Actualités locales
quand la guerre Fecafoot–Minsep coûte cher au Cameroun

La tension entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et le ministère des Sports et de l’Éducation physique (Minsep) continue de paralyser les performances des Lions Indomptables, et les observateurs n’en peuvent plus.
Parmi eux, le journaliste Charles Douglas Ndemba n’a pas mâché ses mots :
« Quand la Fecafoot gérait, les Lions étaient premiers de la poule en qualification. Depuis que le Minsep a pris les choses en main, c’est la catastrophe. »
Un constat amer qui illustre le désordre institutionnel autour de l’équipe nationale, à un moment crucial des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Des résultats en chute libre
Sous la gestion de la Fecafoot, menée par Samuel Eto’o, le Cameroun affichait une certaine stabilité sportive. Les Lions dominaient leur groupe, portés par une dynamique positive et une identité de jeu claire.
Mais depuis que le Minsep a décidé de s’immiscer davantage dans la gestion de la sélection – notamment à travers la nomination d’un staff technique parallèle et la supervision directe de certaines décisions – le navire semble prendre l’eau.
Résultats décevants, ambiance délétère, communication brouillée : les symptômes d’un dualisme institutionnel devenu toxique.
La guerre des egos au sommet
Au-delà des questions sportives, le conflit révèle un bras de fer politique entre deux entités censées œuvrer dans la même direction.
La Fecafoot revendique sa compétence exclusive sur la gestion du football, appuyée par les règlements de la FIFA. Le Minsep, lui, met en avant la tutelle de l’État et son rôle dans la supervision des sélections nationales.
Ce choc de légitimités, alimenté par des ego surdimensionnés et des luttes d’influence, se joue malheureusement au détriment des joueurs et des résultats.
Les Lions, premières victimes
Pendant que les dirigeants s’affrontent, les Lions Indomptables, eux, peinent à rugir. Les joueurs semblent perdus entre deux autorités, les entraîneurs changent trop souvent, et l’esprit d’unité qui faisait la force du Cameroun s’effrite peu à peu.
Comme le souligne Ndemba, « le terrain ne ment jamais » : les résultats traduisent le chaos administratif.
Vers une réconciliation possible ?
La solution passe par un dialogue franc et institutionnel, sous l’arbitrage d’autorités neutres, voire de la FIFA.
Le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, ne peut pas se permettre de sacrifier son prestige sur l’autel des querelles internes. L’heure n’est plus à la démonstration de force, mais à la responsabilité collective.
Tant que la maison du football camerounais restera divisée, les Lions continueront de rugir dans le vide.
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Actualités locales
plus de 106 kg de médicaments de contrebande saisis par la Douane
Les éléments de la Zone II de l’Opération HALCOMI IV ont intercepté une importante cargaison de produits pharmaceutiques de contrebande au poste de contrôle de Djaglassi, dans la région de l’Est. La saisie a été effectuée le 15 septembre 2026.
La lutte contre le trafic illicite de médicaments se poursuit dans la région de l’Est. Le mardi 15 septembre 2026, les éléments de la Zone II de l’Opération HALCOMI IV (Halte au Commerce Illicite) ont saisi 106,4 kilogrammes de produits pharmaceutiques présumés de contrebande au poste de contrôle de Djaglassi.
La cargaison a été découverte lors de la fouille manuelle d’un véhicule de tourisme en provenance de Douala et à destination de Batouri. Cette saisie s’inscrit dans le cadre de l’Opération CRIPHARM, destinée à lutter contre les circuits illégaux d’approvisionnement et à contribuer à l’assainissement du marché national des produits pharmaceutiques.
Les services douaniers poursuivent ainsi leurs contrôles sur les principaux axes de circulation afin de freiner la circulation des médicaments issus de circuits illicites.
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Actualités locales
CITS26 : le Cameroun veut accélérer son ambition de hub numérique en Afrique centrale

Réunis lors d’une conférence de presse le 18 septembre 2026, les organisateurs de la Cameroon innovation and Tech Summit (CITS) ont de nouveau évoqué leur volonté de faire du Cameroun un pôle majeur des services digitaux en Afrique centrale.
En prélude à la deuxième édition du Cameroon innovation and Tech Summit (CITS), CITS26, qui se tiendra du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, les acteurs clés de l’écosystème numérique camerounais ont échangé avec les professionnels des médias pour expliquer les enjeux technologiques et économiques du pays. La question centrale sera : ‘’ Comment le Cameroun peut-il tirer parti de la technologie, de l’entrepreneuriat et de son capital humain pour accélérer le développement durable ? L’évènement de trois jours réunira plus de 10.000 participants en présentiel et en ligne. En ligne de mire, innovateurs, entrepreneurs, jeunes talents, investisseurs, décideurs politiques et partenaires internationaux.
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Au cours de l’échange avec les journalistes, le directeur général de la CITS, Ayuk Etat a fait savoir qu’il s’agit d’une plateforme destinée à transformer les talents, l’innovation et l’ambition du Cameroun en opportunités durables. Il a rappelé l’urgence d’absorber le volume massif de diplômés arrivant sur le marché du travail. « Sur 120.000 jeunes diplômés des universités chaque année au Cameroun, le marché local ne propose que 6000 emplois formels, laissant environ 114 000 jeunes sans emplois » regrette le promoteur du CITS. Pour absorber le mal, le dirigeant préconise l’externalisation des services numériques à l’instar du modèle indien.

Ayuk Etat évoque les atouts stratégiques énormes pour se positionner comme un géant du numérique dans la sous-région. Il cite entre autres, le bassin de talents bilingue que regorge le pays et un fuseau horaire aligné sur celui de l’Europe. Toutefois, relève le promoteur, la concrétisation de cette ambition est conditionnée par le renforcement des infrastructures de base notamment la fourniture de l’énergie électrique et l’accès à un internet de haut débit.
« Avant de déployer l’I.A, le pays doit d’abord résoudre la question énergétique et mener à bien la digitalisation, le nettoyage et la sécurisation des données administratives, encore largement sur format papier.» Ayuk Etat pense que, sans ces prérequis, le pays continuera de consommer les modèles étrangers inadaptés aux besoins locaux.
Présent sur le panel, le président de Cameroon digital tank, Lionel Mbiandjeu a relevé qu’il est important qu’aujourd’hui les acteurs de la Tech au Cameroun dans un endroit se retrouvent, montrent leurs compétences, leurs solutions, se questionnent sur les problématiques, essayent de les adresser en synergie pour qu’à la fin : « le potentiel que nous avons du Cameroun d’être un leader de la transformation digitale en Afrique puisse être une réalité. »
Les intervenants ont également souligné que l’importance du CITS26 est de faire connaître et adopter les solutions développées au pays par des talents locaux, afin de créer des success-stories capables de rivaliser avec les géants régionaux.
Actualités locales
Cabral Libii et Maurice Kamto à couteaux tirés

Si Cabral Libii demande au chef de l’État de nommer enfin son vice-président, Maurice Kamto affirme pour sa part qu’il s’agit d’une véritable supercherie.
Ce 21 septembre 2026, Maurice Kamto, dans sa pensée Nᵒ 126-2026, condamne l’idée de nommer au Cameroun un vice-président. Pour lui ce serait bien de la laisser mourir.
« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.
Pour rappel, il y a de cela quelques temps, Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), demandait au chef de l’État de nommer enfin son vice-président. Regardant l’action collective, il pense que cela suffirait à mettre fin aux guerres intestines au sommet de l’État.
« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.
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