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Alliance Tchiroma – Bello : cette épineuse question de Guibai Gatama à Maurice Kamto

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Alliance Tchiroma – Bello : cette épineuse question de Guibai Gatama à Maurice Kamto
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Alliance Tchiroma – Bello : cette épineuse question de Guibai Gatama à Maurice Kamto

Le promoteur du Mouvement 10 millions de nordistes se demande si, les deux candidats originaires du Grand Nord Cameroun, ne trouvent pas un accord, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), ne se prononcera pas en faveur de l’un ou de l’autre de ces anciens ministres de Paul Biya, comme son choix pour la présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays.

Maurice Kamto, le candidat recalé à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays, a dans une déclaration ce mercredi 16 septembre 2025 lancé un vibrant appel à l’union entre Issa Tchiroma et Bello Bouba pour battre Paul Biya. «J’en appelle à la responsabilité particulière de deux valeureux et dignes fils du Cameroun, candidats originaires de la partie septentrionale du pays; j’en appelle à leur patriotisme, à leur sens du devoir et du sacrifice qui leur imposent le dépassement et la présence au rendez-vous avec l’histoire», écrit Maurice Kamto, tout en martelant qu’il s’agit d’une question de temps.

«Il ne reste plus beaucoup de temps. Les candidats et leurs équipes respectives peuvent encore tout rattraper en s’activant nuit et jour pour réaliser cet objectif capital pour notre pays. Ils ont là une occasion exceptionnelle de témoigner leur amour pour notre peuple et notre pays», a poursuivi Maurice Kamto. Réagissant sur le sujet, Guibai Gatama, spécialiste du Grand Nord souligne la volonté de Tchiroma et Bello de faire front commun.

Le préalable de l’accord

«À propos d’une éventuelle alliance Tchiroma- Bello. Plus de doute, le Grand-Nord est bel et bien de retour au centre du jeu politique. De Kamto à Akere Muna, de nombreux acteurs appellent Tchiroma et Bello Bouba à s’entendre autour d’une seule candidature. Certes, quelques détails de fond restent à régler, mais les deux parties montrent une réelle volonté à les surmonter», clame Guibai Gatama.

«Toutefois, je pose une question simple : et si Tchiroma et Bello ne parvenaient pas à un accord ? Est-ce à dire que Kamto ne se prononcerait en faveur ni de l’un ni de l’autre ? Est-ce à dire que Muna exclurait toute alliance avec l’un ou l’autre ? Le préalable de l’accord entre ces deux fils du Septentrion ne doit pas servir d’échappatoire politique», poursuit celui-ci. Le fait de citer Akere Muna, n’est pas un hasard. Ce jeudi 17 septembre 2025, il a aussi appelle à l’union entre les deux anciens ministres de Paul Biya.

Akere Muna

« Aux deux fils du Grand Nord, Honorables Candidats, je m’adresse particulièrement à vous maintenant. Le peuple vous regarde. Il a applaudi votre courage lorsque vous avez tourné le dos au régime que vous avez autrefois servi. Il est prêt à passer outre votre passé au sein de ce même système de décadence, dans l’intérêt sacré de la reconstruction nationale. Il vous offre le cadeau du pardon, un chèque en blanc tiré sur le compte de leurs espoirs», a soutenu Akere Muna.

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Me Ntimbane Bomo : « Cabral Libii est un instrument de promotion d’une succession de gré à gré »

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Me Christian Ntimbane Bomo accuse régulièrement les acteurs politiques dont les positions s’écartent d’une transition par l’alternance radicale ou qu’il juge ambiguës face au pouvoir […]

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Ignatius Ganago lance sa saison, Nantes s’impose à Boulogne

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Ignatius Ganago a retrouvé le chemin des filets au meilleur moment. L’attaquant camerounais a inscrit l’un des deux buts du FC Nantes, vainqueur (2-1) sur […]

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel
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(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.

Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.

Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.

Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.

Le Cameroun revendique sa qualité de tiers

La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.

Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.

Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.

Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.

L’exécution de la sentence suspendue au Québec

Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.

Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.

L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.

Amina Malloum

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