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Des intellectuels demandent à Paul Biya de renoncer à 2025 pour entrer dans l’Histoire
Dans un vibrant plaidoyer, un collectif d’intellectuels camerounais exhorte le président Paul Biya à ne pas briguer un nouveau mandat à l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Réuni sous la bannière du Collectif d’Intellectuels Patriotes pour le Cameroun (CIPA-CAM), ce groupe composé de journalistes, juristes, universitaires, médecins, cinéastes et membres de la société civile, appelle le chef de l’État à poser un acte historique : se retirer de la course et engager une transition pacifique, réconciliatrice et démocratique.
« POUR L’HISTOIRE, POUR LE CAMEROUN, MONSIEUR PAUL BIYA, RENONCEZ À OCTOBRE 2025
Monsieur le Président,
Depuis que vous avez pris les rênes de cette nation en 1982, le Cameroun a connu des transformations profondes. Aujourd’hui, après 43 ans de magistère présidentiel, le pays que vous avez tant servi se trouve face à un choix existentiel. Octobre 2025 ne doit pas être un simple rendez-vous électoral de plus, mais va pouvoir devenir la date fondatrice d’un nouveau Cameroun, si vous décidez d’en être l’architecte plutôt que le candidat.
Le sacrifice patriotique
Nous ne venons point exiger votre départ du pouvoir, mais vous exhorter à en accomplir pleinement la noblesse en permettant sa transmission harmonieuse. Votre renoncement volontaire à cette élection va incarner un acte de haute sagesse politique, démontrant ainsi que l’intérêt national transcende les ambitions personnelles.
Par ce geste historique, vous offririez à l’Afrique entière une leçon magistrale de démocratie, brisant définitivement le cycle stérile des présidences perpétuelles. Ce choix courageux va sceller un geste de réconciliation authentique envers les communautés anglophones, la diaspora, l’ecclésiastique et toutes les forces vives de la nation, restaurant ainsi l’unité sacrée du pays.
Le testament politique d’un bâtisseur
Monsieur le Président, envisagez la stature historique que vous pourriez incarner : en garantissant personnellement une transition d’une transparence exemplaire et inclusive, vous inscririez votre nom au panthéon des fondateurs visionnaires. En parrainant un dialogue national véritable, libre de toute exclusive, vous scelleriez la renaissance du contrat social.
En supervisant l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, vous offririez à la nation son plus précieux héritage. En devenant le garant intransigeant des institutions renouvelées, vous édifieriez les piliers immuables d’une démocratie pérenne.
Un pays à reconstruire
Les constats documentés dessinent un paysage implacable : l’« Opération Épervier », déployée dans les années 2000 sous l’étendard de l’anticorruption, n’a engendré qu’une traque sélective de personnalités politiques, vidant son combat de toute substance morale.
L’effondrement des infrastructures vitales, eau potable et électricité en tête, paralyse quotidiennement des régions entières, abandonnées à leur délabrement. Les deniers publics, pillés avec une impudence systémique, asphyxient méthodiquement hôpitaux, écoles et réseaux routiers, privant la nation de son souffle essentiel.
Dans l’ombre, une oligarchie inamovible tisse son empire sur l’armée, les richesses économiques et les rouages de l’État, tandis que le conflit anglophone a déjà englouti 6 000 vies et forcé la fermeture de 80% des écoles dans les zones martyres. Ce naufrage collectif se cristallise en chiffres insoutenables : 30% de la jeunesse croupit dans le chômage, et le pays sombre au 142e rang mondial de l’indice de corruption.
Une jeunesse vibrant d’intelligence et d’audace
Pourtant, l’espérance camerounaise refuse de s’éteindre : une jeunesse vibrant d’intelligence et d’audace entrepreneuriale incarne la force vive d’une renaissance possible.
Le territoire regorge de ressources naturelles prodigieuses, trésors inexploités qui pourraient irriguer l’avenir. Son positionnement géostratégique unique, au carrefour de l’Afrique, lui offre les clés d’un destin continental. Autant de semences précieuses pour reconstruire l’édifice national.
Lorsque vous déclariez devant l’Assemblée Nationale en 1987 : « La retraite ne saurait constituer une sanction ; elle couronne au contraire le parcours accompli », vos mots résonnent aujourd’hui avec une prescience troublante. Près de quatre décennies plus tard, ce principe devient le miroir dans lequel se reflète votre décision actuelle. Ce droit au repos ne saurait être un renoncement, mais constitue bien une transition méritée vers une existence paisible, digne et considérée.
Une transition qui reconnaît pleinement le rôle précieux que vous continuerez de jouer en tant que personne ressource, dépositaire d’une expérience unique au service du bien commun.
Un choix historique s’offre à vous :
D’un côté, une huitième candidature consécutive va risquer d’enfermer le Cameroun dans un cycle de polémiques et de fractures sociales, compromettant l’unité nationale pour des générations. De l’autre, vous allez avoir l’occasion sublime d’incarner la renaissance du Cameroun en transmettant volontairement le flambeau à l’heure décisive. Ce geste va graver votre nom parmi les bâtisseurs de paix, transformant votre retraite en apothéose politique.
