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Maurice Kamto est populaire parcequ’il incarne le changement

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Maurice Kamto est populaire parcequ’il incarne le changement
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Au sein du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), la popularité de Maurice Kamto, le candidat qui incarne le changement, dépasse l’espace médiatique.

Jean Benoît Mevoa, membre de la formation politique dirigée par Anicet Ekane justifie le choix porté sur Maurice Kamto même si le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de ce dernier.

« Maurice Kamto n’est pas populaire seulement grâce aux médias. Il est populaire parce qu’il incarne le changement. Les Camerounais estiment qu’il a la stature pour remettre le pays sur les rails », a indiqué Jean Benoît Mevoa. Le membre du Manidem s’exprimait dans l’émission “7Hebdo“ sur Stv.

Sur l’affaire de la pluralité d’investiture qui a valu à Maurice Kamto sa disqualification, Jean Benoît Mevoa souligne que c’est le président Anicet Ekane qui recevait les dernières subventions versées par l’État.

« Le MANIDEM a reçu la dernière tranche de subvention en 2021. Les dernières sommes qui ont été virées ont été virées en 2021 et c’est le président Anicet Ekane qui a été saisi pour dire que voilà, l’État met à votre disposition la subvention habituelle. »

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le marché financier à la recherche d’un nouveau souffle

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À Douala, la première édition de la Diamond Capital Convention remet au centre du débat la capacité du marché financier à transformer l’épargne disponible en financements pour les entreprises et les grands projets.

Le constat est connu, mais reste difficile à résoudre : l’Afrique centrale dispose de ressources financières importantes, tandis que les entreprises peinent encore à mobiliser les capitaux nécessaires à leur développement. C’est ce décalage que la première édition de la Diamond Capital Convention, ouverte le 23 septembre 2026 à Douala, entend adresser.

Organisée par Almasi Capital & Advisory, cette rencontre de trois jours réunit plusieurs acteurs du marché financier autour d’un objectif : favoriser une meilleure circulation des capitaux entre investisseurs, entreprises et projets structurants.

Représentant le Premier ministre à la cérémonie d’ouverture, le ministre des Finances Louis Paul Motaze a placé la question de la confiance au cœur des enjeux. Son intervention a notamment insisté sur la nécessité de créer les conditions permettant au capital disponible de rencontrer les projets et les ambitions de développement de la sous-région.

Un marché encore sous-exploité

La présence de Jacqueline Adiaba-Nkembe, présidente de la Cosumaf, et de Louis Banga Tollo, directeur général de la Bvmac, traduit l’importance accordée à cette réflexion par les principales institutions du marché financier régional.

Près de quinze ans après la mise en place de la Bvmac, le défi demeure celui de l’élargissement et de l’approfondissement du marché. L’épargne existe, mais son orientation vers le financement de l’économie productive reste encore limitée.

La problématique soulevée à Douala est donc celle de la transformation de cette épargne en capital disponible pour les entreprises. Ménages, caisses de prévoyance sociale, investisseurs institutionnels et entreprises se retrouvent au centre d’une même équation : comment mieux connecter les ressources disponibles aux besoins de financement ?

Les entreprises cherchent des capitaux, les investisseurs des opportunités

Pour Ingrid Obouh Fegue, directrice générale d’Almasi Capital & Advisory et initiatrice de la convention, la réponse passe par la construction d’un écosystème financier plus accessible et mieux compris.

L’enjeu consiste notamment à familiariser davantage les entreprises avec les mécanismes du marché financier et à permettre aux investisseurs de mieux identifier les opportunités offertes par l’économie réelle.

Marthe Epanya Oho met, pour sa part, l’accent sur la structure actuelle du financement. Une part importante des ressources reste orientée vers des produits d’épargne classiques, alors que les entreprises ont besoin de capitaux pour investir, se développer et créer de la valeur.

Cette situation pose également la question de la culture financière. Pour Keving Mbateng, directeur général de KTL Groups, l’éducation du public constitue un maillon essentiel pour élargir la participation au marché et développer une véritable culture de l’investissement.

Le financement des secteurs stratégiques en ligne de mire

Au-delà du marché boursier, les discussions renvoient à une question plus large : celle du financement du développement.

Le ministre des Finances a ainsi appelé à renforcer les réformes permettant de mobiliser davantage de capitaux en faveur des infrastructures, de l’énergie, des transports, de l’industrialisation et de l’agroalimentaire. La Diamond Capital Convention se veut ainsi un espace de dialogue, mais aussi de mise en relation entre les différentes composantes de l’écosystème financier.

Le véritable enjeu sera désormais de savoir si ces échanges peuvent déboucher sur des mécanismes capables de rapprocher durablement l’épargne, l’investissement et les besoins de financement des entreprises. Un défi qui dépasse le seul Cameroun et concerne plus largement la capacité du marché financier de la Cemac à devenir un levier plus important du financement de la croissance.

