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l’appel de Christian Ntimbane Bomo au 11 candidats opposés à Paul Biya

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l’appel de Christian Ntimbane Bomo au 11 candidats opposés à Paul Biya
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Christian Ntimbane Bomo suggère au onze candidats de l’opposition en course pour la présidentielle 2025 de formuler des exigences conditionnant leur participation au scrutin.

Selon l’avocat, cette démarche permettra de rendre le scrutin crédible. Selon Christian Ntimbane Bomo, ces demandes sont légitimes car elles participent de la transparence électorale qui est une valeur de notre démocratie consacrée par notre Constitution et souhaitée de l’ensemble des Camerounais. Le président Paul Biya, face à votre entente, je parle bien de l’entente des 11, le président Paul Biya, disais-je, n’ira pas à une élection seule face à lui-même, ce serait une honte.

« Monsieur le Premier ministre Bello Bouba Maïgari, investi par l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès UNDP.
Monsieur le ministre Issa Tchiroma Bakary, investi par le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC).
Madame Patricia Tomaïno Ndam Njoya, investi par l’Union Démocratique du Cameroun (UDC).
Monsieur Cabral Libii, investi par le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale PSRN.
Monsieur Joshua Osih, investi par le Social-Démocratic Front (SDF).
Monsieur Pierre Kouemo, investi par l’Union des Mouvements Socialistes (UMS).
Monsieur Serge Espoir Matomba, investi par le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (PURS).
Monsieur Le Bâtonnier Akere Muna, investi par le Parti Univers.
Monsieur Jacques Bouhga Hagbe, investi par le Mouvement Citoyen National Camerounais (MCNC).
Monsieur Ateki Caxton, investi par le Parti de l’Alliance Libérale (PAL).
Monsieur Hiram Samuel Iyodi, investi par le Front des Démocrates Camerounais (FDC).

Chers compatriotes,

le destin politique de notre pays a voulu que vous soyez aujourd’hui les onze candidats de l’opposition retenus définitivement par les juridictions électorales de notre pays en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

Et ce, au moment où le peuple camerounais, dans sa quasi-totalité, exprime un désir profond d’alternance après 43 ans d’une présidence du président Paul Biya. Vous êtes bien conscients qu’en allant à cette élection, aucun d’entre vous, même dans le cadre d’une candidature consensuelle, ne sera déclaré vainqueur à cette élection, même si les résultats dans les bureaux de vote vous seront favorables. Une chose est de gagner l’élection, une autre chose est de prouver votre victoire.

Car, en l’état actuel de notre code électoral, les résultats des votes à l’élection présidentielle sont comptabilisés définitivement par une commission ad hoc administrative dénommée Commission nationale de recensement des votes, composée essentiellement des fonctionnaires du ministère de l’Administration territoriale, des magistrats fonctionnaires d’ailleurs qui le président, et des représentants délégués, les représentants des partis politiques ne jouant que le rôle de simples figurants.

En effet, quand bien même vous aurez surveillé les votes et obtenu des procès verbaux dans les différents bureaux de vote, en cas de contestation devant la Commission nationale de recensement général de vote, seuls les procès verbaux délégués seront pris en considération et vous n’aurez aucun moyen de contester car, vous le savez bien, dès que cette commission administrative des votes a fini de comptabiliser les votes à sa manière, les résultats sont mis dans une enveloppe fermée et lues simplement par le conseil constitutionnel lors d’une audience solennelle. Il n’existe donc aucune possibilité de contester ces résultats dans aucune instance juridictionnelle ou judiciaire.

Le contentieux des résultats n’existant pas au Cameroun comme cela se fait dans d’autres pays africains. Et quand le conseil constitutionnel, qui a pour simple rôle de proclamer les résultats arrêtés par la Commission administrative des recensements de vote, aura rédigé son rapport de résultats, la Constitution dit clairement que les décisions du conseil constitutionnel sont inattaquables. Donc définitive.

