Actualités locales
je ne prendrai aucun repos tant que les jeunes n’auront pas d’emploi
En campagne dans la région de l’Extrême-Nord, le président de la République et candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Paul Biya, a livré à Maroua un message plein de promesses pour les jeunes.
S’exprimant devant une foule nombreuse, le chef de l’État a réaffirmé son attachement à la région et promis de poursuivre ses efforts pour le développement économique et social du pays, en plaçant la jeunesse et les femmes au centre de son action.
« Vous connaissez mon attachement à votre région, à ses filles et à ses fils. Vous connaissez ma sensibilité aux problèmes auxquels vous êtes confrontés. Vous connaissez ma franchise et ma sincérité.
Je suis venu vous parler, à cœur ouvert, pour vous redire, les yeux dans les yeux, à quel point vous comptez pour moi et à quel point je me soucie de vous.
Je connais bien les problèmes qui vous préoccupent. Je connais les attentes insatisfaites qui vous font douter du lendemain.
En me fondant sur l’expérience qui est la mienne, je puis vous assurer que ces problèmes ne sont pas insurmontables.
Le chômage des jeunes est un fléau qui affecte votre région, mais aussi toutes les autres. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un mal camerounais. Aucun pays au monde n’en est épargné.
Nous ne devons pas pour autant nous y résigner. Des efforts méritoires ont été accomplis ces dernières années pour offrir à notre jeunesse plus d’opportunités d’emplois dans la fonction publique et dans les différents secteurs de notre économie. Des succès notables ont été enregistrés. Ces efforts vont se poursuivre. Résolument. Je m’y engage.
Au moment où je vous parle, les équipes que j’ai mises sur pied travaillent avec acharnement à des idées novatrices qui vont assurément nous permettre de réduire drastiquement ce phénomène.
Je ne me résignerai jamais à la situation actuelle. Je ne prendrai aucun repos tant que des progrès significatifs n’auront pas été réalisés en la matière.
Beaucoup a certes déjà été fait. Mais je puis vous assurer que le meilleur reste à venir.
Nous allons faire preuve de plus d’inventivité et d’ingéniosité pour faciliter l’insertion socio-économique et l’auto-entrepreneuriat de nos jeunes compatriotes.
Nous allons davantage professionnaliser les formations dans tous les ordres d’enseignement, en vue d’une meilleure adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.
Des efforts substantiels seront accomplis pour améliorer la formation professionnelle dans les secteurs porteurs de croissance, à l’instar de l’agriculture, de l’élevage ou de l’artisanat. Mais également dans les domaines innovants et à fort potentiel, tels que le numérique et le développement technologique.
Nous allons optimiser les nombreux programmes dédiés aux jeunes et tirer le meilleur profit des centres de formation et incubateurs d’entreprises qui existent déjà.
Nous allons également, par la même occasion, développer des mécanismes spécifiques de financement des projets initiés par les jeunes.
Le Fonds National de l’Emploi sera restructuré dans ce sens.
Mon objectif, mes chers compatriotes, est que chaque jeune, où qu’il soit, puisse disposer d’opportunités lui permettant de trouver aisément un emploi ou de devenir un entrepreneur. Aucun jeune, qu’il soit diplômé ou non, ne sera laissé au bord du chemin.
C’est un objectif ambitieux, certes. Mais il est à notre portée. Je n’en doute pas. Vous devez également y croire. Fermement.
J’ai pris l’engagement que la situation des femmes et des jeunes serait au cœur de mes préoccupations au cours du septennat à venir.
Je tiendrai parole. Vous pouvez en être sûrs. Je vous demande de bien vouloir, une fois de plus, m’apporter votre précieux soutien à cet égard », a déclaré Paul Biya.
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Actualités locales
10 ans de guerre, des milliers de morts et toujours aucune issue

Dix ans après que des avocats, des enseignants et des élèves sont descendus dans la rue dans les régions anglophones du Cameroun pour protester contre ce qu’ils décrivaient comme une érosion du système de Common Law et du système éducatif anglophone, le conflit qui a suivi continue de faire des victimes et de provoquer le déplacement de populations.
