Actualités locales
alerte sanitaire et sécuritaire à Kousseri après la répression au Tchad
Ce qui n’était autrefois qu’une mode passagère chez les jeunes est devenu un grave problème de santé publique et de sécurité en Afrique centrale. L’usage répandu de la chicha incite à des mesures décisives au Tchad et suscite l’inquiétude au Cameroun voisin, notamment dans la ville frontalière de Kousseri. La chicha est un tabac aromatisé souvent mélangé à des substances psychoactives.
Le gouvernement tchadien a lancé une campagne nationale pour réduire la consommation de chicha. L’accent est mis en particulier sur les jeunes de 18 à 35 ans. Cependant, le problème dépasse les frontières nationales et impacte désormais le paysage socio-sécuritaire du nord du Cameroun.
La répression tchadienne étend l’activité au Cameroun
Dans le cadre de ses efforts, N’Djamena a intensifié ses opérations de maintien de l’ordre, en intensifiant les patrouilles de police et en menant des campagnes de sensibilisation. Cependant, la géographie complique la tâche. Le pont de Guéli, qui relie N’Djamena à Kousseri, permet des traversées quotidiennes, souvent non surveillées, entre les deux villes.
« Les jeunes consommateurs et les petits trafiquants traversent simplement la frontière vers le Cameroun pour poursuivre leurs activités », a déclaré un agent de sécurité à Kousseri, sous couvert d’anonymat. « Ils savent où aller et comment éviter les autorités locales.»
À Kousseri, des individus se rassemblent dans des hôtels ou des zones isolées pour fumer et vendre des mélanges de chicha illicites, souvent infusés de stupéfiants ou de sédatifs. Ces activités présentent de graves risques non seulement pour la santé des individus, mais aussi pour la stabilité sociale dans une région déjà confrontée au chômage des jeunes et à des possibilités de loisirs limitées.
Risques sanitaires et sociaux en hausse
Les professionnels de santé avertissent que la chicha, mélangée à d’autres substances, peut avoir de graves répercussions sur la santé mentale et entraîner une dépendance à long terme. Le caractère communautaire de la consommation de chicha, impliquant souvent le partage de tuyaux, suscite également des inquiétudes quant à la propagation des maladies respiratoires.
« De nombreux jeunes ignorent tous les dangers encourus », a déclaré le Dr Abdoulaye Issa, médecin généraliste à N’Djamena. « Nous constatons une augmentation des cas d’anxiété, de problèmes respiratoires et de dépendance aux substances directement liés à la consommation de chicha. »
Appel à la coordination transfrontalière
Le Tchad fait preuve d’engagement en mettant en œuvre des mesures de santé publique et en renforçant la sécurité. Cependant, les experts et les responsables locaux soulignent que la victoire passe par la collaboration.
« Il est urgent de mettre en place une coordination régionale », a déclaré Souleymane Ibrahim, animateur communautaire à Kousseri. « Pour être efficaces, les efforts doivent être coordonnés des deux côtés de la frontière. »
Le renforcement de la coopération bilatérale entre le Tchad et le Cameroun, notamment dans les villes frontalières comme Kousseri, pourrait contribuer à surveiller les déplacements, à réguler la vente de chicha et à mettre en œuvre des programmes conjoints de sensibilisation des jeunes à des fins de prévention.
L’augmentation du commerce et de la consommation transfrontaliers de chicha illustre l’intersection complexe entre la santé publique, la sécurité et la vulnérabilité des jeunes en Afrique centrale. Sans une action régionale coordonnée, des villes comme Kousseri risquent de continuer à absorber les répercussions d’une crise qui exige plus que des solutions nationales.
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Actualités locales
le ministre Paul Atanga Nji explique sa décision

Le ministre de l’Administration territoriale affirme que le FSNC, parti d’Issa Tchiroma, s’est rendu coupable de violation grave des lois de la République.
Depuis le 28 octobre 2026, des hommes politiques de l’opposition soulèvent des interrogations sur la suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma Bakary. Certains ont fait un rapport avec les élections législatives et municipales qui sont à venir. La plupart demandent la levée de cette suspension. Paul Atanga, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), revient sur les motifs de la suspension de trois mois, de ce parti.
« Le Front pour le salut national du Cameroun est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République […] Non seulement ce parti s’est rendu coupable de ces faits graves, mais aussi, vous avez un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur », déclare le Minat, dans une interview accordée à Cameroon Tribune.
À titre de rappel, Samuel Hiram Iyodi a demandé la levée de cette suspension. Dans son communiqué rendu public ce 29 octobre 2026, il a requis l’intervention de Joseph Dion Ngute, le Premier ministre.
« Le MP3 Cameroon condamne fermement l’arrêté du MINAT du 27 octobre, portant suspension du FSNC sur l’ensemble du territoire national, pour une durée de trois (3) mois. This is an exclusively political act that represents a serious infringement upon the freedoms of expression and association, on the eve of the 2027 legislative and municipal elections. Nous en appelons à l’intervention et à la responsabilité du Premier ministre, afin que cette décision soit annulée », écrit Hiram Iyodi.
Pierre Emmanuel Binyam du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a indiqué que cette décision du ministre est une atteinte grave contre la démocratie.
« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.
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Actualités locales
Affaire Mfoula Évariste Junior : l’ex-garde du corps de Ferdinand Ngoh Ngoh aurait été interpellé au Bénin
Mfoula Évariste Junior, ancien caporal-chef du Bataillon d’intervention rapide (BIR), aurait été interpellé à Cotonou alors qu’il était en transit vers l’Europe. Cette interpellation intervient […]
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Actualités locales
la suspension du FNSC est un « acte arbitraire »

Le candidat malheureux à la présidence du MRC, Pierre Emmanuel Binyam, demande la levée immédiate de la suspension du FSNC, le parti politique d’Issa Tchiroma.
Pierre Emmanuel Binyam, comme plusieurs hommes politiques, s’est exprimé sur la suspension du Front pour le salut du Cameroun (FSNC), le parti d’Issa Tchiroma Bakary. Il voit en cette décision du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji un autre élément qui suscite de nombreuses interrogations.
« Depuis 1992, en passant par 2018 jusqu’en 2025, les crises postélectorales successives témoignent d’une crise persistante de confiance dans le processus électoral. On ne peut ignorer les contestations relatives au respect de la volonté populaire, puis prétendre rétablir la paix en sanctionnant les acteurs politiques. Plus préoccupant encore, les arrestations arbitraires alléguées, les actes de torture dénoncés et l’emprisonnement de citoyens camerounais pour leur proximité ou leur engagement aux côtés du FSNC, lorsqu’ils sont avérés, témoignent d’une dérive répressive incompatible avec les principes fondamentaux de l’État de droit.
Le régime de Yaoundé doit comprendre qu’aucune suspension administrative, aucune arrestation abusive et aucune intimidation ne sauraient étouffer durablement les aspirations démocratiques d’un peuple. La lutte contre les violences ne peut servir de prétexte à la répression collective ni dispenser les autorités de justifier leurs décisions devant la loi », écrit-il.
Pierre Emmanuel Binyam, candidat malheureux à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), condamne cette suspension et demande sa levée.
« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.
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