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Allocution de Xi Jinping au sommet virtuel des BRICS (TEXTE INTEGRAL)

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Allocution de Xi Jinping au sommet virtuel des BRICS (TEXTE INTEGRAL)
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Le président chinois Xi Jinping a assisté, lundi à Beijing, à un sommet virtuel des BRICS et a prononcé une allocution importante.

Voici le texte intégral de l’allocution :

Aller de l’avant dans la solidarité et la coopération

Allocution de Monsieur Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine au Sommet virtuel des BRICS, 8 septembre 2025

Monsieur le Président Luiz Inácio Lula da Silva,

Chers Collègues,

Il est tout à fait pertinent que nous, dirigeants des BRICS, tenions aujourd’hui un sommet en ligne pour procéder à des échanges de vues approfondis sur la situation internationale actuelle et les questions d’intérêt commun.

Actuellement, les transformations inédites depuis un siècle s’accélèrent avec la montée de l’hégémonisme, de l’unilatéralisme et du protectionnisme. La guerre commerciale et la guerre tarifaire lancées par certains pays bouleversent gravement l’économie mondiale et portent gravement atteinte aux règles du commerce international.

À ce moment crucial, les pays du BRICS, se tenant à l’avant-garde du Sud global, doivent faire valoir l’esprit du BRICS, marqué par l’ouverture, l’inclusion et la coopération gagnant-gagnant, défendre ensemble le multilatéralisme et le système commercial multilatéral, promouvoir une coopération BRICS plus vaste et bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Pour ce faire, j’aimerais avancer trois propositions.

Premièrement, nous devons poursuivre le multilatéralisme pour défendre l’équité et la justice internationales. L’histoire nous enseigne que le multilatéralisme est l’aspiration commune de tous les peuples, la tendance générale de notre temps et le fondement important de la paix et du développement dans le monde.

L’Initiative pour la gouvernance mondiale que j’ai avancée vise à promouvoir les actions conjointes des différents pays en vue d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. Il nous faut poursuivre le principe d’amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfices partagés, et préserver le système international centré sur l’ONU et l’ordre international fondé sur le droit international, de sorte à consolider le fondement du multilatéralisme.

En même temps, nous devons promouvoir activement la démocratisation des relations internationales et accroître la représentation et le droit à la parole des pays du Sud global. Nous avons à perfectionner le système de gouvernance mondiale par la réforme et à mobiliser pleinement les différentes ressources, de sorte à mieux relever les défis communs auxquels fait face l’humanité.

Deuxièmement, nous devons poursuivre l’ouverture et la coopération gagnant-gagnant pour préserver l’ordre économique et commercial international. La mondialisation économique est un courant irrésistible de l’histoire. Le développement de différents pays ne peut se passer d’un environnement international de coopération ouverte, et aucun pays ne peut retourner à l’isolement.

Quelle que soit l’évolution de la situation internationale, nous devons rester résolument engagés à bâtir une économie mondiale ouverte pour partager les opportunités dans l’ouverture et obtenir des résultats gagnant-gagnant. Nous devons préserver le système commercial multilatéral centré sur l’OMC et rejeter toute forme de protectionnisme.

Nous devons plaider pour une mondialisation économique bénéfique pour tous et inclusive, placer le développement au centre de l’agenda international et travailler à ce que les pays du Sud global participent de manière équitable à la coopération internationale et bénéficient des fruits du développement.

Troisièmement, nous devons poursuivre la solidarité et la coopération pour forger une synergie en faveur du développement partagé. Comme dit un proverbe chinois : « Il faut être un bon forgeron pour faire du bon fer ». Ce n’est qu’en bien gérant nos affaires intérieures que nous pourrons mieux répondre aux défis extérieurs.

Les pays du BRICS représentent près de la moitié de la population mondiale, environ 30% de l’économie mondiale et un cinquième du commerce mondial. Nous sommes également pays dotés d’abondantes ressources naturelles, de grandes manufactures et de vastes marchés. Plus notre coopération est étroite, plus nous aurons la résilience et les moyens face aux risques et défis extérieurs et plus nos actions seront efficaces.

La Chine est prête à travailler avec les autres pays du BRICS à mettre en œuvre l’Initiative pour le développement mondial et à faire avancer la coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Nous devons valoriser nos atouts respectifs, approfondir la coopération pragmatique et accomplir plus de progrès dans notre coopération en matière de commerce, de finance et de technologies, de sorte à renforcer le fondement, la dynamique et le rayonnement de la coopération BRICS plus vaste, au plus grand bénéfice de nos populations.

Chers Collègues,

C’est sous un vent fort que l’herbe montre sa résilience et c’est le feu féroce qui révèle l’or véritable. Tant que nous faisons preuve de responsabilités et de solidarité, le navire géant du BRICS saura résister à l’épreuve des aléas internationaux et avancer solidement sur le long terme.

Je vous remercie.

