Actualités locales
décès du Maire de Commune de Njimom dans un accident tragique

La nouvelle du décès de la maire de la commune de Njimom est confirmée par un communiqué de la présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun, Tomaïno Ndam Njoya.
Madame Nchoutpouen Abiba est décédée des suites d’un accident sur la voie publique survenu le 16 Août 2025 à Njimom.
Voici l’annonce de son décès et du programme des obsèques


Voici l’annonce de son décès et du programme des obsèques
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la camerounaise Rosine Flore Mboule, au cœur des actions humanitaires de la Monusco

Dans un établissement où plus de 2 200 détenus vivent pour une capacité de 500 places, la sécurité pénitentiaire ne peut être dissociée de la santé publique ni du respect de la dignité humaine. À Bunia, en Ituri, Rosine Flore MBOULE, officier pénitentiaire et cheffe d’équipe, raconte un travail quotidien fondé sur l’écoute, la coordination et la recherche de solutions concrètes.
À première vue, une prison pourrait être réduite à sa fonction première : garder les personnes privées de liberté. Sur le terrain, la réalité est autrement plus complexe. À la Prison centrale de Bunia, en Ituri, les enjeux de sécurité, de santé, d’hygiène, de prévention des violences et de respect des droits fondamentaux se croisent chaque jour.
C’est dans cet environnement que travaille Rosine Flore MBOULE, officier pénitentiaire et cheffe d’équipe à Bunia. Son quotidien est rythmé par les visites de terrain, la coordination avec les autorités, la formation du personnel et la recherche de réponses adaptées aux difficultés rencontrées dans l’établissement.
« Chaque journée est différente », explique-t-elle, mais toutes poursuivent un même objectif : contribuer à un système pénitentiaire « plus sûr, plus humain et plus efficace ».
ÊTRE AU PLUS PRÈS DES RÉALITÉS DU TERRAIN
Son travail consiste notamment à planifier et coordonner les activités de l’équipe au niveau provincial, effectuer des visites régulières à la Prison centrale de Bunia, identifier les difficultés et travailler avec les autorités compétentes à la recherche de solutions.
L’accompagnement ne se limite pas à l’administration pénitentiaire. Il comprend également des formations destinées au personnel, des séances de sensibilisation auprès des personnes détenues ainsi qu’un appui technique dans plusieurs domaines : sécurité pénitentiaire, gestion des détenus, prévention des violences, hygiène et assainissement.
Cette présence sur le terrain permet également d’assurer le suivi des projets mis en œuvre avec différents partenaires. Mais au-delà des activités techniques, Rosine Flore MBOULE insiste sur une dimension essentielle de son métier : le dialogue. « Une part importante de notre travail repose sur le dialogue, la coordination et la recherche de solutions concrètes répondant aux réalités du terrain », souligne-t-elle.
Une approche qui prend tout son sens dans un contexte où la prison fait face à des défis considérables.
LA SURPOPULATION, UN RISQUE POUR LA SÉCURITÉ ET LA SANTÉ
La Prison centrale de Bunia accueille actuellement plus de 2 200 détenus pour une capacité théorique de 500 places. Cette situation de surpopulation constitue un défi majeur pour l’administration pénitentiaire.
Elle complique la gestion quotidienne de l’établissement, mais augmente également la vulnérabilité face aux épidémies. Promiscuité, infrastructures sanitaires insuffisantes et difficulté à appliquer certaines mesures de prévention peuvent favoriser la propagation rapide d’une maladie contagieuse.
Dans le contexte de l’épidémie d’Ebola en Ituri, ces contraintes ont pris une dimension particulièrement préoccupante.
Pour Rosine Flore MBOULE, la prévention passe d’abord par la sensibilisation et l’application rigoureuse des mesures d’hygiène. Le dépistage précoce, notamment par la prise systématique de la température, la prévention et le contrôle des infections (PCI), ainsi que la disponibilité des équipements de protection individuelle sont également essentiels.
LA RÉPONSE EXIGE SURTOUT UNE MOBILISATION COLLECTIVE
L’équipe de terrain de l’UAAP à Bunia travaille ainsi avec les autorités pénitentiaires, les autorités sanitaires et plusieurs partenaires techniques, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Zone de santé de Bunia.
