Actualités locales
le départ d’un haut commis de l’État
Décédé le 08 septembre 2025 à Yaoundé des suites de maladie, c’est à Djengreng dans l’arrondissement de Wina que l’ancien ministre des Transports du Cameroun a été inhumé le mardi 09 septembre 2025. Des membres du gouvernement, des directeurs généraux, des parlementaires, des hauts cadres de la République, des maires, entre autres, ont tenu à accompagner dignement le ministre Gounoko Haounaye à sa dernière demeure.
Malgré l’état des routes dans cette partie du pays en saison des pluies, les uns et les autres ont bravé les obstacles pour honorer la mémoire de celui qui était encore (depuis 2009), le président du Conseil d’administration de l’Autorité portuaire nationale (APN).
Pleurs, témoignages, lamentations ont marqué ce moment de tristesse.
C’est le départ d’un patriarche qui aura, au fil du temps, inscrit son nom dans le livre d’or du Mayo-Danay, son département d’origine, d’où il est parti pour laisser ses marques dans l’histoire du Cameroun.
C’est un grand homme (au sens propre comme au figuré) qui s’en est allé, après un parcours inspirant.
Ses études, il les commence à l’école publique de Djengreng avant de les poursuivre au lycée de Maroua.
En 1981, il sort de l’ENAM, nanti de son diplôme d’administrateur civil. La même année, le ministre Gounoko Haounaye est promu premier adjoint préfectoral à Mbalmayo, département du Nyong-et-So’o. Pendant son parcours dans la préfectorale, le natif de Djengreng occupera tour à tour les fonctions de préfet du Logone-et-Chari de 1983 à 1988 puis il regagne le ministère de l’Administration territoriale pour occuper le poste de directeur adjoint de l’organisation du territoire.
En 1991, il retrouve la préfectorale en qualité de secrétaire général de la province du Nord-Ouest. Une année plus tard, Gounoko Haounaye est nommé gouverneur de la région du Nord qu’il dirige avec maestria jusqu’en 2001. Un témoignage d’une autre haute personnalité du Mayo-Danay fait savoir qu’il était assez proche de ses administrés.
« Le ministre Gounoko était capable de se rendre nuitamment à Poli, à environ 130 km pour rencontrer une grande maman s’il est informé qu’elle serait la solution à un conflit ou une crise communautaire », confie notre source. Bien plus : « il passait très souvent du temps avec nous lors des veillées funèbres et plus… », informe un autre fils du Mayo Danay.
En 2001, le Prédisent Paul BIYA lui renouvelle sa confiance. Il le porte à la tête de la région du Littoral. « Gérer Garoua, puis Douala par la suite, il faut être Gounoko pour le faire! Nous pensons que c’est à juste titre qu’il a été récompensé en occupant, de 2007 à 2009, le ministère des Transports », lance une autre élite majeure de la région de l’Extrême-Nord.
Militant du RDPC, le ministre Gounoko Haounaye, en sa qualité de vice-président de la commission départementale de campagne, a contribué à plusieurs victoires de son organisation politique. L’élite politique de la base du disparu pense que le Mayo-Danay devrait lui rendre hommage.
« J’espère que les populations du Mayo-Danay vont élire notre candidat le 12 octobre 2025 afin d’honorer sa mémoire », a dit un membre influent du RDPC.
PS : photo de 2017 au Maroc
David KETEM
Fils du Mayo-Danay
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Actualités locales
152 palmiers détruits en une semaine, la guerre des terres s’intensifie à Esuke

Une nouvelle vague d’accaparement de terres secoue la plantation de palmiers à huile d’Esuke, gérée par la Cameroon Development Corporation (CDC), le long de la route Mutengene-Limbe. En l’espace d’une semaine, 152 jeunes palmiers ont été détruits lors de deux incidents distincts.
Le mercredi 26 août, des opérateurs de scies mécaniques, escortés par les forces de sécurité selon des témoins, ont investi la plantation pour la deuxième fois, abattant 100 palmiers. Cette destruction survient moins d’une semaine après l’abattage de 52 palmiers sur la même plantation.