Ainsi se dessine la perspective du couronnement de votre œuvre d’homme d’État : un départ solennel, où s’accomplirait enfin, sous vos auspices, la promesse visionnaire de 1987.
Monsieur le Président,
L’œil de l’Histoire est braqué sur vous. Votre peuple retient son souffle. La jeunesse camerounaise, muette d’espérance, tend vers vous ses mains invisibles.
En renonçant à octobre 2025, vous n’allez pas abdiquer le pouvoir, vous allez l’accomplir dans sa transcendance ultime. Vous ne quitteriez pas la scène politique, vous allez y sculpter une éternité de marbre : celle de l’homme qui offrit au Cameroun de pacifier ses déchirures, de réconcilier dans une étreinte fraternelle ses enfants dispersés, et de prendre place au concert des nations émergentes, tel un phare sur le continent.
Yaoundé, 07 juillet 2025.
Le Collectif d’Intellectuels Patriotes (Le CIPA-CAM) :
Baba WAME (Journaliste – Universitaire), Stéphane AKOA (Journaliste – Universitaire), MOHAMADOU (Avocat), Alain BOUTCHANG (Universitaire – Consultant), HAMIDOU HAMASSEO (Médecin), Michèle NDOCKI (Avocate), AMINOU Mal Adji (Universitaire), Éric CHINJE (Journaliste-Société civile), Aïssatou MOUSSA (Société civile), Jean-Pierre BEKOLO (Cinéaste – Société civile), André FIRISSOU KAKOU (Enseignant), Albert Roland AMOUGOU (Universitaire – Consultant), Lamissa ADORLAC (Journaliste), Alice NKOM (Avocate), Paul SAMANGASSOU (Consultant), Étienne DAFOGO (Société civile), Hama HABIBOU (Politologue), Boris SOUOP KAMGA (Universitaire), KARAMOKO Souleymane (Société civile), Leopold NZEUSSEU (Consultant – Écrivain), Aimé SADOU (Communicateur), Jean-Baptiste HOMSI (Écrivain), Yerima HALILOU (Leader d’opinion), Yaya HAMADJODA (Société civile), Aboubakar HAMADOU (Société civile, SG Voix du paysan), Nouhou MOUSSA (Homme d’affaires), Hassana TCHIROMA (Société civile), Emmanuel SIMH (Avocat), Anthony YAOUKE (Activiste – Écrivain), Innocent Blaise YOUDA (Journaliste), Bernard WANGSI (Journaliste – Consultant), HAMAN MANA (Journaliste – Écrivain).
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Actualités locales
Crédit-bail : les établissements financiers mobilisent 9 milliards de FCFA pour les PME au premier semestre 2026

(Investir au Cameroun) – Les établissements financiers camerounais ont accordé 8,99 milliards de FCFA de nouveaux financements en crédit-bail aux petites et moyennes entreprises (PME) au premier semestre 2026. Ce montant représente 65,1 % des 13,81 milliards de FCFA de nouveaux concours consentis à cette clientèle sur la période. Ces résultats ressortent des calculs effectués à partir des données trimestrielles de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), dont le dernier rapport sur les taux débiteurs a été publié le 22 octobre 2026.
Le crédit-bail, qui permet aux entreprises de financer l’utilisation d’équipements moyennant des loyers, avec une possibilité d’acquisition selon les contrats, domine ainsi les nouveaux concours aux PME distribués par les établissements financiers, une catégorie distincte des banques. Sur les six premiers mois de l’année, les crédits de trésorerie ont totalisé 2,86 milliards de FCFA, contre 1,96 milliard pour les crédits à moyen terme.
Cette prédominance résulte principalement d’une forte accélération au deuxième trimestre. Entre janvier et mars 2026, les établissements financiers avaient déclaré 2,21 milliards de FCFA de nouveaux financements en crédit-bail aux PME. Entre avril et juin, ce montant a atteint 6,78 milliards, soit une progression de 206,8 % en trois mois. Le deuxième trimestre concentre ainsi à lui seul 75,4 % des nouveaux crédits-bails accordés aux PME sur l’ensemble du semestre.
La part du crédit-bail dans les nouveaux financements aux PME de ces établissements est passée de 44,6 % au premier trimestre à 76,5 % au deuxième, soit une progression de 31,9 points de pourcentage.
Cette évolution dépasse la hausse de l’ensemble des concours aux PME. Alors que ces derniers ont augmenté de 3,91 milliards de FCFA entre les deux trimestres, les financements en crédit-bail ont progressé de 4,57 milliards. Le crédit-bail explique donc 116,9 % de la hausse nette, compensant le recul enregistré sur d’autres catégories de prêts.
Les crédits à moyen terme ont notamment chuté de 1,76 milliard à 206,4 millions de FCFA entre les deux trimestres. À l’inverse, les crédits de trésorerie ont progressé de 983,8 millions à 1,87 milliard de FCFA.
