaient visés en raison des avoirs d’Afriland qu’ils étaient susceptibles de détenir, et non parce qu’ils avaient eux-mêmes émis des garanties pour BOFAS.

Des garanties contestées après la résiliation du marché

Le différend trouve son origine dans un marché de 14,32 milliards de FCFA attribué de gré à gré à BOFAS en 2022. Le contrat portait sur la réhabilitation de la section 3 de la route Babadjou-Bamenda, correspondant au contournement de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Il a été résilié le 26 février 2024 par le ministère des Travaux publics, qui invoquait la défaillance de l’entreprise dans l’exécution des travaux.

Pour sécuriser ce marché, Afriland First Bank avait délivré deux garanties : une garantie de restitution d’avance de 2,864 milliards de FCFA et une caution personnelle et solidaire d’environ 1,4 milliard. Ces deux montants représentent ensemble près de 4,26 milliards de FCFA.

Dans une correspondance du 10 septembre 2025, la CDEC évaluait toutefois sa créance à 4,296 milliards de FCFA et exigeait son recouvrement intégral. Les éléments disponibles ne permettent pas de rapprocher précisément ce montant des 4,2 milliards aujourd’hui annoncés comme récupérés.

Avant l’engagement des dernières procédures de recouvrement, une tentative de médiation avait été organisée le 7 août 2025 à la direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), à Yaoundé. Un projet d’accord prévoyait notamment un premier versement de 900 millions de FCFA. La CDEC avait refusé de valider cet arrangement, estimant qu’il ne garantissait pas le paiement intégral de sa créance. Le différend s’était ensuite poursuivi sur le terrain judiciaire.

La procédure visant les tiers détenteurs avait également donné lieu à une contestation d’Orange Money Cameroun. Le 7 avril 2026, le tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif avait rejeté sa demande d’annulation du commandement de payer du 26 février. BGFIBank avait, pour sa part, privilégié la négociation.

Le recouvrement annoncé dans le dossier BOFAS s’ajoute aux opérations engagées par la CDEC pour récupérer les ressources qu’elle estime lui être dues. Lors de sa présentation du 30 octobre, l’institution a indiqué avoir recouvré 19,3 milliards de FCFA de principal en 2025, dont 11,7 milliards auprès de banques poursuivies en justice et 7,6 milliards correspondant à des cautions de marchés publics appelées par le ministère des Travaux publics.

Amina Malloum

Lire aussi :

14-04-2026 – Affaire BOFAS-Afriland : la justice déboute Orange Money, BGFIBank se retire face à la CDEC

25-03-2026 – Route Babajou-Bamenda : les dessous de la médiation avortée entre la CDEC et Afriland First Bank

06-03-2026 – Route Bamenda–Babajou : Afriland, BGFIBank et Orange Money exposés à des mesures de saisie dans l’affaire BOFAS

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Elections législatives et municipales 2027 : Djeukam Tchameni s’adresse aux partisans du boycott !

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Djeukam Tchameni, cadre de l’Union pour le Changement au Cameroun a mis en garde contre le boycott des élections municipales et législatives de 2027. Depuis […]

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