Actualités locales
48 % des fonctionnaires absents, 80 % de main-d’œuvre chinoise… le préfet tire la sonnette d’alarme
La réunion de coordination administrative du département de l’Océan pour le compte du premier semestre de l’année 2025 s’est tenue le 3 juillet 2025 à Adjap-Yessok, le chef-lieu de l’arrondissement de Niete.
Il ressort des travaux présidés par le préfet du département de l’Océan Bouba Haman que le fonctionnement de l’appareil de l’État est satisfaisant dans le département de l’Océan.
Au moment de l’évaluation sans complaisance, les responsables des neuf circonscriptions administratives du département de l’Océan, les maires des communes, les responsables des services publics parlent tous d’une même voix.
Le premier semestre de l’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille mais le département de l’Océan s’est montré résilient et s’est globalement bien porté.
Les populations de l’arrondissement de Niete qui accueillent cette réunion de coordination administrative continuent de faire confiance aux institutions de la République et à celui qui les incarne, Son Excellence Paul Biya.
Pour Bouba Haman, le préfet du département de l’Océan, «ces assises départementales revêtent un caractère spécial de par le fait qu’elles se tiennent à la veille de l’élection présidentielle dans notre pays. Je voudrais me réjouir du calme et de la sérénité qui ont prévalu dans l’ensemble du département de l’Océan pendant ce premier semestre de cette année 2025.»
Des échanges à bâtons rompu
Il est bien important de rappeler qu’au titre de l’exercice 2025, le département de l’Océan a bénéficié d’une enveloppe globale de trois milliards cent trente neuf millions de francs CFA pour l’exécution de cent vingt-huit projets.
Au 16 juin 2025, le taux d’exécution du budget d’investissement public est estimé à 10,02 %. Un niveau qui n’est pas du goût des populations et des autorités. Du coup l’état du réseau routier reste inquiétant, l’enclavement des bassins de production et l’instabilité du climat influencent la sécurité alimentaire, l’économie se porte bien le secteur Douanes Sud I a engrangé une recette d’un montant de cent six milliards de francs CFA sur une prévision de cent quatorze milliards de francs CFA .
L’un des points noirs est venu des administrations publiques où quarante-huit pour cent des agents de l’État sont absents de leurs postes de travail ou en situation d’abandon de poste.
Autre inquiétude sur le plan de l’emploi avec la main-d’œuvre clandestine ou étrangère qui a le vent en poupe avec quatre-vingts pour cent de Chinois. Au regard de ce tableau très peu reluisant, plusieurs recommandations fortes ont été formulées pour inverser la tendance.
Des raisons de continuer d’espérer
De Campo à Akom II en passant par la Lokoundje, Lolodorf, Mvengue, Bipindi, Kribi I, Kribi II et Niete, des projets d’envergure sont lancés ou en cours de réalisation.
Aucun secteur d’activité n’est laissé sur le bord de la route. Les infrastructures routières, l’exploitation forestière, l’exploitation minière, l’éducation, la santé, le sport, la jeunesse, les femmes, les lignes bougent dans le département de l’Océan.
Le préfet Bouba Haman a exhorté les populations à rester vigilantes, «Nous avons durant les échanges envisagé des mesures à prendre et des stratégies à arrêter pour rendre nos actions plus efficaces avec des corollaires sur la préservation du bien-être de nos populations, leur sécurité et la paix sociale. C’était une concertation avec des échanges d’informations pertinentes sur la situation du département de l’Océan pour une coordination efficiente des différentes approches de nos circonscriptions administratives au triple plan administratif, économique et social. »
Les cinq exposés déroulés et le jeu de questions-réponses ont permis de mettre tout le monde au même niveau d’information et de susciter un engagement commun car l’épanouissement des populations du département de l’Océan reste une affaire de tous et de chacun.
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Actualités locales
« voilà où mène le manque de discernement »

L’ex-secrétaire général du FSNC Jeanne Nsoga approuve la suspension du parti politique d’Issa Tchiroma.
Sur sa page Facebook, Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), donne son avis sur la suspension de ex-parti politique. Elle pense que ladite suspension signée par Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), est normale. Elle affirme que le parti politique d’Issa Tchiroma fait autre chose que la politique.
« Ce document devrait être affiché dans toutes les écoles de formation politique au Cameroun. La politique ne consiste pas à sacrifier la jeunesse sur l’autel de ses ambitions puériles. Ce n’est pas ça, faire de la politique. Faire de la politique, c’est construire un chemin pour la jeunesse. Pas l’envoyer au feu pour brûler à sa place. Des Camerounais l’ont fait en 1990. Les choix étaient assumés, aucun n’a quitté le navire, parce qu’aucun n’avait sacrifié un autre. Voilà où mène le manque de discernement : quand on appelle à l’insurrection depuis un salon climatisé, ce sont les enfants des autres qui se retrouvent devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Quand on confond le courage avec la provocation, ce sont les jeunes qui paient, avec leur avenir, leur casier judiciaire, leur liberté. L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.
À titre de rappel, le FSNC parti politique d’Issa Tchiroma a été suspendu hier 27 octobre 2026 par le ministre de l’Administration territoriale. La suspension s’étend sur une période de trois mois. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
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Lionnes indomptables : le staff technique à la rencontre des joueuses du FC Ebolowa
Le FC Ebolowa a reçu la visite de deux membres du staff technique des Lionnes indomptables. Le coordonnateur de la sélection nationale féminine, Dimitri Lipoff, […]
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Actualités locales
pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.
La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.
L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.
Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.
Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.
Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :
MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT
Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.
On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.
On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.
Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?
Parce qu’il joue bien au football !
Ce n’est pourtant pas compliqué.
Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.
Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.
Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.
Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.
Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.
Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !
Qu’a réellement perdu Mbappé ?
Prenons les chiffres avancés.
Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.
Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.
Que lui reste-t-il ?
Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.
Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.
Il a perdu des acheteurs de son image.
Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.
Et que va-t-il retrouver ?
C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.
On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.
Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?
Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?
Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.
Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.
Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.
Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.
Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.
Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.
Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?
Voilà la question que l’on devrait également poser.
Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.
Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.
Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.
Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.
Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?
La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.
Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.
C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.
Le mensonge du système : nous vous avons faits
Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.
C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.
Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.
Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.
Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.
Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.
Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?
Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.
Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.
Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.
Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.
Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.
C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.
Lâchez Mbappé !
Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !
Gardez votre argent.
Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.
Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.
Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.
Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.
Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.
Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.
La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.
Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.
Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.
Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.
Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.
Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.
Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.
L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.
Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.
Jean-Pierre Bekolo
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