Les banques conservent l’avantage sur l’ensemble du semestre
Malgré cette progression, les banques demeurent les premiers pourvoyeurs de crédit-bail aux PME sur l’ensemble du premier semestre 2026. Elles ont accordé 10,46 milliards de FCFA de nouveaux financements sous cette forme, contre 8,99 milliards pour les établissements financiers. Ces derniers représentent ainsi 46,2 % des 19,45 milliards de FCFA de nouveaux crédits-bails recensés dans les deux catégories.
La comparaison trimestrielle fait néanmoins apparaître une inversion. Au premier trimestre, les banques avaient mobilisé 6,49 milliards de FCFA en crédit-bail aux PME, contre 2,21 milliards pour les établissements financiers. Au deuxième trimestre, ces derniers ont pris l’avantage avec 6,78 milliards, contre 3,97 milliards pour les banques.
Cette progression reste circonscrite à une fraction du marché du crédit. Au premier semestre 2026, les banques ont accordé 597,80 milliards de FCFA de nouveaux concours aux PME, contre 13,81 milliards pour les établissements financiers. Ces derniers ne représentent que 2,3 % de l’enveloppe cumulée des deux catégories.
Tous établissements confondus, le crédit-bail a représenté 3,2 % des nouveaux financements recensés aux PME au cours des six premiers mois de l’année.
Les conditions tarifaires présentent également une particularité. Au deuxième trimestre, le taux effectif global (TEG) moyen du crédit-bail destiné aux PME s’est établi à 22,27 % dans les établissements financiers, contre 25,38 % dans les banques, selon la BEAC. Le taux nominal moyen est pourtant plus élevé dans les premiers, à 14,20 %, contre 9,92 % dans les secondes. Le TEG intègre, au-delà des intérêts nominaux, les frais et commissions retenus dans le calcul du coût du financement.
Ces moyennes ne permettent cependant pas de conclure qu’un établissement financier propose systématiquement un crédit-bail moins coûteux qu’une banque pour un même équipement. Les durées de financement, les garanties, les frais contractuels et les caractéristiques des emprunteurs peuvent différer.
Les données publiées ne précisent pas non plus le nombre de contrats correspondant aux 8,99 milliards de FCFA de nouveaux crédits-bails accordés aux PME au premier semestre, ni les catégories d’équipements financés. Il n’est donc pas possible de déterminer si la progression observée résulte de quelques opérations importantes ou d’une augmentation du nombre d’entreprises bénéficiaires.
Baudouin Enama
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pourquoi Harry Kane a devancé Mbappé et Lamine Yamal, selon Martin Camus Mimb

Le journaliste sportif camerounais Martin Camus Mimb estime que Harry Kane doit son sacre au Ballon d’Or 2026 à la solidité de ses statistiques et à la régularité de ses performances. Dans une analyse intitulée « YES… WE KANE ! », il salue également la gestion du suspense par France Football.
Harry Kane a convaincu par ses performances individuelles. C’est l’analyse défendue par Martin Camus Mimb après le sacre de l’attaquant anglais du Bayern Munich au Ballon d’Or 2026, devant le Français Kylian Mbappé et l’Espagnol Lamine Yamal.
Dans son commentaire, le journaliste considère que cette édition repose sur un consensus autour de trois critères principaux : les statistiques personnelles, les titres remportés et la discipline. Selon lui, Kane a réussi à réunir les arguments qui faisaient la force de ses deux principaux concurrents, tout en s’appuyant sur une efficacité offensive remarquable.
L’attaquant anglais est crédité de 73 buts et de huit passes décisives dans le bilan présenté par Martin Camus Mimb. Le journaliste met également en avant son Soulier d’or européen et ses performances dans les grandes compétitions internationales.
Lire l’analyse de Martin Camus Mimb :
YES… WE KANE !
C’était le meilleur consensus sur les trois critères principaux. Les stats personnelles, les titres et la discipline. C’est le Ballon d’Or le plus consensuel de ces trois dernières années. Il n’a fait aucune campagne outrageuse. Il a fait parler ses stats. Il avait tout ce que ses deux principaux challengers avaient chacun comme meilleurs atouts.
C’est vrai que personnellement, j’aurais aimé un Ballon d’Or avec plus de folies et d’éclats techniques. Mais avec 73 buts, 8 passes décisives, un titre de Soulier d’or européen… et n’ayant été ni ridicule à la Coupe du monde où il est arrivé troisième et décisif, ni à la Champions League où il était deuxième meilleur buteur, il a su tirer profit d’un Yamal moins spectaculaire au mondial et d’un Mbappé sur deux saisons blanches et sèches. Tandis que les coups de poing trottaient,
Et que nos champions (Mbappé et Yamal) songeaient à se défendre,
Arrive un troisième Larron(Kane)
Qui saisit Maître Aliboron
Mais le vrai gagnant de ce Ballon d’Or, c’est France Football. Il a fait convoler les émotions de tous en justes noces avec cette distinction, assurer un suspense rare dans cette ère des réseaux sociaux, et opéré un choix de conciliation. C’est une élection et les urnes ont parlé anglais.
YES WE KANE!
Martin Camus MIMB
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