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Cacao : l’excédent attendu de la production mondiale pourrait déjouer les prévisions optimistes sur les prix au Cameroun

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Cacao : l’excédent attendu de la production mondiale pourrait déjouer les prévisions optimistes sur les prix au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Selon divers analystes des marchés des matières premières, la production mondiale du cacao devrait être excédentaire au cours de la campagne 2025-2026, maintenant ainsi la dynamique entamée lors de la saison 2024-2025, après trois campagnes déficitaires. La plateforme spécialisée fr.tradingeconomics.com est plus précise en annonçant un excédent de production sur la demande mondiale d’environ 186 000 tonnes – en hausse par rapport à l’excédent de production de 142 000 tonnes de la saison 2024-2025 – en raison de l’embellie de la production attendue en Equateur, pays d’Amérique Latine qui menace de chiper au Ghana le statut de 2è producteur mondial dès cette saison.

Le nouvel excédent projeté pour la saison 2025-2026, apprend-on, est corrélé à un affaiblissement de la demande mondiale. Cette projection est à mettre en lien avec le ralentissement des activités chez certains transformateurs de fèves et des difficultés d’approvisionnement dans certains pays producteurs. Cette situation pourrait négativement affecter les prix des fèves sur le marché tout au long de la campagne. Pour preuve, le 24 septembre 2025, les prix du cacao ont chuté de plus de 40% sur le marché mondial.

Dans le détail, rapportent les plateformes spécialisées, ils sont descendus sous la barre de 7000 dollars la tonne ce jour-là, après le pic de près de 13 000 dollars la tonne enregistré en 2024. Selon la plateforme xtb.com, ces prix devraient «baisser progressivement à court et moyen terme», pour finalement se stabiliser à 3000 dollars la tonne dans le pire des scénarios.

Des écarts considérables entre les prévisions et la réalité

Ces projections ne sont pas de bon augure pour les producteurs camerounais, qui sont jusqu’ici les mieux rémunérés au monde. En effet, la météo autour des prix du cacao sur le marché mondial pourrait déjouer les pronostics favorables de la filière camerounaise, dans laquelle les prix aux producteurs sont annoncés par le gouvernement dans la fourchette 3200-5400 FCFA le kilogramme, tout au long de la saison 2025-2026. Ceci après un maximum de 6300 FCFA le kilogramme perçu par les producteurs lors de la campagne 2023-2024.

En tout cas, la réalité sur le terrain, en ce début de campagne 2025-2026, officiellement lancée le 7 août dernier, n’incite pas à l’optimisme. Selon le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC), les prix du kilogramme de fèves rendues au port de Douala ont oscillé entre 2800 et 3000 FCFA le kilogramme le 25 septembre 2025. Ce qui implique des prix d’achat aux producteurs inférieurs à 2800 FCFA.

Un producteur contacté par Investir au Cameroundans la Lékié, bassin de production le plus important du pays, avance d’ailleurs un prix maximum de 2400 FCFA le kilogramme pratiqué depuis le début de la saison cacaoyère 2025-2026. Ce qui révèle un écart de 800 FCFA le kilogramme par rapport au minimum de 3200 FCFA projeté par le gouvernement, et de 3000 FCFA par rapport au prix maximum de 5400 FCFA attendu.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

12-08-2025 - Cacao : le ministre du Commerce anticipe des prix aux producteurs se situant entre 3200 et 5400 FCFA le Kg en 2025-2026
29-08-2025 - Cacao : avec 51 à 94 % des prix FOB, les producteurs camerounais ont la meilleure rémunération au monde
27-05-2025 - Cacao : la superficie des plantations triple en 5 ans dans le Littoral, portée par des prix records
07-08-2025 - Cacao : le Cameroun affiche une production record de 309 518 tonnes (+13%) au cours de la campagne 2024-2025

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Dédoublement de la pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux de chaussée et d’assainissement s’améliorent

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Les travaux de dédoublement de la pénétrante Nord de Yaoundé entre Olembé et l’échangeur d’Obala, se poursuivent avec une présence des équipes d’Arab Contractors sur […]

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans chiffrer les investissements

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans chiffrer les investissements
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(Investir au Cameroun) – La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) juge« très satisfaisante » l’exécution des engagements pris par le groupe Castel lors du rachat de Guinness Cameroon. Mais, trois ans après l’autorisation de l’opération, ni le régulateur communautaire ni Boissons du Cameroun ne publient de bilan chiffré actualisé des investissements, des emplois ou des nouvelles capacités de production.

Le 21 juillet 2026, les autorités communautaires et camerounaises de la concurrence ont conduit leur troisième évaluation annuelle de cette opération de concentration, autorisée en mars 2023. Cette validation avait été assortie d’engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, le développement de la production locale, l’extension du réseau de distribution et la création d’emplois.

La mission de contrôle a inspecté l’ancienne usine Guinness de Ndokoti, à Douala, ainsi que les installations de la Société camerounaise de verrerie (Socaver), filiale de Boissons du Cameroun.

