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Gimacpay franchit la barre des 600 milliards FCFA de transactions, dopée par le mobile money

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Gimacpay franchit la barre des 600 milliards FCFA de transactions, dopée par le mobile money
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(Investir au Cameroun) – La plateforme Gimacpay, opérée par le Groupement interbancaire monétique d’Afrique centrale (Gimac), a traité plus de 12 millions de transactions pour une valeur cumulée de 601,7 milliards FCFA au 31 décembre 2023, selon les dernières données publiées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

Cette performance traduit une hausse de plus de 50 % en valeur par rapport à 2022, année où la plateforme avait enregistré 10 millions d’opérations pour 395 milliards FCFA. Une progression continue saluée par le directeur général du Gimac, Valentin Mbozo’o, pour qui « cette performance a été rendue possible grâce à une plateforme principale certifiée PCI-DSS à Yaoundé et une infrastructure de secours à Douala ».

Le Gimac revendique par ailleurs 35 % des 2,7 millions de cartes de paiement en circulation dans la Cemac, soit 964 150 cartes actives.

Les données de la BEAC confirment la suprématie du mobile money dans les usages financiers au sein de la sous-région : 73 % des transactions en volume et 65 % en valeur ont été réalisées via les portefeuilles électroniques, contre respectivement 27 % et 35 % pour les cartes bancaires. Ce basculement massif vers le numérique illustre la transformation structurelle de l’écosystème financier, où la téléphonie mobile s’impose comme vecteur d’inclusion et d’interopérabilité.

Un réseau élargi mais encore perfectible

Le réseau Gimacpay compte aujourd’hui 95 participants, dont 53 banques, 13 établissements de microfinance, 11 opérateurs de mobile money, le Trésor public camerounais, un service financier postal et 16 agrégateurs connectés à la plateforme. Ces acteurs assurent la fluidité des échanges entre institutions financières, mais la BEAC note encore des retards dans l’application du cadre réglementaire sur l’interopérabilité, notamment en ce qui concerne l’instruction n°001/GR/2018 du gouverneur, qui définit les systèmes de paiement monétique dans la zone Cemac.

Avec 62,11 % des comptes actifs et 63,58 % des transactions enregistrées, le Cameroun se positionne comme le leader incontesté du mobile money dans la sous-région. Sur les 40 millions de comptes recensés dans les six pays de la Cemac (contre 37 millions en 2022, soit une croissance de 7,1 %), le pays concentre à lui seul près de 25 millions de comptes.

Cette domination reflète le dynamisme du marché camerounais, soutenu par une forte pénétration des services numériques, une concurrence accrue entre opérateurs et la montée en puissance des services interopérables.

Amina Malloum

Lire aussi :

17-10-2025 – Cemac : avec 557,3 milliards de FCFA reçus en 2023, le Mobile Money dope les transferts d’argent de la diaspora

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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun programme ses marchés sur une enveloppe de 238 milliards de FCFA

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Corridor Douala-Bangui : le Cameroun programme ses marchés sur une enveloppe de 238 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun enclenche la procédure de passation des marchés de son volet du Programme d’aménagement du corridor économique Douala-Bangui (PACE-DB). Le ministère des Travaux publics (Mintp) a rendu public, le 22 juillet 2026, un avis général recensant les travaux, les études et les prestations de conseil qui seront progressivement mis en concurrence.

Le financement mentionné dans cet avis s’élève à 362,9 millions d’euros, soit environ 238 milliards de FCFA. Il correspond au volet camerounais, présenté comme l’équivalent de 425 millions de dollars dans les documents du projet. Cette enveloppe ne doit pas être confondue avec les 1,12 milliard de dollars — environ 646 milliards de FCFA — annoncés pour l’ensemble du programme régional.

Approuvé le 12 juin 2026 par la Banque mondiale selon une approche programmatique en plusieurs phases, le projet démarre par une première tranche de 525 millions de dollars. Celle-ci répartit 425 millions entre la BIRD et l’IDA pour le Cameroun, 90 millions de dollars pour la République centrafricaine et 10 millions pour l’accompagnement des réformes régionales par la Cemac.

Yaoundé-Édéa concentrera le principal marché de travaux

Au Cameroun, le principal chantier porte sur la reconstruction de la Route nationale n°3 entre Yaoundé et Édéa, sur 164 kilomètres. Les travaux doivent être répartis en trois lots : Yaoundé-Madoumba, Madoumba-Pont Ndoupé et Pont Ndoupé-Édéa.

Le programme prévoit la reconstruction de la chaussée, le redressement de virages dangereux ainsi que l’aménagement de plus d’une dizaine de créneaux de dépassement en 2 × 2 voies. Deux stations de pesage doivent également être construites et digitalisées afin de renforcer le contrôle de la charge à l’essieu.

