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deux individus arrêtés avec 90 kg d’écailles de pangolin géant à Tibati

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deux individus arrêtés avec 90 kg d’écailles de pangolin géant à Tibati
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Les deux suspects, qui tentaient de vendre ces produits de contrebande, ont été arrêtés le 3 juillet sur le lieu de la transaction, (Tibati, région de l’Adamaoua) non loin de la gare routière, à bord d’une moto.

L’un d’eux conduisait tandis que l’autre transportait deux sacs remplis d’écailles, dissimulés dans des cartons et enfouis dans des sacs de céréales.

Deux personnes ont été interpellées le 3 juillet dernier à Tibati (région de l’Adamaoua) pour trafic illégal d’écailles de pangolin géant, une espèce totalement protégée au Cameroun.

L’opération a été menée par les agents des services de la faune de la délégation départementale des Forêts et de la Faune du Djerem, en collaboration avec la compagnie de gendarmerie de Tibati.

Près de 90 kg d’écailles ont été saisis, ce qui correspond à environ 35 pangolins géants tués. La moto et les sacs ont également été confisqués.

Selon des sources proches du dossier, les trafiquants projetaient de se rendre à Ngaoundéré pour écouler leur butin.

L’un des suspects est un marchand de viande de brousse, tandis que l’autre, mécanicien de profession, est également impliqué dans des activités de trafic de faune.Ils auraient mobilisé un réseau de braconniers opérant dans les villages alentours pour se procurer les écailles.

L’ONG The Last Great Ape Organisation (LAGA) a fourni un appui technique à l’opération. Les deux hommes sont actuellement détenus à la prison de Tibati, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Malgré une baisse apparente du commerce illégal des écailles de pangolin, comme l’indiquent plusieurs rapports récents, le phénomène persiste.

Tah Kaba Eric, directeur adjoint de LAGA, observe que « les efforts visant à endiguer le commerce illégal des écailles de pangolins ont contribué à une lutte efficace pour la survie de l’espèce. Nous commençons peut-être à en voir les résultats. »

Il nuance toutefois : « L’intensité du commerce a peut-être diminué, possiblement en raison d’une baisse de la demande en Asie, mais il se pourrait aussi que ce commerce soit désormais entièrement clandestin, ce qui complique davantage le travail des forces de l’ordre. »

Au Cameroun, le braconnage et le trafic de pangolins constituent l’une des principales menaces pesant sur cette espèce.

La loi de 2024 sur la faune sauvage prévoit des sanctions sévères : toute personne trouvée en possession d’écailles de pangolin est présumée avoir tué l’animal et encourt une peine de 15 à 20 ans de prison, assortie d’une amende allant de 20 à 50 millions de FCFA

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la FECAFOOT pourrait toucher plus d’un milliard de FCFA

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la FECAFOOT pourrait toucher plus d’un milliard de FCFA
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La Fédération internationale de football association (FIFA) prépare sereinement la 10ᵉ édition de la Coupe du monde féminine. À quelques mois de cette compétition très attendue, l’instance veut accompagner les pays qualifiés dans leur préparation.

En effet, le bureau du conseil milite pour la promotion du football féminin à travers le monde. Les accompagnements substantiels sont en vue.

On apprend d’ailleurs que les fonds de préparation alloués aux associations membres participantes (AMP) seront portés à 2,5 millions de dollars américains par AMP, un montant équivalent à celui de la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Cette somme représente plus d’un milliard de Fcfa. Un apport considérable pour permettre aux associations de mieux préparer cette compétition qui aura lieu au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027.

La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) verra ses caisses vibrer dans les prochaines semaines. Car ces fonds seront mis à la disposition de l’instance faîtière avant le mois de décembre 2026. De quoi mieux planifier ce rendez-vous mondial. Les Lionnes Indomptables veulent frapper un grand coup au Brésil lors de ce mondial. Valentine Nguélé et les championnes d’Afrique ont du grain à moudre.

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Clásico : Mourinho contre-attaque et met la pression sur le Barça avant le grand rendez-vous

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À la veille d’un Clásico très attendu, José Mourinho défend son Real Madrid et appelle à davantage de mesure dans les jugements. Entre la dynamique […]

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faut-il sanctionner les élèves avant d’avoir éclairci la mort de leur camarade ?

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faut-il sanctionner les élèves avant d’avoir éclairci la mort de leur camarade ?
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Alors que onze élèves du Lycée technique bilingue de Nsam doivent comparaître devant un conseil de discipline extraordinaire le 26 octobre 2026, le journaliste et analyste politique Charles Armel Mbatchou demande à la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, de suspendre la procédure jusqu’à ce que les circonstances de la mort d’un élève et les responsabilités dans les violences qui ont suivi soient clarifiées.

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre, Charles Armel Mbatchou appelle à privilégier l’établissement des faits et le dialogue avec la communauté éducative, avant d’engager d’éventuelles sanctions disciplinaires.

Les événements ont éclaté après la mort d’un élève dans un accident de la circulation aux abords de cet établissement situé à Yaoundé. Selon l’auteur de la lettre, la douleur et la confusion provoquées par ce drame, auxquelles se seraient ajoutées des rumeurs, ont contribué à une escalade de violences au sein de la communauté scolaire.

