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Routes en ruine, économie paralysée, le ministre des Travaux publics accusé de privilégier la politique

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Routes en ruine, économie paralysée, le ministre des Travaux publics accusé de privilégier la politique
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Au Cameroun, le contraste devient insoutenable. Tandis que les routes reliant les capitales régionales se dégradent à une vitesse inquiétante, paralysant l’économie nationale, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, concentre ses priorités sur la mobilisation politique autour du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Le 17 août 2025, dans un communiqué largement diffusé, le ministre (également chef de la délégation permanente départementale du RDPC pour le Bamboutos) a convié militants et élites locales à Mbouda pour une cérémonie prévue le 20 août : inauguration de l’avenue Paul Biya et réception des travaux de restauration de la permanence du parti. Une annonce qui a suscité colère et incompréhension au sein d’une opinion publique déjà exaspérée.

Des routes en ruine, une économie paralysée

De Douala à Yaoundé, de Bafoussam à Bamenda, de Garoua à Maroua, les principaux axes routiers du pays sont devenus de véritables pièges à ciel ouvert. Les chaussées trouées, les tronçons impraticables et les ponts vieillissants bloquent quotidiennement des milliers de véhicules.

À l’Ouest, le tronçon Melong–Dschang–Mbouda est désormais synonyme d’interminables calvaires. Dans le Littoral, les bouchons monstres de Bonabéri à Douala paralysent l’exportation des produits agricoles vers les ports. Au Nord, les routes reliant Ngaoundéré, Garoua et Maroua sont si dégradées que des transporteurs renoncent désormais à certains trajets.

Les conséquences économiques sont vertigineuses :

pertes financières liées à l’augmentation des temps de transport et à l’usure prématurée des véhicules ;

flambée du prix des denrées alimentaires, faute de circuits d’approvisionnement fluides ;

ralentissement du commerce transfrontalier vers le Tchad, la RCA et le Nigéria, pourtant vital pour l’économie camerounaise.

« Chaque heure perdue dans les embouteillages, ce sont des tonnes de marchandises qui se gâtent, des camions bloqués et des familles qui s’appauvrissent », témoigne Jean-Baptiste, commerçant de vivres frais à Douala.

Depuis des années, les Camerounais interpellent les pouvoirs publics sur l’urgence de sauver le réseau routier national. Les syndicats de transporteurs dénoncent des conditions de travail invivables. Les agriculteurs se disent pris en otage, incapables d’écouler leurs produits. Les étudiants, quant à eux, ratent souvent cours et examens faute de routes praticables.

« On nous parle de grands projets, d’émergence, mais la réalité, c’est qu’on ne peut plus voyager normalement d’une région à une autre. Le Cameroun est en train de se couper de lui-même », lance Clarisse, étudiante à Dschang.

Quand la politique prime sur l’urgence nationale

Dans ce contexte, voir le ministre des Travaux publics s’investir davantage dans des cérémonies partisanes qu’à la réhabilitation urgente des routes soulève un profond malaise. « Il y a une confusion totale des priorités. Au lieu d’affronter la plus grave crise routière des dernières décennies, le ministre préfère s’investir dans des manifestations à la gloire du président », analyse un politologue basé à Yaoundé.

Ce choix met à nue un mode de gouvernance où la fidélité politique semble primer sur la responsabilité régalienne. Pendant que les populations s’enlisent dans la boue et les embouteillages, l’appareil d’État s’emploie à renforcer l’image de Paul Biya, en campagne pour conserver son pouvoir.

La crise routière au Cameroun dépasse la simple question de mobilité. Elle menace directement la compétitivité du pays, fragilise son agriculture, réduit ses recettes douanières et accentue la pauvreté. Sans un sursaut immédiat, c’est l’ensemble du tissu économique qui risque de s’asphyxier, avec des conséquences sociales potentiellement explosives.

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Lionnes indomptables : le staff technique à la rencontre des joueuses du FC Ebolowa

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Le FC Ebolowa a reçu la visite de deux membres du staff technique des Lionnes indomptables. Le coordonnateur de la sélection nationale féminine, Dimitri Lipoff, […]

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale
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Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.

La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.

L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.

Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.

Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.

Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :

MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT

Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.

On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.

On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.

Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?

Parce qu’il joue bien au football !

Ce n’est pourtant pas compliqué.

Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.

Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.

Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.

Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.

Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.

Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !

Qu’a réellement perdu Mbappé ?

Prenons les chiffres avancés.

Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.

Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.

Que lui reste-t-il ?

Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.

Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.

Il a perdu des acheteurs de son image.

Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.

Et que va-t-il retrouver ?

C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.

On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.

Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?

Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?

Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.

Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.

Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.

Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.

Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.

Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.

Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?

Voilà la question que l’on devrait également poser.

Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.

Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.

Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.

Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.

Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?

La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.

Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.

C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.

Le mensonge du système : nous vous avons faits

Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.

C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.

Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.

Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.

Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.

Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.

Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?

Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.

Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.

Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.

Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.

Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.

C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.

Lâchez Mbappé !

Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !

Gardez votre argent.

Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.

Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.

Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.

Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.

Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.

Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.

La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.

Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.

Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.

Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.

Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.

Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.

Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.

L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.

Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.

Jean-Pierre Bekolo

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Lions U15 : Kevin Teni affiche la confiance avant le choc face au Maroc

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Les Lions U15 du Cameroun abordent les 16es de finale de la Coupe du monde Azerbaïdjan 2026 avec ambition et sérénité. Après une phase de […]

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