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« je veux écrire une nouvelle page au Cameroun »

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« je veux écrire une nouvelle page au Cameroun »
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L’attaquant camerounais Léandre Tawamba a officialisé son retour au pays en rejoignant la Colombe du Dja et Lobo, championne en titre du Cameroun. L’ancien international, qui a longtemps évolué à l’étranger, dit avoir choisi de revenir « par envie d’être proche de [sa] famille et de contribuer au rayonnement du football local ».

Dans un entretien, le buteur a confié que le sacre récent de l’Oiseau du Sud avait été « comme un signal » pour rejoindre l’équipe. « Je voulais être au Cameroun, accompagner la Colombe dans son projet et vivre ce moment avec mes proches », a-t-il expliqué.

Léandre Tawamba à Colombe du Dja et Lobo. Qu’est-ce qui a motivé votre choix de revenir au Cameroun ?

L’Oiseau du Sud est une équipe que je suis depuis des années. C’est avec beaucoup d’émotions que je retrouve ce club parce que c’est un retour au Cameroun. Le club me permet de réaliser un objectif de carrière.

J’arrive à un moment où j’aimerais être au Cameroun, jouer dans mon pays et être le plus proche de ma famille et de mes amis. C’est avec cette motivation que j’ai retrouvé ce club. J’espère qu’en réalisant mon rêve, je vais pouvoir être dans la continuité avec les attentes de l’équipe et des supporters.

Un mot sur les négociations entre la direction du club et vous…

Quand j’ai appris que la Colombe était championne du Cameroun, c’était comme un signal pour moi. Je voulais être au Cameroun, je voulais être proche de la famille… Je me suis porté volontaire dans le projet d’accompagner la Colombe lors de la saison à venir. Je crois que ça a facilité les discussions à ce jour.

Quels sont vos objectifs ?

L’objectif de la Colombe est national. C’est pour cette raison que mon engagement a créé beaucoup d’émotions à travers le pays. C’est vrai que je suis un joueur pour avoir représenté le Cameroun au plus haut niveau avec l’équipe nationale fanion, on s’attendait à ce que je continue de faire ma carrière à l’international. Mais pour moi aujourd’hui, c’est un choix aussi sportif car la Ligue des champions de la CAF n’est pas négligeable.

C’est une compétition qui peut permettre aujourd’hui à la Colombe et au Cameroun de retrouver l’image qu’ils ont toujours eue sur la scène continentale africaine. J’aimerais bien faire partie de cette campagne. J’espère qu’avec le groupe que nous sommes en train de monter, avec le staff technique que nous avons et l’engagement et la responsabilité de l’administration de l’Oiseau du Sud, nous allons pouvoir atteindre cet objectif.

Comment s’est passé votre intégration dans le groupe ?

J’ai toujours eu cette particularité que, dans ma carrière, j’étais toujours le plus jeune de mes groupes. Aujourd’hui, je me retrouve dans la Colombe en tant qu’ainé en âge, en expérience. Je compte bien, avec l’expérience que j’ai eue durant ma carrière, apporter un plus à ces jeunes qui sont en train de vouloir construire leur carrière. Je crois que c’est le meilleur moment pour moi de réaliser ceci.

Les joueurs m’ont bien accueilli et j’espère que cet accueil va créer de la motivation de leur côté afin que nous puissions construire quelque chose et atteindre les objectifs qui sont fixés. L’intégration se passe graduellement parce que même la façon de travailler a un peu changé. J’ai la chance de tomber sur un entraîneur qui a fait ses formations en Allemagne. Je le connais personnellement depuis 2011. Je crois que ça facilite aussi mon intégration dans le groupe.

Message aux supporters de la Colombe…

Je tiens déjà à remercier tous ceux qui ont commencé à porter un regard sur l’oiseau du Sud. J’espère que cela va pouvoir créer des émotions et ramener plus de fans pour la Colombe. Ça fait déjà plaisir de voir les réactions sur les réseaux sociaux. Ça fait des années qu’on n’a pas vu un professionnel prendre ce genre de décision. J’espère qu’ils vont m’accompagner dans ce projet et que tous ensemble, nous allons pouvoir réaliser quelque chose de grand pour le Cameroun.

Quelle anecdote se cache derrière le numéro 3 qui vous accompagne sur les terrains ?

