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des alliés du RDPC prennent leurs distances dans le Grand Nord

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des alliés du RDPC prennent leurs distances dans le Grand Nord
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Le président du Front pour le Salut national du Cameroun et celui de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès envoient des signaux annonçant leur possible retrait de l’alliance avec le RDPC, parti au pouvoir.

Ces derniers jours, alors que l’élection présidentielle approche, les regards sont tournés vers le Grand Nord, zone qui revendique le tiers de l’électorat national. Pour cause, certains leaders politiques pourtant connus comme fervents soutiens du président Paul Biya depuis des décennies, semblent tourner le dos à leur candidat historique.

Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), a, devant sa résidence de Garoua, dans son fief politique, soumis la présidence de Paul Biya à la critique.

En substance, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle relève les manquements du système dans le Nord. Chômage des jeunes, sous-développement, galère, misère, malheur, sont des termes qu’il utilise en fulfulde pour décrire le bilan des 43 ans de présidence de Paul Biya.

«Si quelqu’un vous demande d’aller voter quelqu’un qui a apporté la malchance et la galère, la personne ne vous aime pas (…) Il y a des femmes qui sont là, qui sont toujours à la mosquée. Elles demandent qu’on prie pour leurs maris afin qu’ils trouvent du travail.

Leurs maris n’ont pas d’emploi, pourtant il y a des concours (…) Je reviens maintenant pour vous sortir de la galère (…) Si maintenant on se rassemble tous, on va vous faire sortir des problèmes pour toujours (…) Le Seigneur nous a réveillés, c’est le moment de semer.

Il faut que chacun, le moment venu, mette dans son enveloppe ce qui va nous faire sortir du malheur dans lequel nous vivons depuis 42 ans », a appelé Issa Tchiroma Bakary. Mais le leader politique n’a pas dévoilé toute sa position, renvoyant la suite à ses prochaines sorties.

Dans la même mouvance, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) du ministre d’État Bello Bouba Maïgari se positionne comme un autre allié qui prend ses distances du Rdpc à la veille de l’élection présidentielle.

Le secrétaire à la communication du parti, Saidou Maïdadi a confié à Rfi que l’Undp a fait équipe avec le Rdpc, mais il faut que le président Bello Bouba se présente comme candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Le directoire du parti n’a pas encore dit son dernier mot à ce sujet. Le Comité central se réunit le 28 juin prochain et la décision se fera au cours de cette rencontre à fort enjeu politique sur la suite des événements.

La position actuelle de ces deux partis, qui se trouve en défaveur du Rdpc et de son candidat, s’aligne sur l’appel au changement lancé par certains leaders d’opinion et politiques des trois régions septentrionales.

Guibay Gatama, patron de presse et leader du mouvement 11 millions de Nordistes, mène le combat depuis des années pour que le changement à la tête de l’État soit porté par le Grand Nord.

À cette initiative se joint celle de « la VAR politique » de Abdouraman Hamadou Babba, visant à voter et à surveiller le processus électoral, du vote jusqu’à la proclamation des résultats. Ce qui peut favoriser le changement.

Par ailleurs, le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Moktar, tient à ce que les ressortissants du Grand Nord s’attachent à la mouvance du changement par les urnes, portée par le parti que préside Maurice Kamto.

Les hommes politiques Aboubaker Sidiki et Aboubakar Ousmane Mey, présidents de partis politiques, soutiennent le même vent qui prend source dans cette zone du pays pour tenter de gagner le système gouvernant à l’élection d’octobre 2025.

Mais toutes ces forces qui se lèvent avec la même vision ont encore beaucoup à faire pour battre aux urnes le Rdpc qui revendique une présence massive dans toutes les régions du pays.

Jusqu’ici, le parti de Paul Biya bénéficie encore du soutien de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP). Le parti a réaffirmé en août dernier, par la voie de son président, Hamadou Moustapha, son soutien à l’endroit du candidat du Rdpc.

Alors que les tractations se poursuivent, il n’est pas exclu que certains leaders qui prennent de la distance avec le bloc gouvernant acceptent plus tard de continuer à soutenir le candidat du parti au pouvoir.

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le FDC appelle à un nouveau report des élections

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le FDC appelle à un nouveau report des élections
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Denis Emilien Atangana demande pour ce fait le front commun de l’opposition.

En sa qualité de président du Front démocrate camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana, écrivant à ses confrères politiques, demande un nouveau report des élections législatives et municipales.

« Les élections législatives et municipales sont certaines. En analysant les deux décrets portant prorogation des mandats des conseillers municipaux et des députés, l’expert des questions électorales que je suis peut aisément s’attendre à ce que le corps électoral soit convoqué par le président de la République le 8 novembre 2026 et que le scrutin proprement dit se tienne le 07 février 2027. Toutefois, sur le plan légal, le président de la République peut encore proroger les mandats des conseillers municipaux et des députés. C’est d’ailleurs ce que le FDC invite les partis politiques d’opposition exiger en ce moment afin de garantir une participation qualitative, quantitative et inclusive des Camerounais du triangle national », écrit-il.

Avant que ne se tiennent les élections législatives et municipales, le FDC représenté par son leader Denis Emilien Atangana pense qu’il faudrait régler des préalables avant la convocation du corps électoral.