Des formations sur la prévention et le contrôle des infections ont notamment été organisées au bénéfice d’une quinzaine de membres du personnel pénitentiaire et d’une cinquantaine de détenus. Des campagnes de sensibilisation et des actions de plaidoyer ont également été menées afin de faciliter l’accès aux équipements de protection individuelle et au matériel d’hygiène.
Un centre de transit destiné à la prise en charge des cas suspects d’Ebola a par ailleurs été mis en place au sein de la Prison centrale de Bunia avec l’appui de l’OMS.
QUAND l’urgence SANITAIRE DEVIENT AUSSI UN ENJEU SÉCURITAIRE
L’un des épisodes qui a le plus marqué Rosine Flore MBOULE est précisément lié aux premiers cas suspects d’Ebola signalés dans la prison. Cinq détenus avaient été identifiés comme suspects. Dans un établissement déjà confronté à une forte surpopulation, l’annonce a immédiatement suscité des inquiétudes.
Le risque n’était pas uniquement médical. Une épidémie dans un milieu carcéral peut également provoquer des tensions, alimenter les rumeurs et fragiliser l’équilibre sécuritaire de l’établissement. Dans cette situation, l’UAAP-Bunia a joué un rôle de facilitation et de coordination entre l’administration pénitentiaire, les autorités sanitaires et les acteurs engagés dans la riposte contre Ebola.
L’alerte rapide des acteurs compétents a permis l’évaluation des cas suspects, leur transfert vers les structures appropriées et la mise en œuvre des mesures de prévention nécessaires au sein de la prison. Cette expérience a surtout montré qu’une crise sanitaire en milieu carcéral ne peut être traitée sous le seul angle médical.
« La prise en charge des personnes privées de liberté dans un contexte d’épidémie ne peut se limiter aux aspects médicaux », observe Rosine Flore MBOULE. Elle doit également intégrer les risques sécuritaires, la prévention des rumeurs et le maintien de la stabilité de l’établissement.
LA DIGNITÉ, UNE COMPOSANTE DE LA SÉCURITÉ
Cette expérience a renforcé chez elle une conviction : la sécurité pénitentiaire et la dignité humaine ne sont pas deux objectifs contradictoires. Au contraire, elles sont étroitement liées. Pour Rosine Flore MBOULE, les prisons ne sont pas des espaces coupés de la société. Elles constituent un maillon essentiel de la chaîne pénale et de l’État de droit. La justice ne s’arrête donc pas au moment où une personne est condamnée. La manière dont les personnes privées de liberté sont prises en charge peut avoir des conséquences bien au-delà des murs de la prison.
Une détention respectueuse des droits fondamentaux, associée à des programmes d’accompagnement et de réinsertion, peut favoriser le retour à la vie sociale. À l’inverse, des conditions de détention inadéquates peuvent contribuer à la marginalisation et augmenter les risques de récidive. La prison doit ainsi être pensée à la fois comme un espace de garde, de protection, mais aussi de transformation et de préparation à la réinsertion.
INVESTIR DANS LES PRISONS POUR RENFORCER LA SOCIÉTÉ
L’expérience de Bunia met en lumière une réalité souvent moins visible : améliorer les conditions de détention n’est pas seulement une question humanitaire. C’est également une question de sécurité publique et de santé collective.
Une prison surpeuplée et insuffisamment équipée est davantage exposée aux crises sanitaires, aux tensions et aux difficultés de gestion. À l’inverse, une administration soutenue, un personnel formé, des infrastructures adaptées et une meilleure coordination entre les différents acteurs contribuent à renforcer la stabilité de l’établissement et, au-delà, celle de la communauté.
C’est pourquoi Rosine Flore MBOULE plaide pour que le travail pénitentiaire soit mieux compris et davantage soutenu. « Les prisons ne sont pas uniquement des lieux de garde. Elles sont aussi des espaces de transformation et de réinsertion », rappelle-t-elle.
Son expérience à Bunia illustre ainsi une approche de la sécurité pénitentiaire qui dépasse les murs et les dispositifs de surveillance. Elle repose aussi sur la prévention, la santé, la formation, le dialogue, la dignité et la capacité à agir collectivement lorsqu’une crise survient.
Dans un contexte marqué par la surpopulation carcérale et les risques sanitaires, le message est clair : investir dans les prisons, c’est aussi investir dans une justice plus efficace, dans les droits humains et dans une société plus sûre.
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le Cameroun face à l’horreur des féminicides

