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Fiscalité locale : l’Etat du Cameroun redoute des pertes totalisant 150 milliards de FCFA sur son budget à l’horizon 2028

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Fiscalité locale : l’Etat du Cameroun redoute des pertes totalisant 150 milliards de FCFA sur son budget à l’horizon 2028
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(Investir au Cameroun) – L’instauration, au cours de l’année 2024, de la loi portant fiscalité locale au Cameroun devrait procurer d’importantes recettes supplémentaires aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) – communes et régions – au détriment du Trésor public.Selon les données révélées par le ministère des Finances dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028, les pertes projetées pour les caisses de l’Etat centrale sont estimées à 150 milliards de FCFA en 2027 et 2028.

«L’entrée en vigueur en 2026 de la loi sur la fiscalité locale entraînerait une baisse de recettes importantes pour le budget de l’État de 100 milliards (0,3% du PIB), et 150 milliards (0,4% du PIB) en 2027 et 2028», indique le ministère des Finances dans le document sus-mentionné. A en croire la même source, cette réalité pourrait entraîner «des décalages dans les projections de recettes internes non pétrolières».

Promulguée par le président de la République le 23 mars 2024, après son adoption par le Parlement, la loi portant fiscalité locale institue notamment l’Impôt général synthétique (IGS) forfaitaire. L’IGS est applicable aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions de FCFA. Selon le gouvernement, cet impôt, qui vient en remplacement de l’impôt libératoire et du régime simplifié d’imposition, devrait générer 50 milliards de FCFA supplémentaires par an, au bénéfice des CTD.

La même loi étend le prélèvement «des centimes additionnels communaux aux droits d’accises, à la taxe spéciale sur le revenu et aux droits d’enregistrement sur la commande publique». Cette mesure, projettent les pouvoirs publics, devrait générer pour les CTD des ressources additionnelles d’environ 43 milliards de FCFA chaque année. A cela, il faut ajouter les 20 milliards de FCFA attendus du «doublement de 0,5 à 1% du taux du droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et le traitement des ordures», dicté par le même texte.

Au total, a soutenu le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, en défendant cette loi devant les députés, «les nouvelles sources de financement ainsi identifiées viendraient consolider les ressources des communes, à hauteur de 126,4 milliards de FCFA». A en croire ce membre du gouvernement, l’enveloppe attendue viendrait compléter les ressources actuellement collectées par le fisc au profit des CTD, et qui ont atteint 261 milliards de FCFA au titre de l’exercice budgétaire 2023, représentant 7,3% des ressources propres de l’État.

Grâce à la loi portant fiscalité locale, le gouvernement entend porter au minimum à16% l’enveloppe de ressources propres de l’Etat allouée aux CTD, afin d’accélérer le financement de la décentralisation au Cameroun, selon le ministre Motaze.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

22-11-2024 - Loi sur la fiscalité locale : le Cameroun cherche 126,4 milliards de FCFA de recettes supplémentaires pour les communes

26-03-2025 - Fiscalité locale : une campagne nationale de sensibilisation lancée pour vulgariser la nouvelle loi

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les 5 derniers obstacles à franchir pour quitter la liste grise du GAFI

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les 5 derniers obstacles à franchir pour quitter la liste grise du GAFI
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Passé de 46 % à près de 80 % de réalisation de son plan d’action, le Cameroun veut finaliser les 5 dernières mesures exigées par le GAFI pour sortir de la surveillance renforcée et restaurer la confiance des investisseurs.

Le compte à rebours est lancé. Le Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye.

Les chiffres présentés sont encourageants. Le Cameroun est passé de 11 à 19 actions réalisées sur 24, faisant progresser son taux de réalisation de 46 % à près de 80 %, selon les rapports de suivi présentés au Groupe d’action financière (GAFI).

L’enjeu est économique autant que réputationnel. Figurer sur la liste grise du GAFI coûte cher : coût du financement plus élevé, vigilance accrue des banques correspondantes, méfiance des investisseurs et ralentissement des flux financiers.

Pour en sortir, les administrations concernées sont appelées à finaliser les 5 actions restantes, tandis que les efforts de contrôle et de supervision du secteur non financier doivent être renforcés.

Cette session marque une nouvelle étape dans l’accélération des réformes engagées par le Gouvernement pour permettre au Cameroun de sortir de la surveillance renforcée du GAFI.

Au-delà de la conformité, il s’agit de sécuriser le système financier national, de protéger l’attractivité du pays et de rassurer les partenaires économiques.