Les manifestations ont débuté en octobre 2016, lorsque des avocats ont contesté la nomination de magistrats francophones et l’application de certains aspects du système juridique francophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Des enseignants se sont ensuite joints au mouvement, exprimant leurs inquiétudes quant au système éducatif dans ces deux régions. La répression gouvernementale qui a suivi a contribué à l’escalade de la crise.
Dès 2017, la crise s’est transformée en un conflit armé opposant les forces gouvernementales à des groupes séparatistes réclamant l’indépendance des deux régions anglophones.
Dix ans plus tard, la violence reste une réalité quotidienne dans certaines zones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il n’existe pas de bilan humain faisant l’unanimité. Toutefois, des estimations récentes évaluent à plus de 6 500 le nombre de personnes tuées depuis le début du conflit. L’International Crisis Group et d’autres sources ont également fait état de centaines de milliers de personnes déplacées en raison du conflit.
La violence s’est poursuivie en 2026
Le 8 septembre, des hommes armés ont attaqué l’École normale d’instituteurs (ENI) de Wum, dans la région du Nord-Ouest, tuant le commissaire principal de police Mbah Tobie Damase et enlevant cinq enseignants, selon le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique. L’attaque a eu lieu alors que les autorités évaluaient le déroulement de la rentrée scolaire 2026-2027.
Cet incident est survenu dans un contexte de préoccupations renouvelées concernant l’insécurité scolaire et les blocages imposés par les groupes séparatistes au début de l’année scolaire.
Un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) portant sur le mois d’août indiquait que la situation sécuritaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest restait instable, citant des attaques, des enlèvements, des opérations de type « ville morte » (blocages forcés) et des actes visant le personnel religieux.
Le conflit a eu un impact majeur sur l’éducation
Human Rights Watch a documenté des attaques perpétrées par des groupes séparatistes armés contre des écoles, des enseignants et des élèves, incluant des meurtres, des enlèvements, des menaces et la destruction d’infrastructures scolaires. L’organisation de défense des droits humains a indiqué avoir recensé plus de 70 attaques contre des écoles depuis 2017.
Les civils ont également été victimes d’exactions commises par les deux camps du conflit.
Human Rights Watch a documenté des allégations d’homicides illégaux, de détentions arbitraires et d’autres abus imputables aux forces gouvernementales, tandis que les combattants séparatistes ont été accusés de meurtres, d’enlèvements, d’extorsions, d’attaques contre des civils et d’imposition de boycotts visant les écoles et les commerces.
L’impact humanitaire dépasse la simple perte de vies humaines
Des milliers de familles ont été contraintes de quitter leur foyer, tandis que le fonctionnement des écoles, des établissements de santé, des exploitations agricoles, des entreprises et des réseaux de transport a été perturbé. De nombreux habitants ont rejoint d’autres régions du Cameroun, alors que d’autres ont trouvé refuge au Nigeria voisin.
La crise a également divisé les communautés et accru la pression sur les enseignants, le personnel de santé, les chefs religieux, les autorités traditionnelles et les organisations humanitaires opérant dans les zones touchées.
Le gouvernement a pris des mesures pour répondre à certaines des revendications exprimées lors des manifestations. En septembre et octobre 2019, il a organisé le Grand Dialogue national, axé en grande partie sur la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’une des décisions issues de ce dialogue a été d’accorder un statut spécial à ces deux régions dans le cadre du processus de décentralisation du Cameroun. Ce statut spécial reconnaît, entre autres, les spécificités linguistiques et culturelles de ces régions et leur confère des compétences accrues, notamment en ce qui concerne le système éducatif anglophone et les autorités traditionnelles.
Ces mesures n’ont toutefois pas mis fin au conflit armé
Les combats, les meurtres et les enlèvements se sont poursuivis, les civils se retrouvant souvent pris en étau entre les séparatistes armés et les forces gouvernementales.
Ce qui a débuté en 2016 par des manifestations liées à des revendications juridiques et éducatives a ainsi évolué en un conflit bien plus vaste et enraciné. Depuis lors, les groupes séparatistes poursuivent des objectifs politiques et militaires divergents, tandis que le gouvernement maintient sa position en faveur de l’unité du pays.