Selon le calendrier indicatif du Mintp, l’ouverture des offres pour les travaux est prévue à partir du 12 août 2026. Des cabinets seront recrutés séparément pour assurer le contrôle et la supervision de chacun des trois lots.

L’avis général ne vaut toutefois ni attribution des contrats ni démarrage des travaux. Il précise que « les avis spécifiques de passation des marchés […] seront publiés au fur et à mesure qu’ils seront disponibles ». Les entreprises devront donc attendre chaque appel d’offres ou appel à manifestations d’intérêt pour soumissionner.

Logistique, sécurité et desserte des bassins de production

Le programme dépasse la seule reconstruction de la RN3. Il prévoit notamment des études techniques, environnementales et sociales sur les 578 kilomètres de l’itinéraire Yaoundé-Ayos-Bonis-Bertoua-Garoua-Boulaï.

Le Cameroun envisage également de déployer des systèmes intelligents d’aide à la conduite sur 3 000 poids lourds. À cela s’ajoutent une assistance technique à la programmation de l’entretien routier, la modernisation du système de gestion des actifs routiers et des réformes du contrôle de la charge à l’essieu.

D’autres marchés porteront sur la réhabilitation des routes de desserte vers les zones agricoles et industrielles. Le gouvernement prévoit aussi la conception d’une plateforme logistique à Édéa, avec une prise en compte de la résilience climatique et d’une éventuelle structuration en partenariat public-privé.

Une étude de faisabilité est enfin annoncée pour un projet d’infrastructures de transport multimodal dans le Littoral. En revanche, la section Édéa-Douala, longue de 51 kilomètres jusqu’au pont sur la Dibamba, ainsi que la construction d’un second pont, sont encore en préparation en vue d’un cofinancement par l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne.

Un corridor vital, plombé par les coûts et les contrôles

Long de plus de 1 400 kilomètres, le corridor Douala-Bangui constitue la principale voie d’approvisionnement de la République centrafricaine. Plus de 80 % du commerce extérieur centrafricain transite par cet itinéraire, qui relie Bangui aux infrastructures portuaires camerounaises.

Son fonctionnement reste cependant pénalisé par la dégradation des routes et par de nombreux obstacles administratifs. Selon la Banque mondiale, les coûts de transport peuvent atteindre 270 dollars par tonne et les délais d’acheminement varient entre neuf et douze jours dans des conditions normales.

La partie camerounaise compte, à elle seule, 38 postes de contrôle, dont 17 seraient associés à des paiements informels. Ces contraintes renchérissent les marchandises destinées à la RCA, ralentissent les flux commerciaux et réduisent la compétitivité logistique du Cameroun.

Pour Cheick Kanté, directeur de division à la Banque mondiale, l’approche retenue dépasse ainsi la seule remise en état des routes : « Il combine la réhabilitation des infrastructures, des réformes logistiques et politiques », explique-t-il, en évoquant également l’ouverture de débouchés économiques et l’attraction des investissements privés.

La Banque mondiale estime que le programme pourrait générer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble de son cycle de vie. L’entretien courant et périodique des infrastructures pourrait soutenir 150 à 250 emplois supplémentaires par an. Ces chiffres restent des projections, dont la réalisation dépendra du rythme d’attribution des marchés et de l’exécution effective des différentes phases.

La publication de l’avis général constitue donc une première étape opérationnelle. Le véritable test portera désormais sur le lancement des consultations, la mobilisation des entreprises, la maîtrise des délais et la capacité des autorités à transformer cette programmation financière en infrastructures effectivement livrées.

Patricia Ngo Ngouem

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La FIFA veut changer de dimension avec sa nouvelle arme financière à 10 milliards de dollars

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La FIFA prépare une véritable révolution dans sa stratégie financière. L’instance dirigeante du football mondial a annoncé, mardi, la création envisagée d’une nouvelle entité commerciale […]

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Travailleurs étrangers : 61 % des 30 000 estimés au Cameroun ne figurent pas dans le fichier du Minefop

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Travailleurs étrangers : 61 % des 30 000 estimés au Cameroun ne figurent pas dans le fichier du Minefop
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(Investir au Cameroun) – Le fichier national en cours d’élaboration au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) recense actuellement 11 800 travailleurs étrangers, pour une population estimée à environ 30 000 personnes exerçant une activité professionnelle au Cameroun. Le dispositif administratif ne couvre ainsi que 39,3 % de l’effectif évalué par le gouvernement.