Au départ, ce n’est pas une histoire particulière. Je suis arrivé dans un championnat où les numéros étaient attribués à certaines tailles. Ma taille correspondait au numéro 3. Après, je me suis créé des motivations autour de ce numéro. C’est un numéro particulier dans la vie en général.

Chaque fois qu’on veut faire quelque chose, on dit : 1, 2, 3 et on y va. Ce numéro m’a accompagné durant ma carrière et à chaque fois que j’ai pu l’avoir, je l’ai sollicité. Ce numéro fait partie de moi. J’aimerais déjà remercier mon coéquipier qui a accepté de me passer le numéro 3.

Camfoot

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Bicec : un arrêt français révèle le rejet de 16,4 milliards de FCFA réclamés sur des crédits à Producam, Delta et Argia

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Bicec : un arrêt français révèle le rejet de 16,4 milliards de FCFA réclamés sur des crédits à Producam, Delta et Argia
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(Investir au Cameroun) – La Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec) n’obtiendra pas, au stade actuel de la procédure, les 16,402 milliards de FCFA de dommages et intérêts qu’elle réclamait dans un contentieux lié à des crédits accordés aux opérateurs camerounais du cacao et du café Producam, Delta Industries International et Argia. Dans un arrêt du 29 janvier 2026, rectifié le 24 février, la cour d’appel de Paris a rejeté ses demandes indemnitaires contre Unicontrol Commodity Cameroun (UCC), chargé du contrôle des stocks servant à sécuriser les financements, et Katoen Natie-Commodities BV, solidairement responsable des obligations du tiers détenteur.

L’enjeu financier doit toutefois être précisément délimité. Les 16,402 milliards de FCFA correspondent au préjudice que la Bicec disait avoir subi et au total des sommes dont elle réclamait parallèlement le paiement à Producam, Delta et Argia au Cameroun. La cour d’appel n’a pas fixé le montant des dettes restant effectivement dues par ces trois entreprises et n’a pas jugé qu’elles étaient libérées de leurs obligations envers la banque.

L’arrêt prive également la Bicec des 300 000 droits de tirage spéciaux (DTS) de dommages et intérêts que le tribunal de commerce de Paris lui avait accordés en première instance, le 25 novembre 2021. La banque est en outre condamnée à verser 20 000 euros à Katoen Natie-Commodities et 20 000 euros à AIG Europe au titre des frais de procédure, ainsi qu’à supporter les dépens prévus par la décision.

Des crédits de campagne sécurisés par des stocks de cacao et de café

Le litige trouve son origine dans des financements de campagne accordés par la Bicec aux trois entreprises. Producam, implantée à Kékem et associée à l’homme d’affaires Emmanuel Neossi, également promoteur de Neo Industry, était active dans le négoce du cacao et du café. Delta Industries International de Moïse Diabé et Argia – représentée par Bruno Betat – opéraient également dans cette filière. Les trois sociétés figuraient parmi les exportateurs camerounais de cacao recensés au cours de la campagne 2018-2019.

Pour sécuriser une partie de ses concours, la Bicec s’appuyait sur des marchandises entreposées chez ses clientes. Des conventions de tierce détention ont été conclues le 16 janvier 2017 avec Producam et Delta, puis le 3 octobre 2017 avec Argia. UCC devait contrôler les entrées et sorties des marchandises et superviser leur gestion pour le compte de la banque.

Les difficultés apparaissent en 2019. La Bicec faisait état de 444 à 771 tonnes de cacao manquantes chez Argia ; de 661 à 1 802 tonnes de cacao et de 1 605 à 2 529,4 tonnes de café chez Delta ; et de 7 300 tonnes de cacao « considérées comme perdues » chez Producam. Ces volumes correspondent aux pertes alléguées par la banque : la cour ne les a pas reconnues comme des pertes établies.

La Bicec avait parallèlement entrepris de recouvrer ses crédits auprès des emprunteurs au Cameroun. Une assignation a été signifiée à Delta en août 2019, tandis que Producam et Argia ont reçu des mises en demeure en septembre de la même année.