Dans un tel environnement juridique, je viens vous proposer ce que j’allais proposer, si vous me le permettez, aux autres candidats de l’opposition si ma candidature avait été déposée et retenue. C’est le seul moyen d’obtenir, enfin, une élection véritablement transparente dans l’histoire de notre pays. Vous avez tous les onze la solution de ce que les Camerounais et certains d’entre vous ou leur formation politique demandent depuis des années.

Cette proposition est sans aucun risque pour la vie de nos compatriotes dont les manifestations ont souvent été ensanglantées comme en 2008 par l’usage des armes, d’efforts de défense et de sécurité ou des arrestations et jugements sommaires devant la Cour Martiale pour des faits qualifiés faussement d’insurrection, incitation à la rébellion tout-y-quantie.

Avec cette proposition, les Camerounais n’auront pas besoin de descendre dans la rue et de se faire tirer dessus. Je vous suggère, à cet effet, de rédiger ensemble et simplement, au cours d’une rencontre des onze, un mémorandum conditionnant votre participation commune à cette élection.

Vous demanderez donc l’adoption immédiate d’un code électoral consensuel prévoyant l’usage du bulletin unique, le vote biométrique et électronique à l’aide des pouces déjà enregistrés à ELECAM lors des inscriptions sur les listes électorales ou par la délégation nationale à la Sûreté nationale, la suppression pure et simple des commissions administratives de compilation ou de recensement de votes tant au niveau départemental qu’au niveau national, la compilation des résultats et la proclamation des résultats provisoires par ELECAM comme cela se fait dans tous les autres pays africains, la tenue d’une audience de contestation des résultats provisoires devant le Conseil constitutionnel en même temps que le contentieux sur la régularité de l’élection.

Vous savez très bien que le contentieux qui a souvent lieu au Conseil constitutionnel n’est qu’un contentieux de forme sur le déroulement du vote. Il n’a rien à voir avec la contestation qu’il peut y avoir sur les résultats.

La nomination de nouveaux membres du Conseil électoral et des directeurs généraux d’ELECAM sur une base consensuelle, la modification de la loi portant Conseil constitutionnel et la désignation de nouveaux membres avec un mandat de 9 ans, l’inscription automatique sur la base du fichier d’identité nationale de la délégation nationale à sûreté nationale de tous les Camerounais ayant atteint l’âge de 20 ans évitant ainsi tout tripatouillage sur le fichier électoral et inutile campagne d’inscription sur les listes électorales, le report de l’élection présidentielle au mois de mars 2026 en même temps que les élections législatives et municipales.

Ces demandes sont légitimes car elles participent de la transparence électorale qui est une valeur de notre démocratie consacrée par notre Constitution et souhaitée de l’ensemble des Camerounais. Le président Paul Biya, face à votre entente, je parle bien de l’entente des 11, le président Paul Biya, disais-je, n’ira pas à une élection seule face à lui-même, ce serait une honte.

Les Camerounais ne participeront pas à une telle mascarade et aucune légitimité n’en sortira. La communauté internationale ne reconnaîtra pas sa victoire. Chers compatriotes candidats, enfants du Cameroun, entrez dans l’histoire, entendez les cris et pleurs de vos compatriotes, ressentez leurs profondes douleurs et regardez toute l’espérance qu’ils ont sur vous.

Sauvez notre pays, votre pays. Sacrifiez cette ambition, certes noble, de participer à une élection présidentielle juste pour participer. Souvenez-vous du sacrifice de nos résistants et nationalistes martyres qui avaient refusé toutes sortes de collaborations, parfois assorties de promesses de contrepartie et haute rémunération, pour que nous ayons ce Cameroun que nous avons aujourd’hui.

La patrie vous sera reconnaissante. Les générations futures parleront de vous et vos progénitures seront fiers de rappeler à la conscience nationale votre patriotisme. Je vous remercie.

Vive le Cameroun ».

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
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À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

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Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT
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22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.

Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.

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