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BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards pour renforcer ses capacités de financement

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BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards pour renforcer ses capacités de financement
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(Investir au Cameroun) – Alios Finance Cameroun sollicite 13 milliards de FCFA sur le marché obligataire de la Cemac, un an après une émission dont le montant effectivement placé avait atteint 9 milliards de FCFA. Proposée à des taux de 6,60 % et 7,20 %, cette nouvelle opération doit renforcer ses capacités de financement.

Les souscriptions à cet emprunt obligataire à tranches multiples sont ouvertes jusqu’au 7 août 2026, selon les paramètres communiqués pour l’opération. D’une valeur nominale de 10 000 FCFA, les titres sont répartis entre une tranche de trois ans, rémunérée à 6,60 % brut par an, et une tranche de cinq ans, assortie d’un coupon annuel brut de 7,20 %.

Si l’émission est intégralement souscrite, Alios Finance placera 1,3 million d’obligations. L’établissement ne peut toutefois pas encore être présenté comme ayant « levé » 13 milliards de FCFA : ce montant constitue l’objectif de l’opération et ne pourra être considéré comme effectivement levé qu’à l’issue du placement.

Des coupons relevés par rapport à l’émission de 2025

Alios Finance Cameroun revient rapidement sur le marché. En 2025, l’établissement avait proposé un emprunt de 10 milliards de FCFA, réparti à parts égales entre une tranche de trois ans rémunérée à 6 % et une tranche de cinq ans à 7 %.

Au terme de cette opération, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) avait admis à sa cote 900 255 obligations. À une valeur nominale de 10 000 FCFA par titre, ce volume correspond à 9,00255 milliards de FCFA, soit environ 90 % de l’objectif initial.

La nouvelle enveloppe recherchée est donc supérieure de 30 % à l’objectif de 2025 et de 44,4 % au montant effectivement placé cette année-là. Alios relève également les taux proposés de 60 points de base sur la maturité de trois ans et de 20 points de base sur celle de cinq ans. Cette hausse améliore l’attractivité des titres pour les investisseurs, mais augmente parallèlement le coût nominal des nouvelles ressources de l’établissement.

La clôture des souscriptions, annoncée pour le 7 août 2026, coïncide avec le paiement de la quatrième échéance de l’emprunt de 2025. Selon un avis publié le 21 juillet par la BVMAC, Alios doit décaisser 771,037 millions de FCFA à cette date, dont 627,831 millions au titre du principal et 143,207 millions au titre des intérêts. Les encaissements par les investisseurs doivent débuter le 10 août.

L’IFC annoncée comme investisseur de référence

La Société financière internationale (IFC), institution du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé, est présentée dans les documents de placement comme investisseur de référence. Le montant de son engagement et la tranche dans laquelle elle investira ne sont toutefois pas précisés.

Le montage de l’opération réunit également Attijari Securities Central Africa, Elite Capital Securities Central Africa et Société Générale Capital Securities Central Africa. Plusieurs sociétés de Bourse de la Cemac doivent participer au placement des titres.

Les ressources recherchées sont destinées au développement des activités historiques d’Alios Finance : crédit-bail mobilier, crédit d’investissement, location longue durée et crédits à court terme. Contrairement aux banques, cet établissement financier n’est pas autorisé à collecter des dépôts dans le cadre de comptes courants. Le recours au marché obligataire constitue donc l’un de ses principaux leviers pour mobiliser des ressources longues et financer de nouveaux crédits.

Un test pour le nouveau propriétaire

Cette opération intervient quinze mois après la prise de contrôle d’Alios Finance Cameroun par Credaf Group. La holding financière de l’homme d’affaires ivoirien Serge-Aimé Bilé a finalisé l’acquisition le 30 avril 2025, après l’obtention des autorisations réglementaires requises.

Selon le communiqué officiel relatif à l’opération, l’acquisition a porté sur les entités d’Alios Finance au Cameroun, au Gabon et en Côte d’Ivoire, l’entité ivoirienne disposant de succursales au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Credaf Group est ainsi devenu l’actionnaire principal des activités concernées dans les zones Cemac et Uemoa.

Dans un communiqué publié début juillet 2026, Alios a affirmé détenir, à fin décembre 2025, 28 % de l’encours camerounais de leasing, avec un portefeuille de 52,7 milliards de FCFA. Son principal concurrent était alors crédité de 25 %. La même communication faisait également état d’une progression de 3 % enregistrée par Alios sur le segment des nouveaux crédits au premier trimestre 2026.

Amina Malloum

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Samuel Mvondo Ayolo : « Paul Biya n’a jamais été hospitalisé »

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Le ministre directeur du Cabinet civil de la présidence, a formellement démenti les rumeurs sur l’état de santé du président camerounais en affirmant à Jeune […]

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans donner le montant des investissements

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Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans donner le montant des investissements
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(Investir au Cameroun) – La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) juge « très satisfaisante » l’exécution des engagements pris par le groupe Castel lors du rachat de Guinness Cameroon. Mais, plus de trois ans après l’autorisation de l’opération, ni les autorités communautaires de la concurrence ni Boissons du Cameroun ne publient de bilan chiffré actualisé des investissements, des emplois ou des capacités de production supplémentaires.