Les auteurs de ces actes, qui se réclament de la Communauté musulmane de Mutengene, revendiquent la plantation de 44 hectares, qui fait partie du domaine de palmiers à huile de Bota, appartenant à la CDC. Ils affirment vouloir y construire une mosquée de 3 000 places, un hôpital et un centre d’accueil pour personnes déplacées.
Des témoins ont déclaré à des journalistes que les opérateurs de scies mécaniques étaient escortés par des policiers, des gendarmes et des militaires. Les opérateurs, selon leurs dires, avaient été recrutés à Douala après que ceux de Mutengene aient refusé d’effectuer le travail, le jugeant illégal.
Cette destruction survient alors que les autorités administratives – le préfet de Fako, Viang Mekala, et le gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai – gardent le silence, malgré leur commandement des forces de sécurité déployées pour surveiller cette opération illégale.
Des observateurs pointent du doigt des responsables administratifs masqués qui semblent soutenir la prétendue communauté musulmane.
Le directeur général de CDC, Franklin Ngoni Njie, a dénoncé la destruction, affirmant que la société n’avait reçu aucune autorisation de la présidence pour céder une quelconque partie de ses terres. Il a précisé qu’un décret présidentiel de 2020 suspendant toutes les cessions de terres par CDC restait en vigueur.
Les palmiers détruits n’avaient que dix ans et étaient à leur apogée, a déclaré M. Ngoni Njie, ajoutant que si CDC souhaitait céder des terres, ce ne serait pas cette partie de la plantation.
La CDC a traditionnellement cédé des terres à plusieurs communautés de la division de Fako, mais ces cessions suivent une procédure administrative structurée et autorisée par la Présidence. En 2020, la Présidence a suspendu toutes les cessions de terres afin de permettre à la société de se reconstruire après que la crise anglophone qui a suivi ait failli la ruiner.
Au début de cette crise qui a duré une décennie, les employés de la CDC ont été agressés à plusieurs reprises, contraignant nombre d’entre eux à abandonner leur travail dans plusieurs exploitations. Il en a résulté une chute dévastatrice de la production et des revenus, et la société ne s’en est toujours pas remise, malgré des progrès significatifs.
Alors que la société commençait à se stabiliser, un nouveau problème est apparu : l’accaparement des terres. Les chefs traditionnels, les autorités administratives et l’élite locale de Fako ont souvent été accusés d’orchestrer des tentatives de s’emparer des terres de la CDC à des fins personnelles.
Les empiètements passés sur les exploitations de la CDC ont souvent suscité des réactions tièdes de la part des autorités administratives, notamment du sous-préfet et du gouverneur, qui interviennent rarement de manière décisive malgré leur commandement des forces de sécurité chargées de la protection des biens de l’État.
Cette inaction administrative persistante a encouragé des groupes à revendiquer des terres appartenant à la CDC, compromettant ainsi le redressement de l’entreprise et menaçant les moyens de subsistance de milliers de travailleurs.
Avant le début du conflit armé anglophone en 2017, la CDC s’enorgueillissait d’être le deuxième employeur du pays après l’État. Aujourd’hui, elle lutte pour sa survie.
La direction et les employés de l’entreprise appellent les autorités à intervenir pour protéger la plantation, qu’ils considèrent comme essentielle à leurs moyens de subsistance et au redressement de l’entreprise.
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Décès tragique de Legrand Nkuissi, capitaine de Stade Renard

Ce fameux samedi de mai 2026 qui va virer au cauchemar. Alors que Stade Renard de Melong est en mise au vert dans un hôtel de la ville, en préparation d’un match important d’Elite One prévu le lendemain à domicile, un cadre manque à l’appel au moment de la réunion technique. Le défenseur central, le capitaine Nkuissi, informe le journaliste Nana Paul Sabin.
«Je remarque que tous les joueurs logés à l’étage sont descendus, sauf le capitaine. C’est inquiétant. Quand nous montons dans sa chambre, nous le trouvons inerte sur son lit, paralysé», raconte un encadreur du club au journaliste d’Equinoxe Radio et télévision. La scène est saisissante. Il faut le porter comme un enfant pour le faire descendre.
