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BILAN 2018-2025 – Diaspora camerounaise : Co-construction en cours d’un partenariat stratégique pour le développement

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BILAN 2018-2025 – Diaspora camerounaise : Co-construction en cours d’un partenariat stratégique pour le développement
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(Investir au Cameroun) – La période 2018-2025 a marqué un tournant notable dans les relations entre le Cameroun et sa diaspora, estimée à environ 6 millions de personnes réparties sur les cinq continents. Cette communauté, représentant près de 15 % de la population totale, s’est imposée comme un acteur incontournable du développement national, contribuant significativement à l’économie camerounaise.

Les transferts de fonds ont connu une progression remarquable durant cette période. En 2024, les Camerounais de l’étranger ont transféré 603 millions de dollars, soit plus de 362 milliards de FCFA, représentant 1,1 % du PIB selon la Banque mondiale. Cette contribution témoigne de l’attachement de la diaspora et de sa volonté de participer au développement national.

En 2022, ces transferts s’élevaient déjà à 525 millions de dollars, démontrant une capacité croissante de mobilisation. Ces fonds servent au soutien familial, au financement de projets immobiliers et, de plus en plus, à des activités entrepreneuriales qui dynamisent l’économie locale.

En 2024, les Camerounais de l’étranger ont transféré 603 millions de dollars, soit plus de 362 milliards de FCFA, représentant 1,1 % du PIB selon la Banque mondiale.

La reconnaissance officielle du potentiel diasporique s’est concrétisée en mars 2025 avec le lancement du projet Stratégie nationale de mobilisation de la diaspora. Cette initiative, menée par le MINREX en partenariat avec l’OIM, vise à créer un cadre stratégique pour optimiser la contribution diasporique au développement socioéconomique.

Ce projet permettra de cartographier les compétences, de créer un répertoire des entrepreneurs expatriés et de mieux comprendre les profils des Camerounais à l’étranger. Cette approche répond à l’absence d’un cadre stratégique national qui limitait l’optimisation de ces ressources considérables.

Ce projet permettra de cartographier les compétences, de créer un répertoire des entrepreneurs expatriés et de mieux comprendre les profils des Camerounais à l’étranger.

L’innovation numérique a révolutionné l’engagement diasporique durant cette période 2018-2025. À titre d’illustration, la Communauté urbaine de Douala aurait lancé en juin 2024 la plateforme Icud-Diaspora, présentée comme une première initiative municipale de ce type. Cette plateforme permettrait aux Camerounais de l’étranger de déclarer leurs projets de développement en ligne. Cependant, ni l’existence ni l’usage effectif de cette plateforme n’ont pu être confirmés par des sources indépendantes.

Une consultation menée auprès de 445 membres de la diaspora – non documentée publiquement – suggère un potentiel considérable : 72 % se déclarent prêts à investir si les conditions sont réunies, 49 % souhaitent un intermédiaire dédié, et 81 % exigent une information fiable. Ces données, bien qu’indicatives, confirment l’existence d’un vivier d’investisseurs potentiels.

Les domaines d’intervention se sont diversifiés. Au-delà des transferts familiaux, les investissements se concentrent sur l’immobilier résidentiel et commercial, la construction de supermarchés et les infrastructures urbaines. Cette évolution témoigne d’une maturité croissante de l’engagement diasporique.

Le transfert de technologies et compétences constitue un apport majeur. Les Camerounais établis à l’étranger, souvent hautement qualifiés, contribuent au renforcement des capacités nationales dans les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et la finance.

La promotion de l’image du Cameroun s’est renforcée grâce à l’action diasporique. Les réseaux professionnels et associatifs jouent un rôle crucial dans l’attraction des investissements directs étrangers et la promotion des exportations. Cette diplomatie économique informelle complète efficacement les efforts gouvernementaux.

L’intégration de la diaspora dans la SND30 marque une reconnaissance institutionnelle. Cette stratégie identifie explicitement la diaspora comme levier de développement, créant un cadre politique favorable à son engagement structuré.

Les perspectives s’annoncent positives avec l’adoption prévue (quoi qu’attendue depuis un certain temps) d’une loi sur les investissements diasporiques. Cette législation, encore en cours d’élaboration, offrirait un cadre juridique sécurisé et des incitations fiscales attractives, consolidant les acquis de cette transformation 2018-2025.

