Actualités locales
Shanda Tonme écrit au ministre des Transports

Dans une lettre, Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) souligne qu’il est urgent de sortir de l’imbroglio des cartes grises, des permis de conduire et des plaques d’immatriculation.
Lire ici sa lettre :
Yaoundé, le 05 septembre 2025
Monsieur le Ministre des transports
Yaoundé
PROFONDES INTERROGATIONS
ET PROTESTATIONS CITOYENNES
LES PLAQUES D’IMMATRICULATION EN CAUSE
Monsieur le Ministre,
Je m’empresse de vous remercier pour l’audience que vous avez très aimable de m’accorder le jeudi 04 septembre courant, en dépit d’un calendrier de travail chargé.
Je vous remercie encore et d’avantage, pour la simplicité, l’humilité, la transparence et la franchise avec lesquelles, vous avez accepté de m’éclairer sur les questions en débat dans l’opinion publique, dont je me suis fait opportunément le messager auprès de votre autorité. Cette prédisposition au dialogue, à la concertation et à la proximité entre les hauts responsables du pays et les citoyennes et citoyens, constitue le seul gage pour apaiser les tensions de toutes natures, taire les haines et proscrire moult insinuations et interprétations inappropriées.
Monsieur le Ministre, cher compatriote,
Bien que je me sois instruit sur les raisons des difficultés que rencontrent les usagers à propos des cartes grises, des permis de conduire et des plaques d’immatriculation, je reste circonspect sur les perspectives à brève échéance, des solutions idoines.
Il va sans dire que tout en étant optimiste, au regard de votre annonce d’une sortie de crise très bientôt, je persiste dans mes lourdes inquiétudes s’agissant du cas des plaques d’immatriculation particulièrement. Elles sont tout simplement illisibles, de très mauvaises qualité et criminogènes. Les concessionnaires qui réalisent ce mauvais travail devraient absolument être poursuivis et sommés de rembourser s’ils ont déjà été payés. Nous sommes dans l’escroquerie et l’abus de confiance manifeste, pour dire que le TCS doit connaître de cette affaire.
En effet dans un contexte sécuritaire des plus sensibles comme celui que traverse notre pays en ce moment, les forces de défense et de sécurité se retrouvent dans des difficultés infinies, lorsqu’elles ne sont pas en mesure de capter à première vue, les éléments distinctifs apparents des automobilistes. C’est donc plus qu’une simple question de formalité et de conformité administrative, c’est une question de sécurité nationale.
Si nous avons pu sortir de l’imbroglio des passeports et des CNI, nous pouvons aussi, et c’est URGENT, sortir de l’imbroglio des cartes grises, des permis de conduire et des PLAQUES D’IMMATRICULATION.
Vous remerciant encore pour l’accueil et l’écoute, je saisis l’occasion, Monsieur le Ministre, pour vous renouveler les assurances de ma sincère, fraternelle, et très haute considération./.
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Actualités locales
MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.
De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.
Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.
L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles
La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.
« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.
Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.
Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.
Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.
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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc
Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.
Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.
«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.
Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.
«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.
Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.
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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.
Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.
Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.
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