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Cabral Libii raconte sa rencontre glaçante avec des séparatistes à Batibo

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Cabral Libii raconte sa rencontre glaçante avec des séparatistes à Batibo
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Le candidat à la présidentielle et chef du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), l’honorable Cabral Libii, a raconté une rencontre glaçante avec des séparatistes armés à Batibo, dans la région du Nord-Ouest. Une expérience qui, selon lui, a changé à jamais sa perception de la crise anglophone.

Intervenant lors de l’émission phare de MMI, « Road to Etoudi », le 1er octobre, le candidat du PCRN a partagé les détails de cette rencontre et exposé ses plans pour résoudre le conflit meurtrier qui ravage les deux régions anglophones du Cameroun depuis 2017.

Libii a expliqué qu’il se trouvait à Batibo en 2017 pour assister à une cérémonie lorsque des tirs nourris ont soudainement éclaté à proximité.

« J’étais à Batibo en 2017 pour une cérémonie, et je vous le dis, chaque fois que je repense à ce que j’ai vu, j’ai peur, car c’était la première fois de ma vie que j’assistais à une guerre », a-t-il déclaré lors de l’émission animée par Mimi Mefo Newuh, PDG du MMI.

« Pendant la cérémonie, nous avons entendu des coups de feu à l’arrière de la maison. C’était la première fois que je me cachais sous un lit », a-t-il raconté.

Le candidat a indiqué avoir été accueilli à l’époque par Maître Eric Mbah, aujourd’hui bâtonnier du Barreau du Cameroun, qui a insisté pour le mettre en sécurité.

« Il m’a dit : « M. Cabral, vous ne pouvez pas rester ici, c’est trop dangereux pour vous, laissez-moi vous ramener à Bali. » Et nous sommes sortis de la maison, seuls, lui et moi, laissant les autres derrière nous », a raconté Libii.

Mais le voyage vers la sécurité a été loin d’être ordinaire. « À quelques mètres de là, j’ai vu des Amba Boys armés. Maître Eric Mbah s’est approché d’eux, disant que j’étais un politicien venu constater par moi-même la situation. J’ai été surpris lorsqu’ils nous ont dit de passer par la brousse si nous voulions survivre », a-t-il révélé.

Le candidat du PCRN a ajouté que la rencontre avait dépassé le stade du danger, puisqu’il a finalement parlé avec certains combattants.

« Lorsque nous traversions la brousse, nous avons vu des combattants. J’ai discuté avec eux et ils m’ont expliqué les raisons de leurs combats. Depuis ce jour, quelque chose a changé en moi, et c’est pourquoi, lorsque certains francophones parlent de cette crise avec dédain, je suis contrarié.»

Libii a également critiqué la réponse du gouvernement au conflit anglophone, affirmant que les déclarations dédaigneuses des responsables n’ont fait qu’aggraver la crise.

« De nombreux membres du gouvernement ont plaisanté au début de la crise anglophone. L’un d’eux est aujourd’hui candidat. Nous nous souvenons certainement que lorsque le massacre de Ngarbuh a eu lieu, le ministre de la Communication (Issa Tchiroma Bakary) a alors déclaré que cela n’avait jamais eu lieu. Ce genre de déclarations a contribué à aggraver la crise », a-t-il souligné.

Pour lui, la paix reste son objectif principal s’il est élu.

C’est pourquoi je dis que mon premier objectif, une fois élu, sera de parvenir à un accord de paix. Je pense que la population a beaucoup souffert, et il est temps pour nous d’y aller avec l’esprit de paix, même si cela implique de nous agenouiller en tant que président.

Malgré les risques, Cabral Libii s’est rendu à Bamenda le 2 octobre, où il a tenu un rassemblement en prévision de l’élection présidentielle.

Sa visite est intervenue alors que les séparatistes avaient décrété un confinement d’un mois dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, tentant désespérément d’empêcher la tenue des élections dans cette zone qu’ils considèrent comme l’« État d’Ambazonie ».

Néanmoins, le candidat a été accueilli par de nombreux jeunes et conducteurs de motos commerciales, venus l’accueillir alors qu’il bravissait les obstacles pour faire campagne dans l’une des régions les plus dangereuses du pays.

Il a déclaré aux habitants de Bamenda que la solution militaire ne pouvait résoudre le conflit armé, promettant d’organiser un dialogue inclusif avec les séparatistes pour résoudre la crise, une fois élu.

Libii a également proposé d’instaurer une forme de gouvernement fédéral pour redonner le pouvoir à la population locale et résoudre ses problèmes de gouvernance et de développement.

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Cabral Libii et Maurice Kamto à couteaux tirés

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Cabral Libii et Maurice Kamto à couteaux tirés
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Si Cabral Libii demande au chef de l’État de nommer enfin son vice-président, Maurice Kamto affirme pour sa part qu’il s’agit d’une véritable supercherie.

