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des bébés arrêtés avec leurs mères par la gendarmerie, l’indignation monte

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des bébés arrêtés avec leurs mères par la gendarmerie, l’indignation monte
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Sept civils non armés, dont deux nourrissons âgés de deux et trois mois, ont été illégalement arrêtés et détenus par les forces de défense et de sécurité camerounaises à Ndop, département de Ngoketunjia, région du Nord-Ouest.

Ces arrestations, survenues le mardi 24 juin 2025, ont été révélées et fermement condamnées par Conscience Africaine, une organisation de défense des droits humains.

Selon des sources fiables et des témoins oculaires cités par Conscience Africaine, les individus ont été appréhendés au quartier Mufuo, village de Bamessing, après l’arrestation de Julius Weyang, un mécanicien de 39 ans, dans son garage à Ndop et son transfert à Bamessing.

Des témoins oculaires rapportent que les civils auraient été torturés par les forces de sécurité. Ils sont actuellement détenus à la brigade de gendarmerie de Ndop, département de Ngoketunjia, région du Nord-Ouest.

Les personnes arrêtées ont été identifiées par Conscience Africaine comme étant Madame Seraph Woh, 68 ans ; Julius Weyang, 39 ans ; Joycelyn Ndum, 22 ans, mère du bébé de 3 mois ; Blanche Yocnteh, 22 ans, mère du bébé de 2 mois ; et Justine Bechu, 24 ans.

Des rapports indiquent que certaines des victimes, dont les nourrissons, souffrent déjà de maladies en raison des mauvaises conditions de détention.

Les conclusions complémentaires de Conscience Africaine suggèrent que les personnes arrêtées sont des membres de la famille du « Général A Nova Die », un chef séparatiste armé. Cet incident fait suite à l’enlèvement d’environ 14 civils non armés par des séparatistes armés sous le commandement du général A Nova Die, le 24 juin 2025, à Sabga Hill, dans l’arrondissement de Turbah.

Si la plupart des civils enlevés ont été libérés après le versement d’une rançon, un officier de gendarmerie travaillant à Ndop est toujours détenu.

Fait extrêmement préoccupant, M. Kongeh Handerson Qwetong, préfet du département du Ngoketunjia, aurait juré d’exécuter publiquement les civils arrêtés si le gendarme n’était pas libéré, a révélé Conscience Africaine, ajoutant que sa juridiction avait un historique d’exécutions publiques de civils non armés, un cas récent s’étant produit en mai 2025.

Conscience Africaine condamne fermement ces actes, soulignant que « la responsabilité pénale est personnelle » et que nul ne devrait souffrir pour le crime d’autrui.

L’organisation affirme que ces arrestations violent les principes fondamentaux des droits humains consacrés par la Constitution camerounaise, le Code pénal et le droit international, notamment l’interdiction des arrestations illégales, de la torture, des traitements cruels et le droit à la liberté et à la sécurité.

Au moment de la publication du rapport de Conscience Africaine, les victimes étaient toujours détenues et aucune réaction officielle des autorités locales n’avait été enregistrée. Conscience Africaine exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les civils détenus.

Ils appellent également à la fin de l’impunité dans les régions anglophones, demandant des enquêtes immédiates et impartiales pour tenir les auteurs de violations des droits humains responsables de leurs actes.

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026

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l’affaire reportée au 2 novembre 2026
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Le délibéré du juge était pourtant attendu ce 29 octobre 2026.

L’affaire concerne le journaliste Ulrich Ngoko, promoteur du média en ligne On air Media, et l’ex-militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas. Ils répondent à la plainte du parti de la Renaissance et de Maurice Kamto. L’audience de ce jour a été reportée au 2 novembre 2026 par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, à 10 heures. La décision intervient alors que les parties attendaient ce lundi 26 octobre le délibéré du juge, après la clôture des débats lors de l’audience du 19 octobre dernier.

