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le cinéaste Jean-Pierre Bekolo explique comment obtenir le changement

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le cinéaste Jean-Pierre Bekolo explique comment obtenir le changement
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Selon le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, pour arriver au changement, il faut avoir une orientation, la mettre en œuvre et la déployer dans le réel.

En cette période post-électorale où le mot changement semble le plus utilisé actuellement au Cameroun, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, a fait une publication, qui pourrait bien être intéressante pour les 11 candidats de l’opposition. Notre confrère fait remarquer que le changement dont on parle n’est pas une vue de l’esprit. Il ne s’obtient pas uniquement par un moyen. Il se fait en fonction du contexte de chaque pays.

«Une erreur commune consiste à penser que le changement se décrète ou se désire seulement. En réalité, celui qui veut produire le changement doit d’abord se donner une théorie du changement. Il doit répondre à la question de savoir comment il compte obtenir ce changement? Autrement dit, il doit se doter d’une vision stratégique, d’une méthode claire, d’une logique d’action qui lui permette de transformer une aspiration en dynamique concrète. L’histoire nous offre de multiples exemples. Certains ont obtenu le changement par la force, comme au Gabon où un coup d’État militaire a interrompu la continuité d’un régime des Bongo. D’autres ont choisi la voie de la guerre, comme l’UPC à une époque, au prix d’énormes sacrifices. D’autres encore ont cru au pouvoir des urnes, à l’image de Maurice Kamto, dont l’expérience a montré les limites dans un système verrouillé par Elecam.

Le changement peut aussi venir d’une succession arrangée, comme ce fut le cas lorsque Ahidjo transmit le pouvoir à Paul Biya, ou bien d’une intervention extérieure, comme en Côte d’Ivoire avec Ouattara appuyé par les forces françaises, l’ONU et, plus tard, la CPI contre Gbagbo. N’oublions pas l’Afrique du Sud illustre la force d’une lutte armée couplée aux mobilisations de masse, qui finit par faire plier le système d’apartheid. Enfin le changement par la rue. Le printemps arabe en a été l’illustration éclatante. De la Tunisie à l’Égypte, en passant par la Libye et la Syrie, des foules immenses se sont emparées de l’espace public pour renverser des régimes jugés illégitimes.

Ces trajectoires démontrent qu’il n’existe pas une seule voie, mais une pluralité de théories du changement, propres à chaque contexte. Au Sénégal, lorsque tout le monde réclamait qu’Abdoulaye Wade renonce à un nouveau mandat, Macky Sall, lui, avait compris que le vieux président ne reculerait pas. Sa propre théorie fut de se lancer tôt dans la compétition, avant ses rivaux, capitalisant ainsi sur l’usure de son adversaire. Ce calcul stratégique s’est avéré payant», affirme l’intellectuel.

Revenant, au Cameroun, Jean-Pierre Bekolo note que plusieurs de ceux qui affirment vouloir le changement, font comme s’ils n’ont pas mis en place la stratégie pour l’obtenir.

«Ce qui ressort de tous ces exemples, ce n’est pas seulement le résultat final. Ce qui importe avant tout, c’est le fait de s’être donné une théorie du changement, et de s’y être engagé avec cohérence. Sans une telle orientation, l’action s’éparpille, se perd dans les illusions ou dans l’attente d’un sauveur providentiel. C’est précisément ce qui paralyse aujourd’hui de nombreux Camerounais désireux de changement : si beaucoup agissent pour le changement, ils n’ont pas toujours défini leur propre théorie permettant d’agir. La majorité attend un miracle, un sauveur, un coup du sort, mais personne ne propose une vision claire et une méthode concrète qui puissent mobiliser et guider l’action collective. La question que chacun doit se poser est donc simple et exigeante :Quelle est ma théorie du changement ?», écrit notre compatriote.

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le choix politique de Jean Marie Tchakui Noundie

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le choix politique de Jean Marie Tchakui Noundie
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Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean-Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse.

Administrateur civil principal, il est désormais militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il milite depuis trois ans au sein de cette formation politique très redoutée par le régime de Paul Biya.

Jean-Marie Tchakui Noundie l’a rendu public le week-end dernier lors d’un meeting dans le département du Haut-Nkam, Région de l’Ouest.

Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve.

« Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même »

Devant les militants, l’ancien sous-préfet est revenu sur son parcours : « Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés. »

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : « Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même. »
Un ralliement qui ne manquera pas de faire parler dans les cercles politiques…

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PME : Access Bank et l’ITC incluent le Cameroun dans un programme africain d’accès au financement et aux marches

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PME : Access Bank et l’ITC incluent le Cameroun dans un programme africain d’accès au financement et aux marches
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun fait partie des 14 pays africains retenus par l’International Trade Centre (ITC) et Access Bank dans un partenariat de trois ans destiné à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises au financement, aux marchés et à la formation. L’accord, annoncé le 22 septembre 2026, doit d’abord être testé au Ghana entre septembre 2026 et juin 2027, avant une extension à d’autres marchés à partir de 2027. Aucun calendrier spécifique au Cameroun, aucune enveloppe nationale et aucun nombre de bénéficiaires n’ont encore été annoncés.

Le protocole d’accord a été conclu entre l’ITC, agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies, et The Access Africa Office, qui coordonne les filiales africaines d’Access Bank. Outre le Cameroun et le Ghana, le programme couvre l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, la Gambie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Zambie.

Le dispositif doit intervenir sur cinq volets : l’accès au financement, notamment pour les entreprises détenues par des femmes et des jeunes, la création d’emplois par les PME, la pérennisation des entreprises, le renforcement des compétences — y compris dans le commerce numérique — et l’accès aux marchés. Les partenaires prévoient également d’accompagner les entreprises dans le commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Pour les entreprises camerounaises, l’enjeu du financement reste mesurable. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale, le taux effectif global moyen appliqué aux nouveaux crédits accordés aux PME au Cameroun s’établissait à 11,85 % au premier trimestre 2026, contre 7,59 % pour les grandes entreprises. L’écart atteint ainsi 4,26 points de pourcentage. Sur le même trimestre, les nouveaux concours déclarés par les banques aux PME ressortaient à 231,19 milliards de FCFA, contre 970,66 milliards de FCFA pour les grandes entreprises.

Access Bank dispose déjà d’un premier terrain d’intervention auprès des petites entreprises au Cameroun. En novembre 2025, sa filiale locale avait lancé, avec IFC et l’African Guarantee Fund, la première édition camerounaise du Womenpreneur Pitch-A-Ton. Le programme avait retenu 150 femmes entrepreneures pour des formations en gestion financière et prévoyait trois dotations de 3 millions, 2 millions et 1 million de FCFA, soit 6 millions de FCFA au total.

Le groupe bancaire a par ailleurs signé, en mai 2026, un accord-cadre avec IFC portant sur environ 500 millions de dollars de financements en monnaies locales destinés notamment aux micro, petites et moyennes entreprises, à l’agriculture, au logement et aux infrastructures. Access Bank indique que cette facilité doit couvrir plusieurs marchés africains, parmi lesquels la Cemac. Le groupe n’a toutefois publié aucune ventilation de cette enveloppe entre les pays de la sous-région.

Ce financement IFC et le nouveau partenariat avec l’ITC constituent deux accords distincts. Le communiqué du 22 septembre ne précise pas si les PME qui seront accompagnées par l’ITC pourront bénéficier des ressources du dispositif IFC. Il ne fournit pas non plus, pour le Cameroun, les conditions d’éligibilité, les volumes de crédit envisagés ou les modalités de partage des risques avec Access Bank Cameroon. Ces éléments détermineront la portée financière réelle du programme lorsqu’il sera déployé dans le pays.

BE

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la phase préparatoire du projet Bus Rapid Transit TransYaoundé lancée

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Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé a été officiellement lancé ce 23 septembre 2026 à l’Hôtel de Ville. Avec un corridor de 22 km, 28 stations et 52 bus électriques articulés à terme, le dispositif ambitionne de renforcer la mobilité urbaine dans la capitale camerounaise.

Présidé par le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, le lancement officiel du projet TransYaoundé marque une nouvelle étape dans la modernisation du transport urbain. Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en desservant notamment Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

En effet, le système prévoit la mise en circulation, à terme, de 52 bus électriques articulés de 18 mètres, avec une capacité annoncée pouvant atteindre 43 000 passagers par jour. Le tarif moyen devrait se situer entre 200 et 300 FCFA.

Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre désormais dans une phase d’études et de concertation avec les différentes parties prenantes. Il vise notamment à améliorer la fluidité des déplacements et à proposer une offre de transport collectif adaptée aux besoins croissants de la population de Yaoundé.

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