« Pourquoi les partis politiques sérieux de l’opposition n’arrivent à se rendre compte des menaces qui pèsent sur les élections législatives et municipales si le corps électoral était convoqué en l’état ? Une mobilisation générale de l’opposition camerounaise s’impose par la mise en place d’un front commun. Il subsiste deux préalables majeurs qui rendent juridiquement et politiquement intenable la tenue du scrutin en l’état : 1-* Le découpage électoral actuel est obsolète. Il ne reflète plus la réalité démographique du pays. Il est illogique d’aller à des élections législatives sans attendre les résultats du recensement général de la population en cours. Un nouveau découpage électoral implique un nouveau décret fixant le nombre de députés et de conseillers municipaux par circonscription électorale. L’actualisation de la carte administrative relève aujourd’hui d’une urgence.
2- *L’exigence de l’attestation de conformité fiscale* Comme pièce du dossier de déclaration de candidature, l’ACF pose un grave problème de légalité et d’accès. Sur le plan de la légalité, elle ne figure nulle part dans le code électoral. C’est un document illégal exigé aux candidats. Nous avions d’ailleurs saisi le Conseil constitutionnel, le Conseil électoral, l’Assemblée nationale, le Sénat et les autres acteurs du processus électoral pour dénoncer ce document illégal », écrit-il.

Le FDC affirme que la possession de l’attestation en question est primordiale.

« Aussi, dans la pratique, l’obtention de cette attestation est extrêmement difficile, voire discriminatoire, ce qui constitue un verrouillage anticonstitutionnel de la candidature. Il y a un risque majeur de faire les élections sans candidats. Comment peut-on demander aux candidats de produire une pièce qui ne se génère que sur le site web de la Direction générale des Impôts, dans un pays où l’accès à l’électricité et à Internet constitue encore un luxe ? Un site web qui bégaye éternellement. C’est un préalable qu’il faut impérativement régler avant toute convocation du corps électoral. L’opposition doit s’approprier ce combat par un front commun. Tant que ces deux verrous ne sont pas levés, toute convocation du corps électoral précipitée exposerait le processus à une contestation massive et à une faible représentativité. La mise en place d’un front commun par les partis politiques de l’opposition relève désormais d’un devoir et d’une urgence signalée », écrit-il.

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le Cameroun et la Libye envisagent de réactiver leurs liaisons

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Le Cameroun et la Libye souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération dans le secteur des transports. La réactivation des liaisons aériennes entre les deux pays a notamment été au cœur des échanges entre le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, et l’ambassadeur de Libye au Cameroun, Adel Shawi, le 23 septembre 2026 à Yaoundé.

Reçu en audience par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, le diplomate libyen a évoqué les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur le secteur aérien.

Adel Shawi a fait part de la volonté de la partie libyenne de réactiver les liaisons aériennes entre le Cameroun et la Libye, afin de faciliter la mobilité des personnes et de renforcer les échanges entre les deux pays. Il a également présenté les opportunités qu’offre la Libye aux investisseurs, opérateurs économiques et touristes, malgré les défis sécuritaires persistants.

De son côté, le ministre camerounais des Transports a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives visant à consolider cette coopération. Il a proposé la mise en place de groupes de travail réunissant les responsables techniques compétents afin d’examiner les conditions de réactivation des liaisons aériennes, d’identifier les éventuels préalables et de dégager des pistes concrètes de mise en œuvre.

Cette démarche ouvre ainsi la voie à une relance de la coopération aérienne entre Yaoundé et Tripoli, dans le cadre du renforcement des échanges Sud-Sud.

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le syndicat répond à Joslin Mayebi et défend la régularité de l’assemblée élective

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le syndicat répond à Joslin Mayebi et défend la régularité de l’assemblée élective
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Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a réagi au communiqué publié le 22 septembre 2026 par Joslin Mayebi Leonel et trois personnes présentées comme des « Délégués Régionaux », annonçant des actions en justice pour obtenir l’annulation de l’Assemblée Générale ordinaire et élective tenue le 2 septembre dernier à Douala.

Dans sa réponse, le SYNAFOC rappelle que tout adhérent reste libre de saisir les juridictions compétentes et indique qu’il fera valoir ses observations devant celles-ci, dans le respect du contradictoire. Le syndicat refuse toutefois de commenter le fond des procédures actuellement engagées.

Sur la régularité de l’assemblée, le SYNAFOC affirme que celle-ci s’est tenue sur une convocation régulière adressée aux membres à jour de leurs cotisations, seuls habilités, selon les textes du syndicat, à participer aux travaux et à voter. Il précise également que le titre de « Délégué Régional » ne suffit pas, à lui seul, à conférer la qualité de membre, celle-ci étant notamment liée au paiement des droits d’adhésion ou des cotisations annuelles.

Le syndicat affirme par ailleurs qu’aucun élément porté à sa connaissance ne permet, à ce jour, d’établir que les personnes citées dans le communiqué de Joslin Mayebi remplissaient ces conditions. Il défend également le processus électoral du 2 septembre, conduit selon lui par une Commission électorale indépendante chargée de la recevabilité des candidatures, du déroulement du scrutin et du dépouillement.

Tout en réaffirmant son attachement à ses textes statutaires et à la démocratie syndicale, le SYNAFOC appelle ses membres à s’en tenir aux communications officielles. Le syndicat indique enfin se réserver la possibilité d’engager les recours qu’il jugera nécessaires face aux allégations formulées contre lui et ses dirigeants.

SYNAFOC

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