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Recettes douanières : Tresor Pay obligatoire dès janvier 2026 pour sécuriser les flux financiers de l’État

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Recettes douanières : Tresor Pay obligatoire dès janvier 2026 pour sécuriser les flux financiers de l’État
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(Investir au Cameroun) – A compter du 1ᵉʳ janvier 2026, toutes les recettes douanières du Cameroun devront transiter par Tresor Pay, la plateforme électronique de paiement lancée en 2023 par le ministère des Finances. Cette réforme, actée par un arrêté du Premier ministre Joseph Dion Ngute en date du 28 mai 2025, marque une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance financière publique. L’objectif : centraliser les flux, sécuriser les transactions et réduire les fuites de trésorerie qui fragilisent l’État.

Jusqu’ici, Tresor Pay servait uniquement au recouvrement des recettes non fiscales. Son extension aux droits, taxes, redevances et frais douaniers vise à mettre fin à la dispersion des canaux de paiement, souvent logés dans des banques commerciales et échappant au contrôle direct du Trésor. Désormais, l’intégralité des recettes douanières sera encaissée en temps réel dans le Compte unique du Trésor (CUT), ouvert à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

L’arrêté du Premier ministre fixait un délai de trois mois aux administrations pour migrer vers Tresor Pay. Mais, selon une source à la Direction générale des douanes (DGD), un moratoire supplémentaire a été accordé, afin que la bascule des services douaniers intervienne effectivement en janvier 2026. Entre-temps, les équipes de la DGD et du Trésor multiplient les simulations et les formations pour garantir une transition sans heurts, notamment en matière d’intégration informatique.

La réforme intervient dans un contexte marqué par la coexistence de multiples plateformes de paiement, qui compliquaient la traçabilité et entretenaient des zones d’opacité. Avec Tresor Pay, chaque transaction sera enregistrée instantanément, réduisant fortement la manipulation d’espèces, souvent à l’origine de fuites financières. L’interconnexion avec le CUT doit également améliorer la prévision de la trésorerie publique et la discipline budgétaire.

Au-delà de l’aspect technique, le dispositif ambitionne de renforcer la relation entre l’État, les contribuables et les opérateurs économiques. En fluidifiant les paiements et en sécurisant les recettes, Tresor Pay pourrait accroître la crédibilité de la douane camerounaise dans sa mission de mobilisation des ressources. L’enjeu est de taille : en 2024, la plateforme a déjà permis d’encaisser plus de 300 milliards de FCFA de recettes non fiscales.

Cette réforme s’inscrit dans un effort plus large de consolidation budgétaire. Pour 2025, le gouvernement table sur 5 548 milliards de FCFA de recettes, dont 734 milliards issus du pétrole et du gaz, 3 217 milliards des impôts et taxes, 1 144 milliards des douanes, 361 milliards des recettes non fiscales, ainsi que 90 milliards de dons. L’adhésion des douanes à Tresor Pay apparaît donc comme un levier crucial pour atteindre ces objectifs et crédibiliser davantage la politique de transparence financière affichée par Yaoundé.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

03-06-2025 – Recettes non fiscales : Dion Ngute donne trois mois aux administrations pour se connecter à la plateforme Tresor Pay

09-08-2023 – Recettes non fiscales : le Cameroun lance une plateforme pour quadrupler la collecte à 800 milliards de FCFA

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre
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François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform plus), Solange Djuikam(Univers Info.net) et Pierre Mouchili (Le procès international) ont été interpellés le 16 septembre au palais des congrès de Yaoundé alors qu’ils couvraient l’événement lié à la clôture des journées du groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Tous sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et sont en garde à vue dans les geôles du commissariat central nᵒ 1 à Yaoundé. Cette mise en détention des journalistes a entraîné la sortie publique du Spic (Syndicat national des professionnels de l’information et de communication), qui bat en brèche cette arrestation qu’il qualifie « d’arbitraire ».

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication dénonce une détention qu’il juge « arbitraire » et « abusive »
Les faits remontent au mercredi 16 septembre 2026 au palais des congrès de Yaoundé lors de la cérémonie de clôture des journées du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid). Ces journalistes sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey.

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) condamne cette détention arbitraire au regard du droit international tant les arrestations et les motifs retenus reposent essentiellement sur des soupçons et rien de probant. Le Spic s’engage à déployer, dès ce lundi, 21 septembre 2026, tous les moyens de droit et de lobbying nécessaires pour faire cesser ces abus caractérisés de la police camerounaise sur des journalistes en plein exercice de leur profession.

À titre informatif, « venus assister à la clôture d’une cérémonie de la Banque islamique de développement (BID) présidée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, les journalistes François Essomba, journaliste à Chine Afrique, Igor Gwet Bibey, reporter de Inform plus, Solange Djuikam, officiant à Univers info.net et Pierre Mouchili du journal Le procès international vont être mis aux arrêts par les éléments de la police camerounaise et conduits, pour un premier temps, au commissariat du 10ᵉ arrondissement de Bastos », indique le Spic, qui ajoute que ces derniers seront, ensuite, mis en garde à vue dans les cellules du commissariat central no 1.

Selon les informations recoupées par cette corporation syndicale, le motif de leur interpellation par la police est « suspicion de vol de lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey lors de la journée du groupe de la BID du 14 au 16 septembre 2026 ». Ce qui semble le plus curieux dans cette affaire, c’est la violence avec laquelle les quatre journalistes ont été interpellés et mis en détention alors qu’ils n’étaient pas les seuls présents à cette cérémonie. « Pire encore, explique Yannick Ebosse, Secrétaire général du Spic, ils y étaient dans le cadre strictement professionnel de collecte d’informations pour leurs médias respectifs. Étant des responsables, pourquoi n’avoir pas procédé à leur audition simple et leur mise en liberté au lieu de les incarcérer pendant des jours alors qu’ils font, juste, l’objet de soupçons ».

Le Spic regrette cette méthode de fonctionnement des fonctionnaires de police, qui remet au goût du jour et au centre du débat la question de la liberté de la presse et la protection des journalistes. L’organisation syndicale rappelle, par la même occasion, aux agents de la police qu’une détention arbitraire est une arrestation ou une détention qui viole les règles des droits humains comme l’absence d’un mandat, les procès inéquitables et la prolongation abusive de la détention provisoire.

Serge Aimé BIKOI

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