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Société

Cameroun : une richesse nationale en hausse, mais des citoyens plus pauvres

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Alors que le pays a vu sa richesse globale bondir de 77 % en 25 ans, le niveau de vie des Camerounais, lui, s’est dégradé. Un paradoxe révélé par un récent rapport de la Banque mondiale.

Une croissance qui ne profite pas à la population

Entre 1995 et 2020, larichesse nationaledu Cameroun a connu une progression spectaculaire, passant de 311 à 553 milliards de dollars (soit 186 600 à 331 800 milliards de FCFA), selon les données de la Banque mondiale. Une hausse de 77 % en un quart de siècle, portée par un taux de croissance annuel moyen de 2,3 %. Si cette tendance se maintient, le pays pourrait atteindre les 620 milliards de dollars d’ici 2025.

Pourtant, derrière ce bilan flatteur se cache une réalité bien moins réjouissante : larichesse par habitant, elle, a reculé de 11 % sur la même période. Autrement dit, si le Cameroun s’est globalement enrichi, ses habitants, eux, se sont appauvris.

PIB en hausse, mais patrimoine national en berne

Comment expliquer ce paradoxe ? La Banque mondiale souligne que l’augmentation duPIB par habitant– qui a légèrement progressé ces dernières années pour atteindre 1 467 dollars en 2024 – ne s’est pas traduite par une accumulation durable de richesses. En clair, l’économie tourne, mais les actifs du pays (infrastructures, ressources naturelles, capital humain) se dégradent.

«Le PIB mesure les flux, pas le stock de richesse», rappellent les experts. Ainsi, malgré une activité économique dynamique, le Cameroun a vu sonindice de richesse nationale (IRN) par habitantchuter de 100 à 89 entre 1995 et 2020, soit une baisse moyenne de 0,4 % par an.

Quatre piliers de la richesse… et des fragilités persistantes

Pour comprendre cette divergence, la Banque mondiale décompose larichesse nationaleen quatre catégories :

  • Le capital humain(santé, éducation, compétences)

  • Le capital produit(infrastructures, usines, biens durables)

  • Le capital naturel(forêts, terres agricoles, minerais, pétrole)

  • Le capital financier(réserves de change, investissements)

Or, si le pays dispose d’importantes ressources naturelles et d’un secteur économique en croissance, celles-ci ne sont pas suffisamment préservées ou réinvesties. Résultat : unecroissance à court termequi grève le patrimoine à long terme.

Un héritage compromis pour les générations futures ?

«L’augmentation des revenus ne suffit pas si elle se fait au détriment des actifs nationaux», alerte la Banque mondiale. En d’autres termes, le Cameroun vit peut-être au-dessus de ses moyens, hypothéquant ainsi lebien-être futurde sa population.

Le ministre des Finances a évoqué, en juin dernier devant le Parlement, une réforme comptable pour affiner l’évaluation du PIB, actuellement estimé à 35 000 milliards de FCFA. Mais au-delà des chiffres, c’est bien ladurabilité du modèle économiquequi est en question.

En bref : le Cameroun s’enrichit, mais ses citoyens s’appauvrissent. Un décrochage qui interroge sur la qualité réelle de la croissance… et ses bénéficiaires.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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