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Entre « ici » et « là-bas », Jean-Pierre Bekolo décrypte le dilemme identitaire d’un peuple déchiré

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Entre « ici » et « là-bas », Jean-Pierre Bekolo décrypte le dilemme identitaire d’un peuple déchiré
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Entre « ici » et « là-bas », Jean-Pierre Bekolo décrypte le dilemme identitaire d’un peuple déchiré

Dans une récente analyse, Jean-Pierre Bekolo décrypte un phénomène de conflit entre le peuple camerounais et sa diaspora.

Selon Jean-Pierre Bekolo, « l’opposition accuse le régime d’avoir rendu ici tellement invivable que la seule ambition restante, c’est de « se chercher » là-bas. Pendant ce temps, ceux qui sont déjà là-bas, souvent en exil ou en quête d’une autre vie, ne rêvent que de pouvoir revenir ici, pour agir, pour transformer, pour retrouver un sens ».

« LE « LÀ-BAS » CONTRE LE « ICI »

« Viens faire ça ici si tu es fort ! »

Combien de fois a-t-on entendu ce défi lancé à ceux qui sont là-bas? Mais que signifie vraiment ce ici ? Un paradis? un enfer? Ou plutôt les deux. Quelle valeur donnons-nous au ici dans un pays où ceux qui y vivent rêvent chaque jour d’en partir, pendant que ceux qui sont partis, depuis le là-bas, fantasment de pouvoir revenir ici ?

Ici pour certains, c’est le territoire du rêve brisé, devenu champ de bataille symbolique. Un lieu de répression où on ne serait pas libre? Ici on vit, on survit. Ici on se bat. Pourquoi le là-bas, lui, s’est transformé en rêve collectif ? C’est le lieu où tout est mieux qu’ici. Le lieu où on va se soigner , le lieu où on envoie ses enfants à l’école, le lieu où on va acheter les bonnes choses … sachant que pour ici même l’occasion d’Europe est mieux. L’élite au pouvoir ne vit pas vraiment ici. Elle se fait payer ici, et va enjoy là-bas. Elle règne et gouverne ici et pendant que ses enfants, ses comptes bancaires, sa santé sont là-bas.

Dans les échanges de plus en plus violents entre ceux d’ici et ceux de là-bas parfois appelée à tord la diaspora, qui préfigurent la crise à venir, qu’on a déjà connu autour du clivage ici/là-bas montre à quel point le territoire gére encore notre idéologie. L’opposition accuse le régime d’avoir rendu ici tellement invivable que la seule ambition restante, c’est de « se chercher » là-bas. Pendant ce temps, ceux qui sont déjà là-bas, souvent en exil ou en quête d’une autre vie, ne rêvent que de pouvoir revenir ici, pour agir, pour transformer, pour retrouver un sens.

Mais quand le ici frappe, le là-bas riposte. Et vice-versa. Une guerre froide à l’échelle d’un même peuple. Tu me cognes ici, je te poursuis là-bas. Une guerre sur des territoires qui n’appartiennent ni à ceux qui se réclament d’ici ni à ceux qui réclament de là-bas. Car votre ici est leur ici et leur là-bas est le là-bas de nous tous. Chacun défend ce qu’il croit être son territoire, mais aucun n’est véritablement en mesure de gagner quel que soit le degré de violence avec lequel la bataille aura lieu.

Là-bas ici, ici là-bas…
Un match sans arbitre. Un match nul.
Nul dans tous les sens du terme parce que stupide.
Car au bout du compte, il n’y aura que deux perdants :
Ceux qui sont ici.
Ceux qui sont là-bas.
Mais tous… Camerounais »

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026
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Le délibéré du juge était pourtant attendu ce 29 octobre 2026.

L’affaire concerne le journaliste Ulrich Ngoko, promoteur du média en ligne On air Media, et l’ex-militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas. Ils répondent à la plainte du parti de la Renaissance et de Maurice Kamto. L’audience de ce jour a été reportée au 2 novembre 2026 par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, à 10 heures. La décision intervient alors que les parties attendaient ce lundi 26 octobre le délibéré du juge, après la clôture des débats lors de l’audience du 19 octobre dernier.