Onze élèves, accompagnés de leurs parents, sont convoqués devant un conseil de discipline extraordinaire pour des faits présumés de mouvement d’humeur, d’incitation à la rébellion, de violences et de destructions de biens publics et privés.

Lire la lettre ouverte de Charles Armel Mbatchou :

LETTRE OUVERTE À MADAME LE MINISTRE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES

Objet : Demande de sursis au conseil de discipline extraordinaire du Lycée technique bilingue de Nsam et organisation d’une séance d’écoute avec les élèves

Madame le Ministre,

Je m’adresse à vous publiquement, avec la gravité que commande la situation et le respect dû à votre charge, au sujet des événements survenus au Lycée technique bilingue de Nsam, à Yaoundé.

Un élève a perdu la vie dans un accident de la circulation aux abords de l’établissement. Dans les heures qui ont suivi, la douleur, la confusion et la rumeur ont fait basculer la communauté scolaire dans la violence. Aujourd’hui, onze élèves sont convoqués avec leurs parents devant un conseil de discipline extraordinaire fixé au **lundi 26 octobre 2026**, pour des faits présumés de mouvement d’humeur, d’incitation à la rébellion, de violence et de destruction de biens publics et privés.

Je ne conteste ni la gravité des destructions, ni le droit de l’institution à faire respecter son autorité. Je vous écris pour dire que **cette procédure, engagée avant que la vérité ne soit établie, risque de manquer son but.

Ce qui n’est pas encore éclairci

À ce jour, les circonstances exactes de l’accident n’ont fait l’objet d’aucune conclusion ou d’un rapport rendu public. Les versions officielles elles-mêmes ne se recoupent pas parfaitement : l’une indique que l’élève décédé ne serait pas celui qui avait été renvoyé le matin pour une coiffure non conforme ; l’autre évoque une « rumeur infondée » du décès d’un élève nommément désigné. Une famille attend de savoir comment son enfant est mort. Des centaines d’élèves attendent qu’on leur dise ce qui s’est réellement passé.

Dans ces conditions, sanctionner avant d’expliquer revient à répondre au désordre avant de répondre à la mort. Les responsabilités individuelles, quant à elles, restent à établir : on ne désigne pas onze mineurs au sein d’un mouvement de foule sans éléments probants, recoupés et contradictoires.

Mme le ministre,

Les émeutes scolaires ne naissent presque jamais de rien. Elles révèlent un terrain de frustrations accumulées : sentiment d’arbitraire face à certaines sanctions, défiance envers l’administration, inquiétude pour la sécurité aux abords des établissements, absence de canal où la parole des élèves puisse s’exprimer avant d’éclater. La rumeur ne fait que mettre le feu à une matière déjà sèche.

Réprimer cette colère sans l’entendre, c’est la condamner à revenir, plus forte, ailleurs.

Ma demande
Madame le Ministre, je vous demande respectueusement mais fermement :

1. De surseoir au conseil de discipline extraordinaire du 26 octobre 2026, jusqu’à ce que les circonstances de l’accident aient été officiellement éclaircies et que l’identité de la victime ait fait l’objet d’une communication claire et unique.

2. D’organiser, dans les meilleurs délais, une séance d’écoute et de dialogue réunissant des représentants des élèves, des parents, de l’équipe éducative et de votre administration, afin que les élèves puissent exposer l’ensemble de leurs frustrations : sécurité routière, règlement intérieur, conditions d’études, rapports avec l’encadrement.

3. De faire publier les conclusions de l’enquête sur l’accident, afin que la famille endeuillée et la communauté scolaire obtiennent enfin les réponses auxquelles elles ont droit.

4. De garantir aux élèves concernés, le moment venu, une procédure équitable : griefs individualisés, présence des parents, droit à la défense, proportionnalité des sanctions et prise en compte de leur statut de mineurs.

5. De faire examiner les conditions de l’intervention des forces de maintien de l’ordre dans l’enceinte de l’établissement.

6. De prescrire des mesures concrètes de sécurité routière aux abords du lycée : signalisation, ralentisseurs, passages protégés, présence d’agents aux heures d’entrée et de sortie.

7. D’instituer un protocole de communication de crise dans les établissements, pour que la rumeur ne soit plus jamais la première information disponible.

Une occasion d’autorité éclairée

Entendre n’est pas céder. Surseoir n’est pas renoncer à sanctionner. Une autorité qui écoute avant de punir gagne en légitimité ce qu’elle semble concéder en rigueur. Vous avez aujourd’hui la possibilité de transformer une crise en moment de refondation du dialogue entre l’école et ses élèves.

La justice scolaire ne peut pas précéder la vérité. Je sais, Madame le Ministre, que vous mesurez ce que représente la mort d’un enfant pour une communauté éducative. C’est pourquoi j’ose espérer que cet appel sera entendu.

Dans l’attente de votre décision, je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Par Charles Armel Mbatchou
Journaliste, analyste politique, chroniqueur et historien d’art.

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