Actualités locales
la région du Président Paul Biya ou sa tribu, c’est le Cameroun
Le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, secrétaire à la communication du comité central du RDPC parti au pouvoir et élite de la région du Sud, répond à la déclaration de huit ressortissants de la région du Sud appelant au changement du régime au Cameroun. Voici un extrait de sa déclaration publiée le 19 juin 2025.
« 𝐈𝐈- 𝐋𝐄 𝐕𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐀𝐁𝐋𝐄 𝐂𝐇𝐀𝐍𝐆𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓
• Où étaient tous ceux qui veulent « le changement » aujourd’hui, quand le Chef de l’Etat affrontait les flèches acérées d’une kyrielle de Catilina assoiffés du pouvoir ? « Qui sont-ils ? » Une évanescente et haletante organisation groupusculaire aussi sectaire que grégaire, constituée de huit citoyens du Sud a publié, hier, une philippique anti-BIYA qui vise à occire politiquement celui qui a apporté le changement multidimensionnel au Cameroun.
Que veut ce quarteron qui promet la « liberté » au peuple camerounais, 35 ans après les lois libertaires de 1990 ? Rien moins qu’un parricide politique. Je demande aux populations du Sud de ne pas adhérer à la tentative de parricide politique ourdie par ce groupuscule d’aigris. Il doit d’abord présenter son propre bilan politique aux destinataires de ce pamphlet, voire à l’ensemble de la Nation pour que son ersatz de changement soit crédible.
• Le véritable changement ne consiste guère à dénigrer les autres en indexant ce qu’ils n’auraient pas réalisé (« L’enfer c’est les autres », selon Jean-Paul Sartre). Exemple : « telle route n’est pas encore bitumée » (ce qui est vrai, je n’en disconviens pas). Mais, volontairement, on oublie de citer tous les autres axes routiers qui sont bitumés, dans le Sud et dans toutes les régions du Cameroun, par le Président Paul BIYA.
• Le véritable changement consiste à agir et à mettre la main à la pâte, chacun dans son champ d’action. Le Président Paul BIYA, lui, a un bilan éloquent. Et eux ?
𝐈𝐈𝐈- 𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐋𝐄 𝐂𝐇𝐄𝐅 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐓𝐀𝐓 𝐀 𝐑𝐄𝐀𝐋𝐈𝐒𝐄́
• Nul ne peut démontrer, scientifiquement, qu’aucune route bitumée, aucun hôpital général, aucun hôpital de référence, aucun centre hospitalier régional, aucune Université d’Etat, aucun lycée, aucun C.E.S., aucune SAR – SM, aucun centre de formation professionnelle, aucune école primaire et maternelle, aucun forage, aucun branchement électrique, aucune voirie urbaine, aucune chaine de radio-télévision, aucun barrage hydro-électrique, aucune région, aucun département, aucun arrondissement, etc. n’ont été ajoutés par le Président Paul BIYA, depuis le 6 novembre 1982, à l’écosystème politique, administratif, économique, infrastructurel, éducatif, sanitaire, communicationnel , télécommunicationnel, dans le Sud ou dans les neuf autres régions. Et que dire de la création du Sénat, du Conseil Constitutionnel, de la décentralisation, de la Chambre des comptes, de la CONAC, de l’ANIF ?
• Rappel : avant Paul BIYA, les femmes n’avaient aucun ministère spécifique, ni les jeunes, ni les artistes, ni les Universités.
• Le paradis terrestre n’existe nulle part sous le soleil. Beaucoup a été fait par le Chef de l’Etat. Beaucoup reste à faire, avec lui. Il nous invite à mettre en œuvre les grandes opportunités dans tous les domaines. Je me permets de rappeler, ici, le schéma hégélien que prescrit l’esprit scientifique (la politique est un art, une technique et une science) :
1- 𝑇ℎ𝑒̀𝑠𝑒 : 𝑣𝑜𝑖𝑐𝑖 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑃𝑎𝑢𝑙 𝐵𝐼𝑌𝐴 𝑎 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒́, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑒́ (𝑙𝑒 𝑟𝑒́𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑙𝑎𝑚𝑏𝑜𝑦𝑎𝑛𝑡, 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑑𝑖𝑚𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 𝑒𝑡 𝑒́𝑝𝑎𝑡𝑎𝑛𝑡).