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Cameroun-Comores : voici les lions indomptables déjà à l’hôtel Hilton

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Deux lions indomptables sont déjà présents au sein de la tanière, notamment dans cet hôtel de la capitale politique du Cameroun. Actu Cameroun apprend que […]

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones
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Nicolas S., soudeur de 30 ans, a agressé ses géniteurs dans leur chambre mercredi dernier, avant d’emporter 850 000 F, fruit d’une vente de récoltes de son père, et deux téléphones. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Un père saigné dans tous les sens du terme. Nicolas S., 30 ans, soudeur homologué, a blessé son géniteur d’un coup de couteau mercredi dernier, avant de le délester de 850 000 F, entre autres. Les forces de l’ordre ont eu les détails de l’affaire, après avoir été saisies par un chef de bloc du quartier New Town Aéroport (arrondissement de Douala II).

Tout serait parti d’une demande d’argent soumise il y a quelques jours par Nicolas à son père Nicodème, retraité de 64 ans reconverti dans l’agriculture. Notre soudeur disait avoir un projet. « Je t’ai mis dans une bonne entreprise, tu y as fait des bêtises. Ne compte plus sur moi pour tes faux projets », aurait répondu le retraité. Peu après, Nicodème s’est rendu dans son village (Centre) pour vendre des récoltes.

Mardi dernier, il était de retour chez lui à Douala. Son fils, qui a suivi ses mouvements grâce à une de ses connaissances au village, est absent. Mais l’appelle le même jour. Nicolas se dit malade, et explique s’être rendu chez sa petite amie à Bilonguè (Douala III). Puis il cuisine son père, qui prétend que la vente escomptée n’a pas eu lieu. « Tu mens ! Tu as vendu ! Je serai là-bas demain », lui lance le trentenaire. De fait, l’ami du village lui a dit que Nicodème a gagné 1,7 million de F en vendant du cacao, et payé ses ouvriers à hauteur de 400.000 F.

C’est dans la nuit de mercredi que Nicolas débarque à la maison. Il entre et va toquer à la porte de la chambre parentale. S’en suit un échange peu amène avec son père, qui lui reproche ce dérangement nocturne. Nicolas finit par pousser la porte, non verrouillée. Son père dira aux policiers qu’il lui a vu des yeux particulièrement rouges. « Faut souvent éviter de me mentir ! », tâche-t-il d’emblée, avant de poursuivre : « Samuel m’a dit que tu as vendu pour un million sept cent mille, et que tu as donné 400 000 à Amadou et aux autres. Donne-moi l’argent pour mon projet ! ». Nicodème persistant dans son refus, Nicolas dégaine un couteau. « Je ne suis pas venu m’amuser avec vous ! », prévient-il.

Sa mère, silencieuse jusque-là, intervient : « Nicolas, tu veux faire quoi ? ». Pour toute réponse, la dame reçoit un coup de couteau aux côtes. Le sang maternel jaillit, un hurlement aussi. Face à cette détermination, Nicodème consent à « coopérer ». Mais il n’est pas assez rapide : il reçoit un coup de poignard à l’épaule presque au moment où il indique « le petit sac noir ». Nicolas s’en saisit et happe aussi les deux iPhones neufs récemment envoyés aux parents par leur fils aîné vivant en Occident.

Nicodème et son épouse ont été conduits à l’hôpital. Le porteur de projet est porté disparu.

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises
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(Investir au Cameroun) – Les petites et moyennes entreprises camerounaises continuent de payer leur crédit bancaire nettement plus cher que les grandes entreprises. Au quatrième trimestre 2025, leur taux effectif global (TEG) moyen s’est établi à 11,43 %, contre 6,72 % pour les grandes entreprises, selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Le TEG mesure le coût total d’un prêt en intégrant notamment le taux d’intérêt, les commissions et les frais facturés par la banque.

L’écart entre les deux catégories atteint ainsi 4,71 points. Il s’est toutefois réduit en un an. Au quatrième trimestre 2024, le TEG moyen était de 12 % pour les PME et de 6,83 % pour les grandes entreprises, soit une différence de 5,17 points. Sur un an, le taux des PME a donc diminué de 0,57 point, contre 0,11 point pour celui des grandes entreprises.