Dix ans plus tard, le conflit reste sans issue
Pour les familles ayant perdu des proches, les communautés déplacées et les enfants dont la scolarité a été interrompue à maintes reprises, cet anniversaire est moins l’occasion de marquer une date que celle de réfléchir à une crise qui dure depuis une décennie entière.
Le défi majeur demeure inchangé : trouver une solution politique capable de répondre aux griefs au cœur de la crise tout en mettant fin aux violences qui continuent de coûter la vie à des civils.
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Actualités locales
General Bank of Cameroon : les dépôts clientèle baissent de 111 milliards FCFA en août, la dette bancaire augmente de 113 milliards

(Investir au Cameroun) – General Bank of Cameroon (GBC) a enregistré une baisse de 111,21 milliards de FCFA de ses ressources clientèle en août 2026. Celles-ci sont passées de 1 045,52 milliards à fin juillet à 934,31 milliards de FCFA un mois plus tard, soit un recul de 10,6 %, selon les calculs effectués à partir des situations mensuelles publiables de la banque.
Dans le même temps, les dettes envers les banques et établissements financiers ont augmenté de 112,83 milliards de FCFA, passant de 83,18 milliards à 196,01 milliards. Elles ont ainsi progressé de 135,6 % en un mois. Leur hausse équivaut, arithmétiquement, à 101,5 % de la baisse des ressources clientèle.
Cette quasi-correspondance ne permet toutefois pas d’établir que GBC s’est endettée auprès d’autres établissements pour compenser des retraits de clients. Les situations mensuelles présentent des soldes à la période de référence, sans préciser les opérations à l’origine des variations ni leurs contreparties.
La structure du passif s’en trouve néanmoins sensiblement modifiée. Les ressources clientèle ne représentent plus que 63,2 % du bilan à fin août, contre 74,7 % un mois auparavant. À l’inverse, la part des dettes envers les banques et établissements financiers passe de 5,9 % à 13,3 %.
Les comptes d’épargne reculent de 36 %
La baisse de la collecte provient essentiellement des comptes d’épargne et des dépôts à vue. Les premiers ont diminué de 60,96 milliards de FCFA, à 107,61 milliards, soit une contraction de 36,2 %. Ce poste représente à lui seul près de 55 % du recul net enregistré en août.
Les dépôts à vue ont diminué de 51,70 milliards de FCFA, soit 6,2 %, pour s’établir à 777,77 milliards. Ils restent la principale composante des ressources clientèle, avec 83,2 % du total.
Les autres postes évoluent peu. Les comptes à terme progressent de 1,35 milliard de FCFA, à 38,87 milliards, et les bons de caisse d’environ 98 millions, à 10,06 milliards. Ces hausses ne compensent qu’une faible partie du recul des dépôts à vue et de l’épargne.
La publication ne ventile pas ces ressources par catégorie de déposants, secteur d’activité ou devise. Il est donc impossible de déterminer si la baisse provient de particuliers, d’entreprises, d’administrations publiques ou de quelques déposants importants, ni d’isoler d’éventuels reclassements comptables.
Les financements à la clientèle progressent de 1 %
Alors que la collecte diminue, les financements à la clientèle identifiables dans le bilan progressent légèrement. Ils atteignent 749,66 milliards de FCFA à fin août, contre environ 741,91 milliards un mois plus tôt, soit une hausse de 7,75 milliards ou 1 %.
Cet encours comprend 486,53 milliards de FCFA de crédits à moyen terme, 141,44 milliards de crédits à court terme, 95,70 milliards de comptes débiteurs de la clientèle et 25,98 milliards de crédit-bail. Les créances rattachées en sont exclues, faute de pouvoir être isolées avec certitude sur la reproduction du document.
La progression est surtout portée par les crédits à court terme, en hausse de 9,73 milliards de FCFA, soit 7,4 %. Les crédits à moyen terme gagnent 3,93 milliards et le crédit-bail 504 millions, tandis que les comptes débiteurs de la clientèle reculent de 6,42 milliards.
