Actualités locales
Quittez la scène pacifiquement, la tête haute

Une lettre ouverte, voilà ce que le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Mamadou Mota a adressé au président de la République Paul Biya.
L’objet de la correspondance du responsable du Mrc est ainsi libellé: « L’Urgence de la Volonté Populaire et l’Honneur de l’Histoire ».
En clair, Mamadou Mota a écrit au président de la République Paul Biya pour lui demander d’entendre le verdict rendu, selon lui, par les urnes, lors de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier.
« Les urnes ont parlé. Elles ont craché leur verdict avec une clarté que même les plus malentendants de vos courtisans ne sauraient ignorer. Le nom qui résonne sur l’étendue du territoire n’est plus le vôtre. Il est, dit-on, celui d’Issa Bakary, massivement porté par une vague populaire que l’on ne peut contenir sans briser le barrage de la légalité et de la paix civile », a notamment écrit Mamadou Mota.
Lettre Ouverte à Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun
Objet : L’Urgence de la Volonté Populaire et l’Honneur de l’Histoire
Monsieur le Président,
Je vous écris, non comme un accusateur de circonstance ou un flatteur tardif, mais comme un témoin inquiet et, si vous me permettez l’audace, comme un avocat devant le tribunal de l’Histoire. Le procès que vous affrontez aujourd’hui n’est pas celui d’une élection de plus, mais celui de votre héritage face à la soif d’un peuple.
Vous avez tenu les rênes de cette nation durant une époque que les livres d’histoire qualifieront de vertigineuse. Vous avez navigué, ou peut-être présidé au statu quo, à travers les tempêtes et les accalmies. Certains diront que vous avez servi ; d’autres, que vous vous êtes servi. Peu importe l’épithète que la postérité choisira, une chose est incontestable : vous êtes le doyen de la scène politique mondiale. Un titre qui force un certain respect, mais qui impose, à l’heure du crépuscule, une responsabilité colossale.
Les urnes ont parlé. Elles ont craché leur verdict avec une clarté que même les plus malentendants de vos courtisans ne sauraient ignorer. Le nom qui résonne sur l’étendue du territoire n’est plus le vôtre. Il est, dit-on, celui d’Issa Bakary, massivement porté par une vague populaire que l’on ne peut contenir sans briser le barrage de la légalité et de la paix civile.
Or, que voyons-nous ? Les ombres, ces hommes de l’appareil qui n’ont d’autre patrie que leur compte en banque et d’autre boussole que leur intérêt égoïste, s’agitent. Ils préparent, dans l’ombre et la morgue, la profanation du vote. Ils s’apprêtent à jeter le pays aux flammes de la discorde et de la falsification pour prolonger, ne serait-ce que d’une heure, leur rente de situation. Ces apparatchiks sont vos bourreaux, Monsieur le Président, car ils menacent de souiller votre sortie par le feu et le sang. Ils sont le poison qui, au lieu de vous permettre de clore dignement votre long chapitre, cherche à faire de votre départ une tragédie.
Je vous le dis sans ambages : calmez-les ! Réduisez ces pyromanes au silence. C’est le dernier acte de souveraineté qu’il vous reste à accomplir. Votre honneur, votre dignité – ce trésor inestimable qu’aucun pétrodollar ne peut acheter – se joue dans l’acceptation sereine du jugement populaire.
Le peuple vous a offert un repos, un repos mérité, comme vous le dites. Acceptez ce présent. Ne faites pas mentir la phrase de l’écrivain : « Le grand homme est celui qui sait démissionner. »
Vous avez été Le Président. Aujourd’hui, vous pouvez devenir L’Ancien, celui qui a su se retirer, non par faiblesse, mais par la force tranquille d’un homme d’État qui place l’intérêt de la Nation au-dessus de l’entêtement de son clan.
L’Histoire vous regarde. Ne lui offrez pas le spectacle amer d’une fin de règne ternie par la violence et le déni de démocratie. Quittez la scène pacifiquement, la tête haute. C’est le plus grand service que vous puissiez rendre à ce pays que vous avez servi.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération citoyenne.
Un Citoyen Inquiet et Témoin de l’Histoire
Mamadou Mota
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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice
L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.
À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.
Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.
Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.
L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.
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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial
Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.
Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.
Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.
À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) via son président national Thierry Eba dans une déclaration publiée ce mardi 22 septembre 2026 demande réparation du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), suite aux dommages graves subis par les quatre journalistes gardés à vue dans des conditions dégradantes et déshumanisantes pendant près d’une semaine dans les geôles du commissariat central no1 à Yaoundé.
Par ailleurs le président du SPIC se réserve le droit d’engager des actions judiciaires au cas où les résultats des différents examens produits sur François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ne donnent aucune suite favorable.
Le SPIC appelle, dès ce mardi, 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les professionnels des médias à boycotter, systématiquement, tous les événements organisés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). L’organisation syndicale réitère ses vives préoccupations quant à l’état de santé de ces quatre journalistes détenus arbitrairement dans des geôles sans respect des conditions d’hygiène et des normes prescrites en la matière au regard du Droit international.
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