Il est à noter que le MRC et Maurice Kamto ont porté plainte contre Ulrich Ngoko et Salomon Beas pour une émission au cours de laquelle l’ex-militant a indiqué que le parti de la Renaissance payait des influenceurs pour détruire le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o. Il avait affirmé que cela se passait, Maurice Kamto était au courant. Des accusations selon la plainte « non étayées sur le directoire du MRC » . Malgré le droit de réponse diffusé par le même canal, le MRC a décidé de poursuivre le journaliste Ulrick Ngoko.

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget

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BIP : malgré une hausse annoncée en 2027, l’investissement public restera sous la cible de 40 % du budget
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(Investir au Cameroun) – Le Budget d’investissement public (BIP) du Cameroun devrait augmenter en 2027, sans atteindre la cible de 40 % du budget général évoquée dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le gouvernement reconnaît cet écart dans le communiqué du Conseil de cabinet du 27 octobre 2026, présidé à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Le document annonce une« progression appréciable »des investissements publics l’année prochaine, sans préciser le montant de l’enveloppe envisagée ni son poids dans le budget.

Cette annonce intervient deux semaines après la publication de la circulaire présidentielle du 12 octobre 2026, qui fixe à 30 % du budget général la part minimale des dépenses d’investissement pour 2027. Le communiqué du Conseil de cabinet ne permet pas de déterminer si ce premier seuil sera atteint.

En 2026, selon la Direction générale du budget, le BIP s’élève à 2 031,15 milliards de FCFA, sur un budget général de 8 683,9 milliards. Il représente ainsi 23,4 % des ressources budgétaires, soit 6,6 points de pourcentage de moins que le minimum fixé pour 2027. Ces chiffres correspondent aux crédits inscrits au budget et non aux dépenses effectivement exécutées.

Priorité aux chantiers en cours et à l’électricité

Pour 2027, le gouvernement prévoit de concentrer ses investissements sur l’achèvement et la mise en service des projets déjà engagés. Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a également retenu parmi les priorités le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution de l’électricité, ainsi que le rétablissement de l’équilibre financier du secteur.

Les infrastructures de transport destinées à désenclaver les bassins de production et à améliorer la circulation sur les principaux corridors économiques figurent aussi parmi les secteurs prioritaires. Il en va de même de l’accélération du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), de la reconstruction des régions affectées par les crises et de la consolidation des entreprises publiques stratégiques.

Cette programmation devra toutefois tenir compte des contraintes budgétaires. Lors du même Conseil de cabinet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a indiqué que l’exercice 2027 serait placé sous le signe de la consolidation des finances publiques, de la maîtrise de l’endettement et de la constitution de marges permettant de soutenir davantage l’investissement.

Le gouvernement entend notamment intensifier la mobilisation des recettes internes non pétrolières et poursuivre la rationalisation des dépenses publiques. Pour couvrir ses besoins de financement, il envisage de recourir aux tirages sur prêts-projets, aux financements bancaires et aux émissions de titres publics.

Le ministre de l’Économie a également insisté sur la résorption progressive des engagements existants, la prévention de nouveaux arriérés et la nécessité de ne signer de nouveaux contrats qu’après une préparation suffisante des projets et la mobilisation des financements nécessaires. Cette exigence doit notamment permettre d’éviter l’accumulation de nouveaux engagements que l’État ne serait pas en mesure d’honorer.

À l’issue des échanges, Joseph Dion Ngute a demandé une allocation« plus sélective et plus efficiente »des ressources, en privilégiant les projets suffisamment matures et capables de produire des retombées économiques et sociales à court et moyen termes. Le montant du BIP 2027 et sa répartition sectorielle restent à préciser dans le projet de loi de finances.

Ludovic Amara

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Blaise Kengne Kouokam nommé à la tête de SIC Cacaos au Cameroun

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Le paysage industriel camerounais enregistre un mouvement stratégique majeur. Blaise Kengne Kouokam vient d’être nommé Directeur Général de la Société industrielle camerounaise des cacaos (SIC […]

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