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Tribune : le cri du cœur du Gecam face à un secteur privé « à bout de souffle »

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Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a dressé un bilan sans concession de l’environnement des affaires lors de la 12ème session du Cameroon Business […]

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Électricité : les créances de Globeleq sur l’ex-Eneo grimpent à 147 milliards de FCFA fin 2025

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Électricité : les créances de Globeleq sur l’ex-Eneo grimpent à 147 milliards de FCFA fin 2025
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(Investir au Cameroun) – Les créances de Globeleq sur Eneo, le distributeur d’électricité camerounais devenu Socadel en mai 2026, ont atteint 251,6 millions de dollars (environ 146,9 milliards de FCFA) au 31 décembre 2025, contre 182,5 millions de dollars un an auparavant. L’encours a ainsi augmenté de 37,9 % en un an, soit l’équivalent de 40,4 milliards de FCFA supplémentaires, selon les données du rapport annuel 2025 de Globeleq Africa Holdings, dont les comptes consolidés ont été déposés le 20 octobre 2026 au registre britannique des entreprises.

L’essentiel de ces créances est concentré sur la centrale à gaz de Kribi. Les sommes dues au titre de cette installation atteignaient 201,4 millions de dollars (117,6 milliards de FCFA) à fin 2025, contre 145,8 millions de dollars un an plus tôt. À la centrale thermique de Dibamba, l’encours est passé de 36,7 millions à 50,2 millions de dollars (29,3 milliards de FCFA).

Plus de 105 milliards de FCFA échus depuis plus de 90 jours

La situation se caractérise également par l’ancienneté des créances. Sur les 251,6 millions de dollars comptabilisés à fin 2025, Globeleq indique que 181,2 millions de dollars, soit environ 105,8 milliards de FCFA, étaient échus depuis plus de 90 jours. Cette catégorie représentait 72 % de l’encours total.

Un an auparavant, ces créances anciennes atteignaient 140,9 millions de dollars. Leur montant a donc augmenté de 40,3 millions de dollars, soit 28,6 %, entre les deux exercices.

Les difficultés de paiement ont eu des conséquences sur l’exploitation des installations. Globeleq indique que l’accumulation des arriérés a entraîné l’arrêt de certaines unités de production à Kribi et à Dibamba. Elle a également réduit les distributions financières effectivement perçues par le groupe et celles qu’il anticipait.

Le rapport précise que la centrale de Kribi vend son électricité dans le cadre d’un contrat d’achat à long terme (Power Purchase Agreement), tandis que celle de Dibamba est rémunérée suivant un contrat de mise à disposition de capacité (tolling agreement). Ces accords prévoient une facilité de liquidité devant être financée par le gouvernement camerounais afin de sécuriser les paiements. Or, selon Globeleq, cette facilité n’était toujours pas alimentée au 31 décembre 2025.

Les difficultés de paiement ont persisté après la transformation d’Eneo en Société camerounaise d’électricité (Socadel), intervenue le 4 mai 2026. Lors d’une réunion d’évaluation organisée le 8 octobre 2026 à Douala, le ministère de l’Eau et de l’Énergie a reconnu que les factures dues aux principaux opérateurs du secteur, notamment Globeleq, NHPC et Sonatrel, n’étaient toujours pas intégralement réglées.

Le ministère n’a toutefois pas communiqué, à cette occasion, le montant actualisé des créances de Globeleq. Le rapport annuel 2025 ne permet pas non plus d’établir les sommes éventuellement recouvrées depuis la clôture de l’exercice, ni le calendrier de règlement du solde restant dû.

Amina Malloum

Lire aussi :

10-08-2026 – KPDC et DPDC : l’État prépare une offre d’environ 80 milliards de FCFA pour racheter les 56 % détenus par Globeleq

03-06-2026 – Électricité : le retrait de KPDC et DPDC expose la fragilité financière du secteur camerounais

14-01-2026 - Électricité : la facture des producteurs indépendants grimpe à 156,133 milliards de FCFA en 2024 (+17 %)

08-05-2026 - Électricité : une hausse des tarifs de 15% envisagée pour certains professionnels au-delà de 220 kWh

15-05-2025 - Électricité : Eneo peine à mobiliser 54 milliards de FCFA pour poursuivre la réhabilitation du barrage de Songloulou (384 MW)

28-10-2025 - Le Cameroun s’engage à devenir exportateur d’énergie électrique d’ici 2030, en dépit de ses propres pannes de réseaux

16-10-2025 – Pour préparer son départ du Cameroun, Globeleq négocie la cession de ses actifs de Kribi et Dibamba à des acteurs locaux

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