La situation est moins favorable aux PME lorsqu’il s’agit de financer leur trésorerie. Pour les crédits de trésorerie hors découverts et effets escomptés, leur TEG moyen atteignait 13,82 % au quatrième trimestre 2025, contre 6,84 % pour les grandes entreprises. Les taux ont baissé dans les deux catégories par rapport à la même période de 2024, mais l’écart s’est légèrement creusé, passant de 6,81 à 6,98 points.

Sur le moyen terme, les grandes entreprises paient légèrement plus cher

Les crédits à moyen terme présentent une situation inhabituelle. Le TEG moyen appliqué aux PME a chuté de 13,80 % au quatrième trimestre 2024 à 11,15 % un an plus tard. Dans le même temps, celui des grandes entreprises est passé de 8,28 % à 11,79 %.

Pour cette catégorie de prêts, les grandes entreprises ont donc payé en moyenne 0,64 point de plus que les PME au quatrième trimestre 2025. Cette inversion reste limitée à cette catégorie de crédit et à la période considérée : tous prêts confondus, les PME demeurent nettement plus coûteuses à financer.

Une partie de cet écart apparaît dans les frais qui s’ajoutent au taux d’intérêt. Au quatrième trimestre 2025, le taux nominal moyen était de 8,35 % pour les PME et de 5,32 % pour les grandes entreprises. Une fois intégrés les commissions, frais de dossier et autres charges, le TEG monte respectivement à 11,43 % et 6,72 %.

Ces charges représentaient 26,89 % du TEG des PME, contre 20,77 % de celui des grandes entreprises. Elles pèsent donc proportionnellement davantage sur les PME. Elles n’expliquent cependant pas tout l’écart : avant même la prise en compte de ces frais, leur taux nominal était déjà supérieur de 3,03 points à celui des grandes entreprises.

Les grandes entreprises captent trois fois plus de nouveaux crédits

L’écart de coût s’accompagne d’une forte différence dans les montants prêtés. Au quatrième trimestre 2025, les banques ont accordé 1 236 milliards de FCFA de nouveaux crédits aux grandes entreprises, contre 376,1 milliards aux PME. Les grandes entreprises ont ainsi reçu environ 3,3 fois plus de financements.

Elles ont concentré 64,3 % de l’ensemble des nouveaux concours bancaires distribués au Cameroun au cours du trimestre, contre 19,56 % pour les PME. Cette répartition ne traduit toutefois pas une progression des crédits aux grandes entreprises : leur volume a diminué de 5,32 % sur un an, tandis que celui destiné aux PME a augmenté de 0,98 %.

Les nouveaux financements restent par ailleurs largement orientés vers les échéances courtes. Les crédits à court terme, hors engagements par signature, représentaient 60,15 % des nouveaux concours au quatrième trimestre 2025, contre 8,76 % pour le moyen terme et 13,20 % pour le long terme. Les engagements par signature comptaient pour 17,90 %.

La BEAC ne ventile cependant pas ces maturités entre PME et grandes entreprises. Ces données ne permettent donc pas d’affirmer que les PME sont davantage dépendantes du crédit de court terme.

Des données divergentes entre la BEAC et le CNEF

Les données trimestrielles de la BEAC diffèrent de l’évolution présentée dans le Rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025. À partir de données attribuées au Comité national économique et financier (CNEF), ce document fait état entre 2024 et 2025 d’une hausse de 1,88 point du coût des crédits à moyen terme des PME et de 1,56 point pour les crédits à court terme. Il en déduit un « resserrement des conditions d’accès au crédit » pour les PME.

La BEAC montre au contraire, entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025, une baisse du TEG moyen des PME, aussi bien pour l’ensemble des prêts que pour les crédits de trésorerie et les crédits à moyen terme.

Les deux résultats ne sont toutefois pas nécessairement contradictoires. Le Rapport sur la compétitivité présente des valeurs annuelles, tandis que les chiffres de la BEAC portent ici sur deux quatrièmes trimestres. Les documents disponibles ne permettent pas de déterminer si l’écart provient de la période retenue, de la méthode d’agrégation ou d’un autre traitement statistique. Le CNEF a publié le 17 septembre 2026 une nouvelle série consacrée aux TEG des troisième et quatrième trimestres 2025 ainsi qu’au premier trimestre 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-07-2026 – Secteur bancaire : les créances sur les États atteignent l’équivalent de 83,5 % des crédits à l’économie en CEMAC

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