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Mobile Money : le Cameroun consolide son leadership dans la Cemac avec 62,11% des comptes et 63,58% des transactions

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Mobile Money : le Cameroun consolide son leadership dans la Cemac avec 62,11% des comptes et 63,58% des transactions
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(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2023, le Cameroun a consolidé son leadership sur le marché du Mobile Money dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), en totalisant 62,11% des comptes existants dans cet espace communautaire sur la période. En effet, sur un volume global de 40 millions de comptes recensés dans les six pays de la Cemac – contre 37 millions en 2022, soit une hausse de 7,10% – le Cameroun abrite tout seul 24,86 millions de comptes, précise le rapport sur les services de paiements dans la Cemac, publié le 14 octobre 2025 par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

La locomotive économique de la Cemac, apprend-on du même document, est «suivie du Congo avec 8,7 millions de comptes ou 21,84%, et du Gabon avec 3,6 millions de comptes, soit 9,15%. Au Tchad, une diminution du nombre de comptes – 3,61 millions en 2022 à 2,13 millions en 2023– a été enregistrée du fait de l’assainissement du fichier de la clientèle chez les prestataires de services de paiement».

A en croire les données du rapport de la BEAC, le nombre de comptes Mobile Money au Cameroun en 2023 est en augmentation constante par rapport aux 21,6 millions et 19,5 millions de comptes enregistrés dans le pays, respectivement en 2022 et en 2020. En clair, entre 2020 et 2023, soit une période de trois ans, plus de cinq millions de comptes supplémentaires ont été ouverts sur le territoire camerounais.

Une évolution boostée par des actions de promotion

Cette tendance haussière est également observée sur le volume des transactions via ce service de paiement mobile, généralement offert par les opérateurs de mobile en partenariat avec des banques commerciales, selon les exigences de la réglementation communautaire. En effet, le rapport sus-mentionné révèle que sur les 3 517 millions d’opérations – contre 2 409 millions en 2022 – effectuées par Mobile Money dans l’espace Cemac en 2023, 63,58% ont été faites au Cameroun. «En valeur, le Cameroun enregistre 76,57% de l’activité de la zone, suivi du Gabon 12,99% et du Congo 7,93%», souligne le rapport que vient de publier la banque centrale des six pays de la Cemac.

De plus, à l’échelle de la Cemac, apprend-on, «le taux d’activité sur 30 jours a légèrement augmenté passant de 39,84% en 2022 à 42,67% en 2023. Cette évolution est portée par le Cameroun qui enregistre un taux de comptes actifs à 47,04%. Ceci est à mettre en parallèle avec le nombre d’utilisateurs actifs qui, connaît une augmentation de 7,81%, passant de 14,8 millions en 2022 à 17,08 millions en 2023. Ceci traduit une adoption de plus en plus poussée de la monnaie électronique pour les dépenses du quotidien».

Cette habitude de consommation est tirée, apprend-on, par les «nombreuses actions de promotion des établissements de paiement et la reprise en main de cette activité par certains opérateurs», qui sont du reste beaucoup plus nombreux au Cameroun que partout ailleurs dans la Cemac.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

30-09-2021 – L’opérateur virtuel de mobile YooMee s’associe à UBA pour se lancer dans le Mobile Money

03-09-2021 – Le Cameroun prépare des mesures fiscales visant à décourager les transactions en espèces en 2022

02-09-2021 – Campost, postier public camerounais, rejoint MTN et Orange dans les rues avec son offre de paiement électronique

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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice

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L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.

À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.

Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.

Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.

L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.

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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial

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Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.

Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.

À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.

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