2- 𝐴𝑛𝑡𝑖𝑡ℎ𝑒̀𝑠𝑒 : 𝑣𝑜𝑖𝑐𝑖 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑎𝑠𝑡𝑒). 𝐼𝑙 𝑟𝑒𝑞𝑢𝑖𝑒𝑟𝑡 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑖, 𝑦 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑒𝑢𝑙𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑠𝑡𝑟𝑎𝑐𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝐶ℎ𝑒𝑓 𝑑𝑒 𝑙’𝐸𝑡𝑎𝑡.
3- 𝑆𝑦𝑛𝑡ℎ𝑒̀𝑠𝑒 : 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 (𝑙𝑒 𝑓𝑎𝑚𝑒𝑢𝑥 𝑡𝑎𝑦𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒), 𝑣𝑜𝑖𝑐𝑖 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝐶ℎ𝑒𝑓 𝑑𝑒 𝑙’𝐸𝑡𝑎𝑡 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡, 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑜𝑢 𝑓𝑒𝑟𝑎, 𝑣𝑜𝑖𝑐𝑖 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑡, 𝑓𝑜𝑛𝑡, 𝑜𝑢 𝑓𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒 (𝑓𝑢𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡-𝑖𝑙𝑠 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑐, 𝑝𝑎𝑟𝑎-𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑐 𝑜𝑢 𝑝𝑟𝑖𝑣𝑒́, 𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒́𝑡𝑒́ 𝑐𝑖𝑣𝑖𝑙𝑒). 𝐿𝑎 𝑚𝑒𝑟 𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑗𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑙’𝑒𝑎𝑢 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑟𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒𝑙𝑒𝑡. 𝐶ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑑’𝑒𝑎𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒. 𝐿𝑎 𝑚𝑒𝑟, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑃𝑎𝑡𝑟𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑢𝑠𝑒 𝑎𝑢𝑐𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠-𝑣𝑎𝑙𝑢𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡.
𝐈𝐕- 𝐏𝐀𝐒 𝐃𝐄 𝐁𝐀𝐆𝐔𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐌𝐀𝐆𝐈𝐐𝐔𝐄
• Qui détient la baguette magique devant transformer le Cameroun en un jardin d’Eden ?
• Qu’on présente aux Camerounais ce démiurge ou ce Prométhée. Tous les futurs présidents de la République du Cameroun (au masculin ou au féminin) n’auront aucune baguette magique pour métamorphoser le pays en une fraction de seconde.
• Le développement économique, social et culturel est une œuvre de longue haleine. C’est une trajectoire asymptotique, une entreprise collective. Et chacun apporte sa contribution (fût-elle lilliputienne) à l’édification de la Nation. Le Chef de l’Etat que d’aucuns veulent occire politiquement (sans avoir fait leurs preuves tangibles dans le domaine politique) ne travaille pas seul. Il est, certes, le chef de l’exécutif. Mais il construit le Cameroun avec tous et pour tous.
Dans tous les pays du monde, le chef de l’exécutif a des collaborateurs directs ou indirects qui peuvent (malheureusement), le cas échéant, être véreux, prédateurs, prévaricateurs, bonimenteurs. C’est la raison pour laquelle, dès son arrivée à la tête de l’Etat, le Président Paul BIYA avait mis en œuvre le binôme rigueur et moralisation. Mais, va-t-il transformer les mentalités de tous les citoyens (sans exclusive) par décret ?
• De nombreux Camerounais appliquent méticuleusement le concept « rigueur – moralisation ». Ils travaillent d’arrache-pied dans tous les domaines (pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire pour ce qui est du domaine institutionnel ; secteur primaire, secondaire, tertiaire en ce qui concerne les paradigmes économique et productif ; secteur public, para-public et privé, société civile etc.). Mais, il existe aussi des brebis galeuses. L’Etat combat jusqu’à la dernière énergie cette catégorie de citoyens, à travers le pouvoir judiciaire dont le Chef de l’Etat garantit l’indépendance.
