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En quête de 40% des actifs de Camrail, Camalco projette d’investir 176,8 milliards de FCFA dans le matériel ferroviaire

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En quête de 40% des actifs de Camrail, Camalco projette d’investir 176,8 milliards de FCFA dans le matériel ferroviaire
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(Investir au Cameroun) – Dans le cadre de l’exploitation du gisement de bauxite de Minim Martap, dans la région camerounaise de l’Adamaoua, la junior-minière australienne Canyon Resources, à travers sa filiale locale Camalco, projette d’investir 446 millions de dollars au total, soit environ 252,6 milliards de FCFA au cours actuel du dollars américain. Sur cette enveloppe globale, apprend-on dans un communiqué publié le 6 octobre 2025 par Camalco et Camrail, le concessionnaire du chemin de fer au Cameroun, 70%, soit 176,8 milliards de FCFA, serviront à l’achat du matériel ferroviaire. Il s’agit notamment des wagons et locomotives, qui permettront de transporter le minerai par rail, entre la gare ferroviaire de Makor, dans l’Adamaoua, et le port de Douala, dans la région du Littoral.

«Pour faciliter le taux de production de 10 millions de tonnes par an de bauxite, Camalco a attribué un contrat pour l’achat de 22 locomotives diesel, auprès de CRRC, en Chine. De plus, Camalco a passé une commande initiale de 560 wagons ouverts avec Texmaco Rail & Engineering Limited, en Inde. Camalco a également mis en place une option prévoyant la livraison de 1 040 wagons supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Afin de garantir que les locomotives et les wagons soient entretenus selon les normes les plus élevées, Camalco a signé un contrat de service de maintenance de 20 ans pour tout ce nouvel équipement que Camalco possédera et exploitera. L’investissement de Camalco dans le matériel roulant constitue plus de 70% des 446 millions de dollars que Camalco dépensera pour développer le projet de bauxite Minim Martap», détaille les deux partenaires dans le communiqué sus-mentionné.

Ces investissements sont annoncés au moment où Canyon Resources, à travers Camalco, convoite des actifs supplémentaires dans le tour de table du transporteur ferroviaire au Cameroun. En effet, alors qu’elle est déjà détentrice de 9,1% des parts de Camrail, la société minière australienne est entrée en négociation avec les autres actionnaires pour «augmenter cette participation », indique le dernier rapport de faisabilité du projet minier de Minim Martap, publié par Canyon Resources. Le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, plus précis sur les ambitions de la firme australienne, évoque une montée dans le capital de Camrail« à hauteur de 40 % ».

Mais, apprend-on de bonnes sources, l’offre de Canyon Resources, que contrôle le milliardaire indien Gagan Gupta, se heurterait jusqu’ici à la réticence des actionnaires historiques de Camrail, peu enclins à accepter une telle montée au capital. Il est évident que les investissements annoncés par la firme australienne démontrent l’importance du chemin de fer dans la réalisation du projet minier de Minim Martap. Cependant, ces bonnes dispositions de Canyon Resources à participer au financement des infrastructures ferroviaires au Cameroun peuvent-elles contribuer à infléchir la posture actuelle des actionnaires historiques de Camrail, y compris en cas de révision à la baisse des prétentions capitalistiques du partenaire australien ?

En tout cas, en attendant de pouvoir conclure un éventuel accord lui permettant une prise de participations supplémentaires dans Camrail, Canyon Resources annonce d’ores et déjà le début de l’exploitation du gisement de bauxite de Minim Martap dès le début de l’année 2026. Pour ce faire, l’opérateur minier annonce un premier investissement de 7 millions de dollars – environ 5 milliards de FCFA – sur l’infrastructure ferroviaire. Concrètement, apprend-on, cet investissement consistera en la réfection, en urgence, de certains points critiques de la voie ferrée, pour pouvoir transporter le minerai jusqu’au port de Douala.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

08-09-2025 - Minim Martap : Canyon veut accroître sa participation dans Camrail pour sécuriser l’évacuation de la bauxite

07-03-2025 - Canyon prend 9,1% des parts de Camrail à 1,4 milliard de FCFA pour transporter la bauxite de Minim Martap

27-02-2025 – Bauxite de Minim Martap : l’Australien Canyon Resources projette ses premières exportations dès 2026

16-09-2024 – Bauxite de Minim-Martap : le Cameroun délivre son 4è permis d’exploitation de la mine solide à Canyon Resources

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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice

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L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.

À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.

Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.

Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.

L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.

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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial

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Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.

Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.

À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.

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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey

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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey
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Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) via son président national Thierry Eba dans une déclaration publiée ce mardi 22 septembre 2026 demande réparation du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), suite aux dommages graves subis par les quatre journalistes gardés à vue dans des conditions dégradantes et déshumanisantes pendant près d’une semaine dans les geôles du commissariat central no1 à Yaoundé.

Par ailleurs le président du SPIC se réserve le droit d’engager des actions judiciaires au cas où les résultats des différents examens produits sur François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ne donnent aucune suite favorable.

Le SPIC appelle, dès ce mardi, 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les professionnels des médias à boycotter, systématiquement, tous les événements organisés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). L’organisation syndicale réitère ses vives préoccupations quant à l’état de santé de ces quatre journalistes détenus arbitrairement dans des geôles sans respect des conditions d’hygiène et des normes prescrites en la matière au regard du Droit international.

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