Actualités locales
le Conseil régional du Nord adopte le budget correctif 2025 à 6,873 milliards FCFA

Le budget initial de cette collectivité territoriale décentralisée voté en décembre 2024 était de 4,7 milliards de FCFA.
Une session extraordinaire du Conseil régional du Nord s’est ouverte ce matin à Garoua. Elle est consacrée à l’examen et à l’adoption du budget correctif 2025. La session est présidée par Oumarou Ousmanou, Président du Conseil régional du Nord, en présence de Alim Garga, inspecteur général des services du gouverneur du Nord.
Il faut dire que le budget initial de cette collectivité territoriale décentralisée voté en décembre 2024 était de 4,7 milliards de FCFA. Les ressources nouvelles reçues sont issues du report du résultat de l’exercice 2024 (plus de 800 millions de f) des emprunts, notamment du Feicom, des ressources transférées de certains départements ministériels (Travaux publics, Enseignements secondaires, Tourisme et Loisirs…), et du Prolog, projet financé par la Banque mondiale. Ces ressources nouvelles s’élèvent à 6,873 milliards.
Bon à savoir : les compétences et le rôle du Conseil régional
La loi d’orientation de la décentralisation du 22 juillet 2004 fixe les règles générales applicables en matière de décentralisation territoriale (transfert par l’Etat aux collectivités territoriales de compétences particulières et de moyens appropriés).
Elle confère au Conseil régional le rôle d’accompagner le développement des CTD. Concrètement, il jouit des compétences dans les domaines de l’économie avec la promotion des PME, l’organisation des foires et salons, la promotion de l’artisanat, des activités agricoles et pastorales, l’appui aux microprojets générateurs de revenus et d’emplois, la promotion du tourisme.
La gestion de l’environnement et des ressources naturelles, la gestion, la protection et l’entretien des zones protégées et des sites naturels relevant de la compétence des régions ne sont pas en reste. Les régions sont en outre compétentes pour l’élaboration et l’exécution des plans régionaux de développement, la passation, en relation avec l’Etat, des contrats de plans pour la réalisation d’objectifs de développement, la participation à l’organisation et à la gestion des transports publics interurbains, la réhabilitation et l’entretien des routes départementales et régionales, le soutien à l’action des communes en matière d’urbanisme et d’habitat.
Sur le plan du développement sanitaire et social, les régions sont en droit de procéder à la création des centres sanitaires, l’équipement, la gestion et l’entretien des formations sanitaires de la région, l’appui aux formations sanitaires et établissements sociaux, la mise en œuvre de mesures de prévention et d’hygiène, la participation à l’élaboration de la tranche régionale de la carte sanitaire, la participation à l’organisation et à la gestion de l’approvisionnement en médicaments, réactifs et dispositifs essentiels en conformité avec la politique nationale de santé…
Les attributions de la région, selon la loi de 2004 sus-évoquée, touchent également les domaines de l’éducation, du sport, de la culture. En somme, le développement intégral des collectivités. Après 24 ans d’attente, cette institution prévue dans la Constitution du 18 janvier 1996 est enfin effective. On attend plus que les résultats.
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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.
En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.
La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.
Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.
La pensée politique de Paul Biya
Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.
Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.
Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).
Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .
Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.
C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.
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