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« le président de la République est épuisé »

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« le président de la République est épuisé »
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Denis Emilien Atangana, le leader du FDC, affirme qu’un vice-président est nécessaire au Cameroun pour la suite des affaires du pays.

Opposant, homme politique, leader du Front des démocrates camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana demande la nomination d’un vice-président. Pour lui, le chef de l’État en a besoin. La Constitution du Cameroun le prévoit et cela ne devrait pas déranger les leaders politiques et d’opinion.

« Depuis le mois de mai 2026, je plaide pour la nomination d’un vice-président de la République au Cameroun. Notre constitution ayant déjà acté le poste de vice-président de la République, je ne vois pas en quoi procéder à sa nomination devrait encore poser un problème à certains et plus encore à des leaders politiques et d’opinion. Le président de la République est épuisé, il a donné le meilleur de lui-même. Il est donc temps qu’il passe le témoin en procédant purement et simplement à la nomination d’un vice-président de son choix. La classe politique et la société civile devraient d’ailleurs faire front commun pour exiger avec insistance la nomination d’un vice-président de la République », écrit Denis Emilien Atangana.

À titre de rappel, Maurice Kamto a fait une sortie sur la question. Il a déclaré que le poste de vice-président était tout simplement une supercherie.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

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Bus Rapid Transit de Yaoundé : le démarrage des travaux annoncé en 2029 pour une mise en service en 2031

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Bus Rapid Transit de Yaoundé : le démarrage des travaux annoncé en 2029 pour une mise en service en 2031
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(Investir au Cameroun) – Les travaux de construction du réseau de Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, baptisé Transyaoundé, vont démarrer en 2029 et seront livrés deux ans plus tard pour une mise en service en 2031. L’année 2027 sera quant à elle consacrée à la réalisation de l’avant-projet détaillé (APD). Ce nouveau chronogramme a été révélé le 23 septembre 2026 à Yaoundé, au cours de la cérémonie de lancement officiel de la phase préparatoire du Transyaoundé.

Ce calendrier est réajusté par rapport à celui présenté le 12 avril 2024 à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), au cours d’une réunion sur la professionnalisation des transports dans la capitale camerounaise. En effet, le chronogramme présenté ce jour-là prévoyait le démarrage des travaux du BRT de Yaoundé en 2026, avec une mise en service prévue pour 2028, «sous réserve de l’obtention des financements nécessaires», avait précisé l’Union européenne (UE), qui co-finance le projet Mobilité verte de la ville de Yaoundé (MoVe Yaoundé).

Pour la CUY et les partenaires du Transyaoundé, que sont l’UE et l’Agence française de développement (AFD), le lancement de la phase préparatoire effectué le 23 septembre 2026 est une étape clé. « Cette phase est déterminante pour réunir les conditions nécessaires à la réalisation et à l’exploitation du future BRT», apprend-on.

Démographie galopante et difficultés de transport

Concrètement, cette phase permettra de finaliser les études techniques et opérationnelles, de structurer le futur système d’exploitation et le cadre institutionnel et d’organiser des concertations avec les acteurs concernés par le projet et les populations. Pendant cette étape, il est également question de sensibiliser et d’informer les usagers et les acteurs de la mobilité urbaine, et de préparer les conditions du lancement effectif de la phase des travaux de construction du réseau.

Selon la CUY, le Transyaoundé est l’un des projets structurants de la dynamique de transformation de la mobilité à Yaoundé, portée par le Plan de mobilité urbaine soutenable (PMUS) à l’horizon 2030, adopté en 2019. Le projet est présenté comme une réponse durable aux défis de mobilité à Yaoundé, ville marquée par une démographie galopante et des difficultés à se déplacer.

Une capacité de transport de 110 000 passagers par jour

Le tracé du Transyaoundé prévoit une liaison entre Olembe, à l’entrée nord de la capitale, et Ahala, situé dans la partie la plus méridionale, sur une distance de 22 km. Avec un total de 28 arrêts entre les deux extrémités, la première phase du BRT de Yaoundé devrait permettre de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, avec un pic de fréquentation de 1 500 passagers par heure et par direction, selon les informations obtenues.

Grâce à une flotte de 52 autobus dans un premier temps, ce réseau de transport devrait réduire le temps de trajet entre Olembe et Ahala de 80 minutes actuellement à 65 minutes. La communication de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) précise que «l’achèvement de la deuxième phase devrait plus que doubler ces chiffres, avec une capacité de desserte de 110 000 passagers par jour et un flux de 4 000 passagers par heure et par direction, grâce à l’utilisation de 137 bus».

Grâce au Transyaoundé, la capitale camerounaise devrait rejoindre sur le segment de la modernisation de la mobilité urbaine des villes comme Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Dakar, au Sénégal. En effet, ces deux capitales africaines disposent déjà d’un BRT opérationnel après 7 à 8 ans de travaux, apprend-on.

BRM

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