Ces chiffres ont été communiqués le 28 juillet 2026 par Jeanine Ngo’o Eba, directrice de la régulation de la main-d’œuvre au Minefop, sur les antennes de la radio nationale. Ils interviennent un peu plus d’un mois après le lancement, le 22 juin, d’une nouvelle campagne nationale de contrôle de la main-d’œuvre étrangère.

Le taux de 39,3 % ne signifie toutefois pas que les 60,7 % restants sont tous en situation irrégulière. Il mesure l’écart entre une estimation globale et un fichier encore en construction. Cet écart représente environ 18 200 personnes dont la situation administrative reste à déterminer.

Un écart de 18 200 personnes encore à qualifier

Plusieurs catégories peuvent se retrouver hors du fichier : les travailleurs dépourvus de contrat visé, ceux dont l’autorisation est en cours de renouvellement, les dossiers non encore intégrés dans la base numérique ou encore les étrangers comptabilisés dans l’estimation alors qu’ils ont cessé leur activité.

Le Minefop n’a pas précisé la méthode utilisée pour estimer à 30 000 le nombre total de travailleurs étrangers. Il n’a pas davantage ventilé les 11 800 personnes enregistrées par nationalité, secteur d’activité, région ou niveau de qualification.

Cette absence de détail empêche, pour l’instant, de mesurer précisément l’ampleur du travail irrégulier. Le chiffre permet surtout d’évaluer le déficit de couverture du fichier administratif que le gouvernement cherche à consolider.

La campagne lancée en juin cible les entreprises publiques et privées, les grands projets ainsi que les autres structures employant des travailleurs étrangers. Dans sa note du 8 juin, le ministre de l’Emploi par intérim, Mounouna Foutsou, rappelait vouloir « assurer une meilleure régulation des flux de main-d’œuvre étrangère [et] préserver les opportunités d’emploi des nationaux ».

Une centaine de régularisations annoncées chaque jour

Selon Jeanine Ngo’o Eba, l’opération commence à inciter les travailleurs concernés et leurs employeurs à se rapprocher de l’administration. « Depuis que la campagne a été lancée, nous enregistrons en moyenne une centaine de travailleurs étrangers en situation irrégulière qui viennent régulariser leur situation », a-t-elle déclaré.

Rapportée arithmétiquement à trente jours, cette cadence correspondrait à environ 3 000 démarches de régularisation. Ce chiffre reste toutefois théorique : le ministère ne précise pas si la moyenne est calculée sur les jours ouvrables ou sur l’ensemble de la période, ni si elle porte sur les dossiers reçus ou sur les visas effectivement délivrés.

La distinction est importante. Le dépôt d’une demande ne garantit pas son approbation. Le Minefop doit notamment vérifier le contrat, les qualifications du travailleur, sa situation administrative et le respect des obligations financières par l’employeur.

L’article 27 du Code du travail camerounais dispose que tout contrat concernant un travailleur de nationalité étrangère doit être visé par le ministre chargé de l’Emploi avant son exécution. La demande incombe à l’employeur et le contrat est nul de plein droit lorsque le visa est refusé.

Les autorités affirment qu’une partie des étrangers concernés entre au Cameroun avec un visa de tourisme, de visite ou d’affaires avant d’occuper un emploi salarié sans contrat dûment visé. La campagne doit donc permettre de rapprocher les données du Minefop de celles des services chargés de l’immigration et du séjour des étrangers.

Des recettes presque triplées en 2024

Le contrôle de la main-d’œuvre étrangère comporte également un enjeu financier. Les recettes non fiscales liées au visa des contrats des travailleurs étrangers sont passées de 5 milliards de FCFA en 2023 à 14,46 milliards en 2024.

La progression atteint 9,46 milliards de FCFA, soit 189,2 % en un an. Malgré cette hausse, le montant collecté en 2024 est resté inférieur à l’objectif de 20 milliards de FCFA annoncé par les autorités. Le même niveau de recettes était de nouveau visé en 2025.

Le barème applicable en 2025 fixe la contribution au visa du contrat à l’équivalent de deux mois de salaire et de traitement brut pour un travailleur non africain. Pour les travailleurs africains, elle correspond à un mois de salaire brut, avec un abattement de 50 %. La réglementation prévoit également des sanctions financières contre les employeurs qui maintiennent en activité des salariés étrangers sans contrat régulièrement visé. Ministère des Finances, loi de finances 2025.

Au-delà des recettes, le principal enjeu reste la fiabilité du fichier national. Pour mesurer les résultats de la campagne, le Minefop devra désormais distinguer le nombre de travailleurs enregistrés, les dossiers en cours, les visas accordés, les situations effectivement irrégulières et les sanctions prononcées.

Patricia Ngo Ngouem

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