Ce 21 septembre 2026, Maurice Kamto, dans sa pensée Nᵒ 126-2026, condamne l’idée de nommer au Cameroun un vice-président. Pour lui ce serait bien de la laisser mourir.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

Pour rappel, il y a de cela quelques temps, Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), demandait au chef de l’État de nommer enfin son vice-président. Regardant l’action collective, il pense que cela suffirait à mettre fin aux guerres intestines au sommet de l’État.

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.

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25 000 cartouches de chasse saisies dans un véhicule

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Les agents de la Brigade Mobile des Douanes de Garoua-Boulaï ont intercepté, au poste de contrôle de Yokosiré, une importante cargaison de munitions et de plombs présumés de contrebande. Le propriétaire du véhicule a été interpellé.

Une importante cargaison de munitions a été saisie au poste fixe de Yokosiré, à l’entrée de Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est. Lors d’un contrôle routier, les éléments de la Brigade Mobile des Douanes ont découvert 25 000 cartouches de chasse, réparties dans 25 colis, ainsi que 24 paquets de plombs.

Selon les informations communiquées par les services douaniers, les marchandises étaient dissimulées dans un véhicule et camouflées à l’aide d’effets militaires afin d’échapper aux contrôles.

Le propriétaire du véhicule a été interpellé et remis à l’antenne de la Sécurité militaire du poste-frontière de Garoua-Boulaï pour les besoins de l’enquête. Un procès-verbal a été dressé et la cargaison ainsi que le véhicule ont été placés sous scellés.

Les investigations se poursuivent afin d’établir l’origine de la cargaison et de déterminer les éventuelles complicités dans ce trafic présumé

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la famille demande une enquête indépendante

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la famille demande une enquête indépendante
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La famille de Moukoko Essoe Ozanne, une élève de 11 ans et 11 mois décédée vendredi 18 septembre au collège de La Salle à Douala, demande l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les circonstances exactes de sa mort.

Dans une lettre adressée aux médias et à l’opinion publique, la famille indique que la jeune fille, scolarisée en classe de 5ᵉ A, se trouvait dans l’enceinte de l’établissement dans le cadre de sa scolarité lorsqu’elle est décédée.

« Un enfant confié à l’école pour apprendre et grandir ne devrait jamais y perdre la vie », écrit la famille, qui dit vouloir « la vérité, la justice et la sécurité de tous les enfants scolarisés ».

Les proches de la victime demandent aux autorités compétentes de diligenter une enquête « sérieuse et transparente », afin de déterminer les circonstances du décès et d’établir d’éventuelles responsabilités. Ils souhaitent également que les conclusions des investigations soient officiellement communiquées à la famille.

Lire la lettre de la famille :

Famille Moukoko
Tél : 677013526 / 699385357

À Messieurs les Directeurs de Publication,
Aux Responsables des médias (presse écrite, radio, télévision et en ligne),
À l’Opinion publique, Douala – Cameroun

Objet : Appel à la solidarité et à la transparence suite au décès de notre fille, Moukoko Essoe Ozanne, survenu dans l’enceinte du collège de La Salle

Mesdames, Messieurs, Chers concitoyens,

C’est avec une douleur profonde et une grande consternation que nous, famille Moukoko, nous adressons à vous aujourd’hui par le biais des médias, afin de porter à la connaissance de l’opinion publique le drame qui a frappé notre foyer.

Notre fille, Moukoko Essoe Ozanne, âgée de 11 ans et 11 mois, élève en classe de 5ème A au collège de La Salle à Douala, est décédée le Vendredi 18 Septembre 2026, alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte de son établissement scolaire, dans le cadre normal de sa scolarité.

Un enfant confié à l’école pour apprendre et grandir ne devrait jamais y perdre la vie. C’est pourquoi, au-delà de notre douleur, nous estimons qu’il est de notre devoir, en tant que parents et en tant que citoyens, de rendre publique cette tragédie et d’en exiger toute la lumière.

Nous lançons donc un double appel :

1. Aux autorités compétentes – Nous demandons qu’une enquête indépendante, sérieuse et transparente soit ouverte afin d’établir les circonstances exactes du décès de notre fille, d’identifier les éventuelles responsabilités et d’en communiquer officiellement les conclusions à notre famille.

2. À l’opinion publique et aux témoins – Toute personne ayant été témoin, de près ou de loin, des faits survenus ce jour-là au collège de La Salle, ou détenant des informations utiles, est priée de se manifester et de nous contacter aux numéros suivants : 677550361 / 677532235. Chaque témoignage compte pour la manifestation de la vérité.

3. Aux médias – Nous vous remercions de bien vouloir relayer cette information avec dignité et respect de la mémoire de notre enfant, afin que ce drame ne sombre pas dans l’oubli et que des mesures soient prises pour protéger d’autres enfants. Nous ne cherchons pas de polémique.

Nous cherchons la vérité, la justice et la sécurité de tous les enfants scolarisés. Nous comptons sur votre compréhension, votre solidarité et votre professionnalisme.

Fait à Douala, le Samedi 18 Septembre 2026
Pour la famille Dr. Seppo Martin Emmanuel Patrick
Représentant de la famille

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