Exemple : si un citoyen (quel qu’il soit) « arrache des terrains » à d’autres ou pose des conditions abjectes à des citoyens pour le bénéfice des services administratifs (concours, marchés, promotions etc.), chaque citoyen sait ce qu’il doit faire : réunir toutes les preuves irréfutables et saisir la Justice qui rend le droit au nom du peuple camerounais libre, souverain et maître de son destin. Quant au niveau de vie des Camerounais, le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement, veillent. Tout comme ils veillent à la sécurité des hommes et des biens.
• Enfin, le principe aristotélicien du tiers-exclu nous apprend que si A est différent de B, il ne peut pas être concomitamment égal à B (on ne peut pas être Chef d’Etat et en même temps chef d’une région, d’un clan, d’une tribu, etc.).
• La région du Président Paul BIYA ou sa tribu, c’est le CAMEROUN. Quoique natif du Sud, le Chef de l’Etat est un homme-Nation, par son essence institutionnelle. Le circonscrire à une région équivaut à une aporie. Il travaille avec tous, par tous et pour tous. Et il œuvre équitablement à l’essor de toutes les régions (sans discrimination).
• Il dispose, pour ce faire, de la légalité (article 27, alinéa 3 des statuts du RDPC) et de la légitimité (appels pressants de millions de Camerounais, toutes régions confondues) nécessaires pour se porter candidat à la prochaine présidentielle.
𝐕- 𝐐𝐔𝐈𝐃 𝐃𝐔 𝐅𝐔𝐓𝐔𝐑 ?
• Et le futur ? Il appartient aux électeurs et à eux seuls. Que ceux qui remplissent toutes les conditions prescrites par la loi aillent sur le terrain pour fidéliser les électeurs acquis, séduire l’électorat flottant et contrecarrer démocratiquement l’électorat hostile. La victoire appartiendra à ceux qui auront validé méthodiquement et rigoureusement ces trois pré-requis, sans vendre du vent aux électeurs. Car, comme l’a affirmé le Président Paul BIYA : « Le peuple n’est pas dupe. Il sait bien distinguer la vanité de la vérité. Il sait distinguer les artifices des réalités. Il sait faire la différence entre les raccourcis et les voies démocratiques » (Yaoundé, le 4 octobre 1991).
Pr Jacques Fame Ndongo
Membre du Bureau Politique du RDPC.
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Actualités locales
l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT

Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a accordé, ce lundi 2 novembre 2026, une audience à une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur pays, Jérôme Notebaert.
En mission au Cameroun, les échanges ont porté sur l’avancement du projet « Yaoundé Cœur de Ville » et la préparation du Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, deux chantiers majeurs de la mobilité urbaine dans la capitale.
La rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Cameroun et la France dans le secteur urbain. Elle a permis de faire le point sur les financements, les contraintes opérationnelles et les prochaines étapes des projets portés par le ministère, la Communauté urbaine de Yaoundé et leurs partenaires techniques et financiers.
Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » est cofinancé par l’AFD et l’État camerounais à hauteur d’environ 48,5 milliards de FCFA, dont 43 milliards de FCFA apportés par l’AFD à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 5,5 milliards de FCFA de contrepartie nationale.
Lancé officiellement le 11 juin 2025, le projet vise à désengorger des points névralgiques de Yaoundé et à améliorer les conditions de déplacement des usagers. Il comprend notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, ainsi que la reconstruction de terminus pour minibus et taxis à l’arrière de la trésorerie générale et du lieu-dit montée Jaco déjà opérationnelle.
Les travaux, confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois, ont déjà bénéficié de décaissements successifs de l’AFD. En avril 2026, une deuxième tranche de 12 milliards de FCFA avait été débloquée, portant le total mis à disposition à 21,1 milliards de FCFA.
L’audience a également porté sur le projet de Bus Rapid Transit, appelé à structurer les déplacements dans la capitale. Le corridor envisagé doit relier Olembé, au nord, à Ahala, au sud, sur environ 22 kilomètres, avec 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés capables de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour.
