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je pleure en voyant ce qu’est devenue notre chère ville de Dschang

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je pleure en voyant ce qu’est devenue notre chère ville de Dschang
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Le ministre délégué à la Justice dénonce les actes de vandalisme perpétré au tribunal de Dschang et sur d’autres édifices publics de la ville. Il accuse « des vandales venus d’ailleurs » comme responsables de ces actes.

«Pourquoi, sur les 360 communes que compte le Cameroun, fallait-il que ce soit Dschang qui se distingue négativement ? Pourquoi les jeunes de la Menoua n’ont-ils pas levé le petit doigt pour protéger ce qui leur appartient ? Pourquoi ont-ils permis que des vandales venus d’ailleurs détruisent sous leurs yeux un pan entier de leur propre histoire ?« , se lamente Jean De Dieu Momo.

« Mon cœur saigne et mes larmes coulent.

Oui, je pleure. Je pleure en voyant ce qu’est devenue notre chère ville de Dschang, hier symbole de fierté, aujourd’hui meurtrie dans sa chair et dans son âme. Le 12 octobre, alors que le pays venait de vivre une nouvelle élection présidentielle, un événement tragique est venu entacher la dignité de notre cité : le Palais de Justice de Dschang a été incendié au soir du 15 octobre 2025!

Alors même que le décompte des voix était encore en cours, et que les procès-verbaux des arrondissements n’étaient pas encore entièrement compilés, des jeunes, manifestement manipulés, ont choisi la violence pour exprimer leur frustration face à ce qu’ils qualifient de « fraude électorale ». Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi avoir choisi de détruire ce que des générations ont mis près d’un siècle à construire ?

Ce n’est pas n’importe quel bâtiment qui a été réduit en cendres. C’est un joyau architectural, un vestige du passé colonial, témoin de la grandeur historique de Dschang. Construit dans les années 1930, en même temps que le Centre Climatique, ce Palais de Justice faisait partie du patrimoine bâti de la ville, symbole de l’urbanité que connaissait Dschang à une époque où le Cameroun ne comptait même pas cinq villes dignes de ce nom.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec les heures sombres de notre histoire. Comme dans les jeunes années précédant l’indépendance du Cameroun, la Menoua, une fois encore, n’a pas su protéger sa ville phare. Cette fois encore, la jeunesse de Dschang a laissé faire, impuissante ou indifférente. Elle a permis à des pyromanes — sans foi ni loi — de réduire en cendres un bien commun. Était-ce un manque de vigilance ? Une complicité tacite ? Ou tout simplement un abandon collectif ?

Pourquoi Dschang ? Pourquoi, sur les 360 communes que compte le Cameroun, fallait-il que ce soit Dschang qui se distingue négativement ? Pourquoi les jeunes de la Menoua n’ont-ils pas levé le petit doigt pour protéger ce qui leur appartient ? Pourquoi ont-ils permis que des vandales venus d’ailleurs détruisent sous leurs yeux un pan entier de leur propre histoire ?

Mon cœur saigne et je pleure.

Je pleure d’autant plus que je me bats, depuis des années, pour que les pouvoirs publics dotent Dschang d’un nouveau palais de justice, moderne et fonctionnel. Et voilà que ceux-là mêmes pour qui nous menons ce combat sabotent toute avancée, toute initiative, en détruisant l’existant — sans même avoir de solution de rechange, sans même comprendre la gravité de leur geste.

Sommes-nous donc maudits, à Dschang, à toujours suivre les vents contraires, ceux qui nous viennent des enfers ? Sommes-nous condamnés à détruire ce que nous avons au lieu de le préserver et de l’améliorer ?

Oui, mon cœur saigne. Et je pleure.

Je pleure notre beau Palais de Justice, parti en fumée sous le regard des fils et filles de la Menoua. Je pleure la mémoire que nous avons laissée partir en cendres. Mais surtout, je pleure pour notre avenir, car un peuple qui ne protège pas son histoire est un peuple sans avenir.

Dr Momo Jean de Dieu »

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qui est Maëllys Ngo Mboui, la reine de la diaspora France, sacrée à Yaoundé ?
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Maëllys Ngo Mboui a été sacrée Miss Cameroun 2026 ce samedi 19 septembre 2026, à l’issue de la 19ᵉ édition du concours national de beauté. Face à onze autres finalistes, la jeune femme a convaincu le jury au terme des différentes épreuves de la soirée.

Son élection marque la fin du règne d’Audrey Black Moutongo, qu’elle remplace officiellement à la tête du Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA).

Sacrée Miss Cameroun 2026 samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé, la représentante de la diaspora France arrive avec un profil où beauté, études scientifiques et engagement auprès des jeunes filles se croisent de façon inhabituelle.

Étudiante dans un double cursus associant économie-gestion et mathématiques-informatique, la nouvelle Miss a déjà placé les sciences au centre de son parcours public. Elle porte notamment Cameroonian Girls in STEAM, une initiative tournée vers l’accès des jeunes Camerounaises aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie, aux arts et aux mathématiques.

Le projet avait pris une forme concrète plusieurs mois avant l’élection nationale. En février, des masterclass consacrées à l’intelligence artificielle, au leadership et à l’entrepreneuriat avaient été organisées à Yaoundé, avant un mini-hackathon à Bamenda où des étudiantes ont travaillé sur des prototypes numériques liés à des besoins de leur communauté.

Ce positionnement trouve un écho particulier dans l’édition 2026 du concours. Le Comité d’organisation Miss Cameroun avait choisi la lutte contre la cybercriminalité comme thème central, avec l’idée de pousser les candidates à parler aussi de responsabilité numérique, de protection en ligne et de l’exposition des jeunes femmes aux dérives des réseaux sociaux.

Avant Yaoundé, Maëllys Ngo Mboui avait déjà remporté Miss Cameroun Diaspora France en mars. Ce parcours, construit sur plusieurs mois de préparation, mêlait ateliers, actions solidaires, travail sur l’estime de soi et accompagnement des candidates. Son passage de la diaspora à la couronne nationale donne ainsi une visibilité plus large à un projet commencé bien avant la finale. Elle succède à Audrey Black Moutongo à la tête du titre national.

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