À l’issue de cette évaluation, Léopold Noël Boumsong, président de la Commission nationale de la concurrence et du Conseil communautaire de la concurrence, a assuré que l’entreprise se trouvait« en avance sur l’ensemble de sa feuille de route, allant même au-delà des exigences initiales ».

Un programme de 200 milliards de FCFA, mais aucun bilan actualisé

L’appréciation positive du régulateur n’est accompagnée d’aucune donnée permettant d’en mesurer précisément la portée. Le communiqué de Boissons du Cameroun ne chiffre ni les investissements cumulés depuis 2023, ni les emplois créés ou maintenus, ni les capacités industrielles effectivement installées.

Il ne précise pas davantage la valeur des achats effectués auprès des fournisseurs locaux ou le niveau d’avancement des différentes composantes du programme annoncé au moment de l’acquisition.

Castel avait pourtant présenté un plan d’investissements de 200 milliards de FCFA sur cinq ans. Celui-ci devait notamment financer trois nouvelles lignes de production à Yaoundé, Garoua et Bafoussam, pour une capacité annuelle cumulée de 2,1 millions d’hectolitres, ainsi que l’extension des installations de Socaver.

Lors de la première évaluation annuelle, en 2024, l’entreprise avait annoncé avoir déjà investi 45 milliards de FCFA. Deux ans plus tard, aucun montant actualisé n’est communiqué à l’issue de la troisième mission de contrôle.

L’absence de ces indicateurs limite la possibilité d’évaluer l’écart entre les engagements initiaux, les dépenses effectivement réalisées et les résultats industriels obtenus.

Une acquisition valorisée à près de 300 milliards de FCFA

Le rachat de Guinness Cameroon avait été annoncé en juillet 2022 par le groupe britannique Diageo pour un montant de 389 millions de livres sterling, soit environ 300 milliards de FCFA.

L’opération permet à Castel, à travers Boissons du Cameroun, de produire et de distribuer les marques Guinness sur le marché camerounais dans le cadre d’un contrat de licence et de redevances conclu avec Diageo.

Pour les autorités de concurrence, cette transaction représente aussi un test de l’efficacité du dispositif communautaire de contrôle des concentrations. Seli Mbogo Ngabo, président de la Commission de la Cemac, la présente comme« l’un des premiers cas d’école démontrant que notre dispositif réglementaire est parfaitement fonctionnel ».

Cette appréciation repose sur le mécanisme de suivi imposé à Castel après l’autorisation du rachat. Pendant cinq ans, le groupe doit rendre compte de l’exécution de ses engagements afin d’éviter que la concentration du marché ne se traduise par une diminution des investissements, de la production locale ou de l’emploi.

Le caractère fonctionnel de ce contrôle dépend toutefois également de la transparence des évaluations. Or, le communiqué ne publie ni les objectifs annuels assignés à l’entreprise ni les résultats vérifiés par les autorités.

Socaver érigée en levier d’intégration régionale

La Commission de la Cemac estime également que le rachat favorise l’intégration industrielle dans la sous-région. Socaver fabrique désormais des bouteilles, des emballages et des casiers destinés notamment aux marchés tchadien et centrafricain.

Cette activité pourrait renforcer les échanges intracommunautaires et réduire la dépendance des brasseries régionales aux emballages importés hors de la Cemac. Les volumes produits, les quantités exportées et la valeur de ces ventes ne sont cependant pas précisés.

Le communiqué ne permet donc pas d’évaluer la contribution réelle de Socaver aux exportations camerounaises, au chiffre d’affaires régional du groupe ou à l’approvisionnement des filiales de Castel en Afrique centrale.

Garoua et Yaoundé au programme du contrôle de 2027

Le suivi communautaire doit se poursuivre en 2027. Le directeur général de Boissons du Cameroun, Stéphane Descazeaud, a annoncé que la prochaine mission serait étendue aux sites de production de Garoua et de Yaoundé.

Le communiqué ne mentionne toutefois pas le site de Bafoussam, alors que celui-ci figurait parmi les trois implantations retenues dans le programme industriel annoncé en 2023.

Cette absence ne signifie pas nécessairement que le projet a été abandonné. Elle laisse néanmoins sans réponse la question de son niveau d’avancement et du calendrier prévu pour la nouvelle ligne de production.

À mi-parcours de la période de suivi, la Cemac considère donc que Castel respecte, voire dépasse, ses engagements. Mais faute de données actualisées, cette appréciation reste difficile à confronter aux objectifs initiaux. La prochaine évaluation devra permettre de vérifier si la satisfaction affichée par le régulateur se traduit effectivement par l’exécution du programme de 200 milliards de FCFA, l’augmentation des capacités locales et la création d’emplois mesurables.

B.E

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L’hépatite, test de la souveraineté sanitaire de l’Afrique

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Aujourd’hui, Africa CDC publie la Boîte à outils opérationnelle pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’hépatite B. C’est un document […]

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