Le 21 juillet 2026, les autorités communautaires et camerounaises de la concurrence ont conduit leur troisième évaluation annuelle de cette opération de concentration, autorisée le 28 mars 2023. Cette autorisation avait été assortie d’engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, le développement de la production locale, l’extension du réseau de distribution et la préservation des emplois.

La mission de contrôle a inspecté l’usine de Ndokoti, à Douala, ainsi que les installations de la Société camerounaise de verrerie (Socaver), filiale de Boissons du Cameroun.

À l’issue de cette évaluation, Léopold Noël Boumsong, président de la Commission nationale de la concurrence, a assuré que l’entreprise se trouvait« en avance sur l’ensemble de sa feuille de route, allant même au-delà des exigences initiales ».

Un programme de 200 milliards de FCFA, mais aucun bilan actualisé

L’appréciation positive des autorités de concurrence n’est accompagnée d’aucune donnée permettant d’en mesurer précisément la portée. La communication publiée par Boissons du Cameroun ne chiffre ni les investissements cumulés depuis 2023, ni les emplois créés ou maintenus, ni les capacités industrielles effectivement installées.

Elle ne précise pas davantage la valeur des achats effectués auprès des fournisseurs locaux ou le niveau d’avancement des différentes composantes du programme annoncé au moment de l’acquisition.

Castel avait pourtant présenté un plan d’investissements de 200 milliards de FCFA sur cinq ans. Celui-ci devait notamment financer trois nouvelles lignes de production à Yaoundé, Garoua et Bafoussam, pour une capacité annuelle cumulée de 2,1 millions d’hectolitres, ainsi que l’extension des installations de Socaver.

Lors de la première évaluation annuelle, en 2024, l’entreprise avait annoncé avoir déjà investi 45 milliards de FCFA. Deux ans plus tard, aucun montant actualisé n’est communiqué à l’issue de la troisième mission de contrôle.

L’absence de ces indicateurs empêche de mesurer l’écart entre les engagements initiaux, les dépenses effectivement réalisées et les résultats industriels obtenus.

Une acquisition valorisée à près de 300 milliards de FCFA

Le rachat de Guinness Cameroon avait été annoncé en juillet 2022 par le groupe britannique Diageo pour un montant de 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de change de l’époque.

L’opération permet à Castel, à travers Boissons du Cameroun, de produire et de distribuer la marque Guinness sur le marché camerounais dans le cadre d’un accord de licence et de redevances conclu avec Diageo.

Les autorités de concurrence présentent cette transaction comme un test du dispositif communautaire de contrôle des concentrations. Ngabo Seli Mbogo, commissaire de la Cemac chargé du Département du Marché commun, la qualifie d’« un des premiers cas d’école démontrant que notre dispositif réglementaire est parfaitement fonctionnel ».

Cette appréciation repose sur le mécanisme de suivi imposé à Castel après l’autorisation du rachat. Pendant cinq ans, le groupe doit rendre compte de l’exécution de ses engagements en matière d’investissements, de production locale, de distribution et d’emploi.

Le caractère fonctionnel de ce contrôle dépend toutefois aussi de la transparence des évaluations. Or, la communication publiée ne présente ni la trajectoire chiffrée utilisée pour le suivi ni les résultats quantifiés vérifiés par les autorités.

Socaver érigée en levier d’intégration régionale

La Commission de la Cemac estime également que le rachat favorise l’intégration industrielle dans la sous-région. Selon la communication publiée à l’issue de la visite, Socaver fournit notamment des bouteilles, des préformes et des casiers destinés aux marchés tchadien et centrafricain.

Cette activité peut contribuer à renforcer les échanges intracommunautaires et à réduire la dépendance des brasseries régionales aux emballages importés hors de la Cemac. Les volumes produits, les quantités exportées et la valeur de ces ventes ne sont cependant pas précisés.

Les informations disponibles ne permettent donc pas d’évaluer la contribution effective de Socaver aux exportations camerounaises, au chiffre d’affaires régional du groupe ou à l’approvisionnement des filiales de Castel en Afrique centrale.

Garoua et Yaoundé au programme du contrôle de 2027

Le suivi communautaire doit se poursuivre en 2027. Le directeur général de Boissons du Cameroun, Stéphane Descazeaud, a annoncé que la prochaine mission serait étendue aux sites de production de Garoua et de Yaoundé.

La communication ne mentionne toutefois pas le site de Bafoussam, alors que celui-ci figurait parmi les trois implantations retenues dans le programme industriel annoncé en 2023.

Cette absence ne signifie pas que le projet a été abandonné. Elle laisse néanmoins sans réponse la question de son niveau d’avancement et du calendrier prévu pour la nouvelle ligne de production.

Après trois évaluations annuelles, la Cemac considère donc que Castel respecte, voire dépasse, ses engagements. Mais, faute de données actualisées, cette appréciation reste difficile à confronter aux objectifs initiaux. La publication d’un bilan chiffré permettrait de vérifier l’état d’exécution du programme de 200 milliards de FCFA, l’évolution des capacités locales et les effets mesurables de l’opération sur l’emploi.

B.E.

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