Rapportés arithmétiquement aux ressources clientèle, ces financements représentent 80,2 % à fin août, contre 71 % à fin juillet. La hausse de 9,3 points provient principalement de la contraction de la collecte. Ce calcul ne constitue pas un ratio prudentiel de liquidité et ne permet pas, à lui seul, de conclure à une tension de trésorerie.
Le bilan augmente de près de 80 milliards de FCFA
Malgré la baisse des ressources clientèle, le total du bilan de GBC augmente de 79,63 milliards de FCFA en août, soit 5,7 %, pour atteindre 1 478,38 milliards.
À l’actif, l’essentiel de cette progression vient des opérations interbancaires et de trésorerie à vue. Leur encours passe de 167,54 milliards de FCFA à fin juillet à 240,25 milliards à fin août, soit une hausse de 72,71 milliards ou 43,4 %.
Les titres de placement et opérations assimilées progressent de 2,51 milliards, à 400,25 milliards. Avec les opérations interbancaires et de trésorerie à vue, ces actifs totalisent 640,5 milliards de FCFA, soit 43,3 % du bilan.
Le recul de la collecte s’inscrit par ailleurs dans une tendance plus longue. Par rapport au rapport annuel 2024 de Société Générale Cameroun, les ressources clientèle ont diminué de 323,88 milliards de FCFA entre fin 2024 et août 2026, soit 25,7 %. Sur la même période, les financements identifiables ont reculé de 49,16 milliards, ou 6,2 %, et le total du bilan de 109,61 milliards, soit 6,9 %. La collecte s’est donc contractée beaucoup plus rapidement que les financements.
La situation mensuelle d’août porte encore le nom et l’identité visuelle de Société Générale Cameroun, alors que l’établissement exerce sous la dénomination General Bank of Cameroon depuis la finalisation, en mai 2026, du rachat par l’État des actions détenues par le groupe français, selon le ministère des Finances.
Le document ne publie ni créances en souffrance, ni provisions, ni coût du risque, ni ratios réglementaires de solvabilité et de liquidité. Les données disponibles permettent donc de constater une modification importante de la structure de financement de GBC en août, sans en établir les causes ni les conséquences prudentielles.
Baudouin Enama
Lire aussi :
01-09-2026 – General Bank of Cameroon : près de 742 milliards de FCFA de financements à la clientèle à fin juillet 2026
01-09-2026 – General Bank, Afriland et BGFI s’engagent à structurer et mobiliser un prêt de 200 milliards de FCFA pour la Socadel
27-08-2026 – General Bank of Cameroon : un rapport de la BAD alerte sur l’empreinte bancaire croissante de l’État
16-07-2026 – Sous contrôle de l’État, General Bank of Cameroon installe sa nouvelle équipe dirigeante
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Actualités locales
un conseiller municipal de Ndu tué après plusieurs semaines de détention
La commune de Ndu, dans le département du Donga-Mantung, région du Nord-Ouest, est de nouveau endeuillée par les violences attribuées aux combattants séparatistes. Un conseiller municipal, enlevé fin août, a été exécuté malgré le paiement d’une rançon.
Selon un communiqué du maire de Ndu, Abdou Kafon Borno, rendu public le 21 septembre 2026, Issa Ntarike, conseiller municipal de Ntisaw et président du syndicat des chauffeurs de l’arrondissement, a été enlevé le 25 août par des combattants séparatistes opérant dans la zone de Ngarbuh/Mbam.
Après plusieurs semaines de détention et de tortures, l’élu local aurait été exécuté le 15 septembre, malgré le versement d’une importante rançon par ses proches. Son corps demeure introuvable. Il laisse derrière lui une veuve et six enfants.
Le maire signale également le cas d’un employé de la commune, enlevé dans des circonstances similaires puis libéré après le paiement d’une rançon. Grièvement blessé à la suite des sévices subis, il est actuellement hospitalisé dans un état critique à l’annexe de l’hôpital régional de Nkambe.
Les autorités condamnent ces violences et réaffirment leur engagement à rechercher les auteurs, renforcer la protection des populations civiles et maintenir l’autorité de l’État dans la zone. Le Nord-Ouest, une des régions anglophone est en proie à l’insécurité depuis plusieurs années. A la rentrée, un policier a été tué et des enseignants enlevés avant d’être libérés par l’armée.
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