L’affaire prend une tournure spectaculaire. Une véritable chasse à l’homme a été déclenchée à l’échelle nationalepour mettre la main sur Adja Awara, militante connue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux, elle accuse ouvertementFerdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence de la République, d’entretenir une liaison extraconjugale avecla ministre Célestine Ketcha Courtès, actuelle patronne du ministère de l’Habitat et du Développement urbain.
Des propos explosifs, qui n’ont pas tardé à faire réagir les plus hautes sphères du pouvoir. Selon plusieurs sources concordantes, les autorités ont lancé des instructions fermes pour localiser et interpeller la militante, désormais considérée comme une« menace à la stabilité »en raison du retentissement de ses accusations.
Une vidéo qui enflamme les réseaux
C’est via une publication devenue virale qu’Adja Awara a jeté un pavé dans la mare. Connue pour ses prises de position tranchées au sein du RDPC, elle y accuse le très influent Ngoh Ngoh d’avoir une liaison avec la ministre Ketcha, allant jusqu’à parler de trahison conjugale et de manipulation au sommet de l’État.
Des accusations qui relèvent de la vie privée, certes, mais qui soulèvent aussi uneguerre d’influence larvéedans les cercles proches du pouvoir. Car au-delà du scandale intime, c’est surtout lejeu politiqueque certains observateurs lisent entre les lignes de cette sortie.
Une riposte immédiate et musclée
Du côté de la présidence, le silence est pesant, mais l’appareil sécuritaire s’est rapidement activé. Adja Awara, qui se trouvait encore récemment dans le nord du pays selon plusieurs témoins, serait désormais en fuite. Des patrouilles auraient été déployées dans plusieurs régions, et des consignes claires données à la gendarmerie et aux services de renseignement.
Plusieurs voix dans l’entourage présidentiel dénoncent une tentative de déstabilisation politique masquée sous des propos de nature personnelle. Dans ce contexte tendu,le mot d’ordre est clair : neutraliser la polémique au plus vite.
Une affaire révélatrice des tensions internes au RDPC
Ce n’est pas la première fois qu’un épisode de ce genre vient secouer les rangs du RDPC. Si Adja Awara est bien connue pour ses interventions fracassantes, cette sortie-ci semble avoir dépassé une ligne rouge. Elle met en lumière lesfractures internes et les rivalités feutréesqui agitent les cercles proches du pouvoir, à l’approche des grands rendez-vous électoraux.
Plus largement, cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression au Cameroun et leslimites imposées à ceux qui critiquent, même de l’intérieur, les figures de l’exécutif. Car si les accusations d’Adja Awara relèvent du domaine privé, la riposte officielle, elle, est clairement politique.