Le dossier donne une indication sur l’exposition revendiquée à Producam, sans permettre de la considérer comme définitivement établie. Dans ses conclusions, Katoen Natie indique que la Bicec faisait valoir une créance de 9,96 milliards de FCFA sur l’entreprise associée à Emmanuel Neossi. La société néerlandaise contestait ce montant et soutenait que la créance n’excédait pas 670,9 millions de FCFA. La cour d’appel n’avait pas à départager ces deux montants dans cette procédure. La ventilation des 16,4 milliards de FCFA entre Producam, Delta et Argia ne peut donc pas être reconstituée avec certitude à partir de l’arrêt.

La preuve des pertes fait tomber la demande de la Bicec

Le rejet ne repose pas sur l’absence de conventions entre la banque et le tiers détenteur. La cour examine au fond la responsabilité invoquée par la Bicec, mais estime que les éléments produits ne permettent pas d’établir que les pertes alléguées résultent de manquements d’UCC.

Elle relève notamment l’impossibilité de relier suffisamment les lettres de tierce détention aux financements effectivement accordés aux lots concernés. Aucun contrat écrit de gage conclu entre la Bicec et Producam, Delta ou Argia n’a par ailleurs été produit devant la cour.

Une autre difficulté concerne la nature même des marchandises. La convention conclue avec Delta portait sur du cacao destiné à l’exportation, alors que la banque invoquait aussi des pertes de café. Celle de Producam concernait du café, tandis que les 7 300 tonnes déclarées perdues étaient du cacao. La Bicec n’a pas produit d’avenant démontrant que les conventions avaient été étendues à ces produits.

La cour relève aussi que la banque réclamait le solde total de ses crédits de campagne alors que les pertes de marchandises invoquées étaient présentées comme partielles. Les constats et rapports produits ne permettaient pas davantage d’identifier des lots précis disparus à une date déterminée.

Deux rapports du cabinet K2C faisaient notamment état d’une porte défectueuse dans un entrepôt de Delta et de possibles sorties irrégulières de marchandises. La cour observe cependant que plusieurs de ces éléments reposaient sur des propos de tiers ou des allégations non corroborées. Elle relève aussi que la Bicec pouvait demander une expertise judiciaire contradictoire des stocks chez les trois opérateurs, ce qu’elle n’a pas fait.

La banque avait pourtant fait pratiquer, le 16 mai 2019, une saisie conservatoire dans un entrepôt de Delta sur la base d’une ordonnance rendue le 18 février à Nkongsamba. Selon la cour, cette opération n’a pas davantage donné lieu à un constat contradictoire permettant d’établir précisément les marchandises présentes.

Les procédures de recouvrement contre les emprunteurs restent distinctes

L’arrêt ne signifie donc pas que Producam, Delta et Argia ne doivent plus rien à la Bicec. La cour distingue expressément l’action en responsabilité engagée en France contre UCC et Katoen Natie des démarches entreprises au Cameroun pour obtenir le remboursement des crédits accordés aux trois entreprises.

La décision du 24 février 2026 est venue corriger une erreur matérielle dans le dispositif de l’arrêt du 29 janvier, qui désignait initialement la mauvaise partie comme déboutée. Le texte rectifié précise que c’est la Bicec qui est déboutée de ses demandes indemnitaires contre UCC et Katoen Natie.

L’incidence comptable de ce revers sur la banque n’est pas déterminable à partir des documents judiciaires consultés. Les 16,4 milliards de FCFA constituaient une indemnisation réclamée, et non une somme déjà acquise à la Bicec. Les décisions disponibles ne précisent ni les provisions constituées sur les crédits concernés, ni les montants éventuellement récupérés depuis auprès de Producam, Delta ou Argia.

Amina Malloum

Lire aussi :

23-09-2026 – BICEC officialise la nomination d’Othmane Tajeddine, patron de l’international chez BCP, à son conseil d’administration

25-06-2026 – Banques : le top 5 des plus grands financiers de l’économie camerounaise au premier trimestre 2026

24-12-2025 – BICEC : Mohamed Simporé succède à Outman Roqdi, appelé à d’autres fonctions chez BCP

27-09-2024 – Bicec : Metou’ou Amvela nommé PCA après 34 ans de règne de feu Jean Baptiste Bokam

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Le Cameroun parmi sept pays africains partenaires de la stratégie sanitaire « America First »

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Le Cameroun a participé, le 21 septembre 2026 à New York, à une rencontre de haut niveau consacrée au premier anniversaire de la stratégie mondiale de santé « America First ». Le pays fait partie des sept partenaires africains associés à cette initiative américaine.