Le projet est porté avec l’appui de l’AFD, de la coopération allemande à travers la GIZ et de l’Union européenne. Il se trouve actuellement dans une phase d’études et de concertations, préalable au lancement effectif des travaux.
À l’issue de l’audience, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la dynamique des chantiers, de sécuriser les emprises et de respecter les échéances contractuelles. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mutualiser les ressources et d’approfondir le partenariat camerouno-français pour réussir ces projets ambitieux.
Pour Yaoundé, ces interventions représentent un levier important face à des flux quotidiens de déplacements estimés à près de cinq millions, dans une ville qui manque encore d’un réseau de transport public réellement structuré.
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Ebola : le Ministre de la Santé publique muscle le dispositif sanitaire à l’Aéroport de Douala
Face à la menace persistante du virus Ebola, Manaouda Malachie a personnellement inspecté le poste de santé de l’Aéroport International de Douala ce lundi après-midi. […]
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Soja et aviculture : Agribio annonce un accord avec le turc NuNu Export pour un complexe de 4 000 hectares à Yoko

(Investir au Cameroun) – Agribio Cameroun Sarl annonce avoir conclu un partenariat technique avec l’entreprise turque NuNu Export pour développer un complexe agro-industriel à Yoko, dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre. Le projet prévoit l’exploitation mécanisée de 4 000 hectares de soja et l’installation d’une huilerie-raffinerie d’une capacité annoncée de 60 tonnes par jour.
Le complexe comprendrait également une ferme avicole implantée sur 1 000 hectares, dotée de 48 bâtiments d’élevage destinés à la production de poulets et d’œufs. Une centrale solaire hybride de 2,5 mégawatts-crête est prévue pour contribuer à son alimentation électrique. Les promoteurs tablent sur la création de plus de 550 emplois permanents à terme.
L’objectif est d’associer la culture du soja à sa transformation industrielle et à l’élevage avicole. L’huilerie devrait produire de l’huile végétale et des tourteaux utilisables dans l’alimentation animale, notamment pour approvisionner les élevages du complexe. Agribio présente ce modèle intégré comme une contribution à la politique camerounaise d’import-substitution.
À ce stade, les modalités financières du projet ne sont pas précisées. Aucun montant d’investissement, financement mobilisé ou calendrier de construction et de mise en service n’a été communiqué dans les informations disponibles. Le statut foncier des superficies annoncées reste également à établir. Les capacités de production et les créations d’emplois demeurent donc des objectifs, sans indication sur leur échéance de réalisation.
Le protocole d’accord aurait été signé au Hilton Istanbul Bosphorus, en marge des rencontres d’affaires Türkiye-Cameroun organisées à Istanbul les 31 octobre et 1er novembre 2026. Agribio était représentée par son directeur général, Mohamadou Atikou Kalda, en présence de Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), et d’Ekoko Mukete, président du Cameroon–Türkiye Business Council.
Fondée en 2014 à Istanbul par Ayhan Karakaya, selon les informations publiées sur son site internet, NuNu Export exerce notamment dans le commerce des produits agricoles, les intrants, la transformation du coton, le textile et la nutrition animale. L’entreprise revendique des activités dans plus de 25 pays. Au Cameroun, la CCIMA répertorie Mohamadou Atikou Kalda comme directeur général d’Agri Bio Cameroun, domiciliée à Maroua, et membre de sa section commerce.
L’annonce intervient alors que les organisations patronales des deux pays cherchent à développer leurs relations commerciales. Le 1er novembre 2026, en marge du sommet des dirigeants d’affaires B57+ de l’Organisation de la coopération islamique, l’Union des chambres et des bourses de Türkiye (TOBB) et la CCIMA ont signé un protocole d’accord portant création d’un Forum des chambres de commerce et d’industrie Türkiye-Cameroun. Cet accord institutionnel vise à favoriser les investissements conjoints et les coopérations de long terme entre entreprises des deux pays.
Ludovic Amara
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