L’effroi atteint son plus haut niveau à la suite des huit derniers cas de féminicides pointés en huit jours au Cameroun. Malgré la lutte contre le phénomène, les défis persistent. Les autorités sont une fois de plus interpellées.
Au moins huit femmes ont été tuées ces huit derniers jours au Cameroun, soit une femme par jour. Le dernier cas est survenu le mardi 25 août 2026 au quartier Fouda à Yaoundé. Un homme de 22 ans a poignardé à mort une femme de 44 ans, la nommée Créscence Merline, dans un hôtel. Il a tenté de s’enfuir. Rattrapé par les habitants du quartier, il est remis aux autorités. Sur lui, il a été retrouvé une corde de deux mètres et des cartes nationales d’identité d’autres femmes.
Suite à l’acte, le corps de la victime a été conduit à la morgue. Le présumé tueur est entre les mains des forces du maintien de l’ordre. L’hôtel est placé sous scellés. L’émotion et l’indignation collective continuent de réclamer justice. Tant pour ce cas que pour les centaines de cas précédents. Le phénomène de féminicides déjà décrié au sein de la société camerounaise depuis des années va en s’aggravant.
Pour les huit premiers mois de l’année 2026, plus de 60 femmes ont été tuées dans des conditions effroyables. Malgré les mesures gouvernementales prises et communiquées au public au cours d’une conférence de presse conjointe des membres du gouvernement en juin dernier, le mal continue de progresser. D’après les chiffres relevés par le gouvernement camerounais, le nombre de cas s’accroît au fil des ans. 50 femmes tuées en 2023, 67 en 2024, 77 en 2025 et déjà plus de 60 cas avant la fin du huitième mois de l’année 2026. Soit un total d’environ 254 femmes en presque quatre ans.
Aux mesures gouvernementales qui sont mises en œuvre sans toutefois être suivies de résultats durables, s’ajoutent les initiatives et actions de la société civile. Les organisations de la société civile et des féministes individuels s’activent pour lutter contre le phénomène à travers la sensibilisation, la formation, l’appui à l’autonomisation des femmes ainsi que la prise en charge des victimes de violences. Le premier forum national sur la lutte contre les féminicides a réuni plusieurs acteurs en mars dernier à Yaoundé. Des plaidoyers contenant des propositions de solutions à mettre en œuvre sont introduits auprès des autorités. Des solutions innovantes proposées se mêlent encore à de nombreux défis.
L’un des plus significatifs concerne la répression avec une législation considérée comme ne prenant pas en compte de manière spécifique les cas de féminicides. L’adoption du Code de la famille piétine, tout comme la criminalisation des féminicides reste une proposition des juristes féministes.
Tout compte fait, il est indéniable que la situation préoccupe la société entière. Une lutte collective mettant en avant le gouvernement et les autres entités publiques et privées peut accélérer l’action curative.
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Le journaliste Alain Denis Ikoul n’est pas en détention après une plainte de la Fecafoot

Il est ressorti libre de son audition à une convocation de la Direction de la police judiciaire (Porte 310), ce mercredi 26 août 2026.
Il n’est pas en détention. Convoqué ce mercredi 26 août 2026, à la Direction de la police judiciaire à Yaoundé, Alain Denis Ikoul le rédacteur en chef du magazine Cfoot est ressorti libre de ses mouvements contrairement aux rumeurs qui l’ont annoncé en garde à vue.
Actu Cameroun apprend de source bien introduite que le journaliste et commentateur sportif a effectivement déféré ce 26 Août 2026 à la convocation de la Direction de la police judiciaire (Porte 310) suite à une plainte émanant de l’exécutif actuel de la fédération camerounaise de football ( Fecafoot).
La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) accuse le journaliste de « diffamation » et de « propagation de fausses nouvelles ».
Le document de convocation, signé par la police, rappellait que le journaliste a le droit de se faire assister par un avocat. Les détails précis sur l’article ou la publication visée par la plainte ne sont pas encore officialisés.
FOCUS
La Direction de CFOOT informe l’opinion publique nationale et internationale que, son journaliste, Alain Denis Ikoul, a été auditionné ce mercredi 26 août 2026 par les services de la Police judiciaire camerounaise à Yaoundé, en présence de ses Conseils : Me Claire Atangana Bikouna (ancien Bâtonnier du Barreau du Cameroun) et Me Junior Bediang (Avocat au Barreau du Cameroun).
Cette audition, qui s’est déroulée de 10h00 à 12h30 dans une ambiance conviviale, s’est tenue dans le strict respect des règles de procédure, dans un cadre serein et professionnel.
À l’issue de son audition, Alain Denis Ikoul a quitté les locaux de la Police judiciaire et a regagné ses occupations.
La direction de CFOOT tient à saluer le professionnalisme des agents ayant conduit cette audition et réaffirme son attachement au respect des procédures, au libre exercice du métier de journaliste et à une information fondée sur des faits.
La Direction de CFOOT

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