Il est à noter que le MRC et Maurice Kamto ont porté plainte contre Ulrich Ngoko et Salomon Beas pour une émission au cours de laquelle l’ex-militant a indiqué que le parti de la Renaissance payait des influenceurs pour détruire le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o. Il avait affirmé que cela se passait, Maurice Kamto était au courant. Des accusations selon la plainte « non étayées sur le directoire du MRC » . Malgré le droit de réponse diffusé par le même canal, le MRC a décidé de poursuivre le journaliste Ulrick Ngoko.

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget
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(Investir au Cameroun) – Le Budget d’investissement public (BIP) du Cameroun devrait augmenter en 2027, sans atteindre la cible de 40 % du budget général évoquée dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le gouvernement reconnaît cet écart dans le communiqué du Conseil de cabinet du 27 octobre 2026, présidé à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Le document annonce une« progression appréciable »des investissements publics l’année prochaine, sans préciser le montant de l’enveloppe envisagée ni son poids dans le budget.

Cette annonce intervient deux semaines après la publication de la circulaire présidentielle du 12 octobre 2026, qui fixe à 30 % du budget général la part minimale des dépenses d’investissement pour 2027. Le communiqué du Conseil de cabinet ne permet pas de déterminer si ce premier seuil sera atteint.

En 2026, selon la Direction générale du budget, le BIP s’élève à 2 031,15 milliards de FCFA, sur un budget général de 8 683,9 milliards. Il représente ainsi 23,4 % des ressources budgétaires, soit 6,6 points de pourcentage de moins que le minimum fixé pour 2027. Ces chiffres correspondent aux crédits inscrits au budget et non aux dépenses effectivement exécutées.

Priorité aux chantiers en cours et à l’électricité

Pour 2027, le gouvernement prévoit de concentrer ses investissements sur l’achèvement et la mise en service des projets déjà engagés. Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a également retenu parmi les priorités le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution de l’électricité, ainsi que le rétablissement de l’équilibre financier du secteur.

Les infrastructures de transport destinées à désenclaver les bassins de production et à améliorer la circulation sur les principaux corridors économiques figurent aussi parmi les secteurs prioritaires. Il en va de même de l’accélération du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), de la reconstruction des régions affectées par les crises et de la consolidation des entreprises publiques stratégiques.

Cette programmation devra toutefois tenir compte des contraintes budgétaires. Lors du même Conseil de cabinet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a indiqué que l’exercice 2027 serait placé sous le signe de la consolidation des finances publiques, de la maîtrise de l’endettement et de la constitution de marges permettant de soutenir davantage l’investissement.

Le gouvernement entend notamment intensifier la mobilisation des recettes internes non pétrolières et poursuivre la rationalisation des dépenses publiques. Pour couvrir ses besoins de financement, il envisage de recourir aux tirages sur prêts-projets, aux financements bancaires et aux émissions de titres publics.

Le ministre de l’Économie a également insisté sur la résorption progressive des engagements existants, la prévention de nouveaux arriérés et la nécessité de ne signer de nouveaux contrats qu’après une préparation suffisante des projets et la mobilisation des financements nécessaires. Cette exigence doit notamment permettre d’éviter l’accumulation de nouveaux engagements que l’État ne serait pas en mesure d’honorer.

À l’issue des échanges, Joseph Dion Ngute a demandé une allocation« plus sélective et plus efficiente »des ressources, en privilégiant les projets suffisamment matures et capables de produire des retombées économiques et sociales à court et moyen termes. Le montant du BIP 2027 et sa répartition sectorielle restent à préciser dans le projet de loi de finances.

Ludovic Amara

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Blaise Kengne Kouokam nommé à la tête de SIC Cacaos au Cameroun

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Le paysage industriel camerounais enregistre un mouvement stratégique majeur. Blaise Kengne Kouokam vient d’être nommé Directeur Général de la Société industrielle camerounaise des cacaos (SIC […]

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