«Nous avons dû le porter comme un enfant. Mais comme son état ne s’améliorait pas, nous avons été contraints de le retirer de la liste du onze entrant du match prévu le jour d’après», ajoute notre source. Depuis ce jour-là, «Le Bâtiment» surnom du défenseur de 26 ans, ne se remettra plus jamais totalement sur ses deux jambes.
Commence alors un long chemin de croix. D’hôpital en hôpital, sans succès. Même le recours aux tradipraticiens ne donnera rien. Il rend finalement l’âme dans la nuit de mercredi à ce jeudi 27 août 2026. «Ceux qui le suivaient au quotidien avaient remarqué qu’il avait perdu du poids, mais il ne laissait rien paraître. Il s’efforçait de tenir, mais nous sentions bien qu’il se battait contre la maladie. Les choses se sont dégradées, jusqu’à ce que le pire arrive», regrette notre confrère Titan Yonkeu.
Ex International U23, Legrand Nkuissi était un pur joyau de Stade Renard. Un enfant du club, acteur majeur de sa montée depuis la D2 régionale jusqu’en Elite Two, puis en Elite One. En quête d’un nouveau challenge, il avait voulu voir ailleurs. Direction Coton Sport de Garoua où il passe quelques mois, puis Colombe du Sud lors du mercato, et enfin Fovu Club de Baham. Sans jamais parvenir à s’imposer durablement.
N’arrivant pas à s’intégrer dans ses nouveaux clubs, il décide alors de recontacter le président de Stade Renard, le Maire Jean Kuete, pour lui faire part de son désir de revenir. La réponse du président est sans équivoque : «Tu peux venir quand tu veux, c’est ta maison. » Il revient, reprend le brassard de capitaine et le porte jusqu’à ses dernières heures ce jeudi en pleine nuit, conclut Paul Sabin.
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le Cameroun veut lever 150 milliards FCFA pour son dépôt de Kribi

Une rencontre entre les porteurs de projet et les investisseurs a eu lieu le 26 août dernier à Douala avec pour ambition de faire avancer le projet de construction dudit dépôt pétrolier.
Pour doter la ville portuaire de Kribi d’un dépôt pétrolier et d’un pipeline, le Cameroun se lance à la recherche des partenaires pouvant financer le projet. C’est dans cette optique que la Société camerounaise des dépôts pétroliers a organisé mercredi une rencontre avec les investisseurs et financiers.
Le but de la rencontre est de mobiliser les fonds en vue de la construction dudit dépôt pétrolier. Le coût du projet est évalué à 150 milliards de francs CFA. En vue de mobiliser ces fonds, les démarches sont menées par des cabinets PG & Partners ainsi que la banque ivoirienne Matha Capital.
Bien engagé en vue de la réalisation de ce projet, le Cameroun a déjà posé certains actes, dont la création d’une ligne dans la structure des prix des produits pétroliers en perspective du financement. L’autre action dans ce sens est la mise en place le 17 août dernier des organes sociaux du dépôt pétrolier de Kribi. À la direction du dépôt pétrolier se trouve Patrice Entame Etame, tandis que Véronique Moampea Mbio, directrice générale de la SCDP, assure la présidence du conseil d’administration.
Les financements recherchés permettront de réaliser un projet qui contribuera à réduire la dépendance au port de Douala, à accueillir des navires plus grands, à accélérer le changement et à réduire les délais de traitement, à renforcer le stockage national, peut-on lire dans une publication de la SCDP en date du 26 août 2026.
La rencontre de mercredi s’est tenue à la suite de l’inauguration le 21 août dernier à Douala de trois nouvelles infrastructures, dont une nouvelle sphère à gaz domestique à Bonaberi, un nouveau pipeline et un nouveau siège pour la SCDP. La structure est ainsi dans la dynamique d’améliorer l’approvisionnement en gaz et en carburants au Cameroun dans un contexte où des signaux de pénuries sont de temps en temps donnés à travers la rareté du gaz domestique ou encore du pétrole lampant.
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