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« Jamais mieux payés que sous notre ère », Samuel Eto’o salue les arbitres camerounais

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« Jamais mieux payés que sous notre ère », Samuel Eto’o salue les arbitres camerounais
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« Jamais mieux payés que sous notre ère », Samuel Eto’o salue les arbitres camerounais

Dans une déclaration vibrante, Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), a tenu à saluer publiquement l’engagement et le professionnalisme des arbitres camerounais, mettant en lumière les progrès réalisés sous sa gouvernance.

« Beaucoup de défis se sont présentés à nous, et je peux vous dire que vous avez été à la hauteur », a-t-il affirmé avec force, avant d’adresser ses remerciements appuyés aux présidents Yankam et Foko Kamga. Ces derniers, selon Eto’o, ont su porter une vision nouvelle du rôle des arbitres dans le football camerounais : « Vous avez pensé que les arbitres sont les footballeurs et vous avez reflété l’idée que j’ai des arbitres. »

Sous sa présidence, le traitement réservé aux hommes en noir a connu une amélioration notable. Eto’o ne cache pas sa fierté : « Les arbitres n’ont jamais été mieux payés que sous notre administration. » Ce changement n’est pas passé inaperçu sur la scène continentale. Il souligne que, même en l’absence des Lions indomptables dans certaines compétitions, le Cameroun reste représenté grâce à ses arbitres qui officient au plus haut niveau africain.

Ce vibrant hommage témoigne d’une volonté de redonner leurs lettres de noblesse aux arbitres, souvent relégués au second plan. Pour Eto’o, le football camerounais ne pourra évoluer durablement sans une professionnalisation de tous les maillons de la chaîne, y compris l’arbitrage.

Avec ce discours, l’ancien Ballon d’Or africain renforce son image de dirigeant réformateur, déterminé à placer le Cameroun parmi les grandes nations du football, non seulement sur le terrain, mais aussi dans les coulisses du jeu.

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.

L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».

La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.

Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026

La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.

À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.

Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.

La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.

Des projets et des indicateurs encore inconnus

Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.

Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.

Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.

L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.

Une dette extérieure déjà dominante

À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.

Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.

La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.

Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.

À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.

Amina Malloum

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