Actualités locales
Selon Georges Dougueli, c’est une affaire d’argent qui bloque la candidature unique de l’opposition


Le journaliste camerounais travaillant pour Jeune Afrique, le journal panafricain, parle d’une présidentielle au pays du matérialisme honteux.
Journaliste camerounais et observateur politique de notre landerneau, Georges Dougueli surfe sur les freins qui empêchent la candidature unique de l’opposition à la présidentielle d’octobre 2025 dans notre pays. «Pourquoi se parlent-ils depuis des semaines sans se mettre d’accord sur une coalition ? D’ailleurs, pourquoi ne disent-ils pas au grand public de quoi ils discutent exactement ? Pourquoi ces communiqués laconiques alors que l’objectif commun (balayer le système Biya) est clair et plus que jamais atteignable ?», questionne notre confrère travaillant pour l’hebdomadaire Jeune Afrique.
«Mettons les pieds dans le plat : personne n’avouera jamais que ces interminables va-et-vient, ces médiations inabouties, ces appels hypocrites au rassemblement ont une explication indicible : C’est l’argent. Sonnant et trébuchant. Les postes et autres positions de pouvoir après cette élection ou aux législatives. Eh oui, disons-le sans prendre de gants, une partie des pourparlers relève d’une négociation de marchands de tapis. Ceux qu’on appelle à se désister demandent, au minimum, le remboursement de leur caution [30 millions de Fcfa]», explique-t-il.
Pour lui, le plus curieux est qu’ils se cachent pour se le dire. «Cette partie des pourparlers ne figurera jamais dans les communiqués lénifiants et débordant de bon sentiments. Pourquoi le sort de cette caution reversée au Trésor public devient-il, subitement, un sujet réservé aux initiés ? Et par quel tour de passe-passe comptable celui qui rembourse justifiera-t-il cette dépense dans ses comptes de campagne ? Le tout dans une entreprise politique visant à «changer» la gouvernance actuelle par une plus vertueuse ?», poursuit-il dans son questionnement.
«Nos politiciens ont le matérialisme honteux. Ils ne prennent pas de hauteur. Il font semblant. Pourquoi selon vous ? Si un candidat appelé à rejoindre une coalition n’était pas capable de renoncer à sa caution, il se rendrait coupable, à mon avis, d’une faute morale. Ceux qui portent cette exigence ignorent le sens même de l’engagement politique. Il n’y a pas d’engagement sans don soi. Dans ce sens, la politique se rapproche de la charité, le plus noble des commandements sociaux. Il n’y a pas pire qu’un marchand de tapis pour dégoûter le plus zélé des électeurs. Homme d’argent, il n’est pas disposé à servir la communauté nationale, trop occupé qu’il est à amasser et à accumuler des biens pour penser grand, c’est à dire moderniser, démocratiser et humaniser le pays. Les intéressés se reconnaîtront», conclut Georges Dougueli.
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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey
Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.
L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.
Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).
Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.
Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.
Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.
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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice
L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.
À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.
Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.
Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.
L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.
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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial
Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.
Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.
Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.
À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
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