Le ministre de la santé publique du Cameroun, Dr Malachie Manaouda a pris part à un dîner de travail organisé à New York dans le cadre du premier anniversaire de la stratégie mondiale de santé « America First ». La rencontre a réuni douze parties, dont sept pays africains : la Tanzanie, l’Ouganda, le Nigeria, le Kenya, le Mozambique, l’Éthiopie et le Cameroun, aux côtés de responsables américains à l’origine de l’initiative.

Pour Yaoundé, ce partenariat représente une opportunité de renforcer la visibilité, la redevabilité et l’appropriation nationale de la coopération sanitaire avec les États-Unis. Celle-ci mobilise environ 850 millions de dollars, dont 400 millions de contribution américaine et 450 millions au titre du co-investissement camerounais.

Depuis la signature du mémorandum d’entente en décembre 2025, plusieurs étapes ont été franchies. Le plan de mise en œuvre a été validé en juillet 2026, tandis que les indicateurs de performance ont fait l’objet d’un examen conjoint. Le 19 septembre dernier, les deux parties ont également signé l’Accord d’objectif stratégique (SOAG), destiné à consolider le cadre opérationnel et financier de leur coopération.

Le Cameroun travaille par ailleurs à la mise en place d’une Unité de gestion du programme et de la transition. Cette structure devra contribuer au renforcement des capacités nationales et à la pérennisation des acquis du partenariat au-delà de 2030.

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Faris Moumbagna, le pari que les supporters de l’OM réclament à Genesio

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De retour à l’Olympique de Marseille après un prêt à Cremonese, Faris Moumbagna doit pour l’instant se contenter d’un rôle de remplaçant. Une situation qui ne semble pourtant pas refléter la cote dont bénéficie l’attaquant camerounais auprès des supporters olympiens.

Avec un effectif particulièrement limité cette saison, Bruno Genesio doit composer avec les moyens à sa disposition. L’OM n’ayant pas pu recruter cet été, l’entraîneur marseillais s’appuie notamment sur les joueurs revenus de prêt. Amine Harit s’est rapidement imposé comme un élément important du dispositif, avec cinq titularisations en autant de journées de Ligue 1. Neal Maupay bénéficie également d’un temps de jeu conséquent, malgré deux occasions franches manquées lors de son dernier match face au Paris Saint-Germain.

Dans cette hiérarchie offensive, Faris Moumbagna reste en retrait. L’international camerounais n’a eu droit jusqu’ici qu’à de courtes apparitions. Mais son entrée face au PSG pourrait lui permettre de marquer des points. En seulement dix minutes, l’ancien joueur de Cremonese s’est montré disponible, récupérant notamment un ballon avant de délivrer un superbe centre à destination de Nayef Aguerd, passé tout près de l’égalisation dans le temps additionnel.

Une séquence qui n’a pas échappé aux supporters marseillais. Sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs de l’OM estiment que Moumbagna mérite davantage de temps de jeu et certains militent même pour une titularisation à la place de Maupay, aux côtés d’Amin Gouiri, d’Amine Harit et de Paixao.

« Et si c’était Moumbagna le plus malheureux dans cette histoire ? Parce que son pressing et son centre méritent de la lumière », a notamment souligné Romain Canuti, journaliste au Phocéen. D’autres supporters ont également défendu l’attaquant camerounais : « Faris Moumbagna n’est pas un mauvais joueur de football » ou encore « Est-ce que Faris Moumbagna est si nul que ça qu’il ne mérite qu’un rôle de remplaçant de Maupay ? »

La trêve internationale offre désormais à Bruno Genesio trois semaines pour ajuster ses choix offensifs avant le déplacement de l’OM à Troyes. Pour Moumbagna, cette période peut être l’occasion de convaincre son entraîneur qu’il peut apporter davantage dans le secteur offensif.

Reste à savoir si ses dernières minutes face au PSG suffiront à changer la donne. Une chose est certaine : à Marseille, le Camerounais dispose déjà d’un soutien populaire qui pourrait peser dans la suite de sa saison.

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